Dr. Myriam Aït-Aoudia : « Le président Bouteflika n’est plus en état de gouverner depuis de longues années »

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Dr. Myriam Aït-Aoudia. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre thèse très intéressante et très importante à lire, vous établissez un constat pertinent. Sachant que les questions relatives à l’expérience du multipartisme n’ont pas été traitées sur le plan académique en Algérie, pourquoi avez-vous ressenti la nécessité de choisir ce thème pour votre thèse ?

Dr. Myriam Aït-Aoudia : L’expérience démocratique algérienne entre 1988 et 1992 se déroule vingt ans avant ce qu’on a appelé les « printemps arabes ». L’Algérie est donc le premier pays de la région à avoir connu une sortie d’un régime autoritaire et l’installation d’un régime démocratique. Cet épisode s’est dramatiquement clôturé au lendemain de l’arrêt des élections législatives que le parti islamiste, le FIS, avait remportées, puisqu’une terrible guerre terroriste a endeuillé le pays pendant une décennie.

Cette période est fascinante car en très peu de temps, l’Algérie connaît des changements rapides et imprévisibles : la fin d’un monopole politique instauré plus de vingt-cinq ans plus tôt, la création de nouveaux partis par de farouches opposants au FLN, la victoire électorale du parti islamiste – le Front Islamique du Salut – à la première élection pluraliste en 1990, la constitution d’une presse libre, de nombreuses mobilisations politiques dans l’espace public, etc. Et bien sûr, des violences politiques ponctuent ce processus, puis le terrorisme s’installera ensuite durablement.

Des chercheurs se sont intéressés à cette période de démocratisation, avant la guerre donc, mais leur analyse n’était pas satisfaisante parce qu’ils se focalisaient sur deux questions :

D’abord, les causes de la chute du régime autoritaire en 1988-89 et la réponse apportée résidaient dans le déficit de légitimité du FLN, déficit attesté par les mouvements de protestation de l’automne 1988, mais ce raisonnement est absolument tautologique.

Ensuite, la deuxième question qui a retenu l’attention des chercheurs est la cause de la chute en janvier 1992 de la démocratie nouvellement installée : ici, la réponse est, selon les auteurs, soit l’action des militaires qui n’ont jamais cru à l’ouverture politique,  soit celle des islamistes qui ont toujours été rétifs à la démocratie. C’est alors une recherche en responsabilité politique qui guide l’analyse, alors que personne n’avait anticipé ou contrôlé cet évènement.

Ces analyses posent de nombreux problèmes car elles reposent sur la connaissance de la fin de l’histoire : elles sont donc rétrospectives. À de rares exceptions près, une réelle investigation empirique est alors superflue puisque l’histoire suit un cours inéluctable. Si donc on croit connaître les causes de la démocratisation ainsi que les raisons nécessaires de son échec, on est conduit à une vision sélective de ce qui s’est déroulé durant cet épisode, puisqu’il ne s’agit que de corroborer ce que l’on croit savoir.

Cela n’a jamais été ma perspective. Les science sociales ont bien montré l’importance d’analyser ce type de changement politique sans préjuger de son issue et en suivant pas-à-pas l’expérience des acteurs en situation. C’est ce que j’ai fait en menant une enquête empirique en direction de tous les acteurs parties prenantes du changement politique. J’ai mené des entretiens avec des membres du gouvernement, de l’état-major militaire, du FLN, mais aussi des leaders du FIS, et d’autres partis nouvellement créés comme le RCD et le FFS ou des militants de la société civile. J’ai également dépouillé  plusieurs organes de presse, analysé tous les textes juridiques qui encadrent la vie politique ; et j’ai récupéré des archives des partis, du FIS notamment, et du FLN, mais aussi du ministère de l’Intérieur. Il fallait donc mener une enquête de grande ampleur : c’est à cette condition que j’ai proposé une autre histoire de cette période cruciale de l’Algérie.

Votre livre « L’apprentissage démocratique en Algérie (1988-1992) : Apprentissages politiques et changement de régime » s’inscrit, selon moi, dans la continuité de la recherche que vous avez entamée dans votre thèse. D’après vous, l’Algérie était-elle préparée à passer du système du parti unique à celui du multipartisme ?

Personne ne s’y était préparé car ce passage du régime de parti unique au pluralisme partisan était imprévisible et personne ne l’a contrôlé. Je le montre dans la première partie de mon livre. La démocratisation est le résultat d’un processus qui engage une multitude d’acteurs aux intérêts, parcours et croyances hétérogènes. Même la Constitution de février 1989 n’explique pas en soi l’abolition du monopole politique du FLN. Sur le moment, rien ne prédit encore la démocratisation.

Ne pensez-vous pas que donner l’agrément à un parti se référant au religieux, en l’occurrence à l’islam, est une faute politique grave ? Ceux qui ont donné un agrément à un parti comme le FIS, lié à l’internationale islamiste, n’ont-ils pas programmé un chaos organisé pour leurs propres intérêts ?

On se pose la question après-coup, car la suite des événements liés au FIS est dramatique. Mais sur le moment, personne n’y trouvait rien à redire. Cela m’a moi-même surprise lorsque j’ai mené mon enquête : la légalisation du FIS en septembre 1989 n’a posé aucun problème. Il était un acteur légitime du jeu politique. Progressivement, il a été critiqué. Des associations comme d’autres partis dénonçaient l’utilisation massive de la religion à des fins politiques, mais aussi les actions de violence de nombre de ses militants. Les critiques se sont intensifiées au lendemain de sa victoire aux élections locales : beaucoup jugeaient rétrograde, intolérante, inquiétante et même violente la gestion des collectivités locales par le FIS. Mais il n’a jamais été envisagé de dissoudre le parti, pas même à l’été 1991 lorsque certains de ses leaders les plus emblématiques sont arrêtés suite à la « grève » lancée par le FIS qui a connu de nombreux débordements violents. Après cet épisode, le calme revient à Alger, des militants islamistes sont libérés et sa nouvelle direction inspire la confiance des institutions, y compris celle de l’armée. Le FIS n’est pas inquiété en tant que parti. On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais c’était le cas.

Le FIS n’est-il pas l’héritier idéologique et politique du FLN postindépendance ?

Je ne le crois pas. J’ai mené une enquête sur la naissance du FIS. Ce parti a une histoire propre. Il est le produit du rassemblement de quatre principaux réseaux. Premièrement, la participation en novembre 1982 à la première action collective portant des revendications à caractère explicitement religieux – et dont les participants sont identifiés comme islamistes. À cette occasion ont été présentées des « doléances » portant sur un retour à la religion, une moralisation de la vie publique, ou encore une dénonciation de la mixité. Deuxièmement, les universités ont constitué un lieu important de rencontre et de socialisation politique passant notamment par les mobilisations pour la création de mosquées. Troisièmement, l’épopée du MIA (Mouvement islamique armé) – fondé en 1982 par Mustapha Bouyali et engagé dans un affrontement violent contre « l’État impie » – joue un rôle essentiel dans la constitution des réseaux des fondateurs du FIS, ici la prison renforçant encore les liens et l’engagement. Quatrièmement, leur engagement passé dans diverses activités de prosélytisme  est également crucial pour comprendre d’où vient ce parti.

Vous avez beaucoup travaillé sur le multipartisme. Quand on voit la composante des partis aujourd’hui, on remarque que leurs dirigeants sont là depuis 20 ans et qu’il n’y a aucun congrès. Ne pensez-vous pas que les partis ont été créés à l’image du régime avec un Zaïm et sa cour ? La conception du multipartisme n’est-elle pas biaisée en Algérie ?

La conception du multipartisme a en effet radicalement changé en Algérie, pas tant sur la démocratie interne des partis politiques qui, vous avez raison, est faible, mais plutôt sur les limites de ce que peut ou ne peut pas faire un parti. Il est désormais interdit de créer un parti sur une base religieuse ou linguistique et de recourir ou de promouvoir la violence ; il est également interdit de rejeter les valeurs démocratiques et les libertés individuelles et collectives.

C’est un changement considérable : en 1989, la loi sur les partis ne contient pas de telles dispositions et elle sera interprétée de manière très large. C’est bien pour cela que le FIS a été légalisé. Depuis la reprise du processus électoral au milieu des années 1990, le droit est destiné à empêcher qu’une organisation comme le FIS soit légalisée de nouveau. Le pouvoir a tiré les leçons de l’expérience de 1989-1992, c’est-à-dire la légalisation d’un parti qui sera ensuite dissout parce que finalement jugé trop dangereux lorsqu’il est au seuil du pouvoir. C’est fondamental. Il est aujourd’hui imposé à tous les partis le respect de valeurs démocratiques. Un parti radical ne peut donc être accepté comme acteur politique légitime. Après l’arrêt des élections législatives remportés par le FIS, après le terrorisme islamiste, l’Algérie sait qu’il est crucial d’anticiper ce genre de risques politiques.

L’Algérie vit depuis le 22 février 2019 d’importantes mobilisations qui s’opposent au 5ème mandat de Bouteflika. Cette situation est-elle la même que celle d’Octobre 1988 qui avait vu des mobilisations aboutir à la fin du régime de parti unique ?

Il y a des similarités et des différences avec les mobilisations qui émergent à l’automne 1988.

D’abord, la séquence qui s’ouvre avec les émeutes en octobre 1988 et qui se ferme avec la reconnaissance du pluralisme partisan au printemps 1989 est une expérience inédite dans le pays : tant par les mobilisations que par l’ampleur des réformes institutionnelles qui suivront. Aujourd’hui, tous ont en tête cette expérience car c’est un épisode fondateur. Aujourd’hui donc, ceux qui se mobilisent tentent de rééditer l’ampleur du changement ; ceux qui sont au pouvoir tentent de freiner les changements politiques.

Ensuite, le point de départ est tout à fait différent de celui d’Octobre 1988 qui avait commencé par des émeutes, donc une mobilisation désorganisée, sans banderole, ni mot d’ordre caractérisée par des actes de violence contre des biens de la part des émeutiers. Les émeutiers ont été stigmatisés par le pouvoir qui les traitait de « voyous » et ont été très durement réprimés par l’armée. Il y a des centaines de morts et de très nombreux cas de torture. Le pouvoir ne leur accordait aucun crédit politique. Mais cela changera ensuite avec les mobilisations de soutien aux émeutiers de la part de groupes très hétérogènes : des étudiants, des avocats, des médecins, des militants islamistes, des militants berbéristes, etc. Eux ne seront ni stigmatisés, ni réprimés. Ils parviendront à politiser la protestation.

Aujourd’hui, il n’y a pour l’instant ni émeute ni répression. Ceux et celles qui se mobilisent, c’est-à-dire des étudiants, des familles, des avocats, etc. – ne sont pas susceptibles d’être considérés comme des « voyous » et ils portent des revendications clairement politiques et univoques : le retrait du président Bouteflika de la vie politique.

L’expérience d’octobre 1988 et de la démocratisation qui a suivi constitue un précédent crucial pour tous les acteurs aujourd’hui.

Quelles sont les perspectives ? Est-on aujourd’hui dans un processus révolutionnaire ?

Des mobilisations se transforment en révolution si leur issue remet radicalement en cause l’ordre politique. S’agissant des événements actuels en Algérie, on ne le sait pas encore, puisque le pouvoir vient à peine de réagir, le 3 mars, après deux semaines de mobilisation.

Ici encore, on peut comparer avec le bouleversement politique qui a eu lieu il y a 30 ans. Comme au lendemain des mobilisations d’octobre 1988, le pouvoir adopte aujourd’hui ce que le sociologue français Michel Dobry appelle des « solutions institutionnelles de sortie de crise ». Le président, bien que toujours hospitalisé en Suisse, confirme sa candidature par la voix de son directeur de campagne. Le mode d’action est inédit puisqu’il s’agit d’une lettre lue par un autre. En 1988 et 1989, le président Chadli, bien que surpris par les mobilisations et indécis quant aux réponses à apporter, avait pris la parole publiquement. L’absence de Bouteflika confirme donc bien les revendications des manifestants : il n’est pas en état de gouverner. Il reconnaît dans le même temps la nécessité de « changer le système » et assure qu’il écourtera son mandat. J’y vois la grande confusion dans laquelle se trouve le pouvoir politique : les différents cercles dirigeants ont été pris de court et tentent de gagner du temps.

Pour l’instant donc, rien de laisse entrevoir une modification profonde du régime, mais l’histoire nous l’a appris, les bouleversements politiques sont imprévisibles.

La prochaine échéance fondamentale est le 13 mars, le jour où le Conseil constitutionnel doit présenter la liste officielle des candidats retenus. Le succès immense de la mobilisation du 8 mars peut faire bouger les lignes. Des millions d’Algériens ont manifesté pacifiquement dans les rues de nombreuses villes du pays. Beaucoup de femmes, de jeunes, de familles se sont retrouvés pour dire, avec calme, humour et détermination, qu’ils refusaient non pas seulement la candidature du président Bouteflika, très malade et hospitalisé en Suisse, mais également tout le « système. Tous les observateurs nationaux et internationaux ont salué l’ampleur des manifestations et leur caractère pacifique. Le pouvoir algérien a donc aujourd’hui une dernière possibilité de renoncer à présenter Bouteflika et il peut tirer les leçons de l’expérience démocratique de la fin des années 1980.

La situation algérienne est-elle un laboratoire de ce qui se passe dans la région ?

C’est indéniable et ça l’est depuis 30 ans pour plusieurs raisons.

L’Algérie a d’abord été un modèle pour la région en 1989, car c’était le premier pays arabe qui instaurait un véritable régime démocratique : les libertés d’expression et d’association étaient respectées, les mobilisations des plus farouches opposants au régime du FLN, comme les islamistes du Front islamique du salut (FIS) ou les militants berbéristes et des droits de l’homme du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et du Front des forces socialistes (FFS) n’étaient pas entravées par le pouvoir.

De modèle, elle est devenue contre-modèle après l’annulation en janvier 1992 des élections législatives remportées par le FIS, et après l’émergence et le développement d’un terrorisme à grande échelle en Algérie. La question alors posée était : peut-on ou pas intégrer au jeu politique un parti islamiste radical ? Autrement dit, l’islamisme radical met-il en danger le régime démocratique ? Le débat autour de l’annulation des élections législatives et ses conséquences a montré un clivage fondamental entre deux positions. Pour certains, l’interruption des élections de décembre 1991, suivies de la dissolution du FIS, a constitué l’erreur initiale qui a plongé le pays dans le chaos. Privés de leur victoire électorale et réprimés par l’armée, les islamistes se sont radicalisés. La violence des groupes islamistes armés est ici considérée comme une « réaction » à cette injustice originelle. Pour d’autres, l’analyse est complètement différente : le FIS, organisation déjà violente et intolérante, a utilisé le prétexte de l’arrêt des élections pour exercer sa terreur à grande échelle.  C’est une terreur qu’elle aurait exercée légalement si elle avait assumé le pouvoir en 1992. On en trouve la preuve dans le discours subversif et les actes violents du FIS après leur victoire au niveau local en juin 1990, amplifiés et systématisés lorsque le FIS est devenu clandestin. La vague terroriste qu’a connue le pays dans les années 90 a fourni une preuve irréfutable du caractère criminel du FIS et de son incompatibilité fondamentale avec le pluralisme politique. Dans tous les cas, le souvenir de cette guerre civile qui a suivi l’arrêt des élections législatives est resté particulièrement marquant. Et les acteurs des « printemps arabes » de 2011 ont évidemment à l’esprit cet épisode algérien dans la mesure où il constitue le premier cas de démocratisation dans la région, le premier échec d’une démocratisation, et la première vague terroriste à grande échelle.

Le cas algérien permet de mettre au jour deux conceptions du pluralisme démocratique : une démocratie fondée sur un respect absolu du choix populaire, quel qu’il soit (y compris l’accès au pouvoir d’un parti islamiste radical),  contre une démocratie fondée sur la garantie absolue du respect des droits fondamentaux individuels et collectifs par le gagnant (ici l’islamisme radical est considéré comme une menace pour la démocratie et tous les partis doivent donc respecter des valeurs libérales communes au-delà de leurs clivages politiques).

Cette problématique concerne aujourd’hui l’ensemble des pays de la région.

En Algérie, on s’apprête à reconduire le président malade pour un 5e mandat dans les présidentielles d’avril prochain. Si, avant, la figure du Zaïm était vivante, aujourd’hui on vénère un portrait. D’après vous, comment en est-on arrivé là ?

Vous avez raison. Il faut revenir encore dans le passé. En 2011, l’Algérie n’a pas pris part aux révolutions arabes.  Les «révolutions arabes», comme nous l’entendions souvent à l’époque des milieux politiques et de la société civile, constituaient moins une occasion de se libérer des dictateurs que de menacer la paix et la sécurité, difficiles à imposer depuis le début des années 2000. Le scénario d’une démocratisation précipitée qui porte au pouvoir un parti islamiste radical est inquiétant, tout comme le terrorisme. Les autorités y ont également recours pour rappeler aux gens les dangers d’une contestation généralisée du régime. Mais en 2011-2012, le président Bouteflika n’était pas malade et la stabilité était alors préférable à la protestation. La figure du président incarnait à la fois la légitimité révolutionnaire, la légitimité de la rente pétrolière redistribuée, et la légitimité d’avoir mis fin au terrorisme. Ce qui explique probablement le soutien du peuple à son président à l’époque. Aujourd’hui, ce n’est plus cas, semble-t-il. Le président Bouteflika n’est plus en état de gouverner depuis de longues années. Les Algériens n’ont pas oublié la décennie noire, mais ils revendiquent un changement politique réel. La première expérience démocratique et le terrorisme sont toujours dans les mémoires, et il s’agit de parvenir à une nouvelle démocratisation, en écartant le danger que constituerait un radicalisme islamiste et en se s’éloignant d’un « système » jugé responsable du blocage du pays.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

 

Qui est le Dr. Myriam Aït-Aoudia ?

Le Dr. Aït-Aoudia est une enseignante-chercheuse algérienne. Elle est maitre de conférences en science politique à Sciences Po Bordeaux, spécialiste des partis politiques et du militantisme en Algérie. Ses domaines de spécialisation sont : Sociologie des partis politiques et du militantisme, Sociologie du droit, Démocraties et autoritarismes, Islamisme politique, Vie politique en Algérie. Elle est co-responsable du groupe de l’AFSP « Démocraties et autoritarismes » (2019-2023), et responsable du master Gestion des risques dans les pays du Sud (GRPS).

Elle a obtenu son Doctorat de science politique à Université Paris 1, Panthéon Sorbonne.

Elle est l’auteur de L’expérience démocratique en Algérie (1988-1992).

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Published in American Herald Tribune: https://ahtribune.com/interview/2945-myriam-ait-aoudia.html

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Une réflexion au sujet de « Dr. Myriam Aït-Aoudia : « Le président Bouteflika n’est plus en état de gouverner depuis de longues années » »

    […] de toute activité politique. Je renvoie à l’interview que j’ai réalisée récemment avec Myriam Aït-Aoudia qui explique que le maquis, ils l’ont pris au début des années 1980 avec Bouyali, […]

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