Mois: mars 2022

Blinken, les Straussiens et l’enjeu de la guerre en Ukraine

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Ce mercredi 30 mars, le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken est attendu à Alger après sa participation dimanche et lundi au sommet du Néguev dans l’entité sioniste d’Israël où il a rencontré les ministres des Affaires étrangères d’Egypte, d’Israël, du Bahreïn, du Maroc, et des Emirats arabes unis. Avant de venir en Algérie, il doit d’abord se rendre au Maroc où il va à nouveau rencontrer Nasser Bourrita qu’il a déjà vu au sommet du Néguev, mais cette fois pour « échanger les points de vue sur les questions régionales et la coopération bilatérale, ainsi que sur la progression des droits humains et des libertés fondamentales », c’est-à-dire, en langage courant, s’assurer de la soumission des Marocains et tâter le terrain par rapport au dossier du Sahara occidental et du gazoduc fermé avant de se rendre en Algérie. C’est que celle-ci est un gros morceau et qu’elle n’est pas disposée à laisser qui que ce soit s’ingérer dans ses affaires internes. Nul doute que le Secrétaire d’Etat Blinken, sous couvert de nous parler de lutte antiterroriste, va tenter de revenir à la charge concernant l’acheminement du gaz vers l’Europe via le Maroc, son adjointe Wendy Sherman ayant fait chou blanc à ce propos lors de son séjour chez nous les 9 et 10 mars dernier. Il y a fort à parier également que la désignation de l’Algérie par la Ligue arabe dans un groupe de contact visant à trouver une solution diplomatique au conflit en Ukraine et le fait qu’elle ait refusé de voter la résolution dénonçant l’intervention de la Russie le 1er mars à l’ONU vont être des sujets de discussions. L’Algérie est l’alliée de la Russie et son premier port en Méditerranée, que cela plaise ou non aux Etats-Unis. Quant à notre expérience dans la lutte antiterroriste, c’est au prix de 250 000 morts pendant la décennie noire que nous l’avons acquise en nous battant seuls contre l’hydre islamiste, et parmi les criminels sanguinaires qui déferlaient dans les villages pour égorger hommes, femmes, enfants, vieillards, il y avait des membres des forces spéciales américaines qui s’étaient déguisés pour se fondre dans les groupes terroristes. Nous ne l’avons pas inventé, il s’agit du témoignage de Paul Atwood, vétéran de la guerre du Vietnam et directeur de recherche du Centre William Joiner pour l’étude de la guerre et ses conséquences sociales à l’université du Massachusetts à Boston, que nous avons interviewé le 5 mars 2014. Dans les années 1990, Antony Blinken travaillait pour l’administration Clinton en tant que membre du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, organe prépondérant dans la politique étrangère américaine. Chacun sait que les Etats-Unis ont créé, financé, formé tous les groupes terroristes de la planète : Al Qaïda, Daech, etc. Ils ont soutenu les nazis de jadis en les exfiltrant d’Allemagne à la fin de la 2e guerre mondiale via leur opération Paperclip et ils ont formé et soutenu ceux d’aujourd’hui en Ukraine. Ils continuent d’ailleurs à leur envoyer des tonnes d’armement.

Antony Blinken est cofondateur avec Michèle Flournoy, Sergio Aguirre et Nitin Chadda, tous anciens responsables de l’administration Obama, de la société WestExec Advisors LLC, une société de conseil fondée en 2017 dont la plupart des clients appartiennent au complexe militaro-industriel. Parmi les clients, on trouve Jigsaw de Google, Windward (une société israélienne d’intelligence artificielle), Shield AI (une société de surveillance par drone), « Type Fortune 100 », Blackstone, Bank of America, Facebook, Uber, McKinsey & Company, le conglomérat japonais SoftBank, le groupe pharmaceutique Gilead, la banque d’investissement Lazard, Boeing, AT&T (la plus grande entreprise de télécommunications au monde), la Banque Royale du Canada, LinkedIn et même Sotheby’s ! WestExec Advisors a aussi travaillé avec la société d’exploration de données Palantir Technologies. Cette dernière société de haute technologie a travaillé avec la CIA, le DHS, la NSA, le FBI, le CDC, le Marine Corps, l’Air Force, le Commandement des opérations spéciales, l’Académie militaire des États-Unis, la Joint Improvised-Threat Defeat Organization and Allies, etc. Nous encourageons les lecteurs à consulter Wikipédia sur Palantir Technologies, cela vaut le détour. Quoi qu’il en soit, celui qui voit un quelconque conflit d’intérêt dans les liens du Secrétaire d’Etat Blinken avec WestExec Advisors LLC ne peut être qu’un complotiste, cela va sans dire.

Mais ce qui nous intéresse surtout, c’est l’appartenance d’Antony Blinken à ce qu’il faut bien appeler « la secte des Straussiens » et dont il semblerait qu’il soit le chef. Qu’est-ce donc que ces Straussiens dont peu de gens ont entendu parler ? Il s’agit ni plus ni moins d’un groupe de fanatiques néoconservateurs juifs unis par la même foi en la doctrine de Léo Strauss, philosophe et historien juif allemand ayant fui l’Allemagne nazie en 1937 pour émigrer aux Etats-Unis et qui a enseigné à l’Université de Chicago où il a fait des émules. Il avait beaucoup d’emprise sur ses élèves et il préconisait la domination des Juifs, seule solution d’après lui pour éviter un nouveau génocide, enseignant à ses disciples « le noble mensonge », c’est-à-dire que pour lui, la fin justifie les moyens. Cette idée a séduit ceux qui sont aujourd’hui appelés les Straussiens et qui ont adhéré à cette idéologie de domination du monde. Peu importe que la Maison Blanche soit sous les couleurs démocrates ou républicaines, ils n’en ont cure. Leur but est de s’infiltrer dans les rouages du pouvoir étatsunien afin de peser sur la politique étrangère et prôner la suprématie des Etats-Unis. C’est d’ailleurs une doctrine qu’ils partagent avec les Néoconservateurs, intellectuels new-yorkais de « gauche » avec lesquels ils sont associés et qui soutiennent leurs actions néfastes. Les Straussiens sont derrière toutes les interventions américaines à l’étranger, que ce soit au Moyen Orient, en Amérique latine, en Afrique du Nord, en Asie ou en Europe de l’Est, comme aujourd’hui en Ukraine. Ils ne peuvent pas tolérer un monde multipolaire où des nations pourraient échapper à l’influence des Etats-Unis et encore moins rivaliser avec eux. On leur doit les « révolutions colorées », les assertions de « changements de régime », les coups d’Etat, les tentatives de déstabilisation, les printemps arabes, la destruction des pays comme la Yougoslavie, l’Irak, la Syrie, la Libye, le Yémen, etc., et les sanctions contre des Etats pour briser leur économie. Ils sont liés à la CIA et à la Rand Corporation, et bien sûr, à Israël. Ils représentent un véritable cancer qui a causé des millions de morts à travers le monde.

Leur chef est Antony Blinken, Secrétaire d’Etat, qui a cosigné en janvier 2019 une tribune publiée dans le Washington Post dans laquelle il arguait que le rôle des Etats-Unis était de conduire le monde. L’autre signataire était Robert Kagan, le mari de Victoria Nuland que nous avons déjà évoquée dans nos précédents articles et qui a été ambassadrice à l’OTAN entre 2000 et 2003. On le voit, ces gens obtiennent des postes-clés dans les arcanes du pouvoir. En 1997, Kagan a fondé avec William Kristol le think tank Project for the New American Century (PNAC) qui préconise le leadership mondial des États-Unis, posant comme principe fondamental que « le leadership américain est à la fois bon pour l’Amérique et bon pour le monde ». Oui, c’est à ce point-là. Ce Kagan est farouchement opposé à la montée en puissance de la Russie et de la Chine. Le 26 janvier 1998, les membres du PNAC ont adressé une lettre ouverte au président Bill Clinton appelant à mener une campagne en Irak pour renverser Saddam Hussein. Parmi les membres signataires et collaborateurs du projet de ce PNAC, on retrouve toute une clique de criminels de guerre et de théoriciens du chaos « créatif », tels que Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Dick Cheney, Francis Fukuyama, John R. Bolton, Richard Perle, etc. et, tenez-vous bien, André Glucksmann et Bernard Kouchner qui ont été signataires en 2004 d’une lettre ouverte présentée par le PNAC aux chefs d’Etats et aux gouvernements de l’Union européenne ! Le PNAC est aussi très proche du sionisme révisionniste, mouvement fondé par Zeev Jabotinsky, un ami de Léo Strauss et grand admirateur de Mussolini, né à Odessa, en Ukraine. Le Betar et l’Irgoun sont les bras armés de ce mouvement sioniste et, pour la petite histoire, le père de Benyamin Netanyahu était le secrétaire particulier de Jabotinsky.

Les Straussiens ont tout fait pour éradiquer les slaves d’Ukraine afin d’y établir un second Israël. Wayne Madsen, que nous avons interviewé en novembre 2016, en a longuement parlé déjà en 2018 et Algériepatriotique a consacré un article à ce sujet. Ils n’ont qu’un seul but et ils le partagent avec les Néoconservateurs : faire tomber les Etats qui risquent de contrecarrer leurs plans d’hégémonie des Etats-Unis dans le monde, et donc les enjeux de la guerre en Ukraine sont terriblement importants. Vladimir Poutine l’a bien compris quand il a dit qu’il n’accepterait pas un monde sans la Russie. L’Europe est totalement soumise aux Etats-Unis, les Straussiens ont réussi à l’inféoder. D’ailleurs, Robert Kagan vit à Bruxelles avec sa famille, donc avec Victoria Nuland. Et Ihor Kolomoïsky, principal bailleur de fonds du bataillon nazi Azov a fondé l’Union juive européenne en 2011 qui est devenu le Parlement juif européen et dont il a été président jusqu’en 2016. Kolomoïsky est aussi le mentor de Zalensky, le président clown de l’Ukraine, nouvelle coqueluche de l’Occident. Toutes ces personnes impliquées directement dans les événements en Ukraine se retrouvent en plein cœur de l’Europe, à Bruxelles. En s’alignant sur la position de sanctions des Straussiens à l’égard de la Russie, l’Europe s’inflige une catastrophe économique et sociale qui la perdra. L’Occident est fini. Le vieux monde se meurt et le nouveau est en train de naître. L’Ukraine est le lieu où l’avenir du monde se joue et si la victoire de la Russie ne fait aucun doute, la grande inconnue reste au niveau de la réaction des Straussiens. Accepteront-ils de voir les Etats-Unis perdre leur leadership ?

Mohsen Abdelmoumen

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L’Algérie cible permanente de l’Empire

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Manifestation pour l’autodétermination du peuple sahraoui; D. R.

Le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez vient de provoquer un tollé général, tant au niveau international que dans son propre pays, en décidant unilatéralement de s’aligner sur le plan d’autonomie du Sahara occidental concocté par le Maroc, et cela au mépris du droit international et des résolutions de l’ONU. Celle-ci a aussitôt réagi par la déclaration du porte-parole du Secrétaire général Antonio Guterres qui a rappelé que « le conflit au Sahara occidental doit être résolu avec un engagement total des parties dans le processus facilité par l’ONU ». Mr. Dujarric a également encouragé ces parties à soutenir les efforts de l’envoyé de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, « visant à reprendre le processus politique de négociation entre les parties au conflit ». Il semble que Sanchez ait cédé au chantage du Makhzen marocain de déverser sur l’Espagne une immigration massive et d’inonder le pays avec la drogue et le terrorisme. On reconnaît bien là les méthodes perfides du Makhzen qui est capable de tout pour arriver à ses fins. Ainsi, lorsque l’Espagne avait accueilli le chef du Front Polisario Brahim Ghali pour une hospitalisation, Rabat avait rappelé son ambassadrice à Madrid et avait lâché les foules sur l’enclave espagnole de Ceuta. Le même scénario s’est reproduit à Melilla le 8 mars dernier où des milliers de réfugiés se sont rués sur les clôtures frontalières. Quoi qu’il en soit, si Sanchez a cru protéger l’Espagne en cédant aux promesses du roi débauché et en croyant à la sincérité d’un junkie, il a une première réponse avec la publication par le Maroc des extraits de la lettre qu’il a adressée au roi d’opérette Mohamed VI. Sans cela, personne n’aurait rien su de ce que d’aucun, y compris en Espagne, appelle une trahison. Et ce n’est qu’un début. Puisque nous abordons le sujet du Maroc, nous en profitons pour demander à ce que les centaines de milliers de Marocains, près d’un million, qui travaillent en Algérie soient renvoyés chez eux. Ils n’ont rien à faire chez nous.

Bashir Mustafa al-Sayed, le ministre conseiller à la présidence de la République sahraouie représentant du Front Polisario en Europe et auprès de l’Union européenne, a déclaré que cette décision nuisait à la crédibilité de l’Espagne qu’il classe désormais avec « le groupe des gouvernements sans principes et prêts à toutes les compromissions ». Il est vrai que les socialistes sont réputés pour leur spécialité du retournement de veste et la nouvelle de cette forfaiture a jeté un pavé dans la mare. Les protestations d’indignation ont fusé de partout dans la classe politique espagnole, y compris au sein du gouvernement. Tous se sont insurgés contre ce revirement qu’ils jugent scandaleux et veulent entendre les explications du chef du gouvernement devant le Parlement. De son côté, l’Union européenne, par la voix de la porte-parole de Josep Borell, autre socialiste espagnol et chef de la politique étrangère de l’UE, a déclaré que l’Europe soutenait la décision de Pedro Sanchez. Etrange, puisque jusqu’à présent, l’Union européenne s’était désintéressée des déboires espagnols avec le Maroc. D’où vient donc ce revirement européen ? Ce n’est pas la peine de chercher bien loin. On ne peut y voir que la main de la France qui préside l’Union européenne jusqu’en juin et qui cherche à nuire à l’Algérie. Il est vrai que dans le contexte actuel de la guerre d’Ukraine où le gaz risque de manquer suite aux sanctions imposées à la Russie, l’Europe, et surtout la France, lorgne vers l’Algérie qui possède d’immenses réserves de gaz, y compris dans ses eaux territoriales en Méditerranée. De plus, Sonatrach vient d’annoncer la découverte d’un important gisement pétrolier dans le bassin de Berkine dont « le forage du premier puits d’exploration a donné lieu à 46.4 m3/heure soit 7000 barils/jour d’huile et 140.000 m3/jour de gaz associé », les estimations préliminaires montrant que « la structure HDLE renferme environ 140 millions de barils de pétrole brut en place. » La production devrait démarrer au troisième trimestre 2022. Cette heureuse nouvelle pour notre pays ne manquera pas néanmoins de susciter bien des convoitises.

Devant ce qu’il faut bien appeler une trahison de la part de l’Espagne, l’Algérie a immédiatement rappelé son ambassadeur et a exprimé son désaccord sans aucune ambiguïté. Il convient de noter que cette décision de Pedro Sanchez intervient peu après la signature d’un contrat entre Sonatrach et l’Espagne, ce qui est quand même assez curieux. C’est ce que l’on appelle un coup de poignard dans le dos et il est certain qu’il y aura des suites à cette affaire. Depuis lors, le gouvernement Sanchez tente de rassurer en multipliant les déclarations selon lesquelles l’Espagne entretient des relations amicales avec l’Algérie et que les livraisons de gaz se poursuivront. Cependant, il y a fort à parier que l’Espagne apprendra tôt ou tard à ses dépens que l’on ne se moque pas impunément de l’Algérie et que non, décidément, il n’est plus question d’amitié. Si l’Algérie coupait le gaz ou augmentait son prix, l’Espagne qui est déjà en proie aux grèves des transporteurs et à la grogne populaire face à la hausse du prix des carburants, se mordrait les doigts de l’inconséquence de son chef de gouvernement. Il ne faudrait qu’une toute petite augmentation de quelques cents le m3 pour faire tomber le gouvernement Sanchez et mettre toute l’Espagne en ébullition…

La France, toujours la France… Elle ne perdra jamais son esprit de revanche d’avoir été éjectée de l’Algérie. Ainsi, un exercice interarmées franco-marocaines se tient depuis le 1er jusqu’au 25 mars dans la région d’Errachidia, située dans la nouvelle zone Est, région militaire récemment créée par le Maroc le long de sa frontière avec l’Algérie. Message bien reçu. Nous ne manquerons pas d’y répondre.

Les Etats-Unis, à présent. D’un côté, ils nous envoient l’adjointe du Secrétaire d’Etat à la Défense US, Chidi Blyden, les 14 et 15 mars dernier pour tenir avec le général Kais Djenidi le 10e dialogue militaire conjoint entre les Etats-Unis et l’Algérie consacré à la lutte contre le terrorisme et aux perspectives d’approfondissement de la coopération américano-algérienne en matière de défense. Et d’un autre côté, nous recevons la visite de la sous-secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Wendy Sherman, qui s’est permis de demander à l’Algérie de réactiver le gazoduc passant par le Maroc vers l’Espagne. Qu’est-ce que c’est que cette hypocrisie et de quel droit les Etats-Unis se permettent-ils d’interférer dans nos affaires internes ? Et pourquoi maintenant, en pleine guerre en Ukraine ? Il est clair que le projet de l’empire de remplacer le gaz russe par le gaz algérien se précise, mais Madame Sherman a appris à ses dépens que l’Algérie est un pays souverain et qu’elle n’a d’ordre à recevoir de personne.

Cependant, malgré les attaques larvées ou affichées contre elle, l’Algérie démontre qu’elle est un acteur majeur dans la communauté internationale, que l’ère Bouteflika est bel et bien enterrée et qu’il faudra dorénavant compter avec elle. Les rencontres et déplacements au plus haut sommet de l’Etat se multiplient. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a effectué une visite de travail et d’amitié en République populaire de Chine du 19 au 21 mars où il a rencontré son homologue chinois Wang Yi. Ils ont a pu réaffirmer « leur convergence de vues concernant les questions d’intérêt commun dont la question du Sahara Occidental, et leur soutien mutuel indéfectible aux questions inhérentes à leurs intérêts fondamentaux et à leurs préoccupations majeures. » L’Algérie a réaffirmé son attachement au principe « d’une seule Chine et son soutien aux positions de la Chine concernant les questions des droits de l’homme, de Hongkong et de Xinjiang ». Cette visite a entériné les liens profonds qui unissent la Chine et l’Algérie depuis de longues années et des accords commerciaux avantageux pour les deux parties ont été conclus, notamment dans le cadre de la nouvelle route de la soie. Entretemps, le Général de Corps d’Armée, Saïd Chengriha, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire, quant à lui, participait à une visite officielle au Qatar pour prendre part à la 7ème Edition de l’Exposition et à la Conférence internationale de défense maritime de Doha « DIMDEX 2022 » du 21 au 23 mars, l’une des plus importantes manifestations militaires au Moyen-Orient à laquelle participent 200 sociétés spécialisées. On le voit, notre pays est devenu incontournable sur le plan diplomatique et militaire.

Pendant ce temps, nos soldats sont en première ligne de notre combat contre les fantassins de l’empire, du sionisme, et autres néocolonialismes. Notre Armée nationale populaire n’a jamais cessé de traquer les terroristes depuis la décennie noire et l’opération qui a eu lieu à Skikda en février a permis la capture de 7 terroristes dont certains avaient rejoint les groupes terroristes depuis les années 1990, 7 autres ayant été éliminés au début de l’opération. C’est donc une opération qualitative qui vient d’avoir lieu. L’Algérie a toujours combattu le terrorisme seule, comme l’a souligné le général de corps d’armée Saïd Chengriha, et ce sont nos soldats, les enfants du peuple, qui, seuls, ont combattu, combattent et combattront toujours l’hydre terroriste.

Hélas, ce 19 mars, trois de nos braves soldats sont tombés au champ d’honneur au cours d’un accrochage avec un groupe terroriste dans la région de Timiaouine, à la frontière avec le Mali. L’Algérie ne cesse de voir ses enfants sacrifiés à la fleur de l’âge dans le combat permanent avec ces monstres sanguinaires fabriqués dans les laboratoires de l’empire, cette armée du capital recrutée dans ce qu’il y a de plus abject dans l’humanité pour détruire les Etats-nations et s’emparer de leurs richesses. Mais l’Algérie restera une forteresse de résistance face au fascisme islamiste et aux traîtres qui rêvent de la voir tomber. Nous neutraliserons les desseins de l’empire, des sionistes et des néocolonialistes qui lorgnent vers notre sous-sol en salivant. Ils nous ont déjà envoyé leurs troupes de criminels assoiffés de sang dans la décennie noire et nous les avons vaincus. Ils ont inventé le « qui-tue-qui » pour tenter de nous mettre à genoux et nous sommes restés debout. Ils abritent et financent les félons qui s’activent sur les réseaux sociaux pour provoquer l’éclatement du pays, mais le peuple algérien n’est pas dupe et reste soudé autour de son armée. Les gouvernements voyous de l’Occident ont montré leur vrai visage fasciste à maintes reprises et encore aujourd’hui avec les événements en Ukraine où ils font main basse, comme des brigands, sur les avoirs du grand Etat souverain qu’est la Russie, comme ils l’ont fait naguère avec l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie. L’Algérie, avec son peuple et son armée, résistera aux multiples tentatives de la faire chuter. Pour cela, mobilisons-nous contre les ennemis intérieurs et extérieurs de l’Algérie, neutralisons les plans de l’empire et du néocolonialisme qui ne s’arrêteront jamais, car ils sont à bout de souffle et ils voudront toujours nous dépouiller de nos richesses. Sauvegardons notre patrie pour laquelle se sont sacrifiés des millions d’Algériens dans les massacres et les enfumades « démocratiques » des néocolonialistes. Et qu’on se le dise, celui qui touche à l’Algérie en paiera les conséquences !

Vive l’Algérie, vive notre ANP et à bas les traîtres !

Mohsen Abdelmoumen

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Les laboratoires biologiques du Pentagone américain en Ukraine

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Nuland laboratoires biologiques

Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires politiques. D. R.

La presse occidentale aux ordres n’en parle pas beaucoup et pourtant la nouvelle est de taille : le ministère de la Défense US finançait et contrôlait une trentaine de laboratoires biologiques en Ukraine. Les forces russes ont pu prendre le contrôle de plusieurs de ces installations suite à leur intervention en Ukraine et elles ont trouvé une multitude d’informations sur les recherches qui y étaient menées. Déjà le 24 février dernier, lors de l’entrée de l’armée russe en Ukraine, on avait appris que l’ambassade US à Kiev effaçait toutes les données relatives à ces laboratoires sur son site et qu’elle intimait l’ordre à ces établissements de détruire tous les agents pathogènes qui y étaient stockés. Lorsque la Fédération de Russie a fait part de ces informations, les premières réponses des USA ont été que c’était de la propagande et que les agents pathogènes détenus en Ukraine étaient des vestiges de l’ère soviétique. Face à la pression internationale croissante, la question a été soulevée au Sénat américain le 8 mars dernier devant lequel a été entendue « l’honorable » (comme ils disent) Victoria Nuland, la sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques, cette sorcière criminelle qui distribuait des sandwichs sur la place Maïdan à Kiev en décembre 2013 lors des manifestations qui ont mené au coup d’Etat en février 2014. Ce coup d’Etat fomenté par les USA et exécuté par les nazis ukrainiens nous a menés où nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire à un risque majeur de guerre nucléaire.

Lors d’une réunion d’information du Conseil de Sécurité des Nations Unies convoquée par la Russie le 11 mars dernier et portant sur les laboratoires biologiques en Ukraine, le représentant permanent russe, Mr Vassily Nebenzia, a déclaré que « le régime de Kiev dissimule de toute urgence les traces d’un programme biologique militaire que Kiev a mis en œuvre avec le soutien du département américain de la Défense. » Et il ajoute : « Le ministère russe de la Défense a mis la main sur des documents confirmant que l’Ukraine a développé un réseau d’au moins 30 laboratoires biologiques qui hébergent des expériences biologiques extrêmement dangereuses, visant à améliorer les propriétés pathogènes de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles avec l’aide de la biologie de synthèse. Ce travail est financé et directement supervisé par la Defense Threat Reduction Agency (DTRA) des États-Unis, entre autres dans l’intérêt du National Center for Medical Intelligence du Pentagone. Le rôle clé dans ces programmes a été joué par un laboratoire central de référence BSL-3 à l’Institut de recherche scientifique anti-peste Mechnikov à Odessa, en Ukraine. Des centres de recherche dans d’autres villes ont également joué un rôle – Kiev, Lvov, Kharkov, Dnipro, Kherson, Ternopol, Uzhgorod, Vinnytsia. »

Bien sûr, l’organisme incriminé, le DTRA, jure la main sur le cœur qu’il ne fait rien de répréhensible et qu’au contraire, il cherche « à démanteler l’infrastructure massive de recherche, de développement et de production d’armes de destructions massives biologiques laissée par le complexe militaro-industriel de l’Union soviétique » et « qu’aujourd’hui, les travaux en cours mettent également l’accent sur la coopération et la recherche collaborative avec des instituts et des scientifiques pour renforcer la détection et le diagnostic des épidémies de maladies hautement infectieuses et des menaces biologiques connexes.» Ben voyons.

Pourtant rompue à l’exercice de la politique et n’étant pas réputée pour avoir la langue dans sa poche, Nuland semblait très mal à l’aise devant le sénateur Marco Rubio qui l’interrogeait. Ses nombreuses hésitations, ses bégaiements, indiquaient qu’elle craignait de trop en dire mais elle a quand même admis que Washington avait fourni une assistance à ces laboratoires. Ce qu’elle n’a pas dit mais que nous avons appris par nos sources, c’est que les chimistes et ingénieurs US travaillant dans ces laboratoires avaient tous un passeport diplomatique. Nuland a ajouté que les États-Unis étaient préoccupés par la volonté des forces russes de prendre le contrôle des laboratoires biologiques et que les USA travaillaient avec l’Ukraine pour empêcher que ces sites ne tombent entre les mains des Russes. Bien, il n’a pas fallu la torturer pour qu’elle avoue. On passait en quelques heures du « nous n’avons rien à voir avec ça, c’est une fake-news, c’est de la propagande russe » à « nous craignons que les Russes ne mettent le nez dans nos affaires ». La question que l’on se pose est élémentaire : pourquoi les Etats-Unis sont-ils si inquiets que la Russie s’empare de ces installations si celles-ci étaient basées sur une recherche inoffensive ? Et à la question de Rubio qui lui tendait la perche en interrompant ses hésitations et en lui demandant si les Russes pouvaient faire une attaque biologique avec les éléments trouvés dans ces laboratoires, elle a répondu qu’elle était sûre à 100% que s’il y avait une attaque biologique, la Russie en serait l’auteur. Peu importe les mensonges habituels qu’invoquent les Etats-Unis pour se tirer d’une situation embarrassante en incriminant les Russes, la réponse de Nuland a clairement indiqué que tout ce qui se trouve à l’intérieur des biolabs ukrainiens est source d’une grave préoccupation pour les USA. Du côté ukrainien, un porte-parole du clown-président a déclaré que « l’Ukraine nie strictement toute allégation de ce type ». Bien sûr, on se demande si l’on a déjà vu un menteur aussi éhonté que le président comédien.

Entretemps, on apprend que l’ancien président Barack Obama a été le fer de lance d’un accord menant à la construction d’un laboratoire biologique manipulant « des agents pathogènes particulièrement dangereux » en Ukraine. Publié à l’origine le 18 juin 2010 et supprimé depuis, l’article intitulé « Biolab ouvre en Ukraine » détaillait comment Obama, alors qu’il était sénateur de l’Illinois, a aidé à négocier un accord pour construire un laboratoire de biosécurité de niveau 3 dans la ville ukrainienne d’Odessa. L’article, qui soulignait également l’implication de l’ancien sénateur Dick Lugar, a également été inclus dans le numéro 818 du journal de sensibilisation du centre de lutte contre la prolifération de l’US Air Force (USAF). « Dick Lugar a déclaré que les plans pour l’installation ont commencé en 2005 lorsque lui et le sénateur Barack Obama ont conclu un partenariat avec des responsables ukrainiens. Lugar et Obama ont également aidé à coordonner les efforts entre les chercheurs américains et ukrainiens cette année-là dans le but d’étudier et d’aider à prévenir la grippe aviaire », a expliqué l’auteur Tina Redlup.

Les médias grand public occidentaux et les réseaux sociaux tentent de dissimuler l’existence de laboratoires biologiques financés par les États-Unis en Ukraine. Et quand ils en parlent, c’est pour reprendre bien sûr la version officielle prétendant qu’il s’agit d’œuvrer pour le bien public. Alors pourquoi l’Organisation mondiale de la santé des Nations Unies a-t-elle conseillé à l’Ukraine de détruire les agents pathogènes à haut risque hébergés dans ses laboratoires de « santé publique » (sic !) afin d’éviter « tout déversement potentiel » ? L’OMS n’a pas dit quand elle avait fait la recommandation, ni fourni de détails sur les types d’agents pathogènes ou de toxines hébergés dans les laboratoires ukrainiens et l’agence a refusé de répondre aux questions sur le suivi de ses recommandations.

Revenons un peu en arrière et examinons le Mémorandum de Budapest qui a été signé dans le passé. Ce mémorandum comprenait trois accords politiques signés lors de la conférence de l’OSCE à Budapest, en Hongrie, le 5 décembre 1994, pour fournir des garanties de sécurité concernant l’adhésion du Bélarus, du Kazakhstan et de l’Ukraine au Traité sur la non-prolifération des Armes nucléaires (TNP). Ces nations devaient céder leurs arsenaux nucléaires à la Russie et cesser toute recherche dans le domaine des armes nucléaires. Les premiers signataires étaient la Fédération de Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, la Chine et la France ayant donné des assurances individuelles dans des documents séparés. Le mémorandum interdisait à la Fédération de Russie, au Royaume-Uni et aux États-Unis de menacer ou d’utiliser la force militaire ou la coercition économique contre l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan. À la suite d’autres accords et du mémorandum, entre 1993 et ​​1996, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine ont donc renoncé à leurs armes nucléaires. Il faut savoir que l’Ukraine possédait à l’époque le troisième plus grand stock d’armes nucléaires au monde, dont elle avait un contrôle physique mais pas opérationnel, la Russie contrôlant les codes nécessaires pour faire fonctionner les armes nucléaires.

Lorsque les forces russes ont pris le contrôle des laboratoires en Ukraine dont la Fédération de Russie connaissait l’existence depuis des années et alertait en vain la communauté internationale, la Russie a eu la preuve que ces laboratoires travaillaient sur les armes biologiques, les armes nucléaires, et les missiles. Donc des armes de guerre. Adieu donc le Mémorandum de Budapest. Et ces laboratoires se trouvaient juste à la frontière avec la Russie. Concernant les armes biologiques, les recherches menées en Ukraine allaient de la collecte de données génétiques slaves au gain de fonction

(recherche médicale qui modifie génétiquement un organisme de manière à améliorer les fonctions biologiques des produits géniques) de virus et d’organismes destinés à être utilisés dans des armes. Certains agents pathogènes ont été testés en utilisant des soldats ukrainiens comme cobayes. Selon l’Ukraine et les États-Unis, les laboratoires travaillaient sur un « programme de réduction des menaces biologiques », mais avec des agents tels que l’anthrax ainsi que des virus transmis par les chauves-souris et les oiseaux migrateurs, on ne peut que mettre en doute la sincérité de ces déclarations. En effet, la situation géographique de l’Ukraine représente un véritable carrefour des voies de migration des oiseaux et des recherches étaient en cours pour étudier comment les migrations et les voies suivies par les oiseaux pouvaient être exploitées comme vecteurs de certains agents pathogènes. On ne sait pas si l’une de ces enquêtes a abouti, mais la simple intention de « militariser » des vols d’oiseaux pose question. Selon les documents découverts par les forces russes, la partie américaine prévoyait de mener des travaux sur les agents pathogènes des oiseaux, des chauves-souris et des reptiles en Ukraine en 2022, avec une possibilité de transporter la peste porcine africaine et l’anthrax. Et les spécialistes russes des troupes de radioprotection, de protection chimique et biologique ont étudié des documents qui faisaient état de transferts de biomatériaux humains emportés en Ukraine vers des pays étrangers sur instruction de représentants américains.

Par ailleurs, c’est lorsque le président ukrainien Zelensky – peut-on appeler ce clown président ? – a déclaré qu’il libérerait son pays du mémorandum de Budapest que la Russie a senti le danger. Les nazis de Kiev avaient donc l’intention de renouer avec le nucléaire. Des rapports de RIA Novosti ont montré que des recherches en matière d’armes nucléaires avaient été menées à l’Institut de physique et de technologie de Kharkov ainsi que dans des centres à Kiev, Tchernobyl et Lvov, Tchernobyl ayant été choisi comme l’un de ces emplacements afin que l’augmentation du rayonnement dans la zone n’attire pas l’attention. Les recherches ont été menées depuis 2014 en utilisant à la fois de l’uranium et du plutonium. Les matériaux et l’équipement nécessaires à la fois à l’enrichissement du combustible et à la création d’un appareil ont été importés d’États étrangers, ce qui signifie qu’il n’y a pas que Kiev qui viole le mémorandum de Budapest et le traité de non-prolifération nucléaire. On ne sait toujours pas si le combustible nucléaire usé des centrales nucléaires en Ukraine aurait pu être utilisé et l’on ne sait pas non plus à quel point les Ukrainiens étaient proches d’un appareil fonctionnel.

Il devient également de plus en plus évident le gouvernement ukrainien a œuvré pendant des années pour améliorer les systèmes de missiles hérités de l’Union soviétique, mais deux sociétés ukrainiennes, Yuzhmashzavod et Yuzhnoye, ont toutes deux travaillé en collaboration avec des entreprises turques pour créer des fusées. 

Les gouvernements russe et chinois ont commencé à exiger publiquement des réponses, tant sur la scène internationale qu’au siège de l’ONU à New York. Malgré le black-out médiatique en Occident, la gravité des faits était impossible à dissimuler, et le Sénat US a appelé Nuland pour s’expliquer. Il apparaît aujourd’hui que les Etats-Unis disposent de 336 laboratoires disséminés dans 30 pays où ils font exactement ce qu’ils veulent. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a déclaré à ce sujet que « les Etats-Unis ont été le seul pays à s’opposer à la mise en place de mécanismes de vérification multilatérale de la Convention sur les armes biologiques au cours des 20 dernières années ».

Pour terminer et à titre d’exemple pour montrer qui dirige l’Ukraine aujourd’hui, l’une des principales sources médiatiques ukrainiennes, la chaîne Hromadske, parle du Donbass comme d’une « région qui compte ‘un nombre énorme de personnes absolument inutiles’. Sur les 4 millions dans la région de Donetsk, 1,5 million sont ‘superflus’ et ‘doivent simplement être tués’ ». Cela est dit sans aucune honte. Et ce n’est pas le seul exemple de ce que le pouvoir et les médias ukrainiens martèlent depuis plusieurs années. Imaginons un instant que toutes les expériences décrites plus haut soient arrivées à terme et se trouvent entre les mains des fous furieux qui dirigent l’Ukraine aujourd’hui et que l’Occident soutient… Nous laissons nos lecteurs deviner la suite.

Mohsen Abdelmoumen

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Comment l’Ukraine s’est transformée en une plaque tournante du terrorisme

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Isa Munayev, terroriste tchétchène réfugié au Danemark. D. R.

L’Ukraine est devenue une véritable plaque tournante du terrorisme international en accueillant sur son sol, encouragées et financées par l’Occident, les pires crapules de l’humanité qui se sont toutes liguées contre la Russie : nazis, chiens de guerre et mercenaires de tous poils et de toutes nationalités, mais aussi terroristes islamistes. On savait que des brigades islamistes se battaient en Ukraine contre les forces du Donbass, dont le bataillon de Djokhar Dudayev fondé au Danemark en 2014 suite à l’Euromaïdan par Isa Munayev – un terroriste tchétchène réfugié au Danemark – et constitué d’environ 500 combattants islamistes tchétchènes, géorgiens, circassiens, ingouches, azerbaïdjanais, ukrainiens et européens partis faire le jihad du côté ukrainien. Ce bataillon s’est scindé et a donné naissance à une unité islamiste nommée bataillon Cheïkh Mansour qui s’est basée à proximité de Marioupol, fief du bataillon Azov. Ces criminels nazis et islamistes s’entendent comme larrons en foire et sont là pour terroriser et éradiquer la population russophone. Après la mort de Munayev, tué au combat en 2015, c’est un ressortissant tchétchène établi au Royaume-Uni, Adam Osmayev, fils d’un riche homme d’affaires tchétchène opposant à Kadyrov, qui a pris le commandement du bataillon Dudayev. Déjà en juillet 2017, le journal français Libération a publié un article, les présentant, lui et sa femme, comme des héros romantiques, alors que ce sont tous deux des criminels qui participent au massacre des habitants du Donbass. Mais qui se fait encore des illusions sur l’Occident ? Il est, par exemple, utile de savoir que le petit Danemark, qui semble si tranquille, abrite de nombreux islamistes tchétchènes qui s’y sont réfugiés après avoir participé à la guerre russo-tchétchène et qu’un bataillon islamiste y a été créé pour combattre les populations russophones en Ukraine. C’est d’ailleurs tout l’Occident qui est compromis en accueillant les terroristes islamistes. Nous, les Algériens, le savons depuis longtemps puisqu’un Zitout vit et fait des affaires en Grande-Bretagne, son frère fait de même en Belgique, et la Suisse abrite le bourreau du Fida Mourad Dhina. Et la liste n’est pas exhaustive. Pendant que l’Algérie combat le terrorisme, tous les pays européens encouragent et financent le départ de djihadistes et autres aventuriers dans les pays visés par l’empire : on l’a vu avec l’Afghanistan, puis l’Algérie, et ensuite la Syrie, l’Irak, la Libye, et aujourd’hui l’Ukraine.

Et l’histoire se répète puisque l’on apprend que, selon une source militaire russe, des officiers du renseignement ukrainien et turc ont recruté des terroristes situés dans le nord de la Syrie pour combattre avec les forces ukrainiennes. Ces agents ukrainiens et turcs se sont rendus le 4 février à Afrin et E’zaz dans le nord de la Syrie et ont visité un site appartenant à un groupe terroriste affilié à la soi-disant « Armée syrienne libre » soutenue par le régime turc. Ils devaient y rencontrer les dirigeants des groupes terroristes afin de trouver un accord pour recruter des hommes destinés à combattre aux côtés du régime ukrainien. La source a ajouté qu’il avait été convenu d’organiser une série de réunions secrètes avec les chefs des groupes terroristes concernés. Récemment, le Kremlin a annoncé que les autorités russes surveillaient une augmentation du flux de mercenaires de plusieurs pays vers l’Ukraine, y compris des terroristes qui ont combattu en Syrie. Des terroristes affiliés à l’Etat islamique sont formés et entraînés dans la base d’Al-Tanf contrôlée par les forces d’occupation américaines en Syrie dans le but de les transférer en Ukraine et de les utiliser dans le Donbass, selon le Service de renseignement extérieur de la Fédération de Russie. Des chefs du groupe terroriste Hayat Tahrir al-Sham (Al-Qaïda) ont tenu plusieurs réunions avec des hauts dirigeants du Parti islamique du Turkestan et les groupes Ansar Al-Tawhid et Hurras al-Din, et ont convenu d’autoriser un certain nombre de leurs combattants à entrer en Ukraine par le sol turc. Ainsi quelque 450 terroristes islamistes sont arrivés en Ukraine depuis Idlib pour lutter contre les forces russes en passant par la Turquie. La plupart de ces combattants étrangers sont des vétérans de la guerre syrienne et considèrent le fait de lutter contre la Russie comme une opportunité leur permettant de prendre un nouveau départ avec un bon salaire à l’appui (1200 à 1500 dollars par jour). Hayat Tahrir Al-Sham leur a également assuré que leurs familles seraient autorisées à les rejoindre plus tard. Environ 300 de ces combattants sont des ressortissants syriens originaires des campagnes d’Idlib et d’Alep, tandis que les 150 autres sont des ressortissants belges, français, chinois, marocains, tunisiens, tchétchènes et britanniques. Sans parler de ceux venant d’Albanie et de Croatie et notamment des djihadistes venant du Kosovo forts de leur expérience acquise en Syrie.

Ce n’est pas tout. En vue de contrer l’avance russe, toutes les ambassades d’Ukraine lancent des appels sur leur compte Facebook pour recruter des volontaires pour combattre les forces russes : « Quiconque veut rejoindre la défense de la sécurité en Europe et dans le monde peut venir se tenir aux côtés des Ukrainiens contre les envahisseurs du XXIe siècle » pouvait-on lire sur la page de l’ambassade d’Ukraine à Alger. Le ministère des Affaires étrangères algérien a donné l’ordre à l’ambassade ukrainienne de retirer son post de Facebook, mais les pays européens, eux, encouragent leurs citoyens à rejoindre la « Légion internationale ». Le 8 mars dernier, le ministère ukrainien de la Défense a créé une unité spéciale pour les « volontaires étrangers », qui a déjà commencé à mener des missions de combat contre les forces russes. Il y a plus de 20 000 volontaires et ex-combattants issus de 52 pays qui ont exprimé leur désir de rejoindre la Légion internationale. La crise ukrainienne a déclenché une vague d’activisme parmi les chefs de milice d’extrême-droite européens. Ils ont eu recours à la collecte d’argent et au recrutement de combattants en ligne via PayPal, ainsi que via les crypto-monnaies comme Bitcoin et autres. Le 25 février 2022, des milices d’extrême droite en France, en Finlande et en Ukraine ont exhorté leurs partisans à participer à la lutte pour défendre l’Ukraine. Le bataillon Azov, qui fait partie de la Garde nationale ukrainienne a contribué à la formation de civils pour prendre les armes contre la Russie. Le chef de l’aile politique du bataillon Azov a appelé à une mobilisation totale du groupe et a orienté les volontaires vers des ressources de recrutement en ligne. De nombreux groupes nationalistes néonazis et d’extrême-droite d’Europe et d’Amérique du Nord manifestent un élan de soutien à l’Ukraine, notamment en cherchant à rejoindre des unités paramilitaires dans la lutte contre la Russie tandis que les groupes extrémistes islamistes et djihadistes continuent d’exhorter leurs partisans via leurs sites Internet à prendre les armes contre la Russie.

Par ailleurs, les services de renseignement russes ont mis à jour le projet de l’armée ukrainienne d’opérer une vaste offensive contre le Donbass ce mois de mars, et la découverte d’énormes quantités d’armement, de munitions et de véhicules par les forces russes dans le secteur confirme cette information. Un document faisant état de cette opération et signé par différents généraux de l’armée ukrainienne ont été fournis par le ministère russe de la Défense. Déjà le 22 janvier dernier, les autorités ukrainiennes avaient mené un programme d’entraînement militaire pour les civils, 50 % d’entre eux ayant exprimé leur volonté de résister. On peut se poser la question de savoir à quoi ils voulaient résister. Depuis, le président Zalensky, comme nous l’avons écrit dans un précédent article, a ordonné de distribuer des armes à la population et de libérer et d’armer des prisonniers de droit commun, ce qui engendre des situations chaotiques dans les villes. En outre, nous venons d’apprendre que le Code pénal vient d’être aboli en Ukraine et que, conformément à la loi entrée en vigueur, tout civil peut tuer n’importe qui s’il considère que la personne tuée commettait une agression contre l’Ukraine. On peut imaginer aisément ce que cette décision va entraîner… Et dire que les Occidentaux étaient prêts à donner la bombe nucléaire aux néo-nazis d’Ukraine ! Les dirigeants politiques occidentaux sont-ils devenus fous ?

On apprend également que le ministère de la Défense des Etats-Unis a financé et contrôlé une trentaine de laboratoires de recherche d’armes biologiques sur le territoire ukrainien. En effet, les autorités russes ont déclaré avoir trouvé des preuves de laboratoires biologiques financés par les États-Unis en Ukraine, qui avaient détruit de toute urgence des échantillons d’agents pathogènes mortels lorsque l’offensive militaire a commencé. Les documents obtenus par le ministère russe de la Défense contiennent des informations détaillées sur un projet du Pentagone visant à étudier le transfert d’agents pathogènes par les oiseaux sauvages migrant entre l’Ukraine et la Russie et d’autres pays voisins. Selon les documents, la partie américaine prévoyait de mener des travaux sur les agents pathogènes des oiseaux, des chauves-souris et des reptiles en Ukraine en 2022, avec une étude portant sur la possibilité de transporter la peste porcine africaine et l’anthrax. Evidemment, cela a été contesté par les Occidentaux qui ont poussé des cris d’orfraie en taxant ces informations de « propagande russe » mais la Sous-secrétaire d’Etat Victoria Nuland, la harpie psychopathe qui distribuait des cookies sur la place Maïdan lors du coup d’Etat en 2014, a déclaré devant le Sénat US ce 9 mars que « les États-Unis sont préoccupés par la volonté des forces russes de prendre le contrôle des laboratoires biologiques américains et travaillent avec les Ukrainiens pour empêcher qu’ils ne tombent entre les mains des Russes. » Et elle ajoute, bien évidemment, qu’elle est sûre à 100% que s’il y a une attaque biologique, la Russie en sera l’auteur. On va sûrement demander aux célèbres « White Helmets » de remettre le couvert, comme en Syrie. Quoi qu’il en soit, ces expériences biologiques étaient destinées à être testées sur les populations russophones du Donbass considérées par le régime fasciste et néo-nazi d’Ukraine comme des sous-humains. D’ailleurs une recrudescence de cas de poliomyélite a été constatée dans cette région, ce qui n’est pas normal du tout.

Comme on le voit, l’Occident utilise les mêmes idiots utiles et reprend le même scénario qu’en Afghanistan, en Syrie, en Libye… On envoie des imbéciles en mal d’aventure ou des chiens de guerre qui ne savent rien faire d’autre que tuer, on envoie des armes et des munitions, mais gare au retour du boomerang. Quand tout sera fini, quand la Russie aura obtenu ce qu’elle voulait, c’est-à-dire la démilitarisation de l’Ukraine, sa dénazification, et sa neutralité, qu’adviendra-t-il de tous ces tueurs ? Les responsables des pays occidentaux qui encouragent cet exode de fous furieux vers l’Ukraine ont-ils pensé à ce qu’ils feraient de ces terroristes aguerris au combat lorsqu’ils reviendraient ?

Mohsen Abdelmoumen

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La Russie poursuit sa guerre patriotique

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Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise, dit l’adage. Vladimir Poutine a dit « stop ! Ça suffit ! » Voilà des années que la Russie voit s’implanter des bases de l’OTAN tout autour de son territoire, de plus en plus proches. L’OTAN n’en finit pas de mener des manœuvres au plus près des frontières russes avec une arrogance allant crescendo. 175 000 soldats de l’OTAN sont déjà positionnés aux frontières de la Russie avec une puissance de feu massive et des formations aériennes et navales entourant le pays de toutes parts. C’était intenable pour la Russie. Poutine a pourtant fait preuve d’une grande patience et a voulu négocier à maintes reprises mais les Etats-Unis sont restés intraitables. Malgré leur promesse de ne jamais étendre l’OTAN à l’est lors de la réunification de l’Allemagne, ils ont grignoté le territoire des anciens pays de l’ex-Union soviétique jusqu’aux portes de la Russie.

L’Occident est allé trop loin en fomentant un coup d’Etat en Ukraine en 2014 suite aux nombreuses manifestations organisées à Kiev en réaction à l’annonce du président Ianoukovytch de préférer conclure des accords avec la Russie plutôt qu’avec l’Europe. Derrière ces manifestations appelées « l’Euromaïdan », on trouve la CIA et sa Radio Free Europe/Radio Liberty qui émet en Europe et au Moyen Orient, offrant des programmes dans toutes les langues pour déstabiliser des pays. Réalisé par un mélange répugnant composé d’une belle brochette de charognards, tels que des agents de la CIA et autres services de pays de l’OTAN, d’ONGs dont International Renaissance Foundation de George Soros, des nazis de Svoboda et autres nostalgiques de Stepan Bandera, un nationaliste ukrainien qui s’est illustré au cours de la seconde guerre mondiale en collaborant avec l’Allemagne nazie et en créant la Légion ukrainienne sous commandement de la Wehrmacht, ce coup d’Etat a mené à la fuite puis à la destitution du président Viktor Ianoukovytch considéré comme trop proche de la Russie. Depuis la chute de l’URSS, l’Ukraine était le point de concentration de toute l’attention de l’empire qui n’a de cesse de vouloir déstabiliser la Russie en créant de fausses « révolutions » dans tous les pays qui l’entourent et toujours avec le financement des ONG de George Soros. Déjà en 2004, on avait vu la « révolution orange » qui a marqué le rapprochement de l’Ukraine avec l’Europe et l’OTAN.

L’empire avait donc gagné et a installé ses marionnettes à la tête de l’Ukraine livrée à une bande de nazis et de bandits rivalisant d’ignominie. Quand on donne le pouvoir aux fascistes, on peut s’attendre au pire. La haine ethnique s’est installée, propagée par les médias et le pouvoir. Les partis nazis Svoboda et Pravy Sektor financés par les Occidentaux, organisaient des camps d’entraînement et formaient des bataillons paramilitaires qui défilaient dans les rues sous les acclamations des civils, comme au bon vieux temps de Tonton Adolphe. Et le pire est arrivé, avec la bénédiction des « grandes démocraties » que sont les Etats-Unis et l’Union européenne. Tout ce qui était pro-Russe, communiste, antifasciste, rom, était pourchassé et lynché dans les rues. C’est le massacre d’Odessa, le 2 mai 2014, qui a montré au monde ce dont étaient capables ces nazis soutenus par Oncle Sam et l’UE. 48 personnes d’ascendance russe qui s’étaient rassemblées devant la Maison des Syndicats, ont été massacrées, les Ukrainiens « innocents » ayant mis le feu au bâtiment où elles s’étaient réfugiées pour échapper à la folie furieuse de cette horde de nazis bavant la haine. La plupart ont été brûlés vifs, dont des gamins de 16 ans et des pensionnés, et ceux qui sautaient dans le vide pour échapper aux flammes étaient battus à mort avec des barres de fer. Une femme enceinte a été étranglée avec le cordon d’un téléphone dans l’un des bureaux. Et pendant ce temps-là, des civils au-dehors remplissaient des cocktails molotov pour aviver l’incendie. Voilà ce qu’est l’Ukraine aujourd’hui : un peuple de nazis pour la plupart, et fiers de l’être. Les autres vivent dans la terreur depuis des années. D’ailleurs, beaucoup de ceux qui fuient le pays devant l’avancée de l’armée russe savent qu’il va leur en cuire pour ce qu’ils ont fait ou laissé faire. La preuve, c’est que malgré le fait qu’ils soient devenus des réfugiés, cela ne les empêche pas de montrer leur racisme dégoûtant en refoulant les personnes noires, arabes ou asiatiques pour les précéder au passage de la frontière. Et ce sont ces gens-là que l’Europe accueille à bras ouverts…

Dans l’est de l’Ukraine, le Donbass, région minière, où s’étaient installés des familles russes du temps de l’URSS, la population étant forcément proche de la Russie à travers des liens de parenté et de culture, s’est vu interdire de parler la langue russe et a été considérée ouvertement comme une sous-race : bombardements, pogroms, viols, crucifixions, et toutes les horreurs que peuvent commettre les fascistes lorsqu’ils sont déchaînés. Leur but était de « nettoyer » cette région de tout russophone. Comprenant qu’elle était destinée à être exterminée, la population du Donbass s’est rassemblée et a fait sécession, réclamant son autonomie. Le Protocole de Minsk a été mis en place pour mettre fin à la guerre qui sévissait au Donbass, l’armée ukrainienne pilonnant sans relâche la région autonome. Il y eu 14 000 morts au Donbass depuis 2014, pour la plupart des civils, sans que l’UE ne bronche. L’accord réclamant un cessez-le-feu immédiat a été signé le 5 septembre 2014 par les représentants de l’Ukraine, de la Russie, de la République populaire de Donetsk (DNR) et de la République populaire de Lougansk (LNR) pour mettre fin à la guerre en Ukraine orientale. Il n’a jamais été respecté par Kiev. Voici un petit aperçu de la façon dont les gens du Donbass sont perçus par l’Ukraine avec le discours de l’ancien président Porochenko en décembre 2014 : « Nous aurons du travail et eux non ! Nous aurons les retraites et eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves ! Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, précisément comme ça, que nous gagnerons cette guerre ! ». Entretemps, l’armée américaine entraînait les milices nazies qui faisaient des émules et grossissaient, pour finir par intégrer la garde nationale, dont le Bataillon Azov basé à Marioupol. A titre d’information, il est intéressant de noter que ce bataillon nazi est financé par l’oligarque milliardaire ukraino-israélien Ihor Kolomoïsky qui finance aussi les bataillons Aidar, Donbass, Dnipro 1, tous nazis et chargés du nettoyage ethnique du Donbass.

Le nouvel homme de l’OTAN et de l’UE, le « héros » actuel de l’Ukraine, Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky, a remplacé Porochenko à la tête de l’Ukraine depuis le 20mai 2019. D’origine juive et sioniste convaincu, c’est un guignol au sens propre du terme puisqu’il était un humoriste très populaire en Ukraine et qu’il a notamment dansé en talons aiguilles et a joué du piano avec son sexe. Il suffit de taper son nom sur internet pour avoir accès à ses « prestations ». Il a donné le nom de son émission télévisée « Serviteur du peuple » à son parti et a ouvertement déclaré qu’il voulait que l’Ukraine entre dans l’UE et dans l’OTAN. Cela signifierait accepter des bombes nucléaires américaines sur le territoire ukrainien…

C’en était trop. Vladimir Poutine a sifflé la fin de la partie. Après avoir reconnu le 21 février l’indépendance des deux républiques du Donbass, Donetsk et Lougansk, le président Poutine a décidé d’envoyer les troupes russes le 24 février en Ukraine pour protéger son pays contre l’encerclement de l’OTAN, démilitariser l’Ukraine, en faire un pays neutre et le « dénazifier ». Contrairement à la propagande occidentale, ce n’est pas une guerre entre la Russie et l’Ukraine que nous voyons, c’est une guerre entre la Russie et les Etats-Unis et l’OTAN. La preuve, le président russe a lancé un appel à l’armée ukrainienne pour qu’elle se rende et refuse d’obéir à une « clique de toxicomanes et de nazis », qu’il ne sera fait aucun mal aux soldats qui se rendent à condition qu’ils s’engagent à ne plus combattre, et qu’ils pourront rentrer chez eux. Zalensky a aussitôt crié au secours auprès de l’Europe – n’oublions pas que c’est un comédien – en disant que c’était sans doute la dernière fois qu’on le verrait vivant, mais qu’il résisterait à l’envahisseur. Il a quitté Kiev, la capitale, pour se réfugier à Lviv. Alors que la Russie lui proposait de s’asseoir à la table des négociations, il a signé un décret accordant l’entrée de l’Ukraine à tous les mercenaires étrangers qui voudraient venir combattre et a décidé de faire distribuer des armes à la population civile en l’encourageant à résister et à constituer des réserves de cocktails molotov. En outre, il a fait libérer et armer tous les prisonniers de droit commun qui avaient des notions militaires et a déclaré le couvre-feu, menaçant tous ceux qui circulent en rue après une certaine heure d’être considérés comme des saboteurs ou des agents ennemis. Depuis, c’est le chaos : les nazis, les gangs, les allumés, tout le monde pille et s’entretue. Des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des scènes de lynchage dans les rues. Mais ces monstres sont les protégés de l’Occident, n’est-ce pas ?

Pendant ce temps-là, l’armée russe avance inexorablement. Elle est dans les faubourgs de Kiev, a démoli toutes les infrastructures militaires ukrainiennes, a sécurisé les centrales nucléaires, y compris en partenariat avec des soldats ukrainiens comme à Tchernobyl, a pris des villes dont les autorités se sont rendues, et pratique l’encerclement des points stratégiques. Poutine a aussi confié à son armée la tâche de détruire les 15 laboratoires américains d’armes biologiques disséminés un peu partout en Ukraine. Les bataillons nazis sachant qu’ils sont condamnés à brève échéance font ce qu’ils savent faire le mieux : massacrer et prendre les populations en otage. Ils retiennent les civils pour en faire des boucliers humains et les empêchent de fuir. Ils sont désormais pris en tenaille par les troupes russes qui pratiquent la tactique du « chaudron » et il est clair qu’ils bouilliront dans ces chaudrons. On peut compter sur les forces spéciales tchétchènes pour leur régler leur compte sans mettre des gants. Ces criminels ne bénéficieront d’aucune pitié de la part des Russes et de l’armée du Donbass dont le peuple continue à souffrir de leurs exactions. L’histoire se répète. L’armée russe a déjà combattu cette vermine et les soldats russes la délogeront maison par maison, pierre par pierre, comme leurs grands-parents l’ont fait jadis. Actuellement, la Russie a coupé toute la côte ukrainienne de la mer d’Azov et Marioupol est le premier « chaudron » à être officiellement verrouillé.

En Occident, c’est l’hystérie collective et les masques tombent. Tous sont en faveur de l’Ukraine fasciste, même la « gauche », et des manifestations rassemblent des foules dans tous les pays occidentaux avec des drapeaux ukrainiens bleu et jaune et des drapeaux aux couleurs de Bandera, ce criminel nazi, rouge et noir. Les Occidentaux sont tétanisés et ne parviennent pas à comprendre que leur empire s’écroule, cet empire qui est à l’image de son « commandant en chef », Joe Biden, dit « Sleepy Joe », un ancien « vieux beau » coureur de jupons complètement sénile qui bafouille et mélange tout. Sa dernière déclaration dans une conférence de presse en dit long sur son état mental : « Poutine peut encercler Kiev avec des chars mais il ne gagnera jamais le cœur et l’âme du peuple iranien ». Oui, vous avez bien lu. Ce serait drôle si le sort de l’humanité n’était pas en jeu avec cette bande de dégénérés. Les Occidentaux sont pathétiques. Ils sont unanimes à pleurer sur le sort de cette « pauvre » Ukraine en comparant Poutine à Hitler, alors qu’ils soutiennent des nazis purs et durs. C’est hallucinant. Tout cela démontre que l’Occident est dans une crise à la fois politique, sociétale et économique. Il n’y a pas de politiciens consistants, ce sont des gens s’engagent dans la carrière politique par opportunisme mais ils sont désespérément incompétents et médiocres. Ce sont de vrais parasites qui dirigent les pays occidentaux et qui se retrouvent à tous les niveaux des institutions. Cet état de fait mène à ce que nous vivons actuellement. Ils sont tous responsables et pourtant ils s’enorgueillissent de leur ignorance crasse.

Les USA et leurs larbins européens ont décrété une kyrielle de sanctions contre la Russie : exclusion des banques russe du système de paiement Swift, interdiction de leur espace aérien aux compagnies aériennes russes, retrait des entreprises occidentales en Russie et arrêt de la production, fin de divers partenariats commerciaux, saisie des biens appartenant à des Russes sur le sol européen, etc. La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui n’a été élue par personne et qui traîne des casseroles de corruption et de conflit d’intérêt depuis qu’elle a été ministre de la Défense allemande et qui continue ses tripotages à la tête de la Commission, a décrété l’envoi d’armes à l’Ukraine, et a interdit les médias RT et Sputnik d’émettre sur le territoire européen. Les USA et leurs alliés envoient des armes à l’Ukraine : UK, France, Pays-Bas, Allemagne Canada, suède, Belgique, Portugal, Grèce, Roumanie, Espagne, Portugal, République Tchèque, Japon… jetant de l’huile sur le feu. A titre d’exemple, l’Allemagne envoie 500 Manpads Stinger et 1 000 lance-grenades antichars Panzerfaust à l’armée ukrainienne. L’Allemagne est en guerre contre la Russie, comme au bon vieux temps… Au niveau culturel et sportif, l’hystérie est à ce point que les ressortissants russes sont expulsés des manifestations artistiques, des clubs de sport, etc. Les Russes sont pointés du doigt dans les pays européens, leurs voitures sont taguées, ils reçoivent des lettres de menaces, ou on leur exprime ouvertement qu’ils doivent rentrer chez eux. L’Orchestre Philharmonique de Zagreb en Croatie retire de son répertoire les œuvres de Tchaïkovski en solidarité avec le régime fasciste de Kiev. Le chef d’orchestre russe Valery Gergiev a été limogé de la direction de l’Orchestre philharmonique de Munich, il a également dû démissionner de ses postes de directeur musical des orchestres du Verbier Festival, en Suisse, et du festival d’Edimbourg, en Ecosse, tandis que la soprano Anna Netrebko a décidé de suspendre ses concerts. Finis les « droits de l’homme, finie la « liberté d’expression », finie « la démocratie », l’Europe montre son vrai visage fasciste et hideux. La haine prend le dessus. Dans le journal Le Monde du 28/2, on lit « Les artistes remettent en question leurs engagements auprès de la Russie : Faut-il continuer à diffuser les artistes russes, jouer leur musique ou exposer leurs œuvres au nom de l’universalité de la culture, ou boycotter toute collaboration ? » A quand les autodafés ? Et dire que c’est la Russie qui a libéré l’Europe ! Et à quel prix ? 29 millions de morts soviétiques !

La propagande de l’empire tire à boulets rouges sur tout ce qui est russe. Les fake-news pleuvent, la censure sévit et les faucons de l’empire se relaient sur les médias en faisant des déclarations ahurissantes. Par exemple, Hillary Clinton, la criminelle de guerre, déclare avec un grand sourire sur MSNBC : « Lorsque j’étais secrétaire d’État sous l’administration Obama, nous avons mené des cyberattaques pour soutenir les révolutions du printemps arabe, et j’appelle Biden à faire de même contre la Russie. » Le hic, c’est que les Anonymous ont bien mené des cyberattaques contre la Russie, sans doute depuis Langley, mais ils ont été à leur tour hackés par les hackers russes. Cela s’appelle l’effet boomerang. A propos de cette va-t-en-guerre de Clinton, a-t-elle jamais été inquiétée pour avoir abandonné son ambassadeur John C. Stevens aux mains des terroristes à Benghazi ? Autre criminelle de guerre, Condoleezza Rice qui déclare avec aplomb et sans sourciller sur Fox News à propos de l’opération russe en Ukraine : « Lorsque vous envahissez une nation souveraine, c’est un crime de guerre. » Qu’a-t-elle fait en Irak ? Elle a participé à la destruction d’un grand pays, au vol de ses richesses et à l’émergence de Daech ! Sa place est en prison pour crimes de guerre, comme Hillary Clinton et tous les faucons de l’empire. Ce sont de vrais psychopathes qui méritent de brûler en enfer. Et le sinistre sioniste BHL, bouffi d’orgueil imbécile, qui fait à nouveau le tour des plateaux de télé en disant que l’agression de Poutine est intolérable mais pas celles des Américains qui ont dévasté des dizaines de pays, qui ont organisé des coups d’Etat, assassiné des chefs d’Etat, déstabilisé des pays, bombardé en massacrant sans pitié des populations civiles, qui ont commis des attentats, trafiqué avec les narco trafiquants, etc. Que n’ont-ils pas fait ?

Pour bien mettre les pendules à l’heure, le porte-parole du ministère chinois de la Défense nationale, Tan Kefei, a déclaré qu’à tout moment, n’importe où, la Chine est prête à soutenir la Russie au cas où les États-Unis et l’OTAN voudraient intervenir militairement. Poutine peut aussi compter sur le soutien de Cuba, du Venezuela, du Nicaragua, et de la Corée du nord qui a déjà envoyé un missile balistique dans la mer du Japon en guise d’avertissement. Parallèlement, la Chine et la République populaire démocratique de Corée ont affirmé qu’elles allaient renforcer leurs liens dans un contexte mondial nouveau et transformer cette relation en un tout un et invincible. Vladimir Poutine, quant à lui, a prévenu que la Russie avait mis en état d’alerte sa force de dissuasion nucléaire devant les menaces de l’OTAN. Le 27/2, le ministre russe de la Défense Sergueï Shoigu a rapporté à Vladimir Poutine que, conformément à son ordre, des changements de service aux postes de contrôle des Forces de missiles stratégiques, des flottes du Nord et du Pacifique et le commandement de l’aviation à longue portée ont commencé à effectuer des missions de combat avec un personnel renforcé. A bon entendeur… Evidemment, ça jette un froid et cela a incité les USA et le secrétaire général de l’OTAN à annoncer que, non, ils ne feraient pas la guerre à la Russie. Ça n’empêche pas ces hypocrites d’envoyer leurs « brigades nazies internationales » de volontaires pour aller se battre contre l’armée russe, comme ils en ont l’habitude. En effet, on apprend qu’une armée de mercenaires de 20 000 hommes est en cours de constitution en Pologne. L’essentiel provient de sociétés militaires privées du type Blackwater/Academi et dont la formation est supervisée par la CIA. En même temps, des troupes militaires des pays de l’OTAN arrivent en Roumanie, à la frontière avec l’Ukraine. Ils gonflent les muscles mais la supériorité de la Russie en matière de guerre électronique, préalable à la supériorité aérienne qui elle-même est le préalable aux opérations de surface est incontestable. Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a d’ailleurs souligné l’importance de la modernisation des forces armées, notamment dans le domaine des transmissions, des systèmes d’information et de la guerre électronique, soulignant qu’il s’agit d’un domaine « placé au centre d’intérêt du Haut Commandement, en vue d’atteindre les objectifs tracés ».

Mais les Occidentaux sont fichus et ils le savent. Le monde change de paradigme, comme le dit Régis Chamagne que nous avons eu l’occasion d’interviewer à plusieurs reprises. Poutine sait ce qu’il fait, il connaît les Occidentaux et en bon joueur d’échec, il a déjà plusieurs coups d’avance. Les sanctions ne l’embarrasseront pas, il les a prévues depuis longtemps. Il traitera avec la Chine et les pays amis. La Russie a déjà signé un accord avec la Chine pour construire un gazoduc reliant la Sibérie à la Chine en traversant la Mongolie et qui aura une capacité de 50 milliards cube par an, soit quasiment le même volume que le gazoduc Nord Stream 2 qui devait relier la Russie à l’Allemagne. La Russie est autosuffisante au niveau de l’agriculture et de l’élevage. Son industrie est en plein essor et a même besoin de main d’œuvre. Que les Européens se débrouillent avec le gaz de schiste des Américains, puisque ceux-ci veulent le vendre à l’Europe à prix d’or. Quant à leur système Swift, qu’ils le gardent. La Russie et la Chine vont commercer ensemble et utiliser le système CIPS, l’alternative chinoise. Comme la Chine est la plus grande usine du monde, ce sont les Occidentaux qui vont devoir utiliser le système chinois. L’Occident est à bout de souffle. Son refus de s’adapter à une nouvelle configuration va le conduire à sa perte. Par la bêtise et l’arrogance de leurs décideurs, les peuples occidentaux vont devoir faire face à une inflation sans précédent et à une fascisation galopante qui ne prend même plus la peine de se cacher.

Qui sait jusqu’où la folie des Occidentaux mènera le monde ?

Mohsen Abdelmoumen