Le retour du Président sonne la fin des spéculations

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Le président Bouteflika est enfin de retour au pays, mettant ainsi un terme aux paris funestes des spéculateurs de la vie et de la mort qui nous présageaient un avenir chaotique, parce qu’un être humain s’est vu interdit de maladie. Je ne sais pas dans quelle partie de la Constitution on pourrait inscrire l’article stipulant l’empêchement d’être malade, voire d’être tout simplement humain. Nous avons eu droit à des commérages venant de tous les horizons, des partis islamistes grabataires aux «Parigots-têtes de veaux», pour le coup tous déchus comme l’archange Lucifer.

Échec et mat… Nous étions amenés à nous demander quand tous ces personnages «politocards» et ces plumitifs déplumés par le temps et leurs propres mensonges allaient-ils enfin nous lâcher les basques avec ce feuilleton qui, avouons-le, était sur le point de dépasser Dallas par la quantité des épisodes et certainement pas par la qualité de la réalisation. En tous cas, ces professionnels de l’agitation et des intrigues de palais, ce conglomérat de personnages imbus de leur personne, dont les egos arrivent à concurrencer les monts du Djurdjura et des Aurès, ne sont arrivés qu’à un seul but : dégoûter le citoyen algérien de la presse devenue people, des «partis politiques» et des politicards qui ont navigué pendant plusieurs mois dans l’incertitude populaire, alimentant le feu de la discorde et offrant avant tout un spectacle pitoyable de leur petitesse. Sans projet politique viable ni idées constructives, la maladie du Président était devenue leur étendard, leur assemblée générale, leur congrès et leur comité de rédaction. Bref, leur dada. La faillite, si elle devait porter un nom, porterait celui de chacun de ces individus qui n’ont eu de cesse de nous harceler quotidiennement avec le roman-feuilleton à rebondissements sur la maladie du Président, renchérissant avec des affabulations issues de leur imagination débordante. Reste-t-il à ces gens une once de dignité, eux qui se sont transformés en bookmakers londoniens pouvant parier sur tout et sur rien ? On a envie de leur dire : et maintenant ? Qu’allez-vous nous inventer pour faire parler de vous et donner de l’importance à vos petites personnes sorties tout droit d’une opérette insignifiante dont le temps ne gardera pas le nom ? Méditez en tout cas sur vos mensonges et consacrez un peu de temps à vos cirrhoses, et dites-vous bien que l’Algérie n’a certes pas besoin de vous, pauvres apatrides de l’esprit. Oh ! que c’est difficile d’être parisien et algérien en même temps ! Nous attendons toujours votre projet politique exempt du sceau du commérage et du règlement de comptes personnel à la mesquinerie illimitée. Illimitée comme le sont d’ailleurs vos comptes en banque dissimulés ici et là. J’ai eu du mal à convaincre, ô Dieu sait, dans ce mois béni du Ramadhan, ma femme d’origine hollandaise dont l’aïeul a bombardé Londres, de ne pas évoquer le sujet brûlant de la maladie du président de la République. Mais constatant que ma femme, bien qu’occidentale, est plus patriote que certains Algériens qui n’ont d’algérien que la couleur de leur passeport et leur patronyme qu’ils arrivent même à franciser dès qu’ils foulent le sol de fafa, comme ils le font d’ailleurs avec leurs opinions et points de vue jetables comme les lames de rasoir Gillette, j’ai baissé pavillon devant les demandes conjugales en reprenant ma plume dans une tentative de clouer le bec aux charognards qui tournoyaient à vide . Et dire qu’on nous a servi du réchauffé à longueur de semaine et que certains ont même évoqué un état comateux, une paralysie et j’en passe. Heureusement qu’ils n’ont pas le pouvoir de la Gorgone, sinon ils pourraient foudroyer tous ceux qui les dérangent. D’une défaillance humaine tout à fait naturelle qui pend au nez de chacun d’entre nous, mortels que nous sommes, même s’il s’agit d’un Président, ils en ont fait une affaire politico-politicienne, allant de l’application de l’article 88 jusqu’à l’intervention de l’armée. Excusez-nous du peu ! Ces cas relèvent plutôt de la pathologie qui mène droit à un nid de coucou plutôt qu’à diriger un peuple. Nous formulons le vœu pieux que la psychiatrie viendra à bout de la crise de démence qui a touché le monde politico-médiatique pendant l’absence du Président. Comme dit l’adage, l’espoir fait vivre… Maintenant que les spéculations sur les orteils gauches ou droits du président Bouteflika sont dépassées, il y rupture de stock au rayon ragots. Allons-nous à présent assister à des reportages sur le requin blanc ou sur la couleur de la barbe de Morsi ? Tiens donc ! J’ai un bon thème pour les journaleux : le roi du Maroc est, paraît-il, dans un coma profond et je conseille à Hichem Aboud de dépêcher une équipe à Rabat pour nous refaire le coup des deux pages. Idem pour la presse algérienne installée à Paris et qui a vendu son âme il y a bien longtemps dans le bizness de la plume trempée dans l’encrier du dollar ou de l’euro. Ce conseil est valable bien entendu pour tous ceux qui ont des déficits de créativité, les misérables de l’intellect nichés dans les partis politiques et dans les médias et qui ont misé sur la biologie plutôt que sur des propositions saines porteuses, se basant sur des projets et non sur des individus. J’en ai autant pour Madame Figaro qui dénigre l’Algérie à partir d’un quotidien «algérien» et qui ose souiller le monument de nos martyrs en l’exhibant sur son blog répugnant, elle, la mercenaire de la plume, l’agent camouflé qui ne trompe personne, orientons-la donc vers le royaume du cannabis. Quels que soient les efforts de camouflage de cette donzelle, elle ne sera jamais algérienne, car le sang de nos martyrs est un empêchement majeur à ses ambitions de française, et on n’intègre pas l’Algérie par la culture kalb al-louz ou par le couscous. L’Algérie est une Iliade qui, telle la brise d’un matin printanier, nous fait respirer un air pur chèrement acquis. En tant que Française, au lieu de médire, dans une diarrhée de tweets, du président algérien qui a été élu par son peuple, je conseille à cette Française de s’occuper de Thomas Fabius ou de Fab «le Fabuleux» – pour ne citer que ces deux-là – ses compatriotes qui défraient la chronique dans ce qui est très en vogue en France, le détournement et l’escroquerie en bande organisée. Quelle chance d’être un plume libre dans ces moments de turpitude et de félonie ! Quelle jouissance de porter sa plume comme un étendard en bravant les tempêtes et les vents en écrivant juste un mot : liberté. Bien évidemment, on ne demandera pas à un cochon de devenir un prince, on est ce qu’on est et ces individus nous ont montré leur véritable visage. Leurs dégâts sur la crédibilité au niveau populaire sont incommensurables, car loin des calculs politiciens, si vraiment comme ils le prétendent, ils cherchent l’intérêt du pays, ils ne sont pas assez stupides et ringards pour occulter les enjeux géostratégiques majeurs que traverse le monde arabe. Actuellement, toute la zone du Sahel ressemble à une vaste poudrière à laquelle nos braves soldats, issus de notre population qui ne vient pas de la planète Mars, font face quotidiennement, alors que les gros bides de ces tristes sires les empêchent de voir la réalité telle qu’elle est. Ces individus qui touchent des milliards, ces marchands de rêves, ces voleurs intemporels, ces usurpateurs sophistes, se préoccupent-ils vraiment du sort de l’Algérien qui cherche à se frayer un chemin dans la dignité et le respect de toutes les nations ? S’intéressent-ils réellement au pain quotidien de l’Algérien ? La réponse est cinglante : non ! Car pour eux, l’Algérien n’est bon qu’à servir leur destin funeste, à être soit de la chair à canon face à des hordes sanguinaires qui se pressent à toutes nos frontières, si ce n’est la monarchie qui nous envahit avec des tonnes de drogue pour essayer de se venger en attaquant les neurones des Algériens, en agressant leur lucidité. Dans leurs châteaux et leurs villas, ils ne pensent qu’à leurs petits destins de cloportes et les voilà dansant sur un air profane d’Al Berouali à l’approche des présidentielles de 2014. Messieurs les islamistes de l’import-import et de l’économie de bazar, vous qui vous targuez de soutenir Morsi, vous n’avez qu’à le rejoindre. Il est entre de bonnes mains, celles du maréchal Al-Sissi. N’oubliez pas que vous avez ensanglanté le pays et puis qu’une partie de vos amis a été au gouvernement et donc à la mangeoire. Épargnez-nous vos états d’âme, ce sera économique pour tout le monde. Nous vous conseillons les énergies renouvelables et surtout un recyclage dans un bon compost. Arrêtez de nous baratiner avec votre candidat de consensus ou de divergence, vous n’êtes qu’une fausse note dans l’histoire de l’Algérie et méditez sur le sort de votre ami du Djihad niqah, Al-Qaradawi, votre cheikh vénéré, qui d’après nos informations vit un cauchemar loin de son harem bien garni en chair fraîche et qui risque des coups de fouet tel Satan déchu de son trône, loin de la jouissance de la vie, des palais et de la soie, et des houris que vous chérissez tant, vous les islamistes qui n’avez pas eu de problèmes à vous allier avec le psychiatre parisien du RCD, espérant une bonne guérison pour tout le monde dans ce mariage pour tous qui ne dit pas son nom. Un club de vieillards retraités s’est mis en place pour la sauvegarde de l’Algérie, réunis dans les calculs politiciens, réunis dans la bêtise et le culte de l’ego, bref dans tout ce qui n’est pas algérien. Les voilà tous unis face à quoi ? On ne sait pas. Sans doute face à un mirage qu’ils ont créé par cécité politique. L’Algérien n’a pas besoin de tensions supplémentaires ni de ces météorites venus envahir leur espace vital pour exister. L’Algérien d’aujourd’hui, Messieurs, n’a nul besoin de tutorat. Donc, reposez-vous et dites-vous bien que celui qui a vécu son temps ne va pas vivre celui des autres. Que ces personnages se cantonnent dans le silence et méditent s’ils ont le courage d’affronter leur miroir qui ressemble à un mouroir, et surtout qu’ils laissent ce peuple tranquille, lui qui se bat quotidiennement pour sa survie dans l’hostilité générale. Les exigences de l’Algérien sont la paix et la prospérité et non pas les préoccupations d’une jet-set politicienne qui vit dans sa tour d’ivoire et qui gesticule contre des moulins à vent, tels des don Quichotte en perte de vitesse. Oui, Messieurs, à force d’enfourcher vos haridelles, vous vous êtes identifiés à des moulins à vent, car au lieu d’enrichir le débat au sein de notre société jeune et avide de savoir et d’émancipation par l’esprit et le savoir, la tirant vers le haut, vous pataugez dans les cloaques de la Cité. Maintenant que vous avez menti comme des arracheurs de dents, quelle crédibilité vous reste-t-il et comment pourrez-vous survivre à vos mensonges ? C’est une énigme pour tous ceux qui, comme nous, n’ont aucun intérêt ni avec le président actuel ni avec le futur chef d’Etat. Car notre intérêt à nous est celui du bien-être de notre pays et de la terre de nos ancêtres et non pas de quelconques privilèges dont vous êtes si friands. Dieu nous a donné de quoi maintenir le cap malgré les vicissitudes du temps et de l’espace, et nous distinguons le bon grain de l’ivraie. Nous ne cédons pas aux tentations de la simplicité d’une critique personnelle et plate qui s’accommode d’un exercice de style, tel le cracheur de feu sur la place publique. Pour nous, l’essentiel est l’essence des choses, le noyau et le projet d’une société aboutie construite sur ce que nous ont légué nos aïeux, c’est l’unique trajectoire qui nous importe. Bien sûr, ce chemin ne s’accoutre pas de la platitude ou des cris d’une prétendue intelligentsia installée à Paris et qui n’a d’intelligence que dans le choix de son whisky. Alors, «tu as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul, tu as voulu voir Hambourg et on a vu Hambourg, tu as voulu voir ta sœur et on a vu ta mère, comme toujours», disait Brel, sauf que nous, comme le grand Jacques, on ne veut plus voir Paris, ses flonflons et les valses musettes. A méditer, Messieurs les bâtisseurs de projets de cirrhose en attente, au lieu d’emmerder la population algérienne, abonnez-vous aux alcooliques identifiés. Peut-on être assez stupide pour se tromper de société et prêcher dans le Sahara au point où même les chameaux sont poussés à l’exil n’importe où pourvu que vous n’y soyez pas ? Le président algérien est de retour au pays, et il a suffi d’une image, d’un geste, pour mettre K.-O. les frustrations et les intrigues multiples des personnages avides et cupides, et les journaux qui ne servent même pas à contenir un kilo de sardines en sont pour leurs frais. Il est plus que nécessaire que les forces vives, patriotes et saines de la nation, qui n’ont d’autre calcul que d’honorer la mémoire de nos ancêtres et de lever haut les couleurs nationales, sonnent la fin de la partie et se proposent en forces de mobilisation majeure qui marqueront un tournant dans l’histoire de notre pays. Le moment est venu pour les jeunes générations de s’impliquer dans un processus politique raisonnable et pur afin d’aboutir à une société qui répond à leurs besoins. Nous souhaitons un bon retour parmi les siens au Président ainsi qu’un prompt rétablissement, un bon Ramadhan et une bonne fête de l’Aïd au peuple algérien et à son Président. Quant aux médusés déchus déçus qui évoluent hors temps et qui n’appartiendront jamais au peuple algérien, qu’ils se débrouillent avec leur désespoir de déracinés. 

Ô toi qui déjeune avec le mensonge, avec quoi vas-tu dîner ? (proverbe algérien)

Mohsen Abdelmoumen

Paru dans Algeriepatriotique le 18/07/2013
 

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