Mois: novembre 2022

La cabale anti-Algérie continue

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Scène de la rue bruxelloise après la rencontre Belgique-Maroc. D. R.

La Belgique est sous le choc depuis ce dimanche 27 novembre, lorsque, l’équipe belge ayant été battue au Mondial par l’équipe du Maroc, les rues du centre de Bruxelles ont été envahies par une nuée de supporters marocains, dont certains étaient cagoulés, qui se sont livrés à une véritable orgie de destruction du mobilier urbain en brandissant le drapeau du Maroc. On a vu des voitures de particuliers incendiées, des abris de bus explosés, des camions de pompiers et des ambulances caillassées, des policiers visés par des jets de pierres, et autres démonstrations de « liesse populaire ». Un journaliste a été blessé au visage par un feu d’artifice et une vidéo circule montrant un individu grimper sur la façade d’un immeuble jusqu’à un balcon du 2e étage pour y décrocher le drapeau belge et le jeter sur la foule sous les acclamations. C’est dire à quel point les Marocains respectent leur pays d’accueil. Bruxelles n’a pas été la seule ville belge à subir cette frénésie destructrice. A Liège, par exemple, un commissariat a été attaqué, des night-shops vandalisés, des abris de bus détruits, et autres débordements du même type. La qualification du Maroc pour la Coupe du monde en 2017 avait déjà entraîné des émeutes en Belgique au cours desquelles 22 policiers avaient été blessés. Ce n’est donc pas une nouveauté. Il y a eu des émeutes également dans certaines villes des Pays-Bas, comme Rotterdam, La Haye et Amsterdam, mais les déprédations ont surtout eu lieu en Belgique.

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Réponse aux eurodéputés à la solde du Makhzen qui attaquent l’Algérie

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Raphaël Glucksmann, fils d’André Glucksmann. D. R

Le 16 novembre dernier, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et le commissaire chargé des Affaires étrangères, Josep Borrell, ont reçu une lettre cosignée par 17 députés européens alertant la Commission sur les relations entre l’Algérie et la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine. Cette démarche nous fait penser à celle des députés américains menés par les néoconservateurs que sont le sénateur Marco Rubio et la députée Lisa McClain, qui avaient alerté Antony Blinken sur les liens entre l’Algérie et la Russie, arguant que l’Algérie se fournissait en armement auprès de la Russie. Diable ! Tout le monde semble bien inquiet concernant les achats de l’Algérie en armement. Cette nouvelle initiative, provenant des députés européens cette fois, est conduite par l’ancien Premier ministre lituanien Andrius Kabilius. L’Occident est dirigé par une caste oligarchique d’incompétents et de corrompus, à l’image de cette von der Leyen plagiaire et corrompue qui trimballe toute une batterie de cuisine depuis son passage au ministère de la Défense allemande et qui cumule les conflits d’intérêts avec McKinsey et Pfizer. La corruption qui gangrène ce Parlement européen est connue depuis longtemps. Le lobby israélien et son appendice le lobby du Makhzen marocain soudoient les députés, les politiciens et les fonctionnaires des institutions en Europe et dans le monde pour obtenir leur soutien dans la colonisation que ces entités voyous exercent sur des terres qui ne leur appartiennent pas. Cela nous a été confirmé à plusieurs reprises lors d’interviews que nous avons réalisées avec des eurodéputés. Nous verrons plus bas que cette nouvelle lettre participe à une tentative supplémentaire de nuire à l’Algérie dont les signataires ne sont que des prête-noms, sauf un.

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The Canadian journalist Matthew Ehret: « The UN is corrupt »

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Matthew Ehret D.R.

Mohsen Abdelmoumen: Your work shows well that, apart few exceptions such as Lincoln, Roosevelt, Kennedy and Trump, all the American Presidents after Andrew Jackson have always been members of the Anglo-American elite or under its control, including Obama and Biden.  What are the factors explaining that this oligarchy has kept this level influence in the United States despite the Independence War and during more than 200 years?

Matthew Ehret: The answer has an objective and subjective side to it. On the subjective side, one can point to the pervasiveness of false myths that have been spun which enflamed certain prejudices within the young American zeitgeist. The early Americans were originally British citizens who led a civil war of sorts from the British Empire between 1776-1783 and the success of that struggle resulted in a new sort of human identity that had never been expressed on this scale or magnitude in human history.

It was a well-earned sense of pride that was won by hard sacrifices. A high value was placed on freedom, and independence. Probably the most important consideration was that humans were believed to have been created equal, due to our having been made in the image of God and from this conception, hereditary institutions were recognized as obsolete.

This was all wonderful, but this powerful sense of pride, if corrupted, served as a double-edged sword which turned into a superiority complex that proclaimed the USA to be “the exceptional nation”, rather than the healthier “city on a hill” philosophy expressed by John Winthrop Jr who envisioned the Americans to become a role model of moral excellence to inspire the world.

The second false myth which ‘poisoned the zeitgeist’ was tied to the myth of “American individualism”. The idea that each individual citizen is sovereign rather than one single ruler on a crown is another excellent idea, but again, like all truthful ideas, if perverted, can become quite destructive.

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Le journaliste canadien Matthew Ehret : «L’ONU est corrompue»

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Matthew Ehret

Mohsen Abdelmoumen :  Votre travail montre bien que, à quelques exceptions près (Lincoln, Roosevelt, Kennedy et Trump), tous les présidents américains après Andrew Jackson ont toujours été membres ou sous contrôle de l’élite anglo-américaine, y compris Obama et Biden.  Quels sont les facteurs expliquant que cette oligarchie ait gardé ce niveau d’influence aux Etats-Unis malgré la guerre d’indépendance et pendant plus de 200 ans ?

Matthew Ehret : La réponse comporte à la fois un aspect objectif et subjectif. Du côté subjectif, on peut citer l’omniprésence de faux mythes qui ont été véhiculés et qui ont suscité certains préjugés dans la mentalité contemporaine américaine. Les premiers Américains étaient à l’origine des citoyens britanniques qui ont mené une guerre civile contre l’Empire britannique entre 1776-1783 et le succès de cette lutte a donné naissance à une nouvelle sorte d’identité humaine qui n’avait jamais été exprimée à cette échelle ou à cette magnitude dans l’histoire de l’humanité.

C’était un sentiment de fierté bien mérité, gagné au prix de durs sacrifices. Une grande valeur était accordée à la liberté et à l’indépendance. La considération la plus importante était probablement le fait que l’on croyait que les humains avaient été créés égaux, parce que nous avions été créés à l’image de Dieu et que, de ce fait, les institutions héréditaires étaient reconnues comme obsolètes.

Tout cela était merveilleux, mais ce puissant sentiment de fierté, s’il était perverti, était une épée à double tranchant qui se transformait en un complexe de supériorité proclamant que les États-Unis étaient « la nation exceptionnelle », plutôt que la philosophie plus saine de la « ville sur la colline » exprimée par John Winthrop Jr. qui souhaitait que les Américains deviennent un modèle d’excellence morale pour inspirer le monde.

Le deuxième faux mythe qui a « empoisonné l’esprit du temps » était lié au mythe de l’« individualisme américain ». L’idée que chaque individu citoyen est souverain plutôt qu’un seul dirigeant couronné est une autre excellente idée, mais là encore, comme toutes les idées authentiques, si elles sont perverties, elles peuvent devenir très destructrices.

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Comment le Makhzen et ses alliés européens volent le phosphate sahraoui

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Mostefa Terrab, PDG de l’Office chérifien du phosphate. D. R.

Pendant que Bourita déclare que le partenariat entre le Maroc et les pays tiers se fera désormais à l’aune de leur reconnaissance de la «marocanité» du Sahara et que les pays européens, Espagne en tête, s’aplatissent devant les exigences marocaines, il est utile de rappeler certains faits que nous allons développer dans cet article consacré au pillage du Sahara Occidental par le Makhzen avec la complicité des entreprises étrangères et des pays importateurs des richesses sahraouies exploitées par l’entité coloniale du Maroc. Car l’occupation illégale du territoire sahraoui n’est rien d’autre qu’un exemple de ce que le capitalisme engendre : la recherche du profit et au diable les peuples spoliés.

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Michael Hudson : « The IMF is a political arm of the U.S. military »

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Prof. Michael Hudson D.R.

Mohsen Abdelmoumen: Your analysis of Mesopotamian times and the wise rule of Emperors embodied by the practice of the Jubilee (compared to the predation of oligarchies) resonate with the Islamic economic theory which forbids riba (meaning usure) and impose that banks and creditors share the risk of investment or debt. It seems also something deeply rooted in our Arabic and North African traditions of equality and justice where it is socially unacceptable to leave part of the community in dire poverty. As an anthropologist, have you related the success or failure of modern finance to anthropological factors like the structures of the rural families, theories developed by some like Emmanuel Todd?

Prof. Michael Hudson: I have written a long article on Ibn Khaldun, which I think is to be published in the French periodical MAUSS, focusing on his idea of mutual aid, and on the 18th-century Scottish Enlightenment developed this view as it passed to Western Europe.

Echoing Aristotle’s concept of man as a “political animal” (zoon politikon), Ibn Khaldun’s Prefatory Discussion stated that “Man needs food to subsist,” but that the power of the individual human being is not sufficient for him to obtain (the food) he needs … Thus, he cannot do without a combination of many powers from among his fellow beings, if he is to obtain food for himself and for them. Through co-operation, the needs of a number of persona, many times greater than their own (number), can be satisfied.[1]

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Prof. Michael Hudson: « Le FMI est un bras politique de l’armée américaine »

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Prof. Michael Hudson D.R.

Mohsen Abdelmoumen :  Votre analyse de l’époque mésopotamienne et du sage règne des Empereurs incarné par la pratique du Jubilé (par rapport à la prédation des oligarchies) résonne avec la théorie économique islamique qui interdit le riba (c’est-à-dire l’usure) et impose que les banques et les créanciers partagent le risque de l’investissement ou de la dette. Il semble également que ce soit quelque chose de profondément ancré dans nos traditions arabes et nord-africaines d’égalité et de justice, où il est socialement inacceptable de laisser une partie de la communauté dans une pauvreté extrême. En tant qu’anthropologue, avez-vous relié le succès ou l’échec de la finance moderne à des facteurs anthropologiques tels que les structures des familles rurales ou les théories développées par des personnes comme Emmanuel Todd ?

Prof. Michael Hudson : J’ai écrit un long article sur Ibn Khaldoun, qui doit être publié, je pense, dans le périodique français M.A.U.S.S, en me focalisant sur son idée de l’entraide et sur le développement de cette vision par les Lumières écossaises du XVIIIe siècle, puis par l’Europe occidentale.

En écho au concept d’Aristote selon lequel l’homme est un « animal politique » (zoon politikon), la discussion préliminaire d’Ibn Khaldoun affirme que « l’homme a besoin de nourriture pour subsister », mais que la puissance de l’être humain individuel n’est pas suffisante pour lui permettre d’obtenir (la nourriture) ce dont il a besoin… Ainsi, il ne peut se passer de la combinaison de nombreuses forces parmi ses semblables, s’il veut obtenir de la nourriture pour lui et pour eux. Grâce à la coopération, les besoins d’un certain nombre de persona, plusieurs fois supérieurs à leur propre (nombre), peuvent être satisfaits.1 

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