Réponse au mercenaire Allain Jules : vous êtes le reflet d’une époque qui n’a rien de glorieux

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L’information selon Allain Jules. Capture d’écran

Je viens d’apprendre que vous m’avez répondu sans prononcer mon nom. Je comprends que vous n’ayez pas pu me nommer, car mon nom, ancré dans l’histoire de l’Algérie, est trop propre pour une bouche infecte ou un clavier pourri. Vous avez cependant dérogé à une règle basique dans le journalisme en ignorant mes questions directes.Je vous les répète donc, en espérant avoir plus de chance cette fois-ci. Qui vous a donné un visa d’entrée en Algérie, alors qu’aucun journaliste étranger n’en a obtenu ? Quels sont vos liens avec le Makhzen marocain que vous ne citez jamais ? Qui vous a payé pour attaquer nos services de renseignement ? Et pourquoi ne faites-vous pas de même avec le Mossad israélien, les services français, le MI6 ou la CIA ? Bref, dans votre article réponse, je n’ai trouvé que des dérobades de la part de quelqu’un qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter et qui fait des comparaisons entre ses vomissures et le travail d’investigation et d’interviews que nous accomplissons pour notre journal. Je n’ai jamais rien vu de comparable sur votre blog, ni investigation ni interview, et je vous mets au défi de me les montrer. Je n’ai vu que des états d’âme d’un type payé par un clan. Car, oui, vous avez été payé par des gangsters ! Mais monsieur nous prend de haut et l’apôtre Allain Jules ose faire des comparaisons entre Algeriepatriotique qui me publie et son blog, qui ne draine que des âmes égarées en quête de gourou – un messie du déclin – prétendant que nous ne nous situons pas dans la même catégorie. Nous avons même eu droit à des statistiques prétentieuses et ironiques qui révèlent votre nature arrogante et votre narcissisme sans limite. Apprenez un peu la modestie qui vous fait défaut. Quelle est donc votre catégorie, Monsieur Jules ? Celle de l’argent sale, de la corruption et des commérages ? Tout le monde a lu votre papelard salissant notre chef des services de renseignement, c’est-à-dire toute notre armée, et vous osez me donner des leçons de patriotisme ? Vos leçons de patriotisme, allez les faire au Cameroun et pas dans la banlieue parisienne. Votre patriotisme à vous est l’équivalent d’une carte bleue et d’un compte en banque bourré de fric sale. Vous parlez de racisme, est-ce devenu un label pour vous, un registre de commerce ? Mon peuple s’est soulevé et a fait l’une des plus grandes révolutions de l’histoire de l’humanité, ce n’est pas le cas de votre pays, n’est-ce pas ? Et ça, ça ne s’achète pas et ça ne se crée pas sur le web. Des millions d’Algériens ont été exterminés et nous savons ce que signifient les mots racisme et exclusion, nous qui avons vécu le Code de l’indigénat. Alors, changez de disque, il est rayé. Ecrivez d’abord votre histoire avec votre sang, comme l’ont fait ma famille et mon peuple. Kwame Nkrumah, dans une de ses thèses, évoquait le continent noir africain en disant qu’il a cherché le mot «révolution» partout en Afrique noire sans jamais le trouver. Il l’a trouvé chez nous, en Algérie, et non pas au Cameroun ni dans les salons parisiens. Lisez donc Nkrumah, c’est un bon conseil pour vous affranchir de vos chaînes. Je vous ai aussi conseillé de lire Franz Fanon qui vous épargnera d’aller voir votre portrait à la Dorian Gray, sans devoir passer par l’Irlandais Oscar Wilde qui dort tranquille au Père-Lachaise. Mais vous ne l’avez pas fait parce que Franz Fanon vous a étudiés et a mis à nu votre mentalité d’esclaves soumis à Fafa, la France, le pays de Hollande et de Julie Gayet, dans lequel vous vivez. Lisez aussi Bakounine pour savoir à qui vous avez affaire. Allons, je vous rends service en vous conseillant de la bonne lecture, et vous ne m’en remerciez pas. Quelle ingratitude ! Vous parlez de menaces, qui vous a menacé ? Ma plume ? Elle hantera les nuits de vos maîtres, je vous le promets, car je conçois que la faute incombe avant tout à ceux qui vous ont commandité pour écrire ce déchet et non pas à vous l’exécutant rémunéré, mais vous vous êtes aventuré sur un terrain glissant que vous ne maîtrisez pas. Voyez-vous, vos commanditaires ont bafoué la règle d’or qui veut que chez nous, en Algérie, nous lavons notre linge sale en famille et n’acceptons aucune intrusion étrangère. Votre dégueulis contre un général de notre armée ne reflète que votre niveau et n’apporte rien au lecteur averti, mais interpelle la bête en l’homme. Je me suis toujours méfié du sensationnel dont vous êtes l’incarnation, car les gens comme vous ne peuvent exister que dans des zones marécageuses, et vous êtes le reflet d’une époque qui n’a rien de glorieux. Pour moi, vous êtes trop excessif pour n’être autre chose qu’insignifiant. Vous vous êtes pourtant permis d’attaquer l’Algérie et vous osez brandir le patriotisme contre des journalistes comme moi que vous ne connaissez pas, et dont vous ignorez tout. Donc, vous n’êtes pas un bon journaliste d’investigation. CQFD. C’est ma sève d’Algérien qui vous répond, la même que celle qui coule dans l’olivier enraciné dans ma terre gorgée du sang de mon peuple et qui ne plie devant personne. Sachez que mon grand-père est un martyr de la Révolution et il y en a eu bien d’autres dans ma famille. Mes ancêtres se sont battus sur les remparts de Constantine et y sont morts. Je défends le sang de mon grand-père, celui de Ben M’hidi et celui d’Ali La Pointe et me dresserai toujours contre ceux qui les offensent. Puis-je savoir s’il en est de même de votre côté ? Ayez le courage de signer avec votre nom africain au lieu de recourir à celui que vos maîtres les Gaulois vous ont donné. Non, nous n’avons décidément rien en commun. Nous, les patriotes, nous payons pour nos positions, tandis que vous, les larbins, vous êtes payés, point final. C’est là que réside la grande différence entre le janissaire et le combattant de la liberté. Contrairement à vous, je ne dénigre pas les personnes, je m’attaque à des sujets et à des lobbies, avec des intervenants de qualité. Je vous ai posé des questions auxquelles vous n’avez pas répondu, donc vous avez échoué comme «journaliste». Concernant l’acrobatie qui consiste à dire qu’Allain Jules est le meilleur du web, racontez-le à d’autres, c’est un jeu de gamin auquel je ne m’abaisserai pas. Sachez cependant que vous êtes tombé sur un os, on me trouvera partout où l’on dénigrera ma patrie ! Vous vous êtes fait du fric sur le dos de mon pays, et vous êtes fait de la pub en jouant à la victime, mais vous n’êtes victime que de votre cupidité et de votre âme corrompue. Révisez vos cours d’histoire avant d’attaquer l’Algérie. Sachez que ma patrie était la Mecque des révolutionnaires pour tous ceux qui combattaient pour la liberté de leur peuple, de Che Guevara à Fidel Castro en passant par tous les mouvements de libération à travers le monde. Je n’ai rien lu de semblable concernant le Cameroun dans les livres d’histoire. En tous cas, moi, vous ne m’avez pas fait rire, car vous avez touché à quelque chose de sacré. Il me faut des Chaplin pour rire, mais chaque époque produit ses personnages et cette ère ne produit plus que des immondices. Pour terminer, je vous somme à nouveau de retirer mes articles de votre blog nauséabond, ils n’ont rien à y faire. Vous parlez d’une tierce personne qui vous donne mes papiers, je n’ai mandaté personne pour le faire, alors retirez-les. C’est une règle de journalisme à respecter. Effectivement, nous ne sommes pas dans le même registre, et je me refuse d’être associé à vous dans quelque idée que ce soit. «Rouh taalab baid !» (Va jouer ailleurs !). Didouche Mourad a dit : «Si nous sommes amenés à mourir, défendez notre mémoire.» C’est ce que je fais ! Gloire à nos martyrs trahis par les traîtres qui se reconnaîtront et vive notre ANP digne héritière de la glorieuse ALN, honneur à nos soldats, nos policiers, nos gendarmes, nos journalistes et nos citoyens qui ont payé le prix fort pour sauvegarder notre République de l’ignominie du fascisme !

Mohsen Abdelmoumen

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