Mois: janvier 2019

Prof. Atilio Borón: “In order to counter the imperialist created chaos honest leadership and strong institutions need to be accompanied by an intense and well organized popular mobilization”

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Prof. Atilio Borón. DR.

Mohsen Abdelmoumen: How do you explain the retreat of the left and the rise of the far right in Latin America, as we saw in Brazil with the election of the fascist and torturer Jair Bolsonaro and that of Mauricio Macri in Argentina?

Prof. Atilio Borón: There are many reasons, which I could only summarize here. First, the intensity of the American counter offensive to defeat progressive governments has been impressive. Macri was an unexpected gift, more due to the mistakes of Kirchnerism than to anything else. But the victory was very important for the US. Bolsonaro is the product of the PT demobilization  established by Lula since the beginnings, the complete corruption of the judicial system that put in jail Lula and allowed Bolsonaro not to be present in the presidential debates, the staunch support of the hegemonic media and, of course, serious mistakes of the Lula/Dilma governments which believed that social policy and the extraction of millions from extreme poverty would be enough to change popular consciousness and make those people supporters of progressive policies. Lire la suite »

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Prof. Atilio Borón : « Pour contrer le chaos créé par l’impérialisme, un leadership honnête et des institutions fortes doivent s’accompagner d’une mobilisation populaire intense et bien organisée »

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Prof. Atilio Borón. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Comment expliquez-vous le recul de la gauche et la montée de l’extrême-droite en Amérique Latine, comme on l’a vu au Brésil avec l’élection du fasciste et tortionnaire Jaïr Bolsonaro et celle de Mauricio Macri en Argentine ?

Prof. Atilio Borón : Il existe de nombreuses raisons, que je ne peux que résumer ici. Premièrement, l’intensité de la contre-offensive américaine visant à vaincre les gouvernements progressistes a été impressionnante. Macri était un cadeau inattendu, plus dû aux erreurs du kirchnerisme qu’à autre chose. Mais la victoire était très importante pour les États-Unis. Bolsonaro est le produit de la démobilisation du PT établie par Lula depuis les débuts, de la corruption complète du système judiciaire qui a mis en prison Lula et a permis à Bolsonaro de ne pas être présent dans les débats présidentiels, le soutien constant des médias hégémoniques et, bien sûr, les graves erreurs des gouvernements Lula/Dilma qui croyaient que la politique sociale et l’extraction de millions de personnes de l’extrême pauvreté seraient suffisantes pour changer la conscience populaire et faire de ces personnes les partisans de politiques progressistes. Lire la suite »

Prof. Martin E. Jay: “We all, alas, live in a war zone now”

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Prof. Martin E. Jay. DR.

Mohsen Abdelmoumen: You wrote “Marxism and Totality: The Adventures of a Concept from Lukacs to Habermas”. Why, in your opinion, has totality been at the center of the thought of early Marxist philosophers such as Lukács, Korsch, Gramsci and Bloch?

Prof. Martin E. Jay: The category of totality, whose importance for Marxist theory Lukács emphasized in History and Class Consciousness (1923), was introduced to overcome the exaggerated role given to the economy by traditional, Second International Marxism. Although under capitalism, the economy as a distinct sub-sphere of society as a whole did play an exorbitant role, it was never simply a “base” or “substructure” on which a “superstructure” of culture, politics, religion, etc. was entirely dependent. Even more importantly, in the transition away from capitalism, which the theorists you mention hoped was actually happening, the relative autonomy of culture and politics within the totality of social relations would grow. Lire la suite »

Prof. Martin E. Jay: « Hélas, nous vivons tous maintenant dans une zone de guerre »

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Prof. Martin E. Jay. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit “Marxism and Totality: The Adventures of a Concept from Lukacs to Habermas”. Pourquoi,  d’après vous, la totalité a-t-elle été au centre de la pensée des premiers philosophes marxistes tels que Lukács, Korsch, Gramsci et Bloch?

Prof. Martin E. Jay : La catégorie de la totalité, dont l’importance pour la théorie marxiste a été soulignée par Lukács dans Histoire et Conscience de classe (1923), a été introduite pour surmonter le rôle exagéré donné à l’économie par le traditionnel, deuxième internationale marxiste. Bien que sous le capitalisme, l’économie en tant que sous-sphère distincte de la société dans son ensemble ait joué un rôle exorbitant, elle n’a jamais été simplement une « base » ou « sous-structure » dont une « superstructure » de culture, politique, religion, etc. était entièrement dépendante. Plus important encore, dans la transition à l’écart du capitalisme, dont les théoriciens que vous mentionnez espéraient qu’elle était réellement en train de se produire, l’autonomie relative de la culture et de la politique dans la totalité des relations sociales pourrait se développer. Lire la suite »

Étienne Chouard: “The Constituent Yellow Vests appeal to all humanity.”

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Etienne Chouard. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your very powerful manifesto book « Nous ne sommes pas en démocratie!” (We are not in a democracy!), you make a relevant observation. Is it not rather a plutocracy?

Étienne Chouard:  Yes, absolutely. We have been in the plutocracy for two hundred years since the revolutions of England, America, France, since the advent of the representative government which designates the political players by the procedure of the election among candidates that one can help. This procedure, since one can help, gives all the power – because when one win the elections, one exercise all the power during the mandate – to those who have the most resources to help, that is, the richest. Lire la suite »

Étienne Chouard : «Les Gilets Jaunes constituants lancent un appel à toute l’humanité.»

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Etienne Chouard. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre manifeste très percutant « Nous ne sommes pas en démocratie ! », vous faites un constat pertinent. N’est-ce pas plutôt une ploutocratie ?

Etienne Chouard : Oui, tout-à-fait. Nous sommes en ploutocratie et cela depuis deux cents ans, depuis les révolutions anglaise, américaine, française, depuis l’avènement du gouvernement représentatif qui désigne les acteurs politiques par la procédure de l’élection parmi des candidats qu’on peut aider. Cette procédure, puisqu’on peut aider, donne tout le pouvoir – car quand on a gagné les élections on exerce tout le pouvoir pendant le mandat – à ceux qui ont le plus les moyens d’aider, c’est-à-dire les plus riches. Lire la suite »