Anne-Marie Lizin : « Le contrôle de Gao est essentiel, car c’est le noeud d’un vaste trafic depuis des décennies »

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Anne-Marie Lizin D.R.

La Nouvelle République : Madame Lizin, vous venez de publier une œuvre collective qui s’intitule « La face cachée des révolutions arabes » en collaboration avec d’autres auteurs dont d’anciens responsables des services secrets ; pouvez-vous nous parler de cette œuvre et de ce qui vous a motivée à y participer ?

Anne-Marie Lizin : D’abord je tiens à dire que nous avons présenté notre livre au cours d’une conférence de presse il y a quelques jours à Alger et qu’au départ du projet de notre livre, nous avions l’intention de couvrir les événements en Lybie et en Syrie, mais nous avons finalement mis l’accent sur la situation en Syrie. Nous étions en effet en total désaccord avec la mauvaise orientation médiatique traitant du cas syrien et des effets effroyables qui en découlent. Concernant ces « révolutions arabes », l’idée de départ en matière d’événements était de montrer la réalité telle qu’elle est sans verser dans la mythologie ou le romantisme, et montrer qui fait quoi. Lire la suite »

Patrick Charlier, président du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en Belgique : « Nos deux grandes tâches visent à lutter contre toute forme de discrimination »

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Patrick Charlier LNR D.R.

La Nouvelle République :  Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les fonctions du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en Belgique?

Patrick Charlier : Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme est une institution publique fondée par une loi le 15 février 1993. C’est une institution publique indépendante qui travaille de manière autonome. Elle n’est pas issue de la société civile et n’est ni une administration, ni une ONG, ni un mouvement de pression. Nous sommes, ce qu’on appelle au niveau international, un organe de l’égalité ou un Equality Body, ou encore une institution nationale des Droits de l’Homme. Le Centre est d’ailleurs reconnu comme institution nationale de type B par les Nations Unies. Nos deux grandes tâches visent à lutter contre toute forme de discrimination, d’une part en promouvant la diversité et l’égalité des chances, et d’autre part, en effectuant une série de missions en matière de droit des étrangers, liées aux droits des étrangers, de participer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains, et d’éclairer les pouvoirs publics sur la nature et l’ampleur des flux migratoires. Nous avons donc une mission couvrant le volet discrimination et une autre couvrant la migration. Concernant la mission Discrimination, nous sommes compétents pour tous les critères prévus dans la loi à l’exception de deux catégories importantes, qui sont le « genre » puisqu’il existe une institution spécifique qui est l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, et les discriminations sur base de la « langue ». Pour le reste, nous pouvons traiter les discriminations raciales, celles liées aux convictions philosophiques et religieuses, l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, l’état de santé, la fortune, les caractéristiques physiques, etc. Lire la suite »

Michel Collon à La Nouvelle République « L’Algérie est clairement la suivante sur la liste »

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Michel Collon LNR D.R.

La Nouvelle République : Vous avez travaillé sur l’intervention militaire en Libye et ses répercussions stratégiques sur la région du Sahel, quelle est votre approche sur la situation au nord Mali et son impact régional et international ?

Michel Collon : Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie, et c’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du nord et l’Afrique de l’ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des Etats-Unis, c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales. L’exploitation des mines d’or par des groupes français comme Bouygues, dans des conditions scandaleuses avec de nombreux mineurs qui meurent à cause de l’utilisation du cyanure et de l’arsenic sans prévention et sans soins corrects, est la preuve que ces multinationales sont prêtes à écraser des êtres humains pour maintenir ou augmenter leur profit. Lire la suite »

Les défis et enjeux stratégiques actuels auxquels fait face le monde arabe

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Ce qui caractérise l’actualité dans le monde arabe qui sombre dans une tragédie qui ne dit pas son nom, surtout dans les pays touchés de plein fouet par ce simulacre de brise printanière, en l’occurrence le printemps ou hiver islamistes, trouve certainement sa genèse dans les alliances souvent occultes entre des forces fascistes allant du sionisme aux Frères musulmans, qui sont le porte-étendard de l’impérialisme US et occidental. La rue arabe, dont les jours et les nuits sont rythmés à coups d’attentats et de bombes, d’assassinats politiques sur fond de grande manipulation des masses, ne peut avancer qu’avec les forces du progrès qui n’admettent aucun compromis ni compromission. L’heure est très grave, mais nous ne perdrons jamais espoir que le vent des peuples emporte les rêves et les complots du fascisme islamiste, l’arme fatale du sionisme. Lire la suite »

L’Algérie n’est pas une monarchie

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La rédaction d’El Watan a-t-elle été contaminée par le virus de la rage ? C’est en effet une question qui me vient à l’esprit en consultant sa campagne diffamatoire et frénétique visant nos institutions telles que la présidence, l’armée et le DRS. Après avoir attaqué le site de nos amis d’Algeriepatriotique en prétendant qu’il appartiendrait à des «grands pontes» et au fils du grand patriote qu’est le général Nezzar, suite au feuilleton concernant l’Anep et le limogeage du colonel Fawzi du DRS, voilà qu’El Watan sort de son rôle d’informer le citoyen pour devenir la marionnette d’un lobby ou d’un clan (quels sont vos «parrains» à El Watan : la DGSE, les ambassades américaine et française, le lobby sioniste ?). Ainsi El Watan et son barde Hichem Aboud voudraient donner des leçons d’intégrité alors qu’ils ont profité sans aucune gêne de l’Anep ? Allons bon ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Lire la suite »

Le 5 juillet d’un Algérien à Verviers

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l’orchestre symphonique national algérien LNR D.R.

 

Tout était parfait ce 5 juillet à Verviers, en Belgique. Les âmes de Ben M’Hidi, de Ben Boulaïd, de mon grand-père maternel Saïd Mokrani torturé et fusillé par les paras sanguinaires, du grand résistant belge Marcel De Ruytter fusillé par les nazis, et de tous les chouadas tombés pour un juste combat, fusionnaient dans le théâtre verviétois. L’hymne national belge et notre hymne national Kassaman ont fait vibrer l’espace et le temps, rendant hommage à nos deux nations et rappelant à ceux qui s’en souviennent que des belges valeureux s’étaient impliqués dans notre lutte pour l’Indépendance dans ce qu’on appelait le Front du Nord. Kassaman était un tonnerre de dieu qui a pris aux tripes tous les Algériens présents dans la salle. Lire la suite »

Philippe Koch : "J'ai eu grand plaisir à jouer avec les musiciens algériens"

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Philippe Koch D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un musicien belge réputé, et vous venez de jouer avec l’orchestre symphonique d’Alger dans le cadre des festivités de la commémoration du cinquante et unième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, quelles sont vos impressions ?

Philippe Koch : J’ai eu grand plaisir à les rencontrer. Ce sont des gens très motivés. On a commencé à répéter hier à Mons où nous nous sommes vus pour la première fois. Nous avons fait le même concert hier soir et nous avons travaillé tout l’après-midi sur cette pièce que les musiciens avaient un peu travaillée chez eux avec le chef d’orchestre, mais jamais avec moi. Or, ce qui est difficile dans ce morceau pour eux, c’est de me suivre, c’est qu’on joue ensemble. Donc ils étaient très motivés, très à l’écoute, et nous avons travaillé pendant une heure et quart à fond et avec beaucoup de réussite, je dois dire, parce qu’ils ont très très vite évolué, ils sont très musiciens donc ils comprennent très vite les choses et se sont très rapidement améliorés. On a encore évolué au cours des répétitions de cet après-midi. J’ai redemandé des petites choses et je les ai senties le soir. Ils ont vraiment donné tout leur cœur et fait le maximum. Lire la suite »