L’Algérie de Ouicha et d’El Harraz

Publié le Mis à jour le

deux-guignols-de-linfo

To translate, click right on the text

Por traducir, haga clic derecho sobre el texto

Per tradurre, cliccate a destra sul testo

Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text

Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести

Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο

« Ayli wel ghani rabii ». C’est ainsi que commence la chanson d’El Harraz, le cerbère de Ouicha, poème de Cheikh Al Mekki Ben El Hadj Al Quoraichi. La famille de ce poète devrait demander des droits d’auteur à Saïdani qui l’a plagié, car la nouvelle charge médiatique de Saïdani avait une saveur musicale. Cet individu était recherché depuis plusieurs mois suite à sa disparition et on a failli lancer l’alerte kidnapping comme on l’a fait avec son président qui disparaît et ne réapparaît que grâce à la médecine et aux piqures de Saïd. Lors de sa réapparition, Saïdani nous a montré qu’il avait changé de créneau musical. De la variété quand il était particulièrement connu pour la chanson Taht echebbak teghmezli (de sous la fenêtre, il me fait des clins d’œil), il est passé à la chanson chaâbi en choisissant un répertoire maitrisé par les initiés, et s’est produit dans une salle remplie des flatulences d’une chorale de péteurs improductifs excepté dans la fabrication de vents et de flatuosités, à savoir le gouvernement de Sellal. Ce gouvernement symbolisant la décrépitude de son président cacochyme et incontinent accompagne donc un ex-pompiste devenu chef d’orchestre, en l’occurrence le drabki Saïdani qui, dans cette folle aventure de changer son répertoire musical, nous a livré un grand secret jamais révélé jusqu’ici : l’identité d’El Harraz qui n’est autre, d’après lui, que le général Toufik, tout en tapant avec frénésie sur lui, comme il le faisait avec sa derbouka. Oubliant l’histoire de l’arroseur arrosé, le drabki a fusionné avec son instrument en devenant une derbouka lui-même où tout le monde peut taper.

Néanmoins, en nous affirmant qu’El Harraz est le général Toufik, il nous reste à découvrir qui est Ouicha. Il apparaît que celle-ci porte plusieurs noms, dont celui de Saïdani lui-même, avec tout le respect dû à la femme algérienne. Malheureusement, cette belle chanson du répertoire chaâbi s’en trouve défigurée par ce sinistre personnage qui a usurpé le rôle de Ouicha après que son parti a usurpé le rôle du FLN historique. Saïdani devrait s’expliquer avec la justice pour les détournements qu’il a commis avec sa famille, et ce n’est la faute de personne si Ouicha-Saïdani s’est retrouvé dans des affaires scabreuses et cela, depuis ses escapades à Oued Souf. C’est qu’il a fait les quatre cent coups, le Saïdani : pompiste, danseuse du ventre, voleur de matelas, applaudisseur assermenté de diverses réunions… une carrière bien remplie en somme. Pour réussir, il lui fallait une multitude de trahisons, en commençant par celle envers son mentor dans la chanson sahraoui puisque Abdallah Mannai a déclaré que son disciple s’était retourné contre lui. Dans son coin perdu, Saïdani léchait les bottes d’un officier du DRS, un capitaine qui l’aidait à obtenir des logements et des lots de terrains, et il a traficoté dans le syndicat UGTA. Depuis cette époque, les trahisons se sont succédées, allant jusqu’à trahir son propre pays en devenant un indic de la DGSE, ce qui lui a permis d’avoir les faveurs de ses maîtres français, qui lui ont accordé des biens et autres privilèges dans sa mère patrie la France. Mais comme il a toujours cru à un destin national, depuis sa Tunisie natale, il a réussi à grimper les échelons jusqu’à arriver en tête d’affiche. Résultat, Ouicha-Saïdani est devenu aujourd’hui président de l’Assemblée nationale et Secrétaire national du FLN. Bien sûr, cela n’était pas possible sans l’appui et le soutien de ceux qu’il attaque en ce moment, à leur tête le général Toufik. La suite, tout le monde la connaît et à vrai dire, nous sommes las de la répéter. Cela dit, ce traître doit être remis à sa place car il attaqué nos valeurs et nos martyrs en s’en prenant aux déserteurs de l’armée française (DAF). Si le général Toufik peut se défendre d’une manière ou d’une autre car il est encore vivant bien que l’on sait qu’il ne ripostera pas à cet énergumène, sachant qu’il s’agit d’un piège, les attaques de Saïdani contre Toufik ne nous concernent pas. Cependant, les accusations de Saïdani prétendant que le général Toufik est l’instigateur des événements de Ghardaïa sont très dangereuses, car cette affaire à couté la vie de plusieurs algériens. Où est donc cet État civil tant vanté par Ouicha-Saïdani ? Où est la justice ? Où est le président ?

Un rappel historique s’impose pour clouer le bec à ce gredin et à tous ceux qui sont derrière lui, à ces Ouicha de l’ombre, et j’obéis à ce que le chahid Didouche Mourad a dit un jour « si nous venons à mourir, défendez notre mémoire ». Je m’élèverai toujours contre ceux qui salissent la mémoire de nos braves. Tu insultes l’ALN, espèce de bâtard ! Et tu insultes nos martyrs. Où était ta famille pendant que nos vaillants moudjahidine versaient leur sang en combattant la France ? Nous n’avons pas oublié que tu as dit que la France nous avait donné l’indépendance, espèce de traître. Tu peux jouer les fanfarons à Club des Pins autant que tu le voudras, mais ôte tes sales pattes de la glorieuse épopée de nos martyrs ! Quatre mille déserteurs algériens de l’armée française, tous grades confondus, sont morts au combat pour l’Algérie. Les moudjahidine qui ont traversé les barrages électrifiés des frontières ont bénéficié de l’expérience de ceux qui ont fait la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Indochine ou qui ont fréquenté les écoles militaires françaises. Vers la fin de la guerre de libération nationale, des déserteurs de l’armée française dirigeaient les bataillons qui ont incendié le dispositif défensif ennemi. Ainsi les déserteurs de l’armée française ont été à la pointe de tous les combats, comme lors de la célèbre bataille de Souk-Ahras, appelée aussi la bataille des frontières qui s’est déroulée fin avril – début mai 1958. Dans la nuit du 28 au 29 avril, trois katibate de l’ALN, dirigées par le commandant Mohamed-Lakhdar Sirine, secondé par Youcef Latrèche, Ahmed Draia et Ali Aboud, tentèrent un passage en force dans la ligne Morice pour protéger les convois d’armement en provenance de Tunisie à destination des Wilayas I et II. L’armée française s’attendait à cette offensive et engagea des unités d’élite pour la contrer. Les unités combattantes algériennes s’élevaient à environ 1400 hommes, alors que les Français avaient déployé 11 000 soldats, dont six bataillons d’infanterie et quatre régiments de parachutistes soutenus par l’artillerie, les blindés et l’aviation composée d’une centaine d’appareils qui utilisèrent le napalm contre le 4e bataillon. Nos moudjahidine ont combattu, y compris au corps à corps et à l’arme blanche, les régiments parachutistes français à un contre douze. Cette bataille décisive était dirigée par Youssef Latrèche, déserteur de l’armée française et commandant du 4e bataillon. Le martyr Latrèche a infligé des pertes sévères aux Français avant de tomber au champ d’honneur avec la presque totalité de ses hommes. Le commandant Mokrane Aït Mahdi et le sous-lieutenant Mohamed Benmessabih, également déserteurs de l’armée française, se sont couverts de gloire au cours de la même bataille. Le martyr Benmessabih y est tombé les armes à la main. 639 martyrs ont nourri la terre de Souk-Ahras de leur sang. Lors du cinquantième anniversaire de la grande bataille de Souk-Ahras, les survivants des combats ont demandé en vain à l’ancien ministre des Moudjahidine aujourd’hui résidant en France, Mohamed Cherif Abbas, membre du RND, d’honorer la mémoire de Youssef Latrèche en baptisant une rue ou une place d’Alger au nom du glorieux chahid. Certains chefs historiques sont encore là pour témoigner de ce que j’avance. Avant de parler de l’histoire de l’Algérie, il faut vous laver la bouche et faire vos ablutions ! Les Saïdani, Tliba, ont acheté leur acte de naissance algérien alors que nos martyrs l’ont payé de leur sang ! C’est bien votre président qui est parti se soigner au Val-de-Grâce et aux Invalides en France et c’est son frère qui négocie avec la DGSE.

Bien entendu, la sortie de ce sinistre individu peut être une diversion et d’une ruse supplémentaires visant à occuper l’espace médiatique car l’Algérie aujourd’hui vit une désertification politique totale. Il ne reste que ce genre d’événement, à savoir des pets et des rots pour amuser la galerie. Nous savons que personne ne bougera malgré la gravité de ces propos parce qu’il n’y a pas d’institutions en Algérie, comme je le répète souvent. C’est un souk où les crieurs se concurrencent, tantôt Saïdani, tantôt Ouyahia, bref le Muppets show à l’algérienne qui se produit régulièrement. Nous avons la certitude que celui qui a fait ce casting est la même personne qui a intimé l’ordre à Ouyahia et Saïdani d’animer la scène et de chauffer les salles. Le vide politique, la vacance du pouvoir, la crise à tous les niveaux, n’ont pas laissé d’autre choix à ceux qui nous ont ramenés là que de faire appel à ces bêtes de cirque qui viennent se relayer, chacun avec son instrument et son répertoire. Ouyahia, bien sûr, a chanté une autre partition, il n’était pas dans le répertoire chaâbi ni dans la variété, il a opté pour le slam, une exigence de l’époque sans doute. Ce qu’il faut retenir en tous cas, c’est qu’en se prononçant sur l’affaire des crânes des résistants algériens en France, ni Ouyahia ni ses maitres n’ont le droit de laisser les crânes de nos martyrs exposés dans un musée français. Qui êtes-vous pour décider du sort des restes de nos martyrs ? Ils appartiennent au peuple algérien et doivent avoir une sépulture ! Concernant le volet des déserteurs de l’armée française qui ont rejoint la Révolution, Saïdani doit rendre des comptes aux familles de ceux qui ont perdu leur vie pour la patrie et ils sont nombreux. Si Ouyahia a voulu donner un autre son de cloche sur les déserteurs de l’armée française, nous, nous prenons cette affaire sans passion ni parti pris, il faut analyser les faits historiques tels qu’ils se sont produits. L’histoire ne se fait pas dans un hammam, ou comme le disait Lakhdar Bentobal, on n’écrit pas l’histoire avec une gomme. Donc, ce qu’il faut retenir c’est une animation ratée de la part des guignols Saïdani et Ouyahia qui n’ont pas honte de se préparer encore à des élections qui n’ont aucun contenu politique, car le régime pourri et corrompu jusqu’à la moelle, au lieu de dégager vite fait et d’organiser son départ d’une manière graduelle, se lance à nouveau dans une farce avec des élections législatives qui perpétueront l’échec. Vos partis RND, FLN sont dans lachkara et l’argent sale, et les élections qui viennent seront inscrites dans lachkara. Personne ne croit à la politique. Vous êtes l’incarnation de la haute trahison et de la corruption tous tant que vous êtes. On ne cessera de le répéter jusqu’à ce que vous disparaissiez dans les égouts qui vous ont crachés. Ces élections sont un processus biaisé. La seule chose à faire, c’est que ce régime parte dans le calme et la sérénité.

Le Parlement ne sert à rien, le gouvernement ne sert à rien, la présidence ne sert à rien parce qu’il n’y a pas de président, des décrets sont signés par des inconnus, ou plutôt par le frère du président, l’Algérie est menacée de toutes parts et ce n’est pas Ouicha-Saïdani qui va établir un front interne solide à coups de derbouka, lui qui a appelé à bâtir un mur on ne sait trop où. Ce n’est pas avec Ouyahia et Saïdani qu’on va avoir des institutions solides, légitimes et fortes, et un État fort. Ce qui va se passer, c’est un taux d’abstention phénoménal comme lors des dernières élections et ces deux appareils vont devoir à nouveau recourir à la fraude massive, ce qui donnera une autre assemblée croupion et illégitime comme celle d’aujourd’hui. Cela s’appelle reproduire le même échec. Si Ouicha-Saïdani doit rendre des comptes pour malversations et divers trafic, la même chose doit être appliquée sur Ouyahia, qui parle tantôt au nom de son parti, tantôt au nom du chef des cabinets de la présidence. On se demande d’ailleurs s’il nettoie bien ces cabinets, mais c’est à Saïd, son maître, de voir. Ouyahia qui a synchronisé sa sortie après celle de Saïdani pour slamer et occuper la scène, offrant ainsi une autre diversion, n’a pas hésité à nous confier qu’Ali Haddad, le pilleur et voleur de sable notoirement connu dans la région d’Azeffoun, est son ami. Ben voyons ! On sait que Takhout, associé et prête-nom d’Ahmed Ouyahia est au FCE de Haddad. Qui se ressemble s’assemble… Ces individus parlent pour parler sauf qu’ils changent de notes pour essayer de ramener un large public pour que ceux qui n’aiment pas le chaâbi soient récupérés par un autre style musical, comme le slam. Tout cela bien sûr sur fond de vacance du pouvoir. Le programme de ces guignols va certainement durer tout le long de ce mandat, comptant tenir jusqu’en 2019, à la fin du mandat de la momie, le temps de mettre en scène un autre animateur vedette, par exemple Hamel à qui certains cercles donnent un destin national. L’Algérie baigne dans une situation surréaliste et catastrophique et notre constat peine à en donner l’ampleur, mais l’heure n’est ni aux constats, ni aux basses manœuvres, ni à d’autres diversions. L’heure est grave, la marge de manœuvre est très réduite, y compris pour ceux qui nous ont menés là, à savoir Saïd Bouteflika et son gang qui sont pris dans leur propre piège et qui dans la réalité ne peuvent offrir aucune perspective à l’Algérie car la situation est hors de contrôle. L’Algérie est encerclée par des risques géostratégiques très dangereux et n’a, hélas, aucun front interne solide nécessaire pour peser sur quoi que ce soit ou pour contrer d’éventuelles menaces. Voilà où nous a menés le règne de Bouteflika. J’insisterai encore et toujours car c’est une responsabilité historique de dire la vérité qui nous incombe aujourd’hui, à nous les patriotes, certainement pas à ceux qui se sont livrés au pillage et qui se sont rendus coupables de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi. Si le tribunal de l’histoire les a déjà jugés, ne perdons pas l’espoir de les juger nous-mêmes sur les places publiques dans toute l’Algérie pour les crimes qu’ils ont perpétrés contre notre histoire, notre présent et notre futur.

Mohsen Abdelmoumen

Published in Oximity:https://www.oximity.com/article/L-Alg%C3%A9rie-de-Ouicha-et-d-El-Harra-1

Publicités