A quand un Georges Ibrahim Abdallah Day ?

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Georges Ibrahim Abdallah D.R.

Souvenons-nous…  Le 11 juin 1988, au stade de Wembley à Londres, était organisé un méga concert retransmis dans le monde entier en hommage aux 70 ans de Nelson Mandela, prisonnier des geôles abjectes de l’apartheid en Afrique du Sud depuis 1963. Dires Straits, Eric Clapton, Simples Minds, George Michael, les Bee Gees, et tant d’autres noms illustres de la musique de cette époque s’étaient réunis pour réclamer la libération du chef du bras armé de l’ANC, devant 600 millions de spectateurs. Ce célèbre concert est désormais connu sous le nom de ‘Mandela Day’. Deux ans plus tard, Mandela était libéré. Lire la suite »

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Interview de la section belge du Secours Rouge International/APAPC (Association des parents et amis des prisonniers communistes)

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La Nouvelle République : Voilà plus de 28 ans que Georges Ibrahim Abdallah est en prison, pouvez-vous rappeler le combat de ce militant ?

SRI/APAPC : Georges Ibrahim Abdallah est originaire du Nord du Liban. Dans le contexte de la guerre civile libanaise, il choisit la résistance face aux massacres de masse perpétrés par les bourgeois confessionnalistes de tous bords et leurs alliés israéliens et franco-américains. Après un bref passage dans le parti PNSS (progressiste panarabe), il rejoint la résistance palestinienne en adhérant au Front Populaire de Libération de la Palestine. C’est dans les rangs du FPLP qu’il combattra l’invasion israélienne de 1978, une invasion qui provoqua la mort de 1200 civils libanais et l’exode de 285.000 réfugiés. Georges Abdallah sera blessé au combat dans cette résistance. En 1982, le Liban subit une nouvelle fois, des mois durant, des agressions en tous genres d’Israël (bombardements aériens et navals, raids héliportés, attaques menées par l’intermédiaire de supplétifs mercenaires comme l’Armée du Liban Sud). Ces agressions culmineront avec l’invasion de 6 juin 1982. Le bilan final de l’invasion est de : 25.000 morts et 45.000 blessés, Beyrouth dévasté par des semaines de siège et de bombardements. Les 16 et 17 septembre, c’est le massacre de Sabra et Chatila : l’armée israélienne qui a encerclé ces deux camps vides de tout combattant palestinien laisse entrer les tueurs des milices fascistes chrétiennes et observent le massacre : entre 1000 et 5000 civils désarmés sont froidement assassinés. Cette invasion fut perpétrée avec la complicité générale des puissances occidentales. En réaction, des combattants libanais et arabes allèrent porter la guerre contre le sionisme et l’impérialisme dans le monde. Ce fut le cas des Fraction Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) qui entrèrent en action en Europe, et dont les principales actions, extrêmement ciblées et précises, contre des diplomates américains et israéliens (comme le responsable en second à l’ambassade américaine en France, l’attaché militaire américain, et le second secrétaire à l’ambassade israélienne à Paris qui était surtout le responsable du Mossad en France). Plusieurs militants libanais seront arrêtés entre juin et octobre 1984 en Italie et en France dans le cadre de l’enquête contre les FARL. Georges Ibrahim Abdallah sera arrêté à Lyon le 24 octobre 1984. L’incarcération n’était motivée que par la détention de vrais-faux papiers d’identité : un passeport délivré légalement (avec une identité fictive) par les autorités algériennes. Lire la suite »

Hugues Lepaige : «J’aimerais beaucoup diffuser mon film en Algérie»

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Hugues Lepaige D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Au moment où l’Algérie commémore son 50è anniversaire, pouvez-vous nous expliquer comment vous est venue l’idée de réaliser votre documentaire “Le Front du Nord” qui évoque l’implication de Belges dans la lutte du peuple algérien ?

Hugues Lepaige : Deux raisons m’ont donné l’envie de faire ce film et aussi d’écrire le livre. J’avais 16 ans en 1962 et j’étais élève à l’Athénée d’Ixelles où j’ai eu la chance d’avoir comme professeur de morale Pierre Le Grève. C’était les tout derniers mois de la guerre d’indépendance et Pierre Le Grève était responsable du réseau belge de soutien au FLN, avec les passeurs de valises, les caches, le collectif des avocats, les réunions entre responsables du FLN, sans doute les transports d’armes… et il a organisé le meeting de Jean-Paul Sartre à Bruxelles. Grâce à ce professeur, j’ai eu accès à des valeurs et je me suis politisé. Il y a eu aussi en Belgique les grèves des années soixante qui m’ont profondément marqué. C’est grâce à ces connaissances personnelles avec les acteurs de l’époque que j’ai eu envie d’en parler, d’autant que très peu de personnes en Belgique et ailleurs connaissaient ce qui s’était passé en Algérie, et l’implication de certains Belges dans le combat des Algériens. C’est en collaboration avec Jean-Léonce Doneux, que je ne cite pas dans le film, que j’ai écrit le livre “Le front du Nord; des Belges dans la guerre d’Algérie, 1954-1962“. Lire la suite »

Messieurs les islamistes, les carottes sont cuites

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Messieurs les islamistes, l’ère actuelle réclame la fermeture de vos clapets plutôt que de nous assommer avec vos lamentations dissonantes. Quant aux islamistes algériens, que ce soit Mokri, Abdelfattah Zeraoui Hamadache, Belhadj, Djaballah, l’éternel pleurnichard qui ne nous a jamais éclairé sur l’obtension de sa villa de Draria, et consorts, à vous tous qui avez crié avec la fange islamiste mondiale pour soutenir votre frère égyptien, Morsi le Californien sioniste, ainsi que certains journaux qui sont devenus des organes de propagande pour les islamistes et dont certains éditorialistes sont devenus des harkis de la plume : bas les masques ! Ce n’est pas avec la haine et vos petites vengeances personnelles que l’on bâtit une nation. Vous voilà tous face à ce que vous êtes : les valets inconditionnels des Occidentaux et des sionistes. Lire la suite »

La DGSE et ses relais en Algérie

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La calomnie, Monsieur ! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo, murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et pianopiano, vous le glisse à l’oreille adroitement. Le mal est fait ; il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? Ce texte de Beaumarchais tiré du Barbier de Séville s’applique à merveille à la nouvelle attaque du front «qui tue quiste» parue dans Le Figaro. S’agit-il d’un dernier coup de sabre, d’une tentative désespérée du serpent terrassé de faire encore du mal avant de disparaître ? Non, il n’en est rien, cette engeance nous démontrant encore une fois que sa haine vis-à-vis de l’Algérie est viscérale et éternelle. Le plus surprenant, c’est qu’un journal algérien véhicule la propagande à travers une «journaliste française» bien installée à Alger et qui nous donne une image du stagiaire coiffeur apprenant la coiffure sur la tête des orphelins tout en étant l’envoyée spéciale de la métropole en territoire d’outremer afin de compter les poux sur la tête de ces pauvres indigènes que nous sommes, nous, les Algériens. Comment se fait-il qu’une Française ayant séjourné à plusieurs reprises en Israël puisse s’installer en Algérie et travailler dans un secteur stratégique comme le journalisme ? Lire la suite »

Perquisition de la police belge au domicile d’un journaliste algérien en raison de ses écrits antisionistes

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La police belge au service du salafo-sionisme ? D. R.

La police belge au service du salafo-sionisme ? AP D.R.

Inédit. Le domicile du journaliste algérien installé à Bruxelles, Mohsen Abdelmoumen, correspondant du quotidien La Nouvelle République, a été étrangement perquisitionné par la police belge. Aucune raison n’a été avancée pour justifier cette intrusion dans la maison de ce journaliste connu pour ses positions clairement affichées contre l’intégrisme islamiste, le sionisme et l’impérialisme. Trois courants qui ont le vent en poupe dans ce pays au bord de l’implosion, de plus en plus attiré par les pétrodollars des monarchies du Golfe. Choqué et surpris notamment par l’illégalité de la démarche policière, ce journaliste, qui se sent persécuté et menacé, interpelle vivement l’Etat algérien pour un sursaut d’orgueil afin de protéger ses patriotes qui vivent à l’étranger. «Je viens de subir une perquisition de la police judiciaire belge diligentée par le Parquet du procureur du roi, à mon domicile (…). Je pense que mes écrits dans le journal La Nouvelle République en sont la cause car la perquisition policière n’a pas lieu d’être et ne correspond à aucune procédure, puisque je ne relève d’aucun délit pénal auquel s’associent les perquisitions.» Lire la suite »

Mohsen Abdelmoumen explique à Algeriepatriotique pourquoi les autorités belges veulent l’intimider

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Le journaliste et sa femme ont été menacés par les inspecteurs. D. R.

Le journaliste et sa femme ont été menacés par les inspecteurs. D. R.

 

Algeriepatriotique : Comment s’est déroulée la perquisition de votre domicile ?

Mohsen Abdelmoumen :Deux inspecteurs se sont présentés samedi à 8h30 disant qu’ils étaient chargés par le Parquet d’effectuer une perquisition. L’un des deux était particulièrement provocateur, et pendant que l’autre parlait, il ne cessait d’examiner les lieux avec insistance, y compris en regardant de près les photos du grand-père de mon épouse – résistant fusillé par les nazis –, laquelle lui a dit d’un ton cinglant que cet homme était mort pour son pays. Ma femme manifestant son désaccord face à cette intrusion, nous nous sommes vu menacer d’être embarqués au commissariat. La menace était précise : «Ou ça se passe bien et ça ne durera pas longtemps, ou ça se passe mal», a dit un inspecteur. L’autre s’agitait dans tous les sens et ne disait pas un mot. Il s’est même approché très près de moi et je suis persuadé qu’il cherchait à me faire réagir agressivement. J’ai deviné leur jeu et j’ai demandé à ma femme de se calmer pour éviter les complications. Sachant que nous n’avons aucune procédure en cours, que nous n’avons commis aucun délit, nous étions sous le choc et nous le sommes toujours. Quand ils sont sortis, ma femme s’est rendue chez le libraire voisin qui est un ami et a appris que les policiers étaient passés chez lui et lui avaient dit qu’ils avaient effectué une perquisition chez des gens «qui n’étaient pas contents». Le libraire, croyant que cette perquisition avait eu lieu chez des dealers ou des malfrats, a été abasourdi d’apprendre qu’il s’agissait de nous. Ainsi, cette perquisition indigne et injustifiée avait même été divulguée aux voisins. Lire la suite »