Le baron Marcel De Ruytter : La résistance belge par les « maux » ou le parcours d’un porteur de lumière

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Marcel De Ruytter D.R.

Le baron Marcel De Ruytter est né le 15 janvier 1910 à Liège, ville belge à forte dimension économique à cette époque par son activité sidérurgique et minière et ses nombreux travailleurs. Fils unique d’une famille aisée issue d’une longue lignée de riches brasseurs, il a mené une jeunesse dorée se consacrant à sa passion pour l’équitation et les concours hippiques. Seul point sombre : le divorce de ses parents alors qu’il avait dix ans.

Son entrée à l’université pour des études de géomètre lui fit rencontrer les idées marxistes qui changèrent le cours de sa vie : il adhéra au Parti Communiste belge. C’étaient les années ’30, avec la crise effroyable qui frappait des pans entiers de la société, plongeant les populations les plus fragiles dans la misère, avec la montée du fascisme en Italie, en Allemagne, en Espagne, menaçant la paix mondiale, avec l’anticommunisme hystérique de la bourgeoisie qui voyait d’un mauvais œil l’engouement populaire pour ce nouveau parti porteur d’espoir pour les classes défavorisées, avec la mise en place de mouvements pro-nazis, comme le parti Rex de Léon Degrelle en Wallonie et le VNV en Flandres, fers de lance de cette bourgeoisie. Lire la suite »

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La bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo

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Une page de notre guerre d’indépendance

Patrouille à l’Est d’Amar Laskri (1971)

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Hommage à nos glorieux martyrs

Jean-Pascal van Ypersele, professeur de climatologie à l’université catholique de Louvain et vice-président du Giec : « Nous devons transformer nos systèmes de manière radicale »

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Van-Ypersele

Professeur Jean-Pascal Van Ypersele. D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Pour le commun des mortels, le concept de réchauffement climatique est incompris dans la mesure où l’on constate plutôt un refroidissement dans les hémisphères sud et nord. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

Pr. Jean-Pascal van Ypersele : Même si localement, par exemple en Belgique, nous subissons actuellement un climat pluvieux et froid, il ne faut pas oublier que nous avons vu au même moment des vagues de chaleur prononcées ailleurs (par exemple +47°C en Inde il y a quelques jours). Si au niveau local, certaines régions semblent soumises à des conditions climatiques plus froides que ce qui est habituel, nous sommes bel et bien face à un réchauffement climatique global. Cela se traduit par des inondations dues à des pluies diluviennes qui s’abattent de plus en plus fréquemment, ou bien des vagues de chaleur et des incendies de forêt, tandis que l’accélération du cycle de l’eau provoque davantage de sécheresse au sud, la hausse de température favorisant notamment l’évaporation de l’eau. Lire la suite »

Anne-Marie Lizin : « Le contrôle de Gao est essentiel, car c’est le noeud d’un vaste trafic depuis des décennies »

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Anne-Marie Lizin D.R.

La Nouvelle République : Madame Lizin, vous venez de publier une œuvre collective qui s’intitule « La face cachée des révolutions arabes » en collaboration avec d’autres auteurs dont d’anciens responsables des services secrets ; pouvez-vous nous parler de cette œuvre et de ce qui vous a motivée à y participer ?

Anne-Marie Lizin : D’abord je tiens à dire que nous avons présenté notre livre au cours d’une conférence de presse il y a quelques jours à Alger et qu’au départ du projet de notre livre, nous avions l’intention de couvrir les événements en Lybie et en Syrie, mais nous avons finalement mis l’accent sur la situation en Syrie. Nous étions en effet en total désaccord avec la mauvaise orientation médiatique traitant du cas syrien et des effets effroyables qui en découlent. Concernant ces « révolutions arabes », l’idée de départ en matière d’événements était de montrer la réalité telle qu’elle est sans verser dans la mythologie ou le romantisme, et montrer qui fait quoi. Lire la suite »

Patrick Charlier, président du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en Belgique : « Nos deux grandes tâches visent à lutter contre toute forme de discrimination »

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Patrick Charlier LNR D.R.

La Nouvelle République :  Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les fonctions du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en Belgique?

Patrick Charlier : Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme est une institution publique fondée par une loi le 15 février 1993. C’est une institution publique indépendante qui travaille de manière autonome. Elle n’est pas issue de la société civile et n’est ni une administration, ni une ONG, ni un mouvement de pression. Nous sommes, ce qu’on appelle au niveau international, un organe de l’égalité ou un Equality Body, ou encore une institution nationale des Droits de l’Homme. Le Centre est d’ailleurs reconnu comme institution nationale de type B par les Nations Unies. Nos deux grandes tâches visent à lutter contre toute forme de discrimination, d’une part en promouvant la diversité et l’égalité des chances, et d’autre part, en effectuant une série de missions en matière de droit des étrangers, liées aux droits des étrangers, de participer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains, et d’éclairer les pouvoirs publics sur la nature et l’ampleur des flux migratoires. Nous avons donc une mission couvrant le volet discrimination et une autre couvrant la migration. Concernant la mission Discrimination, nous sommes compétents pour tous les critères prévus dans la loi à l’exception de deux catégories importantes, qui sont le « genre » puisqu’il existe une institution spécifique qui est l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, et les discriminations sur base de la « langue ». Pour le reste, nous pouvons traiter les discriminations raciales, celles liées aux convictions philosophiques et religieuses, l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, l’état de santé, la fortune, les caractéristiques physiques, etc. Lire la suite »

Michel Collon à La Nouvelle République « L’Algérie est clairement la suivante sur la liste »

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Michel Collon LNR D.R.

La Nouvelle République : Vous avez travaillé sur l’intervention militaire en Libye et ses répercussions stratégiques sur la région du Sahel, quelle est votre approche sur la situation au nord Mali et son impact régional et international ?

Michel Collon : Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie, et c’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du nord et l’Afrique de l’ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des Etats-Unis, c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales. L’exploitation des mines d’or par des groupes français comme Bouygues, dans des conditions scandaleuses avec de nombreux mineurs qui meurent à cause de l’utilisation du cyanure et de l’arsenic sans prévention et sans soins corrects, est la preuve que ces multinationales sont prêtes à écraser des êtres humains pour maintenir ou augmenter leur profit. Lire la suite »