Peter Mertens : « Il y a un contre-pouvoir qui existe à l’échelle mondiale tant que le peuple palestinien résistera »

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Peter Mertens. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Que pensez-vous du retour en force des mouvements populistes et néo-nazis en Europe en général et en Belgique en particulier ?

Peter Mertens : Après la crise de surproduction de 1973 et la bulle financière qui a éclaté en 2008 par les banques et par les spéculateurs, on savait très bien que le monde ne pouvait prendre que deux directions, soit le camp de l’establishment même et donc de l’élite qui voulait aller encore plus loin et qui voulait installer un capitalisme sans limite, c’est-à-dire sans contre-pouvoirs, sans syndicats, sans parti communiste, sans alternatives, en éliminant l’idée même d’alternative, de syndicats et de mouvements ouvriers organisés, et installer une sorte d’oligarchie, c’est-à-dire une dictature du capital ouverte. D’un autre côté, on voit aussi que le mouvement alternatif, c’est-à-dire le mouvement ouvrier et les forces communistes, les forces marxistes, sont en train de chercher leur voie pour se remobiliser et remobiliser la classe ouvrière dans le sens large du terme. Comme Gramsci, le communiste italien, l’avait dit, le vieux monde est en train de mourir et le nouveau monde n’est pas encore né, et c’est dans ces moments que des monstres surgissent. C’est à cette époque, quand le vieux monde est en train de mourir et que le nouveau monde n’est pas encore né, que nous nous situons aujourd’hui. Il y a donc des Trump qui sont soutenus à la base par le nationalisme et le chauvinisme élitiste mais qui s’adressent aussi à la population ouvrière et qui sont soutenus par ce qui est appelé aux États-Unis  l’«Alt-right», la nouvelle droite, c’est-à-dire des forces fascistes d’extrême-droite qui se sont renouvelées dans leur langage et dans leur stratégie tactique mais qui ne se sont évidemment pas renouvelées dans leur pensée fondamentale et leurs buts. Le président Trump ne fait peut-être pas lui-même partie de l’Alt-right mais il est soutenu par elle et le discours de Trump facilite l’organisation de l’Alt-right. On voit la même chose ici en Europe et le directeur de campagne de Trump, Steve Bannon, est en train d’organiser l’Alt-right en Europe. Il est venu en Italie pour soutenir Salvini et est venu en France demander à Marine Le Pen de créer le mouvement «Rassemblement national». Il y a une stratégie derrière toute l’extrême-droite en Europe qui touche particulièrement la Belgique et surtout la Flandre parce que l’on voit dans la NVA, le plus grand parti belge, des éléments de la nouvelle droite issue de la stratégie de Bannon en train d’infiltrer le gouvernement actuel. C’est, comme le disait Gramsci, le temps des monstres et c’est aux forces marxistes et aux forces démocrates mais aussi révolutionnaires de mettre en place une contre-stratégie. Ce n’est pas facile mais nous sommes en en train de la reconstruire.

Donc, vous pensez que nous nous dirigeons vers une internationale fasciste, voire néo-nazie menée par Steve Bannon ?

En tous cas, ils sont en train de s’organiser. Les mots ont une importance donc je parle de l’Alt-right, la nouvelle droite. Ce n’est pas exactement le fascisme comme jadis, c’est une nouvelle forme de l’extrême-droite qui est en train de s’organiser. Ils ne sont pas encore dominants mais on voit qu’avec des figures comme Donald Trump, Salvini,  le FPÖ en Autriche, l’AfD en Allemagne, etc.,  ils ont un potentiel indéniable.

À votre avis, avec un élément comme Macron qui est en train d’opérer en France une véritable politique de casse sociale, n’y a-t-il pas un risque de répercussions sur le reste de l’Europe ?

Je crois effectivement que l’élite européenne, c’est-à-dire l’élite industrielle et financière, après la crise bancaire de 2008, a choisi de se taire pendant une ou deux années, mais après la crise européenne en 2011, elle a pratiqué la fuite en avant et est en train de suivre une stratégie de guerre économique, ce qu’elle a fait en Grèce, en tuant presque l’économie grecque avec des conséquences énormes au niveau des suicides et au niveau de l’effondrement économique. C’était un exemple pour dire à toute l’Europe qu’il n’y a pas d’alternative possible. Ces cercles-là, qui suivent une politique d’agression économique, sont maintenant dominants.

Ne croyez-vous pas que nous vivons les conséquences du règne de la social-démocratie en Europe ?

Oui, effectivement, et c’est dramatique. Je crois aussi qu’après la crise, on a vu qu’il y a énormément de personnes dans la social-démocratie qui sont touchées par cette stratégie de la soi-disant «3ème voie» entre capitalisme et socialisme, mais en fait, le nom même de « 3ème voie » sert à cacher la capitulation totale vis-à-vis du néolibéralisme. Quand l’Europe se composait de quinze pays, onze étaient dirigés par des sociaux-démocrates, et c’est à ce moment-là que l’on a le plus privatisé, que l’on a le plus démantelé les acquis sociaux du mouvement ouvrier qui ont payé cash. Les gens qui ont eu confiance dans la social-démocratie après la seconde guerre mondiale se sentent très seuls et trahis. Et la social-démocratie, on l’a vu en France, aux Pays-Bas, en Italie, s’est effondrée et cette colère s’est transformée, les gens se dirigeant ensuite vers la droite parce que celle-ci était promue par les médias, par les idées dominantes, la gauche marxiste n’étant pas encore organisée, n’ayant pas encore de stratégie.  C’est la situation actuelle mais cela ne va pas durer. Les marxistes et la gauche conséquente et sérieuse doivent s’organiser et avoir une stratégie intelligente pour répondre à tous les défis.

Justement, en parlant de résistance, pourquoi, d’après vous, au moment où on assiste à une offensive ultralibérale et impérialiste sans précédent, on voit le manque d’efficacité de l’encadrement révolutionnaire ? À quoi est-ce dû et comment expliquez-vous que les syndicats aient perdu leur combativité en encadrant la classe ouvrière, par exemple ?

Nous devons être patients, il y a beaucoup à reconstruire. Il y a deux dangers, selon moi. D’un côté, il y a un danger de défaitisme, de ne pas croire en une alternative, et c’est le langage dominant depuis longtemps au sommet de la social-démocratie : «la droite est dans l’offensive, toute puissante», «on n’est rien, on ne peut rien faire, on doit rester sur la défensive», «il faut se retenir…». Selon moi, c’est le danger principal. D’un autre côté, il y a aussi une espèce d’impatience de la part des camarades et des gens qui ont compris comment le système fonctionne. Mais ce n’est pas parce que, nous, nous avons compris comment fonctionne le système que la classe ouvrière et les gens ont compris. Et donc, il faut être un peu impatient et patient en même temps, mais l’impatience peut aussi être un danger parce que si nous crions dans le désert et voulons attaquer mais que personne ne nous suit, il y aura un problème. Il ne faut pas jouer la politique du héros solitaire. Si nous voulons changer le monde, comme Marx le disait, c’est la classe ouvrière elle-même qui doit prendre conscience de son sort. Il faut avoir aussi la patience de la reconstruction et ce n’est pas avec la nostalgie qu’il faut le faire. Je sais bien que dans les années ’50, ’60, ’70, la gauche était plus forte, qu’il y avait encore un contre-pouvoir contre l’impérialisme et que les rapports de force dans le monde étaient beaucoup plus favorables pour la révolution contre le néocolonialisme. Je sais tout cela, je sais aussi que les syndicats étaient beaucoup plus combatifs, que l’éducation dans le syndicalisme de combat était beaucoup plus forte, mais il ne faut pas être nostalgique, nous sommes maintenant dans la situation de reconstruction et c’est un travail de longue haleine. Ce n’est pas grave. Le capitalisme a commencé à percer dans la moitié du XIXe siècle, et il a fallu des décennies pour construire le mouvement ouvrier, les syndicats, pour construire une pensée libératrice, socialiste, émancipatrice réelle dans la lutte avec toutes les autres pensées, anarchistes, et autres. Il y a des gens qui pensent que les acquis sont là pour toujours. Non, pas du tout. La droite, au niveau des idées, a aussi gagné des esprits. C’est dommage mais c’est la réalité. C’est à nous de reconstruire le mouvement et de rebâtir un contre-pouvoir au niveau de l’organisation, au niveau du syndicalisme, mais aussi au niveau des idées. Je ne suis pas pessimiste à ce sujet. Si nous sommes trop nostalgiques, nous tomberons dans le défaitisme et dans l’idée que c’était mieux avant. Cela ne peut inspirer personne, il nous faut gagner les cœurs des jeunes qui ont maintenant des difficultés à trouver du travail  ou qui ont des emplois précaires, etc.

Ne croyez-vous pas qu’il y ait une nécessité stratégique d’un nouveau souffle de tous les résistants anticapitalistes et anti-impérialistes ?

Oui, absolument. C’est ce que j’essaie de dire. Je crois que toutes les forces anticapitalistes, anti-impérialistes, doivent aussi raisonner stratégiquement. Ce n’est pas un jeu. La droite et les forces impérialistes sont à l’offensive. C’est sérieux et les dangers de guerre, les  dangers du nationalisme, du racisme, etc., ce sont des sujets très sérieux qu’il ne faut pas prendre à la légère. Si on doit se contre-organiser, avoir un contre-mouvement, on doit réfléchir stratégiquement, on doit réfléchir avec la stratégie d’émancipation mais aussi avec la tactique. Il faut savoir quand il faut attaquer et quand il faut défendre. Il ne faut pas d’aveuglement dans l’attaque, il y a un temps pour se taire et un temps pour attaquer durement.

Une guérilla révolutionnaire, en somme ?

Oui, au niveau des idées en tous cas.

Ne pensez-vous pas que nos camarades de l’hémisphère nord doivent s’allier avec nos camarades de l’hémisphère sud pour créer une riposte au niveau mondial, à l’échelle de ce que font l’impérialisme et le capitalisme ? Ne faut-il pas une résistance mondiale au capitalisme et à l’impérialisme ? On le voit par exemple avec Cuba, le Venezuela, même dans certains pays comme en Syrie où il y a une résistance face à Daech, où dans d’autres pays indépendants comme l’Algérie que l’on veut casser. Les luttes du nord et du sud ne sont-elles pas complémentaires ? Ne faut-il pas une âme internationaliste et universaliste ?

Absolument, je crois que c’est très important au moment où les nationalismes resurgissent et sont poussés par l’impérialisme US, allemand, français. On voit la poussée de ces tendances nationalistes au nord dans la classe ouvrière et je suis totalement d’accord avec Marx qui disait qu’un peuple qui opprime un autre peuple ne peut pas être libre lui-même. Donc, attaquer l’impérialisme et s’unir dans cette lutte est très important. Cela ne signifie pas, bien entendu, qu’il ne faut pas lutter dans chaque pays parce qu’il y a des gens qui prônent l’universalisme pour abandonner la lutte dans leur propre pays. Il y a une droitisation, une fascisation, dans la société belge, française, italienne, etc., et il faut aussi lutter dans le pays où l’on vit.  Il faut combiner les deux. D’un côté, Il y a le danger principal du nationalisme et du chauvinisme, et d’un autre côté, on doit être conscient que l’universalisme ne signifie pas abandonner la lutte dans son propre pays, parce qu’elle semble trop difficile à mener.

Vous parlez de la spécificité de la lutte. Cela me fait penser à un dirigeant communiste algérien, Bachir Hadj Ali, qui a évoqué ce sujet en parlant de la spécificité du combat lors de la guerre de libération nationale en Algérie.

On vient d’apprendre que le co-fondateur des BDS, Omar Barghouti, avait été interdit de sortie du territoire par l’entité sioniste d’Israël et ne pouvait donc pas participer au festival politique ManiFiesta de votre parti. Vous avez un parti qui soutient la cause du peuple palestinien dans sa lutte. Ne pensez-vous pas que la lutte du peuple palestinien est une cause  très importante voire centrale ?  

C’est une question très importante effectivement. Nous avions invité Barghouti et aussi Ahed Tamimi. Ils avaient leur visa, leur billet d’avion et leur chambre à l’hôtel, mais finalement, l’armée d’occupation israélienne leur a interdit de quitter le territoire. C’est la réalité quotidienne des camarades palestiniens. Même s’ils sont dans leur droit, ils ne peuvent pas décider de leur propre vie et c’est l’administration israélienne qui décide. Pour nous, c’est une question très importante parce que la cause palestinienne est symptomatique de l’impérialisme. L’agression sioniste exercée par Israël est soutenue par les États-Unis, et aujourd’hui davantage encore avec la politique de Trump. La cause palestinienne est importante pour toute la région du Moyen Orient, par le fait de la colonisation de la Palestine par les impérialistes, et par le fait que l’on parle de la Palestine parce qu’il y a une résistance. On ne parle pas des peuples où il n’y a pas de résistants. En Palestine, il y a une résistance contre cette agression et contre cette colonisation, on en parle et c’est important parce que cela veut dire qu’au niveau des idées, il y a un contre-pouvoir qui existe à l’échelle mondiale tant que le peuple palestinien résistera. C’est aussi un signe d’espoir pour les autres peuples. Le peuple sud-africain a lutté pendant de longues années contre l’apartheid ; c’était évidemment important pour essayer de libérer le peuple sud-africain, mais pour les autres peuples aussi.

Une sorte de catalyseur des luttes pour les nations.

Oui, c’était une lutte très importante pour les autres peuples aussi.    

Une question concernant le PTB dont vous êtes le président. Si l’éventualité se présentait d’une alliance avec les socialistes, le PTB fera-t-il cette alliance avec un parti qui ne s’inscrit pas dans la lutte des classes ? Ne pensez-vous pas que le PTB doit se prémunir contre une tentation droitière voire social-démocrate ? Comment comptez-vous résister à une social-démocratie qui viendrait capter le mouvement sous forme d’alliance avec les socialistes ?  N’est-ce pas dangereux ?

Absolument. C’est un danger réel. Nous vivons dans un monde qui est en train de devenir fou, un monde impérialiste très agressif, il n’y a pas de solution définitive et donc, il faut chercher une tactique. Nous sommes en train de chercher cette tactique, en essayant de trouver celle qui soit la plus intelligente. Cela veut dire que nous voulons toucher des ouvriers et des gens qui sont encore sous l’influence de la social-démocratie. Pour cette raison-là, il y a des ponts qui restent ouverts et, bien entendu, il y a des idées qui peuvent passer dans un sens comme dans l’autre. Nos idées peuvent passer vers eux, mais, effectivement, leurs idées peuvent aussi passer vers nous. Et ça, c’est un danger réel.  Et donc, nous avons dit que nous ne voulons pas entrer dans un gouvernement au niveau supra-local, c’est-à-dire un gouvernement wallon, bruxellois, flamand, ou fédéral, sans avoir une politique de rupture avec les orientations de la Commission européenne et sans avoir la volonté de composer un gouvernement qui veut mobiliser la classe ouvrière pour mener cette lutte-là. Pour le moment, on ne voit pas d’autre parti prêt à cela. Nous, nous disons que nous sommes ouverts pour créer un gouvernement capable d’affronter les diktats de la Commission européenne et qui veut conscientiser et mobiliser les gens, mais pour le moment, à part nous, il n’y a personne.

Pensez-vous que le PTB est capable d’impacter d’une manière révolutionnaire la vie politique en Belgique ?

Il faut avoir une stratégie intelligente, il n’y a pas de stratégie simple. Il faut donc avoir une stratégie qui tend vers le sommet de la montagne, et cette route n’est pas facile. Je crois que le plus grand danger aujourd’hui, puisque nous avons des sondages favorables, puisque le parti grandit, c’est de devenir comme tous les autres partis.

Une sorte de banalisation.

C’est ça, et c’est un grand danger parce que si nous faisons la même chose que les autres partis, nous préparerons vraiment le terrain pour l’extrême droite.

Ce serait un suicide politique.

Effectivement. D’un autre côté, je crois que notre avenir n’est pas dans l’isolement, nous ne sommes pas intéressés de prêcher dans le désert…

Vous voulez être pragmatiques sans perdre les orientations marxistes du parti.

Absolument. C’est pour cela que l’on dit que la locomotive n’est pas la plus grande partie du train mais elle est la partie la plus importante parce qu’elle entraîne les autres. Et on voit qu’il y a des forces de droite qui sont des locomotives à droite et qui font changer les idées au niveau du racisme et du nationalisme auprès de la classe ouvrière. Il y a donc des locomotives de droite qui ne sont pas les partis les plus grands mais dont l’influence est importante, et on a besoin pour le moment de partis locomotives de gauche et nous, on veut jouer le rôle de cette locomotive de gauche.

Pensez-vous qu’il est plus simple en ce moment en Belgique et en Europe d’être réactionnaire, libéral, néo-nazi que d’être communiste ?

C’est une question de conviction. Soit on est pour la libération de l’humanité entière, des peuples et de la classe ouvrière, soit on défend d’une manière ou d’une autre un système totalement inégalitaire  avec des niveaux d’inégalité qu’on n’a jamais vus d’ailleurs dans le monde et dans l’histoire. Nous, nous sommes du côté des opprimés et de la classe ouvrière. Nous défendons un système humain et correct, le «socialisme 2.0» – peu importe le nom – mais un autre système que le capitalisme et c’est dans cette démarche que nous nous inscrivons.

Vous êtes dans un élan historique vers un changement radical ?

C’est ça.

Que pouvez-vous dire aux mouvements de résistance au capitalisme et à l’impérialisme et antisionistes à travers le monde, via notre journal ? Quel est votre message ?

Le temps nous appartient. Peut-être cela ne semble-t-il pas toujours le cas parce que nous vivons des temps difficiles avec l’offensive de l’impérialisme, mais c’est justement dans ces moments-là que les forces anti-impérialistes et anticapitalistes doivent être conscientes et avoir le courage de résister. C’est difficile mais ça sera payant. On est en train de semer de nouveau et de reconstruire, il ne faut pas baisser la tête. C’est difficile, on le sait, on va recevoir des coups, on le sait, mais on est en train de reconstruire et nous devons avoir des perspectives pas d’un ou deux ans mais de cinq, dix, quinze ans pour être cette locomotive de libération partout dans le monde.

Vous pensez que leurs fautes stratégiques seront les meilleurs alliés d’un mouvement communiste ?

Il faut avoir les deux. Comme Lénine disait, c’est leur faute, ça craque de partout, les contradictions internes sont nombreuses, etc. Mais ça ne suffit pas non plus, il faut aussi la locomotive. Il faut la conscience, il faut la dynamique, et la lutte des idées aussi.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

 

Qui est Peter Mertens ?

Peter Mertens est le président du PTB-PVDA (Parti du Travail de Belgique). Il est sociologue de formation. Peter a été actif dans le mouvement étudiant contre le racisme et pour la solidarité avec les travailleurs des chantiers navals de Boel-Tamise. Il a ensuite travaillé un an et demi comme intérimaire dans plusieurs usines de la zone du canal de Gand. En 1998, il est devenu responsable provincial du PTB à Anvers. Depuis 2006, il est à la tête de la Direction Journalière du PTB. Lors du 8e Congrès du parti, il en a été élu président. Peter vit à Anvers, en Belgique.

Il a écrit plusieurs livres dont Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise en 2009 ; Comment osent-ils ? : La crise, l’euro et le grand hold-up en 2012 ; et Au pays des profiteurs.

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Published in American Herald Tribune, September 16, 2018: https://ahtribune.com/interview/2482-peter-mertens.html

In Palestine Solidarité: https://www.palestine-solidarite.org/analyses.mohsen_abdelmoumen.170918.htm

In Le Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/il-y-a-un-contre-pouvoir-qui-existe-a-l-echelle-mondiale-tant-que-le-peuple-palestinien-resistera.html

In Reseau International: https://reseauinternational.net/peter-mertens-il-y-a-un-contre-pouvoir-qui-existe-a-lechelle-mondiale-tant-que-le-peuple-palestinien-resistera/

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