The journalist Mohamed Abassa writes us

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Le journaliste Mohamed Abassa nous écrit 

<a Mohamed Abassa

Mohamed Abassa D.R.

« Il faut féliciter le brillant et courageux chroniqueur Mohsen Abdelmoumen. Il faut juste qu’il pousse un peu plus loin ses investigations. Par exemple pourquoi Djezzy conditionne sa manne publicitaire au soutien total aux Bouteflika ? Quelles relations existent entre les Sawaris et les Bouteflika? Qui est le plus gros actionnaire d’OTA ? C’est ORATEL, une société off-shore domiciliée aux Iles Vierges Britanniques. Qui sont les vrais actionnaires d’ORATEL, actionnaires majoritaires d’Orascom Telephonie Algérie (OTA) ? Vous découvrirez des noms écrans comme Mme Arafat, M. Chorafa (3% des parts), mais Djezzy est massivement déversée sur les seuls qui encensent Bouteflika et son clan. C’est pourquoi je suis à ce jour interdit de publication dans tous ces journaux achetés. Posez-vous la question qu’un juriste algérien s’est récemment posée dans les colonnes d’El-Watan : pourquoi l’Algérie achète-t-elle à coups de milliards de $ ce qu’elle aurait dû acquérir gratuitement ? Pourquoi ? A qui profite la transaction ? Evidemment à ORATEL, c’est-à-dire à la famille Bouteflika. Pour l’intelligence du propos, j’invite amicalement le chroniqueur Mohsen Abdelmoumen à chercher pourquoi l’insulteur en chef des Bouteflika, Ghani Gedoui (l’actuel ministre de la Communication Hamid Grine, ndlr) – cachant et masquant honteusement le très peu recommandable « journaliste » à la médiocrité avérée – cet odieux personnage récemment promu ministre, a été recruté en sept 1994 par la DST marocaine sous la houlette et la direction du général Abdelaziz Allabouch. Il était chargé d’espionner et de retourner les intellectuels algériens réfugiés au Maroc. A son retour en Algérie, (1999), il s’offre à $aïd Bouteflika comme rabatteur, coursier et entremetteur. Après le holdup des Bouteflika (sous la couverture des Sawaris et Chorafa), Nadjib Sawaris, sur ordre de $aïd, le recrute comme chef de la pub et réclame de Djezzy… La suite on la connait ! D’un porc, chekkam, on fabrique un ministre. C’est l’air du temps. Posez-moi des questions, je ne demande qu’à parler. »

Mohamed Abassa

Ma réponse : Monsieur Abassa, je vous remercie chaleureusement pour votre message qui apporte un éclairage cru sur certains personnages, dont le ministre de la communication Hamid Grine qui vient d’interdire la publication du journal El Fadjr. Je cite le ministre : « La décision prise par la Société d’impression d’Alger de suspendre le tirage du journal El Fadjr « n’est pas politique ». Allons donc ! Racontez ça à d’autres, Monsieur le ministre. Nous déclarons notre solidarité pleine et entière à tous nos confrères et consœurs d’El Fadjr qui n’ont reçu aucun soutien de leurs propres collègues. J’informe les journalistes khobzistes et autres larbins que j’ai eu le malheur de croiser sur ma route que ce message sera diffusé à travers le monde via nos contacts et la plateforme Oximity pour laquelle je travaille. A chaque fois que Mister Grine persécutera un journaliste ou un organe de presse, que ce soit El Fadjr qui paie pour ses positions politiques contre le quatrième mandat du président impotent dans l’indifférence totale d’une corporation servile au clan pourri qui l’engraisse, ou bien nos confrères de la chaîne Atlas TV qui ont vu leur chaîne fermée, ou le caricaturiste emprisonné pour avoir fait son travail, il nous trouvera en face de lui. Pourquoi de nombreux titres de presse hyper endettés et qui n’ont jamais honoré leurs dettes ne sont-ils pas inquiétés si ce n’est en raison de leur soutien obséquieux au quatrième mandat du mourant et parce qu’ils sont les larbins de ce régime illégitime, archaïque et agonisant. Ce pouvoir pourri et ses valets dans la « presse » n’ont rien à voir avec l’Algérie qui ne représente pour eux qu’une vache à lait, et ne sont rien d’autre qu’un alibi « démocratique » fallacieux pour les potentats maquignons, ces nouveaux colons qui dirigent l’Algérie comme leur propriété privée. Tous sont condamnés par l’Histoire et ils nous trouverons sur leur chemin chaque fois qu’ils toucheront à un journaliste, quel qu’il soit. Un océan de sang nous sépare, nous sommes les vrais patriotes, dignes héritiers de nos ancêtres qui ont donné leur vie pour l’Algérie, et nos portes sont ouvertes à Monsieur Abassa dans notre plateforme mondiale Oximity pour qu’il puisse s’exprimer en toute liberté sur le sujet de son choix.

Mohsen Abdelmoumen, journaliste et auteur chez Oximity

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