Qatar… ce cancer de la nation arabe

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L’émir du Qatar derrière tous les coups fourrés. LNR D.R.

L’agence et radio iranienne French Irib cite le journal en ligne Le Temps d’Algérie qui vient d’accorder une interview à Eric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement (cf2r), où celui-ci déclare que le Qatar a effectué des opérations d’exfiltration de terroristes du Nord Mali.  Le journal allemand « die Welt » révèle que deux heures avant l’arrivée des français à Gao, de gros avions de transport militaires, deux Hercules 16 qataris sous bannière du Croissant Rouge ont décollé pour amener des unités de chirurgie de guerre mobile. Mais selon les services de renseignement allemands, ces avions auraient embarqué plusieurs dizaines de djihadistes vers le sud libyen. Ces mêmes sources affirment que les Qataris ont financé et mis en place quatre structures de camps de formation des djihadistes dans le sud libyen à Sebha. Quel est donc le futur ordre de mission de ces terroristes,  la Syrie ? La Mauritanie ? Ou tout simplement notre désert algérien pour y faire des remakes de la prise d’otages d’In Amenas ? Les rusés Bédouins qatari auraient-ils cocufié leurs régents Occidentaux, charmés par le chant enjôleur du pétrodollar gazier et du gros bouffon du Qatar ?

L’émirat, en voulant trop en faire, est dans l’embarras total. Les critiques fusent de toutes parts, y compris chez ses alliés. Ses agissements occultes qui menacent la stabilité de notre pays commencent enfin à attirer l’attention de tous les spécialistes du sécuritaire dans le monde. A force de vouloir faire la pluie et le beau temps sur toute la planète, l’émir et sa Moza – « la Banane » en arabe – ont fini par implanter des états bananiers à leur image partout dans la sphère arabe. Les informations qui se recoupent nous renseignent sur le fonctionnement diabolique des dirigeants de l’émirat qatari, mini Etat jailli comme un mirage en pleine tempête du désert, et dont la langue nationale est la corruption. Nul ne peut plus ignorer à présent le rôle néfaste de ces Bédouins affairistes. A titre d’exemple, citons les récents scandales des pots de vins pour organiser la coupe du monde 2022 de football, et qui sont certainement liés aux innombrables truquages des matchs, où l’émir a réussi à corrompre la FIFA et toutes les instances et personnalités sportives. Autre perfidie de l’émirat qatari : Tzipi Livny, ancienne ministre de la défense d’Israël et responsable politique de haut rang, affirme dans une sortie fracassante que le Qatar a financé la campagne électorale du Likoud de Netanyahu et de son acolyte du parti Beïtenou, Liebermann. Que peut-on attendre d’un émir qui a perpétré un coup d’Etat contre son père, qui a lui-même fait la même chose contre son propre père ? A vrai dire, au Qatar, la traîtrise est génétique.

Rappelons ses méfaits dans les pays arabes où il a semé l’anarchie : la Syrie, détruite par ses mercenaires et sa Jazeera infecte ; l’Egypte, où un chaos pharaonique est devenu le quotidien du peuple qui navigue à vue comme le radeau de la Méduse ; la Lybie, où 200 000 miliciens en armes font régner la loi du Far-West ; la Tunisie, qui a tout perdu dans le jeu macabre où le jasmin est devenu tellement épineux que Mouncef Marzouki, grand ami et serviteur de la France de Fafa et du Qatar, et son parti de la gauche bobo, veulent quitter le gouvernement . Le président tunisien a-t- il jamais gouverné, lui, le sous-fifre d’Ennahda, qui a cru que le Qatar allait inonder la Tunisie de ses pétrodollars, allant même jusqu’à imaginer qu’on allait lui offrir des milliards pour avoir cautionné un faux printemps sans lendemain ? L’émir du Qatar et sa chère Moza ont réussi à tromper tout le monde. Cheikh Hamad al Thani ne ménage aucun effort pour briser tout ce qui est patriotique et tout sentiment national arabe. A-t-il atteint ses objectifs ?

C’est une « drôle » de guerre qui se déroule le long de nos frontières. Ce sera peut-être le seul conflit  dans l’histoire de l’humanité où l’on ne dispose d’aucun chiffre quant aux pertes dans les deux camps, excepté le pilote d’hélicoptère Boiteux, abattu à la première heure. Les seules victimes connues de la guerre de François Hollande, qui s’est redécouvert une virilité sur le tard, et des néocons français sont celles de Tiguentourine. Peut-on nous expliquer cela ? Ils font une guerre au Mali et c’est en Algérie que le sang coule !

En tant qu’Algérien à l’affût de la moindre information concernant la stabilité de mon pays et de la région du Sahel riche en ressources naturelles, je me demande comment on peut faire une guerre sans pertes humaines. Les agissements louches du Qatar, pays allié de la France dans la destruction de la Libye et de la Syrie, et de tout le monde arabe, ne sont plus à prouver. Y a-t-il un lien entre l’exfiltration des terroristes du Nord Mali et l’absence de résistance de ceux-ci face à l’intervention française ? C’est évident ! Ces takfiristes qui prétendent mourir dans un djihad saint se retrouvent sains et saufs grâce aux Hercules du Qatar. Je pense que la mission de ces groupes terroristes est réussie, car leur but était de faire venir la France au Mali pour user et abuser des richesses de son sol et de s’implanter durablement au Sahel. Désormais, le renard est dans le poulailler. Ces  groupes terroristes aux multiples labels et sponsors sévissant dans notre région n’agissent-ils pas de concert avec une France néocoloniale qui a repris à son compte les thèses des faucons américains ? A cet effet, on assiste sur nos frontières à un véritable ballet qui n’a rien à voir avec le Lac des cygnes mais qui s’inspire plutôt de Macbeth. Le guide suprême des takfiristes, en l’occurrence l’émir du Qatar, sponsorise les hordes terroristes comme sa Moza le fait avec le FC Barcelone et les jambes de Messi. Pourquoi se gêner ? Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, comme on dit. Ce maquignon enturbanné sorti d’une boîte de savon bonux wahhabite peut même s’offrir l’organisation d’une coupe du monde puisque l’univers se résume pour lui à un sac de dollars et quelques puits de pétrole.

La question que le commun des mortels peut se poser est la suivante : Hollande aurait-il reçu des garanties de la part du Qatar l’assurant qu’il  n’y aurait pas de combat ou de résistance de la part des esclaves takfiristes au Mali, d’où l’empressement de la France à partir seule à la conquête alors que toute la communauté internationale était réticente ? Tous les scénarios sont envisageables tellement cette guerre française est inédite en l’absence totale de résistance de la part des pouilleux au service du Qatar et des intérêts suprêmes de la France. Cette dernière n’oubliera jamais les bienfaits et les services rendus de l’émir qatari et de son harem terroriste.

Notre armée vient de publier une réponse cinglante dans l’hebdomadaire « Al Djeich » à tous les apprentis sorciers qui jouent avec la stabilité de notre patrie et de notre économie. La revue de l’ANP n’a pas hésité à certifier que l’armée algérienne serait toujours là pour combattre les terroristes. Notre armée tient à adresser un message clair et net : les terroristes seront anéantis sur notre sol,  n’en déplaise aux salons de Londres et de Tokyo. Pour le reste, nous laissons le loisir à l’émir du Qatar et à ses maitres d’Occident de négocier et de jouer avec la stabilité de l’Afrique et du monde arabe entre deux parties de chasse à l’outarde et un poker stratégique.

Ali Belhadj et son acolyte Djaballah, qui ont oublié leurs ablutions avant la prière, ont osé s’attaquer à notre armée, dans leur déclaration, en prenant la défense de leurs amis terroristes lors de la prise d’otages d’In Amenas sans être inquiétés pour leurs propos antinationaux et antipatriotiques. Djaballah qui habite un château et fait des affaires juteuses et certainement « hallal », a renié le sacrifice et le sang de nos martyres grâce auxquels il jouit d’une liberté et d’une fortune colossale. Espérons qu’un jour viendra où il devra nous expliquer d’où lui vient sa fortune. L’aurait-il gagnée au Lotto ?

Face au chaos stratégique dont les islamistes ont prouvé à maintes reprises qu’ils étaient les fidèles serviteurs de l’Occident via la sous-traitance qatarie, cet émirat offrant des voyages djihadistes low cost à tous les terroristes du monde, notre pays et son armée doivent rester aux aguets du moindre mouvement sur nos frontières menacées par un danger mortel. La stabilité de notre Algérie n’est pas seulement la mission de notre armée mais celle de tous les citoyens algériens qui ont besoin d’un pays fort. L’institution militaire est et restera la plus stable de nos institutions. L’ANP, colonne vertébrale de notre pays, demeure un rempart sûr face aux périls, luttant efficacement et sans relâche pour protéger la nation contre vents et marées.

En tant que citoyen du monde, j’assiste avec tristesse et écœurement, à l’afghanisation du Sahel qui s’est transformé en une véritable poudrière avec les dégâts des takfiristes assassins à la solde de l’Occident, et de leurs ramifications à travers le monde arabe et l’Afrique dans leur globalité. Grâce aux œuvres dévastatrices du Qatar, le monde arabe se vend désormais comme une étoile de mer sur un marché, pour paraphraser le grand poète irakien Muzaffar al Nawab. Des rives du Nil, du fleuve Jourdain à la Méditerranée, les dommages incommensurables causés par l’émir du Qatar et sa princesse Banane représentent une calamité pour tout le monde arabe et pour l’humanité entière.

« S’il avait des cornes, il trouerait le ciel » proverbe algérien.

Mohsen Abdelmoumen

Article publié dans la Nouvelle République le 9/02/2013

 

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