Roger Hotermans, conseiller à la délégation Wallonie-Bruxelles d’Alger : « Jeter un maximum de ponts entre la Wallonie et l’Algérie »

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Roger Hotermans photo LNR D.R.

La Nouvelle République : Monsieur Hotermans, vous avez organisé un concert de l’Orchestre symphonique national d’Alger dans le cadre des festivités du cinquante et unième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. La troupe s’est produite hier à Mons et aujourd’hui, 5 juillet, elle est à Verviers. Comment l’idée vous est-elle venue à l’esprit ?

Roger Hotermans : L’orchestre symphonique national d’Algérie souhaitait se produire trois fois à l’étranger pour marquer les festivités du cinquantième anniversaire de l’Indépendance du pays. Il s’est produit une fois en Ukraine, à Kiev, et également en Espagne pour inaugurer le Théâtre Méditerranéen. On m’a demandé il y a un mois, donc il y a très peu de temps, et après que j’aie rencontré la ministre Kalida Toumi, si on pourrait envisager que l’orchestre se produise en Belgique. Il ne me restait plus qu’à trouver deux salles. On a trouvé deux salles disponibles qui convenaient parfaitement bien, d’abord Verviers qui est la ville dont je suis originaire et où je dispose de tous les contacts nécessaires et dont je connais très bien l’échevine de la Culture avec laquelle j’ai travaillé de nombreuses années. Verviers est un ville lyrique, une ville de musique, de théâtre, elle possède un théâtre magnifique qui a besoin d’être restauré, et qui a été construit à la fin du XIXème siècle. Lire la suite »

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Nayer Nagui à La Nouvelle République : « Je remercie les responsables algériens »

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Nayer Nagui (Photo Sherif Sonbol)

La Nouvelle République : Quelles sont vos impressions à l’issue de ce concert à Verviers ?

Nayer Nagui : Je suis très heureux de travailler avec l’orchestre algérien, nous sommes comme des frères. Je remercie les responsables culturels algériens pour leur volonté de faire ces tournées qui sont très importantes pour les orchestres, car ces voyages en Europe permettent de transmettre le message de langue musicale universelle. Lire la suite »

Zoé Genot à La Nouvelle République « J’essaie d’ouvrir le coeur des Belges »

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Zoé Genot LNR D.R.

La Nouvelle République : Zoé Genot est connue pour être impliquée, voire militante, dans la cause des sans-papiers en Belgique. Pourriez-vous nous parler plus de vous ?

Zoé Genot : Je suis arrivée au militantisme politique à la fac en participant à des manifestations, surtout dans le cadre de l’enseignement ; nous avions fait une manif et un mouvement de soutien à la suppression des postes de trois mille professeurs du secondaire en ’95-96. Ensuite, mon action militante s’est renforcée lorsque j’ai découvert le centre fermé 127 bis de Zaventem. J’ai été choquée et je trouvais inconcevable de mettre des gens qui n’ont rien fait derrière les barreaux, je n’imaginais pas que cela pouvait exister en Belgique. Ce qui a constitué un véritable séisme pour moi, c’est en 1997, lorsque Semira Adamou, qui avait 21 ans, a été étouffée par des policiers lors de son expulsion. J’avais 23 ans, j’étais jeune comme elle et je trouvais cela abominable. J’avais déjà participé à des manifestations pour elle lors de son incarcération, et nous avons fait d’autres manifs après son décès. Nous pensions qu’elle était vivante et nous manifestions devant l’hôpital St Luc, en ignorant qu’elle était morte. Suite à cela, le ministre de l’Intérieur Louis Tobback a dû remettre sa démission. Des manifs géantes ont été organisées lors du transfert de sa dépouille et ce mouvement sans précédent a engendré la régularisation de 2000. Les syndicats et mon parti Ecolo ont rejoint le mouvement. Dans un accord avec le gouvernement, mon parti a proposé la régularisation de sans-papiers et cette proposition a débouché sur la régularisation massive de 52 000 personnes. Sur la question des centres fermés, malheureusement, nous n’avons pas réussi à les faire supprimer. Lire la suite »

Jean Bricmont à La Nouvelle République : «On fait la guerre au moyen d’intermédiaires, c’est une politique à la fois absurde et criminelle»

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Jean Bricmont LNR D.R.

La Nouvelle République : Comment appréhendez-vous la situation chaotique en Syrie ?

Jean Bricmont : Quelqu’un qui soutient la rébellion faisait remarquer: « c’est terrible pour les Occidentaux d’avoir à financer ceux qui les ont attaqués le 11 septembre 2001. » Et cela illustre bien le degré d’absurdité de notre politique: nous voulons contrôler le Moyen-Orient en partie pour des raisons économiques, en partie pour des raisons idéologiques (soutien à Israël). Mais nous n’y avons pas de véritables alliés: presque personne, dans  cette région du monde, n’est libéral au sens américain du terme, ni les nationalistes, ni les islamistes, ni ce qui reste de la gauche. Comme on n’a plus les moyens d’envahir et d’occuper les pays de cette partie du monde, on fait la guerre au moyen d’intermédiaires, qui, en fin compte, échappent à notre contrôle, comme les talibans, ou les rebelles libyens et syriens. C’est une politique à la fois absurde et criminelle. Lire la suite »

La leçon de résistance de la Corée du Nord à l’empire US

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LNR D.R.

L’Agence de renseignement de la Défense américaine, la DIA, qui dépend du Pentagone, affirme que la Corée du Nord pourrait détenir des têtes nucléaires suffisamment miniaturisées pour équiper un missile balistique. L’information a été donnée par le représentant républicain Doug Lamborn lors d’une audition, jeudi, de la Commission des services armés de la Chambre des représentants. Monsieur Lamborn a dévoilé une partie d’un rapport rédigé par la DIA. D’après l’agence, Pyongyang détiendrait aujourd’hui des armes nucléaires pouvant être acheminées par missile balistique, une technologie qui manquerait cependant de précision. Le département de la Défense a admis cette information dans un communiqué écrit et rendu public après l’audition, mais le Pentagone juge prématuré d’affirmer que la Corée du Nord a pleinement testé, mis au point et fait la preuve de la capacité nucléaire décrite dans le rapport 013. Lire la suite »

ArcelorMittal : La sidérurgie se meurt à Liège

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Des salariés d’ArcelorMittal se protègent des canons à eau avec une banderole, le 25 janvier 2013 à Bruxelles.
(Photo > LNR D. R.)

L’histoire de la métallurgie liégeoise remonte au Moyen-Age, mais elle prit toute son ampleur en 1817, avant même la naissance de l’Etat belge, lorsque le britannique John Cockerill fonda sa première usine à Seraing afin de produire l’acier dont il avait besoin pour construire ses machines à tisser. Le bassin sidérurgique liégeois connut alors son âge d’or jusqu’au début des années ’80 où les activités sidérurgiques de Liège et de Charleroi fusionnèrent et prirent le nom de Cockerill Sambre. Jusque là, la Région Wallonne, donc l’Etat, était actionnaire majoritaire de l’entreprise, mais en 1998, elle céda ses parts au groupe français Usinor. Commença alors la lente agonie de la sidérurgie liégeoise, abandonnée par le pouvoir politique et livrée aux mains du capitalisme carnassier.

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A quand un Georges Ibrahim Abdallah Day ?

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Georges Ibrahim Abdallah D.R.

Souvenons-nous…  Le 11 juin 1988, au stade de Wembley à Londres, était organisé un méga concert retransmis dans le monde entier en hommage aux 70 ans de Nelson Mandela, prisonnier des geôles abjectes de l’apartheid en Afrique du Sud depuis 1963. Dires Straits, Eric Clapton, Simples Minds, George Michael, les Bee Gees, et tant d’autres noms illustres de la musique de cette époque s’étaient réunis pour réclamer la libération du chef du bras armé de l’ANC, devant 600 millions de spectateurs. Ce célèbre concert est désormais connu sous le nom de ‘Mandela Day’. Deux ans plus tard, Mandela était libéré. Lire la suite »