Nous, pirates algériens, face aux chameliers du Qatar !

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Et dire qu’on nous a accusés d’acte de piraterie, nous les descendants des corsaires qui ont régné sur la Méditerranée ! C’est pourtant dans l’ordre des choses si nous nous approprions nos droits face à des pays qui ne respectent aucun droit. Les plumitifs de tous bords se sont offusqués du «piratage» du match de foot de l’équipe nationale par la télévision algérienne en évoquant le manque de tolérance de notre chaîne de télévision, et cela me rappelle une citation quand j’entends le mot tolérance : «Il y a des maisons pour ça.» Qu’avons-nous fait à part arracher nos droits à des chameliers illettrés qui ont gangrené le monde du foot, de la politique, et pollué l’espace et le temps ? Le Qatar, insignifiante bande de sable accrochée à un continent, minuscule pays qui se résume à une seule chaîne de télévision, veut jouer les gros bras. Le moment est venu pour nous de leur sortir le grand jeu. Peuple d’Algérie, nationalisons jusqu’à l’air qui circule dans les poumons qataris, remettons en cause nos contrats ; nous n’avons pas à traiter avec un pays qui se comporte comme un ennemi. Je le dis sans ambages. Je vous avoue que je n’apprécie pas les critiques stériles des opposants de pacotille et autres amateurs de petites phrases accrocheuses, je n’ai pas à écouter non plus les félons de l’intérieur auxquels je voue une éternité de silence tant ils sont ennuyeux même dans leur rôle de traîtres qu’ils ont du mal à rendre crédible. La prostitution intellectuelle qui se répand sur la toile et dans les journaux a atteint des proportions monumentales, au point où des plumitifs osent défendre aujourd’hui la cause de Mozah, sa parfumerie Guerlain et sa garde-robe où elle a suspendu cheik Ahmed à un cintre, et dont nos sources affirment qu’il ne tient à la vie que par un fil ; il aurait déjà reçu, paraît-il, une convocation pour l’enfer en attente de validation. Rappelons que le traître Ahmed a piraté tout le monde arabe du Yémen à la Tunisie, et par déficit de courage et d’honneur, il ne connaîtra jamais le Walhala où seuls les braves ont le droit de se reposer. Quand verrons-nous la famille régnante du Qatar jugée pour son soutien au terrorisme ? Les pingouins du Golfe ont mérité d’être piratés par la télévision algérienne dont le fait d’armes dans ces moments clair-obscur constitue une victoire magistrale sur le valet de cour de l’impérialisme américain et son bras droit le sionisme. Ces fripouilles de chameliers ont acheté les banlieues françaises, les marques de luxe, les hôtels, et corrompu le monde du football à des fins politiques. Qui a ramené Messi et son équipe de Barcelone devant le mur des Lamentations à Jérusalem, si ce n’est ce sous-traitant du sionisme et de l’impérialisme ? Récoltez, Messieurs les Bédouins, ce que vous avez semé et faites très attention si vous avez l’intention d’attaquer l’Algérie en justice. Méditez sur l’expérience égyptienne où Najib Sawaris s’est cassé les dents en voulant jouer avec notre fibre patriotique, justement suite à un match face à l’Egypte. Rappelez-vous que Lakshmi Mittal n’a pas osé sourciller lorsque l’Etat algérien a renationalisé le complexe d’El-Hadjar et a même affiché un sourire inaltérable, alors que des ouvriers belges, mis au chômage suite à la fermeture d’ArcelorMittal de Liège, se suicident par désespoir. Faites gaffe, quand l’Algérien est fâché, il se transforme en torrent de colère et construire des murs en pleine route n’est qu’un petit échantillon de ce qu’il est capable de faire. Je ne reviendrai pas sur ces pantins de commentateurs qui n’ont d’algérien que leur nom dilué dans les pétrodollars des monarchies déclinantes du Golfe, car ce serait un gaspillage d’énergie. Rien ne sert de prêcher face à des morts. Notre chaîne de télévision nationale doit être saluée pour son acte patriotique de grand mérite. Que connaît le Qatar du football et de l’engouement des peuples pour leurs couleurs, lui qui n’ont même pas d’équipe nationale ? Que savent ces chameliers du patriotisme, d’ailleurs, eux dont le drapeau ne représente absolument rien, si ce n’est le logo d’une banque ? Certes, Mozah et son dauphin Tamim, que le mufti de l’Otan Al-Qaradawi, qui n’est pas à ranger dans la catégorie sado-maso (quoique !), a proposé de châtier de vingt coups de fouet pour ses trop célèbres frasques londoniennes, ce qui a valu une disgrâce larvée au vieux fou, connaissent seulement la couleur de l’argent et l’odeur des cadavres qu’ils ont parsemés le long des routes du monde arabe en ayant été l’instrument exclusif du capitalisme et de l’impérialisme qui ont détruit nos nations. N’en déplaise aux amateurs de la stérilité intellectuelle et du blabla, ces théoriciens prétentieux en dessous de tout, ces salonnards non assumés, plumitifs déplumés cultivant la fatuité et candidats à la cirrhose imminente, et qui ne se prennent pas pour la queue de la poire, l’Algérie restera debout et n’a rien à faire des faux prophètes. En effet, tout le monde est devenu par miracle lumière de son temps dans un monde de ténèbres dont le guide devrait être un chamelier illettré du Qatar, ayant lui-même paumé son étoile polaire qu’il a troquée contre la Rolex de Sarko. La modernité, ce n’est pas de bâtir des penthouses et autres buildings à l’assaut du ciel quand la société vit dans l’esclavage quotidien avec la loi scélérate de la kafala, quand les femmes ressemblent à des ninjas, et où les hommes se sont transformés en Tamim la Chochotte de Londres. A quoi rime ce tohu-bohu pour avoir volé un voleur qui ne s’assume pas, alors que le Qatar a corrompu la Fifa et toutes les instances internationales afin d’obtenir une Coupe du monde qui servira leur dessein de devenir une nation phare, voire la référence du monde arabe ? Quel cynisme quand on sait qu’on y emprisonne pour un poème ! Bien évidemment, les ONG des droits de l’Homme n’ont pas remarqué qu’un poète croupit en prison, ça ne rentre pas dans les droits de l’Homme version hot dog qui pratiquent la sélection à deux ou plusieurs vitesses. Le Qatar a su utiliser la justification de son existence : le fric. «J’achète donc j’existe», telle devrait être la devise de cette monarchie féodale. On peut reporter le problème ad vitam aeternam, mais un jour il faudra avoir un tête-à-tête à la OK Corral avec ce pays, car cette dernière histoire du match nous prouve une fois de plus que le vilain petit Qatar ne nous veut certainement pas du bien, et je sais que bien des gens vont dire «on le savait». Nous sommes en effet dans un monde où les «je sais tout» se sont multipliés, mais en définitive nous avons produit des «moins que rien» et des «je ne sais rien», comme ces commentateurs algériens d’Al-Jazeera, alias Al-Khanzira, qui me font penser aux deux vieux radoteurs du Muppet Show sur leur balcon. Une fois que le clairon de la félonie sonne, ce joli monde se met au garde-à-vous, la lâcheté étant bien plus commode que le courage et surtout génère des rétributions alléchantes. En se réclamant journalistes algériens, ces gens agressent notre algérianité. Alors que ces parias ont tété la vache chez nous jusqu’à l’ivresse, ils condamnent la télévision algérienne d’avoir suivi la trace de nos ancêtres marins que les flottes étrangères craignaient comme la peste en préférant payer une rançon (les droits de diffusion de l’époque) pour éviter de voir leurs bateaux couler corps et biens. A cette époque, nous étions davantage enclins aux actes qu’à la parlotte et nous arrachions notre dû. Le journalisme comme forme d’expression a chaviré et sombré dans des flots de fiel, et va certainement détrôner le plus vieux métier du monde, c’est un fait. L’histoire humaine regorge de traîtres qui ont vendu leur âme tels des Faust, mais elle ne retiendra que le nom des braves qui, eux, rejoindront le paradis comme le défunt général Giap, Ben M’hidi et tant d’autres. Notre équipe nationale va gagner, elle mettra le paquet, et j’opterai pour un score lourd afin que tout le monde ait sa part. L’Algérie se qualifiera au Mondial de football au Brésil, et le Qatar au mondial qui lui convient le mieux, celui de la corruption et de la fourberie. Mon message au peuple algérien est le suivant : ne vous offusquez pas des états d’âme qui s’étalent ici et là, ils ne reflètent pas la réalité de notre caractère combatif fidèle à nos révolutionnaires et à notre histoire, ne leur faites aucun cadeau et pas de pitié pour les suppôts de l’impérialisme et leurs valets où qu’ils se trouvent. Que les petits cœurs sensibles gardent leurs leçons de morale, nous, nous revendiquons l’héritage de nos ancêtres. Citoyens pirates, à l’abordage !

 

Mohsen Abdelmoumen

Publié dans Algeriepatriotique le 18/10/2013

http://www.algeriepatriotique.com/article/nous-pirates-algeriens-face-aux-chameliers-du-qatar

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