Consensus populaire contre l’infâme quatrième mandat

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discours adieur Bouteflika

Discours d’adieu d’Abdelaziz Bouteflika, prononcé à Sétif le 8 mai 2012. New Press

Plus que jamais, le quatrième mandat du président fantôme et de ceux qui en font la promotion est non seulement un danger pour le pays, mais nous prouve de jour en jour qu’il est rejeté par la majorité des Algériens. Comme nous en avons pris l’habitude, nous assistons à des levées de boucliers et à toutes sortes de salves et de tirs ratés qui nous démontrent que ceux qui portent le projet de mettre Bouteflika à la tête de l’Etat n’est plus seulement une tartuferie, mais constitue un risque réel pour l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Algérie. Un chef de campagne qui insulte le peuple et tout l’Est algérien avec une phrase offensante marque le déclin d’un clan et nous prouve que Bouteflika n’a jamais été le président de tous les Algériens. Ces propos outrageants ajoutés à la longue liste de déclarations irresponsables ont marqué le début de la dégringolade de la caste dirigeante. Quand un chef de campagne, qui de plus a été Premier ministre, en arrive à injurier la région natale du grand martyr Ben Boulaïd, que faut-il attendre de ce pouvoir à bout de souffle, agonisant, et qui n’attend qu’un coup de pied pour disparaître, comme disait Lénine ? Nous pouvons assurer avec certitude que ce coup de pied, il va le recevoir très bientôt. Ne croyons pas qu’il s’agisse d’un hasard si nos martyrs sont sujets à des invectives, car toutes ces sorties médiatiques visent des dirigeants de la région aujourd’hui ciblée, en l’occurrence celle des Chaouis. A l’instar de nos compatriotes dans les réseaux sociaux et de tous ceux qui se sont mobilisés partout, que ce soient les professeurs d’université, les mouvements des jeunes et des étudiants qui manifestent pacifiquement, que ce soient les manifestations des tribus de Chaouis, nous disons «Bouteflika et son frère Saïd, Sellal, Saïdani, Benyounès, Belkhadem, Ouyahia, Tliba, Haddad, Ghoul, etc. hacha razk rabi». Pas d’excuses ! Nous n’acceptons pas d’excuses d’un Sellal qui se permet d’insulter toute une région qui a porté le combat de la révolution libératrice. Et voilà que Yacef Saâdi dont chacun connaît l’histoire trouble, ose renchérir en insultant notre autre grand martyr, Larbi Ben M’hidi, issu lui-même de cette région de l’est. Est-ce que les chacals peuvent s’attaquer aux lions ? Cela nous montre en tout cas que ce pouvoir ignoble et corrompu est poussé jusqu’à sa dernière extrémité et recourt avec cynisme au régionalisme. Comment vont-ils donc s’y prendre pour vendre un quatrième mandat honni à tous les Algériens qui le refusent ? La réponse ne viendra certainement pas de Monsieur Ouyahia qui confond le fait politique avec le «tbalîte» ou l’art de rouler les gens dans la farine. Si l’on a promis un poste à Ouyahia, qu’il soit d’ores et déjà certain qu’il ne sera ni vice-président ni président. La bourse des ambitions politiciennes personnelles affiche à la baisse, et cela vaut pour Belkhadem aussi. En liant leur destin à la chaise roulante, ils se sont eux-mêmes fait hara-kiri. Les journalistes qui ont reçu Ouyahia sur Ennahar TV – dont nous savons que le directeur qui a déjà vendu son âme au diable depuis longtemps est en train de faire des démarches pour revendre sa chaîne télévisée – lui ont offert une tribune en or en le laissant s’exprimer dans la langue où il excelle, celle du bois, ou du charbon et autres matières premières. On connaît bien son penchant pour les questions de journalistes stagiaires, car ceux-ci ne pensent qu’à assurer leur avenir, ainsi, ils n’ont pas demandé à leur invité pourquoi il a affirmé un jour «nous avons échoué». Ils n’ont pas cherché des éclaircissements au sujet de sa déclaration la veille de son départ du gouvernement selon laquelle «il subissait des pressions de la part de gens au sein du pouvoir». Ils n’ont pas non plus rappelé qu’Ouyahia avait certifié qu’«un quatrième mandat de Bouteflika n’est pas bon pour l’Algérie». Qu’il y a-t-il donc de changé pour qu’Ouyahia nous prenne pour des idiots et nous offre une pantalonnade de comédiens ambulants au rabais ? La politique, ce n’est pas de la roublardise. Nous assurons Monsieur Ouyahia qu’il a frappé le vent avec un grand gourdin et que ceux qui lui ont demandé de réintégrer les affaires du pays ne sont que des amateurs. En effet, quelques jours après son retour dans la sphère du pouvoir, une tornade populaire s’annonce contre le quatrième mandat d’un président qu’Ouyahia et ses partenaires prétendent en bonne santé alors que son collège Belkhadem «la tristesse et l’échec» nous apprend en exclusivité que Bouteflika est en train de rééduquer ses membres inférieurs à grand renfort de séances désespérées de kinésithérapie. Sachant cela, de quel droit le Conseil constitutionnel a-t-il donné son aval à un candidat malade et paraplégique pour qu’il se présente à la présidentielle ? Ainsi, de contradiction en contradiction, le clan présidentiel patauge et s’enfonce dans un marécage qui l’engloutira. Comment peut-on défendre une candidature de cette nature ? Le dégoût nous met le cœur au bord des lèvres devant ce spectacle de «lèche-bottisme» et de «larbinisme» assuré par des mercenaires sortis tout droit de la Cour des Miracles, qui osent nous parler de la candidature de Bouteflika. N’ont-ils donc aucune honte ? Où les mènera cette adoration collective de la part des cercles qui se sont engraissés durant le règne infâme de Bouteflika et qui défendent leurs milliards ? Les milliardaires et la bourgeoisie compradore, les milieux affairistes et corrompus, tous, aujourd’hui plus que jamais, font face au peuple algérien héritier de toute son histoire révolutionnaire. Tous les empires à travers les âges ont essayé de nous conquérir et nous avons toujours résisté, est-ce une bande de malfrats qui va pouvoir contrer la sève révolutionnaire et résistante du peuple algérien ? Non ! Ils vont voir de quel bois nous nous chauffons, qu’ils le prennent comme ils veulent, ils ont ouvert la boîte de Pandore. Ils se sont disqualifiés historiquement et socialement en ne cessant pas d’insulter le peuple avec, en ultime affront, l’infâme quatrième mandat d’un président moribond qui a perdu tout crédit et tout respect à nos yeux, car il véhicule tous les maux de la corruption réunissant dans la même abjection le clientélisme, le régionalisme, le «larbinisme» et le «lèche-bottisme». Monsieur Bouteflika, vous avez trahi l’Algérie et le peuple algérien, vous qui avez déclaré que vous ne vous représenteriez pas et que votre génération devait passer la main. En plus de tous les maux liés à votre pouvoir, vous avez montré que votre règne est parjure et menteur. Le tableau est complet. Pour ceux qui insultent nos martyrs, que ce soit la terre de Ben Boulaïd et des valeureux guerriers des Chaouis de l’est algérien tout entier qui a donné des leçons de courage à l’Empire romain, à l’Empire ottoman, au colonialisme français et à l’Otan, nous affirmons que si nos ancêtres ont résisté et croisé le fer avec ces empires, ce n’est pas une poignée d’escrocs qui vont arrêter le train de l’histoire de l’Algérie. Elle vous survivra à tous ! Ce message s’adresse à tous les larbins de ce pouvoir pourri dont la tête est le gang des frères Bouteflika entourés de la horde sauvage. Ils ne sont rien et se sont eux-mêmes condamnés à l’avance. Quand un candidat est interdit de faire campagne dans les régions de Jugurtha, de Massinissa, de Takfarinas et de Saint Augustin, que leur reste-t-il à part Cheb Khaled ? Tel est leur niveau : mensonge, corruption, et… pourvu que ça passe. Aucune vision pour les générations futures, rien ne compte excepté un bide bien rempli, une danse avec une chaise éphémère dans un simulacre de règne, un accès aux miettes du régime de Bouteflika. Voilà à quoi se résume leur pouvoir : une cour et un harem composés de catins de tous bords. Rappelons que ce pouvoir pourri n’est même pas capable de nous donner des informations sur nos diplomates détenus au Mali et livrés à eux-mêmes. Sont-ils vivants, en bonne santé, morts ? Leur sort n’entre pas dans les préoccupations du gang de la chaise roulante qui a d’autres chats à fouetter. Nous avons l’impression qu’à chaque mot que prononce la horde sauvage, un cataclysme arrive. Nous demandons solennellement à tous les responsables qui défendent l’indéfendable avec ce quatrième mandat, de faire aussi une rééducation mentale. Il ne s’agit pas de rééduquer seulement les membres inférieurs de leur champion, mais de se rééduquer tous tant qu’ils sont afin d’apprendre à parler au peuple sans l’injurier. A cette fin, nous leur proposons des séjours divers dans nos hospices de l’est ou du centre, où des médecins très compétents s’occuperont de leur cas dont nous ne doutons pas qu’ils figureront dans les annales de la psychiatrie. Ne sommes-nous pas en effet face à une bande de malades mentaux qui poussent de concert la charrette d’un vieillard cacochyme et infirme, lequel, en lisant son programme du haut de sa chaise roulante – tenez-vous bien, peuple d’Algérie – nous propose, ni plus ni moins, de rapatrier l’argent détourné à l’étranger ! Si ce n’est pas un aveu que les caisses de l’Etat ont été dilapidées sous le règne Bouteflika, comment appeler cette déclaration ? Il ne s’agit pourtant pas d’une première, puisque le cas s’est déjà produit en 1980 lors d’un chantage exercé par le même Bouteflika envers l’Etat lorsqu’il avait exigé de rester au pouvoir contre la restitution de l’argent détourné dans les ambassades algériennes à l’étranger vers un compte suisse. A l’époque, une somme de 11 millions de francs suisses avait été restituée à l’Etat sous forme de chèques, transmis au MAE dirigé alors par le défunt Benyahia. Voilà, chers compatriotes, comment un pouvoir corrompu se comporte avec son peuple. A défaut d’avoir un projet de société solide, on fait des copier-coller et on voyage dans le passé pour essayer de trouver une phrase qui accroche. Que semble nous dire le clan présidentiel ? «Votez pour nous et nous vous ramènerons l’argent détourné, du moins une partie.» Chantage mesquin ! Cet argent détourné est-il la propriété de la famille Bouteflika ou d’un quelconque membre du gang de la chaise roulante ? Non ! Cet argent appartient au peuple algérien et constitue la richesse de notre pays qu’ils ont volée sous nos yeux. Nous ne leur demandons pas seulement de restituer l’argent, mais d’arrêter de piller la nation. A propos de sommes détournées, nous attendons toujours la réaction de Sellal à propos de la banque française qui s’est évaporée dans la nature avec les 45 milliards de dollars déposés par un membre du clan présidentiel. Les valises de billets voyagent et une autre information concernant Saïd Bouteflika nous est parvenue stipulant qu’il a déposé plusieurs millions d’euros dans des banques suisses ces derniers temps. Nous jouons cartes sur table et nous demandons une confirmation ou un démenti de ces informations à celui que nous citons, s’il en a le courage. Ces informations très précises provenant de sources fiables et très au fait sont à la disposition de toute personne qui voudra en connaître les détails. Un défi est donc lancé devant le peuple algérien : nous exigeons confirmation ou démenti de ces accusations ! Devant ces faits, on comprend aisément pourquoi le rapatriement de l’argent a été introduit dans le programme du démuni. Est-ce qu’Abdelaziz Bouteflika va condamner son propre frère ? Bien sûr que non ! Mais c’est nous, le peuple, qui allons nous en charger et les juger tous. Plutôt qu’un slogan de campagne ridicule tant il est mensonger, le clan du président grabataire aurait dû choisir «nous, les corrompus entourant la chaise roulante, avons un contrat à durée indéterminée avec l’Algérie» (ou le serment de l’argent sale du clan de Bouteflika). Mais nous, peuple algérien, avons décidé de les licencier tous sans exception. Le glas de l’est a sonné. A force de nous chercher, ils nous ont trouvés et il ne leur sert à rien de nous faire des promesses de campagne creuses et insipides, car ils sont perdus et plus personne n’est dupe. Le gang de la chaise roulante nous a rendu un grand service en recrutant des champions du monde de la bourde politique. Autant choisir Gaston Lagaffe comme chef de campagne. Nous avons bien compris que ce n’est pas une présidentielle qui se prépare, mais la représentation d’une bande de clowns sans aucun sens des responsabilités, ni stratégie, ni projet porteur, pour une nation qui veut et qui doit sortir de l’économie du pétrole avant que celui-ci ne s’épuise et qu’il n’y aura plus d’argent à distribuer aux amis. Il en reste quelques gouttes que ces maquignons sont en train de gaspiller pour un projet funeste et pour conduire une chaise roulante en rééducation des pneus à la tête de l’Etat algérien. Tous doivent être jugés car nous avons la preuve que Bouteflika est malade, d’après les aveux mêmes de Belkhadem «la tristesse et l’échec». Le Conseil constitutionnel a commis quant à lui l’irréparable en se mettant hors-la-loi, comme l’a fait Abdelmalek Sellal dont on vient d’apprendre qu’il passe de la bourde à l’illégalité en signant le décret exécutif 14 08 daté du 17 février 2014 qui concerne la gestion du budget accordé à la commission de préparation de l’élection. Nous sommes à nouveau confrontés à un énième signe de la forfaiture du clan présidentiel et l’on s’interroge sur le dernier alinéa de ce décret composé de neuf articles, qui stipule que ce décret ne doit pas être publié dans le Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire. Que veulent cacher Sellal et le clan présidentiel en optant pour l’illégalité lorsqu’ils insistent sur le caractère secret d’un décret exécutif ?

Ils sont capables de tout, y compris de s’allier avec le diable
 Ouvrons les yeux, ce qui se passe en ce moment est une catastrophe à tout point de vue, et en tant que citoyens algériens, nous sommes tous appelés à bloquer et rejeter le candidat des corrompus, Abdelaziz Bouteflika, par tous les moyens possibles et imaginables, chacun selon ses moyens et ses connaissances. Nous, les patriotes algériens, nous promettons que ces gens ne seront jamais à l’abri et que nous mènerons campagne contre eux sur le plan national et international. Notre seul but est de les dégager, ce qui viendra ensuite, l’Algérie seule décidera, mais sans eux ! Avec cette bande d’amateurs et de pyromanes, mauvais gestionnaires, menteurs, corrompus, nous avons touché le fond. Et ils parlent de stabilité alors qu’ils sont l’ennemi interne avec la bourgeoise compradore, alliée stratégique de l’ennemi extérieur auquel ils veulent donner les clés de la Cité après avoir pillé toute l’Algérie ! Pendant que les margoulins manigancent et traficotent, nos braves soldats continuent la lutte antiterroriste et veillent à l’intégrité et à la stabilité de notre pays en abattant quotidiennement des terroristes sanguinaires. Ce ne sont pas les nantis dans la zone verte du Club des Pins qui partent au casse-pipe face aux terroristes. Au moment où nos soldats issus du peuple insulté quotidiennement nous protègent, nous apprenons que le juge Trévidic va venir enquêter sur les moines de Tibhirine en mai, juste après l’élection présidentielle. Si la visite du juge français était programmée, ce n’est pas le cas des 13 personnes qui vont l’accompagner, soit des juges, des policiers, des agents secrets, pour enquêter sur nos affaires internes. Telle est la faiblesse d’un Etat qui s’est affaissé au point où la France ébranlée par une série incalculable de scandales d’écoutes téléphoniques et de malversations ose venir toucher à notre honneur. Voilà à quoi nous a réduits le gang de la chaise roulante de Bouteflika. Cette visite de Trévidic et de sa délégation a tout l’air de faire partie du deal macabre opéré entre Saïd Bouteflika et la France, lors de son dernier voyage à Paris. Le juge Trévidic n’est pas le bienvenu en Algérie et le clan présidentiel qui l’a invité n’est pas propriétaire de l’Algérie. Nous ne voulons pas que l’on vienne perturber nos morts, c’est l’Occident et lui seul qui a créé le terrorisme. L’accord signé avec Saïd Bouteflika est caduc, les autorités françaises n’ont pas le droit de s’immiscer dans nos affaires internes, ou alors nous pouvons dépêcher nous aussi nos juges et nos enquêteurs sur le sol français pour enquêter sur les crimes innombrables que la France a commis chez nous. Nous ne voulons pas de vous, Monsieur Trévidic ! Celui qui vous a invité ne représente que sa personne et certainement pas le peuple algérien. Jamais on n’a connu cela en Algérie, jamais nous n‘avons vu que toute une clique peut venir enquêter chez nous, grâce à ce pouvoir corrompu et faible qui veut se maintenir aux commandes coûte que coûte, quitte à mettre le feu au pays. Pour que la chaise roulante et le mourant passent, ils sont capables de tout, y compris de s’allier avec le diable, et leurs malversations multiples dévoilées, il est clair que leur heure a sonné. Ils ont réussi, tous autant qu’ils sont, à ériger un vrai consensus qui va de l’Est algérien aux professeurs d’université, aux mouvements des jeunes et des étudiants pleins de vitalité, qui refusent le règne d’une malade qui ne cherche qu’à séquestrer les rêves d’un peuple et de cloîtrer la jeunesse. Les jeunes manifestants ont donné une leçon magistrale en accomplissant sans échauffourée ce que l’opposition n’a jamais réussi à faire : arracher leur droit de manifester pacifiquement à Alger et clamer leur droit de contester ce quatrième mandat infâme. Alger est devenue une zone libérée grâce à cette jeunesse, seule véritable richesse de l’Algérie, et non pas le pétrole et le gaz pillés par une caste arrogante de traîtres qui ont hypothéqué l’avenir de plusieurs générations. Face à ces jeunes, le clan présidentiel a échoué devant toute la planète.
A force de bêtises, de mensonges, et d’irresponsabilité, les garants de l’argent de leurs amis les milliardaires, Messieurs Saïd Bouteflika et son frère, Sellal, Ouyahia, Belkhadem, Benyounès, Ghoul, Medelci, Saïdani, etc. ont su réunir le peuple algérien. Ces vaguemestres vont bientôt connaître leur fin, car s’ils ont tout prévu, ils n’ont jamais imaginé la fronde populaire. Du coup, le scénario du consensus des dessous de table et des cercles occultes a fait flop. Nous continuons à dire que rien n’est joué, qu’ils paniquent, qu’ils ont la trouille, la pétoche, et que le moment est venu de les achever, car ils sont tous des mourants à l’image de leur champion qui est en train de réadapter ses membres inférieurs, à défaut de réadapter son cerveau. Les maîtres du Val-de-Grâce s’attellent à la mission impossible de réajuster les infrastructures d’un mourant, mais les Français espèrent toujours et les milliardaires corrompus aussi. Quant à nous, nous considérons que le président qui sert la caste des nouveaux riches pilleurs et voleurs de la nation ne peut pas être président du peuple algérien. Il ne doit pas être élu et nous devons tous faire barrage pour ensuite juger les traîtres et les mettre en cellule, celles dans lesquelles les mafieux s’acharnent sur les jeunes qui contestent leur règne. Ils boiront leur déchéance jusqu’à la lie, c’est une certitude. Les prémisses ont commencé à Ghardaïa où le pouvoir des traîtres perfides n’a pas pu éteindre le feu, car il ne jouit d’aucune légitimité aux yeux du peuple algérien. Est-ce qu’un pouvoir régionaliste et corrompu peut éteindre la fitna à Ghardaïa ? De quelle crédibilité peut-il se prévaloir pour apaiser la crise qui fait partie du bilan de Bouteflika, et ce ne sont pas les autoroutes de la corruption qui vont nous convaincre de pousser la charrette de la malade, sauf dans un ravin. La jonction de tous les mouvements de contestation qu’ils soient sociaux ou politiques s’est faite aux dépens du clan présidentiel, il n’y a rien à négocier et l’on constate le retour d’un débat sur un éventuel deuxième tour. Nous assurons qu’il n’y aura ni deuxième ni troisième tour, et que des élections qui se passent dans une période où le pays est en train de connaître une zone de tornades classées gros risques constituent déjà une menace à la stabilité que l’on nous chante sur tous les tons. Bouteflika n’a jamais ramené la paix comme on nous le serine depuis des années, le travail avait été accompli avant sa venue. Par contre, il a refusé de diriger l’Algérie en 1994 parce que le baril de pétrole ne valait pas suffisamment pour que ses amis puissent engranger des bénéfices plantureux, il a donc abandonné le pays en fuyant vers les émirats. Il est revenu en courant en 1999, appâté par le prix du baril permettant à la classe issue de sa région de faire main basse sur l’Algérie et quinze ans plus tard, des milliardaires ont poussé comme des champignons autour d’une chaise roulante et d’un mourant. Le bilan est plus que négatif. Quant à rapatrier l’argent, en cet instant, ce n’est pas la peine de nous rédiger un programme pour nous dire que ceux qui ont stoppé la procédure engagée contre leur ami Chakib Khalil, corrompu jusqu’à l’os, issu de la même région et symbole de la bourgeoisie compradore qui a pillé l’Algérie, vont rapatrier l’argent détourné. Allons donc ! Il faudra quand même un jour songer sérieusement à cesser de nous prendre pour des idiots. Le Forum des chefs d’entreprises qui est en passe d’imploser à cause de ce maudit quatrième mandat a vu un patron, M. Othmani, montrer les limites de cette organisation. Nous ne connaissons pas ce monsieur, n’avons aucun intérêt avec lui, et ne lui faisons pas de la pub. Nous tenons simplement à signaler qu’il ne représente pas la bourgeoisie compradore puisqu’il a refusé de s’aligner sur les positions de cette dernière, et c’est à l’honneur du patronat national qui sait aussi entrer dans l’arène contre la bourgeoisie compradore qui veut nous livrer à tous les impérialismes. Nous ne lui jetons pas des fleurs, les actions des hommes resteront gravées dans l’Histoire, mais son courage nous a montré la lâcheté des autres. En refusant de cautionner cette mascarade, il apporte sa vision de l’entreprise, bien différente de celle d’une bande de corrompus aplatis face au règne du prince du jour qui va disparaître inéluctablement. Et pourtant, un autre candidat, Ali Benflis, avait demandé aux chefs d’entreprise de rester neutres, mais non, ils ont préféré obéir à des cloportes qui partiront par la porte ou par la fenêtre, mais qui partiront, nous en faisons le serment. Ils ont eu tort de miser sur le mauvais cheval… pardon ! sur le fauteuil roulant. Ainsi, tous les segments de la patrie doivent combattre le quatrième mandat ignoble du gang de la chaise roulante. Tout le monde est appelé au combat, le match n’est pas plié, réveillez-vous, notre destin se joue maintenant ! Achevons-les ! Bouteflika ne sera pas président, en tous cas pas celui du peuple. A ceux qui ont cru que cette présidentielle est pliée d’avance et qu’elle se résume à désigner un vice-président pour assister le grabataire et ensuite prendre sa place, nous leur disons que leur scénario a lamentablement échoué. Concernant la campagne de Bouteflika caractérisée par des menaces remplacées par des insultes, elle est le reflet de la médiocrité d’une bande d’amateurs et nous ferons tout pour que le président qui a régné le plus longtemps ne meure pas dans ses fonctions. Le nom de Bouteflika restera dans l’Histoire comme celui de l’homme qui a introduit l’argent sale et la corruption au pays de la révolution et des martyrs. On dira de lui qu’il a cherché du temps et fini avachi sur une chaise roulante rouillée, haï et vomi. Il ne sortira même pas par la petite porte, mais par le trou de la serrure. Il nous faut un président fort, dynamique, qui prend en considération les enjeux stratégiques d’ordre planétaire et qui s’entoure d’une équipe compétente et intègre, qui correspond aux attentes du peuple et travaille en parfaite symbiose avec lui, et non pas un ectoplasme flanqué d’une bande de vampires qui ont saigné l’Algérie. Nous informons ceux qui insultent nos régions qui ne sont pas celles du président – et c’est la première fois que nous voyons le régionalisme atteindre cette extrémité ! – nous informons donc que notre président, c’est Larbi Ben M’hidi, c’est Ben Boulaïd, dont la région aujourd’hui s’est soulevée à la mémoire de ses valeureux révolutionnaires qui ont combattu la France et l’Otan pour que ces traîtres et leur sale engeance puissent écumer les casinos et les boîtes de nuit, et s’empiffrer sans discontinuer. Fait inédit dans l’histoire de toutes les campagnes présidentielles du monde, Sellal le fkakir se fait attaquer en justice par toute une région, en l’occurrence le Mouvement citoyen des Chaouis. «Ya alikoum man Guelma !» Le vent des Aurès s’est levé et la patrouille de l’est va bientôt marcher sur vous. Qui sème le vent récolte la tempête. Devant la colère des Chaouis, Sellal a été contraint de permuter son lancement de campagne de Batna à Tamanrasset, et il va devoir se contenter de converser avec les chameaux et compter les mouches tout en nous offrant peut-être un nouveau front avec les Touareg, sachant que ceux-ci sont déjà mécontents. Sellal, le Gaston Lagaffe national, reviendra avec une cohorte de guerriers touareg aux fesses. Buvez tous votre échec jusqu’à la lie ! Vous êtes disqualifiés par l’Histoire et illégitimes ! Nous vous remercions néanmoins pour vos mensonges, vos gaffes, votre irresponsabilité, dignes du Guinness Book, qui nous ont permis de nous réunir pour vous flanquer dehors. Tout le peuple algérien, du nord au sud et de l’est à l’ouest s’est uni pour offrir à la chaise roulante et au système qu’elle trimbale, un aller simple du Val-de-Grâce vers les Invalides.

Mohsen Abdelmoumen

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