Quand le Qatar fait du bizness avec le sang des enfants de Gaza.

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Erdogan et l’émir Tamim, larbins au service de l’impérialisme US et d’Israël. D.R.

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La trahison des différents gouvernements arabes se précise avec l’apparition récente de l’initiative du Qatar pour le règlement de la guerre à Gaza, encouragée par Washington et soutenue par Téhéran. Cette proposition qatarie requiert la soumission totale aux Etats-Unis, alors que Barak Obama a réitéré son soutien inconditionnel à Israël. A quoi rime le jeu du Qatar et de son alliée la Turquie lorsqu’ils contrent l’initiative égyptienne appuyée par l’Arabie saoudite ? Le jeu macabre des alliances de l’ombre et des compromissions fait à nouveau surface et nous confirme que ces tractations multiples ne représentent qu’un vulgaire marchandage indifférent aux souffrances du peuple de Gaza.Le Qatar microscopique, la grenouille qui se compare à un bœuf, la Turquie du frère musulman Erdogan uniquement préoccupé par l’intérêt de la confrérie, et certains pays arabes se révèlent plus sionistes que l’Etat d’Israël lui-même. Car ces différentes initiatives ne sanctionnent en aucun cas le génocide exercé par Israël sur le peuple palestinien, elles ne portent uniquement que sur l’arrêt des combats sans apporter le moindre avantage pour les Gazaouis. Les Arabes qui ont jadis inventé l’arithmétique vont-ils créer une nouvelle forme de diplomatie en ignorant les rapports de force des factions en présence sur le terrain ? En effet, ces initiatives ne se soucient nullement de géostratégie ou même de géographie, elles sont exclusivement dédiées au bien-être sacro-saint d’Israël, en échange de la quiétude d’un roitelet ou d’un président de pacotille. Or, chacun sait que l’action détermine la négociation, mais les chameliers illettrés du Qatar semblent vouloir nous persuader du contraire. Cette énième guerre sioniste contre Gaza la martyre abat tous les masques. L’Histoire a montré que l’armée israélienne a toujours subi des pertes à Gaza qui constitue pour eux un véritable cauchemar, et les Arabes avec leurs alliés turcs s’efforcent de sauver la face de Tsahal qui s’est embourbé dans l’offensive terrestre. Cette guerre va nous renseigner aussi sur le véritable poids de certains dirigeants du Hamas planqués dans les hôtels 5 étoiles à Doha, notamment Khaled Mechaal, agent du Qatar. Tout comme les révélations d’Edward Snowden ont dévoilé au monde le vrai visage de Daech, ou l’EIIL, qui refuse de combattre Israël et qui est en train de ravager l’Irak, la position des uns et des autres, leurs alliances, nous renseignent sur ce qu’ils sont. Tout le monde sait désormais qu’Al-Baghdadi a reçu un entraînement d’un an du Mossad. Le calife à la Rolex, dernière livraison sortie tout droit des laboratoires de la CIA et du Mossad, champion du massacre des musulmans, refuse de toucher à un cheveu des sionistes israéliens. Celui qui s’est autoproclamé le calife des musulmans nous a ramené la « Révélation » en nous affirmant que Dieu n’a pas ordonné aux djihadistes de combattre les Israéliens. CQFD.

Le tout à présent est de savoir si le Hamas va se transformer en mouvement de libération nationale, tel le Djihad islamique, le FPLP, le FDLP, et les autres factions palestiniennes qui se battent contre la barbarie sioniste. Va-t-il pouvoir effectuer sa mue en rompant avec la confrérie des Frères musulmans dont le concept de libération nationale est totalement étranger – la Ouma étant leur socle idéologique au détriment de la patrie – et ceux qui les représentent, comme Khaled Mechaal et consorts soutenus par le Qatar et la Turquie, alliés inconditionnels d’Israël. Car comment combattre l’entité sioniste tout en en étant dirigé par des personnages liés au Qatar et à la Turquie de l’Otan, tous deux valets de l’entité sioniste ? Mechaal a-t-il encore une influence sur le terrain des opérations ? Nous le verrons dans les faits. Le Djihad islamique, quant à lui, a fait preuve de maturité politique et d’un grand sens des responsabilités en refusant catégoriquement la proposition qatarie qui place les Etats-Unis au cœur des négociations car pour lui, les USA sont un ennemi allié d’Israël et ne doivent exercer aucun rôle dans les pourparlers. Le Djihad islamique, les Brigades Al-Qassam et toutes les autres factions qui combattent actuellement l’armée sioniste avec une grande capacité offensive en portant des coups mortels à l’armée ennemie, prouvent ainsi qu’ils sont au service du peuple palestinien et non pas de simples jokers aux mains des uns et des autres pour des intérêts occultes étrangers à la sauvegarde du peuple palestinien martyrisé. Les coups portés à l’armée israélienne constituent un bond qualitatif de la résistance palestinienne qui foudroie l’armée sioniste derrière ses lignes en abattant plusieurs soldats, dont un colonel. Netanyahu n’a d’autre choix que de cacher le décompte de ses soldats morts à son opinion publique s’il ne veut pas perdre la face. Les gouvernements arabes sans exception ont montré à quel point ils sont dépassés par la guerre qui se déroule à Gaza et la Ligue arabe devrait louer sa salle au Caire pour organiser des bals masqués où danseront Obama et Netanyahu avec les dirigeants prostitués arabes – qualificatif n’ayant jamais été plus mérité. Dépourvus de tout courage et de vision politique stratégique prenant en considération les aspirations de leurs propres peuples, le seul espoir des dirigeants arabes est de se maintenir coûte que coûte sur leurs sièges branlants grâce à l’appui de l’impérialisme américain et de son bras armé traditionnel, Israël. La prostitution politique des régimes arabes atteint son paroxysme lorsque ces derniers interdisent à leurs citoyens de manifester leur soutien aux Palestiniens, au moment où l’opinion publique internationale s’est levée comme un seul homme contre le régime d’apartheid israélien. Des manifestations massives ont eu lieu à travers le monde pour dire « Israël, ça suffit ! Nous ne voulons plus de votre politique fasciste, et nous n’oublions pas les enfants et les bébés déchiquetés par l’aviation israélienne ! ».

Mascarade infâme que cette initiative qatarie conduite par l’émir des brebis acoquiné avec son compère turc Merdogan… pardon Erdogan, qui pleurniche sur Gaza tout en alimentant l’aviation israélienne en gasoil et en entretenant des partenariats stratégiques, que ce soit en formation ou en échange divers, avec le gouvernement sioniste. Les larmes de crocodile d’Erdogan ne sont qu’une autre agression envers Gaza. Rappelons-nous que la Turquie est membre de l’Otan et qu’elle a déstabilisé toute la région avec son allié le Qatar. Tous deux n’obéissent qu’à une seule feuille de route, celle de la Confrérie des Frères musulmans dont le siège se trouve à Istanbul et qui entend régler son compte avec l’Egypte en traitant le président Al-Sissi de tyran. Bien sûr, l’émir du Qatar est un « démocrate » convaincu, lui qui a fait un coup d’Etat pour destituer son propre père, et la répression des manifestants de la place Taksim, l’emprisonnement de dizaines de journalistes dans les geôles turques font d’Erdogan un « chantre » des valeurs de la démocratie. Tout ce joli monde palabre comme de vulgaires larrons en foire qui se positionnent pour mieux marchander la cause de Gaza dont la vue des petits corps ensanglantés de ses enfants crève les cœurs les plus endurcis. Non, la solution palestinienne ne viendra pas par la voie diplomatique, car ces messieurs ont oublié que pour négocier il faut être en position de force. Ni ces régimes arabes, ni la Turquie, ne veulent se battre contre Israël, bien au contraire, ils sont ses meilleurs alliés et leurs initiatives biaisées ne visent qu’à sauver la face de l’entité sioniste qui essuie en ce moment une raclée dans son offensive terrestre. Craignant que leur opinion publique les oblige à soutenir la cause de Gaza, les valets d’Israël s’efforcent de sauver le soldat de Tsahal sous le prétexte que l’effusion du sang palestinien doit cesser, ce qui est pourtant loin de constituer leur préoccupation majeure. La diplomatie ne peut apporter aucune avancée sans un rapport de force favorable aux Palestiniens, et ceux qui appellent à des solutions diplomatiques courent derrière des buts inavoués, en l’occurrence un rôle à jouer dans la région. Pour eux, le sang des Palestiniens n’est pas inscrit à l’ordre du jour. On n’a pas entendu les fatwas des oulémas appelant au djihad contre Israël comme ils ne se sont pas privés de le faire vis-à-vis de la Syrie sous diverses formes, comme le djihad niqah. Pourquoi ce silence ? Seuls les sponsors exclusifs détiennent la réponse. Combien de régimes arabes ont-ils osé expulser l’ambassadeur d’Israël alors que le Venezuela et la Bolivie l’ont fait ? La prise de position de ces deux pays le l’Amérique Latine prouve que la crise palestinienne concerne le monde entier et n’est pas un problème confessionnel. En tant qu’Algérien, on ne peut qu’être fier d’appartenir à un pays qui n’a jamais reconnu l’Etat d’Israël. Messieurs les traîtres du monde arabe et de la Turquie, faites-en autant avant de vous targuer de vouloir peser sur l’avenir de la Palestine !

Tous les pions de l’impérialisme dans la région jouent une partition de trahison et d’aplat-ventrisme destinée à plaire aux Etats-Unis et pour se présenter comme étant la force régionale qui a réglé la crise en récoltant des médailles trempées dans le sang des Palestiniens de Gaza. Dans cette tragédie palestinienne, les régimes prostitués arabes ne se dissocient pas des régimes serviles occidentaux, comme la France qui a osé franchir le Rubicon en interdisant les manifestations pro-palestiniennes sur injonction du CRIF et des organisations israéliennes qui pullulent sur le territoire français et dont elle est la marionnette. Depuis quand le droit de manifester a-t-il été abrogé en France ? Hollande a-t-il changé la Constitution pour plaire à ses maîtres israéliens ? La France, qui se targue d’être le pays des Lumières et la championne du monde des droits de l’homme conçus par les « french doctors » sionistes vient de montrer son véritable visage. Il n’y a pas de démocratie sur terre. Et ce ne sont certainement pas les USA de Barak Obama et de la future candidate à la présidence Hillary Clinton, Madame « We came, we saw, he died », jouissant tous deux du soutien de l’AIPAC et du lobby sioniste aux USA, qui pourront nous convaincre de leur volonté de pourvoir au bien-être de leur population quand on sait que les Etats-Unis allouent 3 milliards de dollars à Israël annuellement alors que près de 50 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté et que des villes naguère prospères ont été dévastées par la crise économique et que Detroit ne fournit plus d’eau à des milliers de familles pauvres. Rappelons à cette prétendue élite politique corrompue, arrogante et asservie aux dictats des sionistes et d’Israël que la Constitution américaine stipule que la lutte armée du peuple pour se libérer de la tyrannie est légitime. Et ce n’est pas Che Guevara qui a écrit la Constitution des Etats-Unis d’Amérique ! Les régimes occidentaux ne respectent pas leurs électeurs qui ouvrent de plus en plus les yeux et découvrent que leurs dirigeants, en plus d’être des corrompus, sont les esclaves soumis d’Israël et que leurs impôts financent des guerres meurtrières. Des voix se lèvent pour que cela change, et c’est tant mieux. L’équation, ce n’est ni la prostitution des Qataris et des Turcs, ni la vassalité des régimes arabes et occidentaux, ni ce « machin » qui s’appelle l’ONU créé après la seconde guerre mondiale et qui ne sert strictement à rien si ce n’est à cautionner les meurtres et les assassinats commis par les puissants, seule la force conditionne toute la politique. Le droit international n’a jamais rien amené à aucun peuple, ni cette prétendue communauté internationale qui n’a jamais existé que sur papier, et la réaction de Ban Ki Moon, le Secrétaire Général de l’ONU, est plus que déshonorante face aux crimes sans nom qu’Israël commet en ce moment à Gaza. Il a prouvé encore une fois que la raison du fort prévaut toujours sur celle du faible.

Si le peuple palestinien veut changer son destin, il n’y a qu’une seule voie : le combat. Il faut que l’armée israélienne subisse une véritable saignée par les coups de la résistance. C’est la seule donne qui pourra changer le destin de la Palestine. Israël n’est pas un Etat intouchable, elle est juste un Etat hors-la-loi. Le changement ne se fera qu’avec les frappes sur le terrain et la mobilisation mondiale qui montre la véritable nature de ce pays colonialiste, fasciste et raciste qui assassine le peuple légitime de la Palestine à ciel ouvert, au su et au vu de toute la planète. Le rôle des anti-impérialistes et antisionistes de la terre est primordial dans cette phase, les mouvements de boycott des produits israéliens doivent s’intensifier pour briser les reins de l’économie de l’entité sioniste. Des artistes, des intellectuels, des scientifiques, des personnalités politiques tels Noam Chomsky, Georges Galloway, Roger Waters et Nick Mason des Pink Floyd, Stephen Hawking, Brian Eno, Ken Loach, John Cuzak, et tant d’autres, les mouvements BDS, toutes les personnalités et toutes les ONG qui soutiennent la cause palestinienne à travers le monde s’inscrivent dans un élan de justice et de solidarité. Ne perdons pas l’espoir de voir un jour Israël jugée pour les crimes qu’elle a commis, comme ce fut le cas pour l’apartheid en Afrique du Sud et viendra le temps où l’on aura des méga-concerts contre Israël. Tout se décide dans le terrain des opérations et dans les actions de l’opinion publique internationale, et non pas dans les salons des marionnettes de l’impérialisme et du sionisme. Seuls ces deux éléments pourront changer la donne : la résistance sur le terrain en portant des coups à l’armée sioniste d’Israël et la mobilisation mondiale de boycott et de manifestations pour peser sur l’opinion publique internationale qui est en train de se distancer par rapport aux gouvernements pro-sionistes et d’Israël.

Mohsen Abdemoumen

Published in Oximity, 21 July 2014

and Palestine Solidarité:

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.mohsen_abdelmoumen.210714.htm