Les Bouteflika parachèvent la destruction de l’État algérien

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Comme je l’avais redouté et prédit dans plusieurs de mes articles, et cela depuis des années, le clan funeste des Bouteflika a réussi à déstabiliser l’armée qui jouissait jusqu’ici d’une grande popularité auprès du peuple algérien. Aujourd’hui, des généraux sont montrés du doigt, humiliés, perquisitionnés, et interdits de sortie du territoire, sauf celui qui a octroyé le marché de la viande pour l’ANP au sinistre Kamel Chikhi alias « El Bouchi », à savoir le général Mokdad qui n’a jamais été inquiété. Mes sources militaires m’ont affirmé, bien avant que l’affaire El Bouchi n’éclate, que Mokdad avait été imposé à la tête du DPM par Saïd Bouteflika, en remplacement du général Athemna, un général intègre, et que j’ai évoqué dans mon article déstabilisation de l’armée par Saïd Bouteflika. À cette époque, personne n’a parlé de cette affaire dans la presse servile qui préfère montrer Abdelaziz Bouteflika sur ses deux pieds plutôt que ce qu’il est devenu, un président impotent et inapte à gouverner, en lui prêtant des décisions qu’il ne prend pas parce qu’il est très malade. En tous cas, une nébulosité épaisse entoure cette série inédite de limogeages au sein de l’armée qui a toujours constitué l’épine dorsale de l’État algérien. Le plan initial de destruction de l’État a donc abouti avec tout ce que cela implique de tragique pour l’Algérie. Ce scénario meurtrier qui a été conçu pour frapper le commandement militaire de l’ANP et l’armée en général s’inscrit dans la continuité de l’opération de démantèlement du DRS et obéit à des desseins tant internes qu’externes. Si les Occidentaux ont besoin d’une armée garde-champêtre en Afrique, ils n’ont certainement pas besoin d’avoir en l’Algérie un État fort qui défendrait ses propres intérêts. C’est pour cela que réduire l’influence de l’armée en la déstabilisant est une catastrophe et constitue un plan machiavélique qui, si le processus continue, finira par nous conduire vers le dépècement de l’Algérie. Cette opération visant l’armée algérienne ne s’inscrit dans aucune lutte contre la corruption, de l’aveu même du général Hamel qui était membre du clan présidentiel et qui en connaît un bout puisqu’il a partagé le gâteau avec eux. Il a déclaré que celui qui n’est pas propre ne peut pas combattre la corruption, donc faire de la lutte contre la corruption le leitmotiv du 5e mandat n’a aucun sens car ce qui a généré la corruption et les pillages n’est autre que le règne funeste de la fratrie des Bouteflika, et on ne peut pas être juge et partie à la fois. À qui profite le crime qui a ciblé l’Algérie et son armée sinon aux Bouteflika, au gang de la chaise roulante, et à leurs maîtres ? Pendant des semaines, nous avons eu droit à des spéculations, des supputations, et un océan d’encre a été déversé dans la presse et les réseaux sociaux à propos des limogeages en cascade des généraux, mais pour nous, ce qui importe, ce sont les conséquences de ces événements : l’Algérie et son armée ont été atteintes en plein cœur et la déstabilisation de l’armée risque de mener l’État algérien vers l’effondrement, sans parler de la portée de ce cataclysme sur le moral des troupes, des soldats qui font face avec bravoure et dévouement à une multitude de périls, tels que le terrorisme, la contrebande et le narcotrafic, dans une région instable.

Pendant ce temps, les diversions et les enfumages continuent de plus belle. Un énième scandale vient d’avoir lieu pendant que les regards sont dirigés ailleurs. À quoi rime ce jeu de désavouer Ouyahia qui, dans un premier temps, a offert sur un plateau d’argent l’usine pétrochimique Fertial au sinistre Ali Haddad el kharay, le prête-nom de Saïd Bouteflika, pour ensuite pondre un communiqué de la présidence instruisant Ould Kaddour, PDG de la maison-mère Sonatrach, d’utiliser son droit de préemption afin d’annuler la transaction faisant d’Ali Haddad le principal actionnaire de Fertial, lui qui ne paie pas ses impôts et qui n’est pas fichu de terminer un chantier ? On essaie de nous faire croire qu’Ouyahia prend des initiatives tout seul, et qu’ensuite la présidence règle les problèmes. Personne n’est dupe. C’est, ni plus ni moins, la bonne vieille méthode du bon et du méchant flic, ou plutôt du « bon roi » et du méchant vizir. Il s’agit d’une basse manœuvre de la fratrie Bouteflika qui impute à Ouyahia des initiatives alors qu’il n’est qu’un vulgaire exécutant. On le voit, les tentatives de hold-up et de prédation continuent sans faiblir. Et ce n’est pas Angela Merkel qui s’est livrée à un véritable jeu de rôle lors de sa visite en Algérie pour satisfaire l’extrême-droite et les néo-nazis qui règnent en maîtres en Allemagne qui va nous contredire. Quelle honte ! Sie schämen sich nicht, Frau Merkel, Ihnen diese vulgäre Maskerade zu leihen, von der niemand getäuscht wird?* Bien sûr qu’Angela Merkel n’a aucune honte, elle ne pense qu’à ses intérêts politiciens étroits, comme tous les leaders occidentaux.

Tous ces événements se passent quand Bernard Bajolet, l’ancien chef de la DGSE et complice des Bouteflika, déclare sans torture ni gégène que « Bouteflika est maintenu en vie artificiellement » et que la famille Bouteflika est touchée par la corruption. Il ne nous apprend rien mais cette déclaration aura des répercussions immenses. Bajolet et Saïd Bouteflika sont les principaux acteurs du 4e mandat calamiteux et un 5e mandat sera la conséquence directe de l’infâme 4e mandat. Contrairement à ce qu’affirme l’ambassadeur de France actuel que Bajolet parle en son nom personnel, un agent n’est jamais à la retraite et Bajolet se voit encore confier des missions « officieuses » par l’Élysée.

Tout cela arrive au moment où sont impliqués directement ou indirectement dans l’affaire El Bouchi des politiciens civils tels qu’Ouyahia, car des députés du RND, parti dont Ouyahia est le patron, sont affiliés au FCE d’Ali Haddad dont Kamel Chikhi dit El Bouchi est un membre influent. Ce n’est pas un hasard si ceux qui appellent à un 5e mandat, ou ce qu’ils appellent « la continuité », sont tous liés à des affaires de corruption et à un pillage structurel. Par exemple, Ould Abbes, ce clown ridicule dont le fils a pris la fuite avec des millions d’euros et des milliards de dinars lors des dernières législatives, Amar Ghoul  impliqué dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, Ahmed Ouyahia dont l’épouse et son fils sont impliqués dans de multiples détournements, Sidi Saïd qui a trempé dans l’affaire Khalifa et qui s’est permis de placer des milliards de la sécurité sociale dans la banque Khalifa et dont le fils travaille avec le groupe ETRHB d’Ali Haddad el Kharay et, bien sûr, d’autres énergumènes qui ont léché les assiettes et qui veulent que le règne de l’impotent, du président fantôme, continue à perpète pour pouvoir piller encore et encore, et surtout éviter d’être poursuivis. Ils craignent un changement de régime qui mettrait fin à leur impunité et leur demanderait des comptes. À ceux qui parlent du 5e mandat de Bouteflika comme d’une « continuité », de quelle continuité parlent-ils ? De celle du vol et de la rapine ? Du pillage institutionnalisé ? De la traîtrise ? De la gabegie ? De la corruption ? Des détournements ? Des innombrables scandales ? Je suis fatigué d’écrire sur la situation catastrophique de l’Algérie, c’est comme si je parlais d’un pays figurant dans une autre galaxie où tout fonctionne à l’envers, où le bon sens élémentaire a totalement disparu, un pays dirigé par une horde sauvage composée de voleurs, d’incapables, d’irresponsables, d’incompétents doublés de traîtres qui ne sont là que pour vider les caisses de l’État pour leur propre bénéfice, de vieillards gâteux qui s’accrochent au pouvoir comme des tiques dans le pelage d’un chien, ces Bouteflika et leurs nombreux larbins, serviles jusqu’à donner la nausée, ces Ould Abbes, Ahmed Ouyahia, et tant d’autres qui ne méritent même pas tous les noms d’oiseaux dont on pourrait les affubler, tellement les mots sont dérisoires face l’incongruité que ces énergumènes méprisables représentent. Ils ont tellement peur de perdre leurs privilèges qu’ils en sont arrivés à vénérer le portrait de Bouteflika. Oyez, oyez, citoyens algériens, le candidat à la présidentielle sera… un portrait ! Pouah ! Bande de larbins ! Tant que vous continuerez à vouloir la fin de l’Algérie, nous serons là à vous combattre et tous ceux qui veulent un 5e mandat sont des traîtres à la nation, en plus d’être des voleurs, des gangsters, et des pilleurs.

Le pire qui puisse arriver à l’Algérie est atteint, à cause de ce président et de sa famille de gangsters. Comme je l’ai dit dans mes articles depuis des années, cette calamité des Bouteflika ne laissera à l’Algérie que les larmes pour pleurer, pas même quelques os à ronger. Cette fin de règne qui n’en finit pas et cette mascarade qui a fait de l’Algérie la risée de la planète nous conduira inéluctablement vers la fin. Maintenant que l’armée à été frappée et mise sous pression, qu’elle a été souillée par le clan maudit des Bouteflika, le peuple algérien est seul face à des cancres incompétents, des traîtres de la nation qui ont détruit tout ce qui est beau dans l’Algérie. Quand ce n’est pas le choléra, ce sont les inondations, le pillage systématique et le transfert massif de l’argent du peuple algérien vers l’étranger, et les chiffres de la douane sont hallucinants. Tous les jours, des sommes folles partent à l’étranger en toute impunité, sur fond de la planche à billets qui fait des ravages et dont le résultat est une inflation galopante qui a massacré le pouvoir d’achat des citoyens qui ne savent plus à quels saints se vouer. Et dire que ces mafieux qui constituent la cour de la famille Bouteflika, à savoir Saïd le nabot, et son frère Nacer, et leurs nombreux larbins et chiyatines, veulent un autre mandat pour parachever leur œuvre destructrice ! La vacance du pouvoir que j’ai toujours évoquée est plus que jamais une réalité et ce ne sont pas les photomontages que l’on l’a vus lors de la visite d’Angela Merkel qui vont nous persuader du contraire. La chancelière allemande avait pourtant disparu de la scène, se faisant discrète suite à la raclée qu’elle avait reçue aux dernières élections qui lui ont permis de justesse à exercer son 4e mandat, et on la retrouve à coté de Bouteflika. Rien d’étonnant à cela, ils ont en commun cette fringale irrépressible de pouvoir. Il ne manquait plus qu’elle nous sorte l’alacrité d’Abdelaziz Bouteflika. Si les régimes occidentaux croient qu’en cas d’effondrement de l’Algérie, ils vont s’en tirer indemnes, ils se trompent énormément. En cas de chute de l’Algérie, les Européens récolteront des millions de migrants qui s’ajouteront aux problèmes liés au terrorisme que connaît l’Europe, car plus personne ne sera là pour retenir le flux migratoire.

Ce n’est pas au peuple algérien et à ses enfants qui sont dans l’armée algérienne de payer pour ce que les régimes occidentaux ont fait, car ceux-ci ont toujours soutenu al Qaida, al Nosra ou Daech comme on l’a vu en Syrie et, plus tôt, en Afghanistan. Alors, les leçons de droits de l’homme, de démocratie et de liberté d’expression, personne n’y croit. Les dirigeants occidentaux ne courent que derrière l’intérêt non pas de leurs propres peuples mais bien celui du 1% qui dirige leurs pays. Donc, de grâce, qu’ils nous épargnent leurs leçons. Aujourd’hui que l’ANP est victime de ce complot fomenté par des forces antinationales, antipatriotiques, l’heure est très grave et désormais, l’Algérie est au bord d’un gouffre sans fond qui risque d’emporter dans sa chute toute la région du Sahel, l’Afrique et l’Europe. Donc, Madame Merkel, au lieu de vous en prendre à ces quelques Algériens qui ont fui le régime pourri des Bouteflika, ces jeunes qui sont victimes de votre soutien à des maquignons et à des petits dictateurs de poche qui quémandent votre soutien en vous offrant des contrats, au lieu de chercher à essayer de ramener ces jeunes dans un pays qu’ils ont quitté par désespoir et de vous servir de leur détresse pour faire des pansements politiques afin de séduire l’extrême-droite allemande, occupez-vous des terroristes que vous avez laissés entrer dans votre pays suite au plan Soros et dont vous ne connaissez pas le nombre, qui constituent un danger pour le peuple allemand et pour les peuples d’Europe. Votre pays est devenu une base arrière du terrorisme. Arrêtez de jouer avec le feu en soutenant la confrérie des pirates qui a fait main basse sur l’Algérie et qui a mis le pays à sac. Sachez, vous et votre binôme européen Emmanuel Macron, que personne ne s’en sortira indemne si l’Algérie tombe.

Le bilan des 19 ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika est désastreux et le fait de le maintenir au pouvoir alors qu’il n’est plus en mesure de gouverner est un non-sens qui n’a lieu qu’en Algérie. Cette absurdité n’existe dans aucun autre pays et fait de l’Algérie, ce grand pays dont la guerre de libération doublée d’une révolution a inspiré tant de combattants pour la liberté, ce pays qu’on appelait jadis la Mecque des Révolutionnaires, une vulgaire république couscoussière dont le monde entier se gausse. L’Algérie, sous le règne de Bouteflika, est tellement affaiblie qu’un vulgaire chef de milice libyenne, à savoir l’agent des Américains et des Français, Khalifa Haftar,  se permet de nous menacer de guerre sans qu’il y ait une riposte officielle du gouvernement algérien. Nous en sommes arrivés à un tel point de déchéance que des sénateurs du RND d’Ouyahia et du FLN d’Ould Abbes ont organisé un sit-in pour soutenir un sénateur incarcéré pour faits de corruption, ce dernier ayant été pris en flagrant délit. Telle est l’Algérie de Bouteflika où les corrompus n’ont aucun scrupule de s’afficher pour manifester en soutien à un autre pourri. Les prémices d’un soulèvement populaire sont là, avec des conflits sociaux qui éclatent ici et là, tels que les sit-in des médecins résidents, les manifestations des retraités et invalides de l’armée, ou encore les manifestations massives à Ouargla, etc. Le charlatanisme et l’utilisation de la religion sont devenus monnaie courante, la fratrie des Bouteflika appliquant les conseils de Machiavel à la lettre. On assiste à des déclarations effarantes des ministres et des responsables irresponsables qui se contredisent sans cesse. Dans cette cacophonie d’une fin de règne anarchique, on voit un Premier ministre qui ne sert à rien – à l’instar de son gouvernement – et qui a brillé par son absence quand la psychose du choléra régnait, pendant les inondations, lors du décès de la professeure d’université suite à une piqure de scorpion, etc. En outre, en choisissant de se faire soigner dans deux hôpitaux militaires français, Les Invalides et le Val-de-Grâce, le président algérien a permis que les services français soient en possession de son dossier médical. Bouteflika, dans sa faiblesse et sa maladie, a rendu l’Algérie aussi faible que lui et absente de la scène internationale. Quant à la France, elle est en position de force et peut se livrer au chantage à n’importe quel moment sachant que nous avons un président fantôme qui, tel la Bettencourt, est victime d’un abus de faiblesse auquel s’est livré son frère Saïd avec la complicité de Bernard Bajolet. Après avoir indemnisé certains Pieds-noirs qui ont chassé des Algériens de leurs maisons et qui ont récupéré des biens datant de l’époque coloniale, l’ultime étape est bien sûr que l’Algérie plie dans le dossier du G5 Sahel et celui des harkis que la France nous sort régulièrement. Bien évidement, en affaiblissant l’armée qui constitue la colonne vertébrale de l’État algérien, le chantage sera bien plus aisé. Voilà où nous a mené le règne infect du clan mafieux et pourri des Bouteflika.

L’Algérie mérite mieux que d’être otage de l’évolution biologique d’Abdelaziz Bouteflika. L’Algérie doit impérativement fermer la parenthèse du règne nuisible de Bouteflika qui veut mourir président et dont les frères veulent éviter coûte que coûte des poursuites concernant le pillage qu’ils ont institutionnalisé et de la corruption qui a malheureusement touché toute la société. Non, Abdelaziz Bouteflika ne doit pas enterrer l’Algérie avec lui.

Mohsen Abdelmoumen

*Vous n’avez pas honte Madame Merkel, de vous prêter à cette vulgaire mascarade dont personne n’est dupe ?

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