Mois: mars 2015

Fin de règne de Bouteflika 4 en Algérie : y aura-t-il un virage historique dans une autoroute déglinguée ?

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Ali Haddad et son maître Saïd Bouteflika. DR.

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Des bruits, chuchotements, susurres, rumeurs, ballons sondes, diversions multiples, ragots de concierge, évoquent le divorce entre Ali Haddad et Saïd Bouteflika, frère cadet et éminence grise du président, ou que le courant ne passe plus entre Bouteflika et son frère. On va finir par nous dire qu’il y a rupture entre le président et lui-même. Jamais l’Algérie n’a traversé une telle période de fragilité, surtout au niveau de l’institution présidentielle, où la brise la plus légère peut faire crouler un château de cartes qui oscille sur ses bases mouvantes. Jamais non plus l’Algérie ne s’est autant approchée de la phrase d’Antonio Gramsci : « la crise, c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître ». Quand donc ce pouvoir pourri peuplé de goinfres irresponsables qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel et à leur vulgaire petit gagne-pain et non à l’Etat et à sa survie, vont-ils adopter l’adage qui dit que « la seule ruse est dans l’abandon de toutes les ruses » ? Un an à peine après la réélection de Bouteflika à son quatrième mandat, on parle déjà de « l’après-Bouteflika », prouvant que cette réélection aventureuse n’a aucunement servi l’Algérie. Bien au contraire, ce quatrième mandat de malheur nous a montré une présidence en décomposition, pour ne pas dire une vacance de la fonction de président qui influe sur tout le pays. Lire la suite »

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Interview with Dr Binoy Kampmark: “The re-election of Benjamin Netanyahu was achieved on the brute politics of fear”

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Dr. Kampmark

Dr. Binoy Kampmark. DR.

Mohsen Abdelmoumen: How do you analyze the rapprochement between the United States and Iran, with an agreement on the Iranian nuclear?

The rapprochement between the US and Iran is merely that, with the reins on Iran being firmly held by means of threatened ongoing sanctions were Iran to go slow on its agreement. While it has been remarkable to get US and Iranian diplomats at the same table openly, a more hawkish Republic administration, assuming the Democrats do not win in 2016, could see a reversal of any gains.  This is evident by such things as ‘Cotton Letter’ signed by 47 Republican members of Congress. Lire la suite »

Interview du Dr. Binoy Kampmark « La réélection de Benyamin Netanyahu s’est réalisée sur une politique brutale de la peur »

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Dr. Binoy Kampmark. DR.

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English version here: https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2015/03/24/interview-with-dr-binoy-kampmark-the-re-election-of-benjamin-netanyahu-was-achieved-on-the-brute-politics-of-fear/#more-3243

Mohsen Abdelmoumen : Comment analysez-vous le rapprochement entre les Etats-Unis et l’Iran avec à la clé un accord sur le nucléaire iranien ?

DR. Binoy Kampmark : Le rapprochement entre les Etats-Unis et l’Iran est simplement dû aux rênes fermement tenues sur l’Iran au moyen de menaces suivies de sanctions qui ont incité l’Iran à se diriger progressivement vers l’accord. Quoiqu’il ait été remarquable de voir les diplomates américains et iraniens se réunir franchement autour de la même table, une administration des Républicains plus belliciste, dans l’hypothèse où les Démocrates ne gagneraient pas en 2016, pourrait voir un renversement de ces progrès. C’est évident de diverses manières, comme la « lettre de Cotton » (ndlr : lettre du Sénateur Tom Cotton) signée par 47 membres républicains du Congrès. Lire la suite »

La diplomatie algérienne du dialogue inter-malien au dialogue inter-libyen

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mnla-mediation-alger-accord-hamdi-mongiDe dr.à g., Ramtane Lamamra, Ministre algérien des Affaires étrangères et Bilal Ag Acherif, Secrétaire général du MNLA, DR

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La diplomatie algérienne a réussi le tour de force, quasiment impossible à réaliser, de réunir autour de la table des négociations tous les protagonistes impliqués dans la crise malienne. Ces pourparlers de huit mois ont été finalisés à Alger par un accord d’une importance capitale, constituant le premier jalon dans la voie vers la stabilité au Mali, et ce, malgré les tentatives incessantes de certains pays et forces occultes de faire capoter ces accords salués aujourd’hui par la communauté internationale. Parallèlement, l’Algérie a initié l’entame des discussions entre les belligérants libyens, alors que la Libye, où la présence de l’Etat est inexistante, est devenue un territoire hors contrôle et la source de tous les dangers. Les différents acteurs libyens qui s’affrontent dans une guerre civile qui dure depuis 2011 ont accepté la médiation algérienne. L’Etat algérien a toujours privilégié les solutions politiques parce que ce sont les seules qui perdurent dans le long terme, contrairement aux interventions militaires, surtout les frappes aériennes, qui ne rapportent aucun résultat tangible, entraînant au contraire destruction et désolation. Lire la suite »

Le trafic des trésors archéologiques d’Irak, de l’invasion US à Daech-IS

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hires_090718-A-8796C-063aL’armée américaine à Babylone en Irak. DR.

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La Mésopotamie est une antique région du Moyen Orient située entre le Tigre et l’Euphrate qui recouvre le nord-est de la Syrie et le nord de l’Irak. Sa civilisation a donné naissance à l’agriculture, à l’écriture, dont l’apparition est estimée à 3500 avant JC, à l’urbanisme, aux 24 heures dans une journée, à la création d’institutions, au droit, aux lois, au commerce, à l’art sous plusieurs formes (architecture monumentale, sculpture, peinture, orfèvrerie), à la musique, etc. Cette région regorge de trésors inestimables disséminés sur des centaines de sites archéologiques majeurs et des dizaines de milliers plus petits qui ont déjà fait l’objet de pillages par des aventuriers européens au XIXe siècle et ensuite par l’armée US lors de l’invasion en 2003. A l’époque de l’invasion criminelle US-britannique en 2003, de nombreux archéologues et historiens ont reproché aux armées occidentales d’avoir pillé le patrimoine irakien, accusant Washington d’avoir violé les accords internationaux de la Convention de La Haye datant de 1907 qui interdit formellement les pillages. Aujourd’hui, l’armée de fantassins à la solde des USA et d’Israël, Daech-IS, fait à son tour main basse sur les trésors de l’Irak, destinés à décorer les intérieurs luxueux des collectionneurs privés occidentaux qui les conservent en toute discrétion et ne les rendront jamais. Ainsi disparaît le patrimoine national irakien, témoin d’une civilisation éblouissante, dans les coffres-forts et les salons de l’Occident. Le pillage intensif et systématique des régions envahies par Daech-IS permet à l’organisation terroriste de financer son entreprise de mort et de destruction en fournissant pétrole et objets d’art à bas prix. Mais le diable est dans les détails et qui dit vendeur, dit acheteur, et tous ceux qui vendent ou achètent le fruit des rapines ont autant de sang sur les mains que les égorgeurs qui massacrent les peuples du Moyen-Orient. Lire la suite »

L’Amérique Latine à nouveau ciblée par l’Empire US

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De gauche à droite, les présidents Dilma Roussef (Brésil), Nicolas Maduro (Venezuela), Cristina Kirchner (Argentine)

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Le continent sud-américain est dans la ligne de mire de l’impérialisme US qui fomente, selon son accoutumée, des opérations secrètes visant le Venezuela, le Brésil, l’Argentine, et toute autre nation refusant de suivre la feuille de route étasunienne. Tous les coups sont permis et les USA, renouant avec leur passé trouble dans la région, concoctent des coups d’Etat et autres tentatives de déstabilisation. Dans cette conjoncture très dangereuse où s’entremêlent le soft power et les coups tordus de la CIA allant de la guerre économique à l’assassinat politique, nous voyons à quel point les Etats-Unis veulent changer la carte politique de l’Amérique Latine qui est entrée dans un processus durable d’installer des mouvements progressistes au pouvoir en faussant tous les calculs étasuniens, déchaînant ainsi les foudres de l’Empire. La politique d’agression permanente des Etats-Unis vise plusieurs objectifs. Il s’agit de limiter la grande influence des pays du BRICS à ses portes et surtout de la Chine, en reproduisant la vieille méthode des opérations noires de la CIA qui ont saigné l’Amérique Latine pendant des décennies. Il faut aussi briser l’alliance entre les pays du continent sud-américain qui, désireux de peser sur l’échiquier des négociations, se sont groupés dans des organisations comme le MERCOSUR ou l’UNASUR. Alors qu’ils sont en guerre un peu partout dans le monde, les Etats-Unis se retrouvent isolés sur leur propre continent, mis à part quelques pays larbins comme le Canada, le Mexique et la Colombie, cette dernière étant devenue une base arrière pour les opérations de déstabilisation des gouvernements progressistes démocratiquement élus. Lire la suite »