Céline Dion, l’égérie des massacreurs d’Amérindiens

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Céline Dion

Manifestation contre la charte des valeurs québécoises D.R.

Suite à un article consacré à des propos polémiques de Céline Dion sur l’immigration musulmane au Canada,Algeriepatriotique est bombardé par des centaines de commentaires en provenance du Québec, au point où les lecteurs habituels du site en arrivent à se demander s’ils n’ont pas échoué par mégarde dans La Gazette de Montréal. Pourquoi diable cette chanteuse s’entête-t-elle à figurer au top des articles les plus lus alors qu’elle a quitté la Une depuis belle lurette et gît dans l’ombre des archives où la tradition voudrait qu’elle amasse la poussière plutôt que les visites ? Une expédition dans le sous-sol du site nous apprend que des «fans» de la morale rigoriste québécoise continuent à venir fleurir la momie de celle qui s’est dressée en porte-étendard de ce qu’ils appellent «la charte du Québec», et inondent le site avec un déchaînement de stupidités, de clichés rétrogrades, de contrevérités, d’insultes ; bref, de toute cette matière nauséabonde dans laquelle baignent de plus en plus les consciences occidentales et qui n’est rien d’autre qu’une émanation écœurante d’un fascisme bon teint. Un tel amoncellement fétide incite à se pincer le nez et à se dire que le Québec, sorte d’appendice de la France, risque à plus ou moins brève échéance l’appendicite aiguë, voire la péritonite. A tous ces prétendus chantres de la «laïcité» et autres valeurs respectables tant qu’elles ne génèrent pas le fanatisme et l’obscurantisme, mais qui ressemble étrangement à un vulgaire communautarisme, il serait temps de rappeler qu’ils n’ont pas à venir déverser leurs récriminations sur un site algérien, d’ailleurs bien tolérant de permettre une telle invasion de pignoufs incultes, xénophobes et incapables d’écrire correctement en français, mis à part quelques – trop rares et perdues dans cette avalanche de bêtises – voix discordantes et pondérées qui se reconnaîtront. Aveuglés par leur stupidité, ces balourds n’ont même pas été fichus de lire un éditorial qui leur avait été consacré dans l’espoir d’apaiser les esprits et d’inciter à la retenue, et continuent à se ruer comme des mouches sur l’unique objet de leur intérêt. A quoi sert donc ce lectorat incapable d’apporter sa contribution qualitative à notre journal ? Avons-nous besoin d’une telle quantité d’abrutis qui s’incrustent en s’agrippant à un article anodin comme des moules à un rocher et en ignorant les autres sujets traités par la rédaction ?
Ce qui revient en boucle, c’est le «adaptez-vous ou rentrez chez vous !» adressé aux musulmans et conjugué à toutes les sauces, aussi infectes les unes que les autres. Arborant leur mentalité rétrograde de péquenauds comme une oriflamme, les commentateurs québécois sûrs de leur soi-disant «bon droit» et fiers de leur étroitesse d’esprit, revendiquent ainsi leurs traditions léguées par leurs ancêtres colons qui ont pillé, massacré, exterminé les peuples amérindiens pour finalement les parquer dans des réserves. En effet, l’histoire de l’Amérique nous enseigne que le Québec était à l’origine peuplé de onze nations autochtones implantées sur ces vastes territoires depuis 11 000 ans : les Inuits, les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Hurons-Wendat, les Malécites, les Micmacs, les Mohawks, les Montagnais et les Naskapis. Chacun sait ce qu’il est advenu de ces nations qui vivaient au Canada en parfaite harmonie avec la nature qu’elles respectaient. Au regard du leitmotiv qui se répète inlassablement jour après jour, on aimerait demander à ces nombreux apôtres de la bien-pensance qui envahissent le site d’Algeriepatriotique, espace d’information algérien comme son nom l’indique – faut-il le souligner ? – pour quel motif leurs bigots d’aïeux ne se sont pas adaptés aux us et coutumes des nations de souche et pourquoi ils n’ont pas adopté le mode de vie des Abénakis, des Mohawks, des Micmacs ou des autres ? Ceux-ci auraient pourtant été en droit de leur dire «adaptez-vous ou rentrez chez vous !» Au lieu de cela, les peuples autochtones ont été traités comme des sous-hommes, spoliés de leurs terres, affamés, réduits en esclavage, «christianisés» par les calotins jésuites, ces criminels en soutane et la racaille blanche des crève-la-faim issus des bas-fonds de l’Europe et prédateurs par excellence s’est déversée comme une nuée de sauterelles sur les vastes territoires de l’Amérique, imposant sa loi par le nombre et la puissance des armes. Tous ceux qui étalent en long et en large leur morale réactionnaire de bouseux sur ce site au mépris de toute bienséance, sont des descendants de colons sanguinaires et incultes, et des colons eux-mêmes, reproduisant exactement les mêmes attitudes que ceux qui ont massacré le peuple algérien pendant 132 ans. La seule différence, c’est qu’au prix de lourds sacrifices et d’un courage héroïque, l’Algérie a su se libérer de la racaille en la renvoyant dans ses pénates à coups de pied au postérieur.
Rappel historique : en 1862, les «illustres» ascendants de nos visiteurs actuels si virulents ont été les premiers dans l’histoire mondiale à pratiquer une guerre bactériologique en inoculant le virus de la variole aux populations amérindiennes non immunisées, afin de les décimer «proprement» pour vendre leurs terres aux chercheurs d’or. En 1876, l’Indian Act a retiré aux Amérindiens leur statut de citoyens, les réduisant à l’état de mineurs, leur interdisant le droit de vote et le pourvoi en justice, d’autres clauses discriminatoires s’ajoutant à cette infamie au fil du temps, et ce n’est qu’en 1985 que cette loi scélérate fut enfin abrogée. Où étaient donc nos commentateurs avant 1985 pour protester contre ces monstruosités et quelle charte ont-ils pondue pour protéger leurs hôtes ? A partir de 1889, les enfants des nations de souche furent systématiquement enlevés à leurs familles et enfermés dans des pensionnats, où ils subissaient à coups de trique, de privation de nourriture et autres tortures abjectes, un lavage de cerveau afin d’effacer toute trace de leur culture. Pire, quand on ne leur infligeait pas des sévices sexuels en masse, on leur inoculait délibérément la tuberculose afin de se débarrasser d’eux : plus de la moitié de ces enfants mourront sans soins dans l’indifférence la plus totale, car les visites médicales n’existaient pas dans ces endroits de mort et de souffrance. En 1910, tous les pensionnats ont été repris sous la tutelle exclusive des religieux catholiques, anglicans, presbytériens ou méthodistes. En 1920, tous les enfants de plus de sept ans furent obligatoirement et sans exception envoyés dans ces pensionnats-mouroirs, sous peine d’emprisonnement pour les parents récalcitrants qui savaient qu’ils ne reverraient jamais leurs enfants. En 1928, une loi sur la stérilisation fut adoptée en Alberta, qui permettait de stériliser les enfants des pensionnats à leur insu : près de 2 800 enfants furent ainsi mutilés. En janvier 1939, les enfants cowichans servirent de cobayes pour des expériences menées par des médecins allemands au pensionnat Kuper Island à l’île de Vancouver, le foyer étant tenu par des catholiques allemands. Dans les années qui suivirent, un premier ministre canadien s’empressa à redéfinir le terme «génocide» de manière à ce que le génocide des Amérindiens n’entre pas dans ce cadre. De 1946 à 1952 : des centaines de médecins nazis et SS obtinrent la nationalité canadienne (projet Paperclip, dont les archives commencent à sortir), ce qui permit à bon nombre d’entre eux de mener des expériences dans les pensionnats, les centres militaires et autres cliniques comme celle du Dr Ewen Cameron à Montréal, qui a travaillé sur les projets de manipulation mentale de la CIA, MK ultra et Monarch (lire à ce sujet The Shock Doctrine, de Naomi Klein). On y testait l’usage de drogues, d’électrochocs de 30 à 40 fois supérieurs à la normale, de privation de sommeil, de chocs traumatiques, sur des patients atteints de problèmes mineurs (anxiété, dépression, y compris la dépression post-partum) dans le but de développer la manipulation mentale. De 1948 à 2001, les malheureusement célèbres «orphelins de Duplessis», confiés à l’Eglise catholique, étaient des orphelins, des enfants nés hors mariage, des enfants handicapés ou déficients intellectuels et, bien sûr, encore et toujours des enfants amérindiens, qui furent tous étiquetés comme malades mentaux et internés dans des asiles. De 1962 à 1971, 20 000 enfants amérindiens furent enlevés à leurs familles dans le cadre du programme Sixties Scoop pour être adoptés par des blancs de la classe moyenne ; bon nombre d’entre eux sont morts dans des circonstances troublantes et non élucidées par souci de discrétion. Ce n’est qu’en 1985 que ce programme a été abandonné. En 1972, les affaires indiennes ont ordonné la destruction de tous les dossiers personnels des Amérindiens, y compris l’origine et les documents de propriété. En 1980, suite à la pression des populations autochtones, le gouvernement établit une assemblée fantoche de chefs non élus, qui ne cherche pas à enquêter sur les abus commis contre leurs pairs, ni à demander la souveraineté du peuple amérindien. Le dernier pensionnat de la honte ferme en 1996 (il y a moins de vingt ans !). En 1989, Nora Bernard, qui a survécu au pensionnat de New Brunswick, a entamé des poursuites contre l’Eglise catholique canadienne et le gouvernement, ce qui lui valut d’être assassinée en décembre 2007, juste avant les «excuses» du gouvernement au sujet des pensionnats. Son action en justice représentait 79 000 survivants. De 1993 à 1995, des meurtres d’enfants ont été évoqués à l’école St Andrews de Port Alberni, gérée par l’Eglise catholique du Canada. C’est là qu’officiait Kevin Annett, un pasteur qui a mis à jour une transaction foncière entre le gouvernement et l’Eglise concernant les terres volées aux Amérindiens. Le pasteur Annett fut licencié suite à ses révélations. De 1996 à 1998, Annett a rendu publics – ce qui lui causa bien des ennuis – des centaines de témoignages rapportant des crimes dans ce que l’on ne peut appeler autrement que des centres de détention et de torture, et des viviers pour les réseaux de pédophilie et de trafic d’organes. En avril 2008, Kevin Annett a révélé aux médias du monde entier une liste de 28 charniers contenant les restes des enfants qui sont morts dans ces pensionnats indiens. Des procès intentés par des survivants ont commencé alors à émerger malgré les menaces et les pressions, et des indemnités ont été attribuées aux 86 000 survivants, écœurés de voir que l’on tentait d’acheter leur mémoire. En 2000, comme 10 000 survivants avaient porté plainte, l’Eglise du Canada a demandé au gouvernement de restreindre le cadre des poursuites et d’assumer la responsabilité première pour les crimes commis dans les pensionnats, prétendant qu’elle serait ruinée si elle devait assumer la totalité des indemnités. De nombreux tribunaux refusèrent d’ailleurs aux Amérindiens le droit de poursuivre l’Eglise. En 2005, des survivants ont désigné à Annett des lieux de charniers, proches d’anciens pensionnats de Colombie-Britannique. Le filmUnrepentant a été réalisé à partir des travaux du pasteur Kevin Annett. En 2007, le gouvernement a mis en place une commission de réconciliation et de vérité, qui refuse de dédommager plus de la moitié des survivants. En juin 2008, sous la pression, le gouvernement «s’est excusé» pour les crimes commis, tout en cherchant à les minimiser. A l’heure actuelle, il n’est toujours pas question de faire payer l’Eglise. Les survivants des «residential schools» (pensionnats) rejettent la «Truth and reconciliation commission» (Commission de la vérité et de la réconciliation) qui tente de les faire taire depuis plusieurs années à grands coups de subventions. Aujourd’hui, on ne connaît toujours pas le nombre exact des victimes, l’estimation officielle s’élève de 100 000 à 200 000 enfants dont l’unique crime était d’appartenir à la seule ethnie légitime du Canada, et qui ont été systématiquement séparés de leurs familles, emprisonnés, battus, torturés, cloîtrés nus dans des cachots glacials, violés, tués. D’après les chiffres disponibles, plus de la moitié des enfants enfermés dans ces pensionnats y mouraient chaque année, durant une période qui a duré près d’un siècle, au point où il a été établi qu’il s’agissait d’un programme gouvernemental visant à trouver une «solution finale du problème indien». En outre et dans un contexte plus large, en 2004, on a découvert que l’Organisation mondiale de la Santé a administré pendant des années des substances stérilisantes en même temps que les vaccins contre la grippe et la polio, aux femmes indigènes des Philippines et de nombreux pays d’Afrique. De la même façon, plus de 40 000 hommes et femmes inuits ont été rendus stériles par le département de la Santé des Etats-Unis (US Health Department) entre 1986 et 1993 après qu’on leur eut administré un sérum nommé Heptavax, une drogue de stérilisation interdite dans la plupart des pays du monde.
Parmi les tortures racontées par les survivants des pensionnats à partir de 1996, il y avait : emprisonnement dans des placards ou des cages pendant des jours sans eau ni nourriture, être tenu au-dessus de tombes ouvertes et menacé d’être enterré vivant, être forcé à manger de la nourriture vomie ou pourrie, être déshabillé, battu ou violé devant les autres élèves, être immergé dans de l’eau glacée ou être obligé de rester debout nu dans la neige, être forcé de dormir dans les endroits non chauffés en plein hiver, arrachage de cheveux, tête cognée contre des surfaces dures, décharges électriques appliquées à la tête, aux organes génitaux et aux membres, extraction de dents sans anesthésie, viol collectif, être forcé de regarder la mise à mort de petits animaux, être forcé de regarder le corps des enfants morts, devoir courir nu devant une ligne d’autres enfants, eux-mêmes forcés à frapper la victime à coup de bâton et de ceinture, être forcé à s’attaquer et à se molester les uns les autres… Tels sont les «accommodements raisonnables» que les Canadiens et Québécois ont octroyés aux enfants amérindiens pendant de longues années, et dont l’évocation nous saisit d’horreur et de dégoût. Tout cela, au nom de la religion. Nous sommes bien loin d’un voile sur la tête, d’un morceau de saucisse ou d’une visite chez le gynécologue, et il est fort à parier qu’aucun des ballots présents actuellement sur le site n’a jamais levé le petit doigt pour sauver de simples enfants, ni revendiqué aucune charte en leur faveur. Et ce sont ces gens-là qui prétendent donner des leçons de citoyenneté…
Aujourd’hui, les exactions continuent. Personne n’a été puni, ou si peu. On constate des enlèvements et meurtres de jeunes femmes natives, comme on en voit depuis la même époque, à Ciudad Juarez, le long de la frontière mexicaine. Selon Annett, ou Georges Brown, un Amérindien retraité de la police, le long de «l’autoroute des larmes», l’autoroute 16, plus de 500 femmes souvent très jeunes ont disparu depuis 1989, dont une grande majorité d’Amérindiennes. Chaque année, cinquante ou cent femmes et quelques hommes sont portés disparus dans les rues de Vancouver. Quatre-vingts pour cent d’entre eux sont des autochtones. Des allégations font état de trafic de drogue et d’organes, de snuffs movies, et de réseaux de pédophilie. En 1999, l’Unesco aurait cité Vancouver, en Colombie-Britannique, comme l’une des trois principales villes du monde pour les réseaux pédocriminels et la prostitution enfantine, et les «élites» du Vancouver Club étaient bien pointées du doigt. De fait, à cette époque, certains parlaient d’un véritable «pipeline de la prostitution» entre Vancouver et la Californie. A Vancouver, aujourd’hui, un jeune enfant se loue 1 500 dollars à des pervers qui en feront ce qu’ils voudront, quand on ne les place pas directement chez des pédophiles notoires… Le traumatisme subi par toute une frange de la population est irréparable.
Sur le chapitre de l’immigration qui semble tellement douloureuse à tous ces intervenants offusqués par un bout de tissu, il serait utile de nous expliquer pourquoi l’Etat canadien favorise la fuite des cerveaux d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Asie et d’ailleurs, afin de peupler ses universités, ses hôpitaux, ses entreprises et ses instituts. Je connais personnellement (y compris dans ma famille) des noms européens, arabes et autres qui enseignent dans les universités du Canada et du Québec, étudient dans leurs centres de recherche, pratiquent la médecine, travaillent dans leurs entreprises, écrivent, font de la musique, tiennent des commerces, etc. ; bref, participent au bon fonctionnement et à l’économie du Canada en apportant leur savoir et leur talent. J’ai vu de mes yeux dans un organisme d’Etat de réinsertion au travail des chômeurs en Belgique, une annonce invitant nos ingénieurs et nos ouvriers qualifiés sans emploi à une séance d’information pour les inciter à émigrer au Canada. Ainsi, nos impôts financent les études des nos élites intellectuelles et de nos ouvriers qualifiés, récupérés par le pays d’accueil qui en est le seul bénéficiaire. Sont-ils donc si incapables là-bas pour faire appel à l’intelligentsia internationale sans laquelle leur nation serait encore au stade du sous-développement, peuplée de bûcherons et de coureurs des bois incultes, massacreurs de peuples innocents ?
Trêve d’hypocrisie et que l’on arrête de nous bassiner avec cette cruche de Céline Dion. Qu’elle aille brailler et amasser des dollars chez les maffieux de Las Vegas ou chez les ploucs du Québec, peu nous importe, pourvu qu’elle disparaisse avec sa bande de groupies fachos. Le visage sympathique du Québec, c’est celui de Robert Charlebois qui, lui, a visité l’Algérie et a su l’apprécier au point d’y trouver l’inspiration à travers un Algérien célèbre, Augustin d’Hippone, mieux connu sous le nom de Saint-Augustin, et dont le chanteur québécois a mis en musique plusieurs textes dans son dernier disque.
Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique (Saint-Augustin).

Jocelyne De Ruytter, Mohsen Abdelmoumen

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