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Naoufel Brahimi El Mili: « Pour sa lutte contre les djihadistes, l’Algérie dispose d’atouts liés à son expérience »

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Naoufel Brahimi

Naoufel Brahimi El Mili. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes l’un des rares intellectuels algériens à avoir analysé le printemps arabe qui a abouti au chaos actuel. Qu’est-ce qui vous a amené à tirer vos conclusions ?

Naoufel Brahimi El Mili : Tout a commencé à Sidi Bouzid par une immolation, celle de Mohamed Bouazizi, le régime autoritaire tunisien a réagi par une répression violente. Le premier indice qui prouve l’accompagnement – terme que je préfère à manipulation – de cette révolte légitime est l’intervention du prédicateur égypto-qatari Al-Qaradawi. Lire la suite »

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Liberté d’expression à géométrie variable

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Le journaliste algérien Abdessami Abdelhaï est incarcéré en détention préventive depuis le 18 août 2013 à Tébessa et attend toujours un jugement. Qu’a fait ce père de trois enfants pour mériter un tel sort ? Quel crime a-t-il commis ? Dites-le nous ! Son cas nous remémore celui d’un autre journaliste que beaucoup ont certainement oublié aujourd’hui et qui vivait dans la même ville de Tébessa : Abdelhaï Beliardouh. Sous la pression de l’affairiste pourri et potentat local Saâd Garboussi, Beliardouh a voulu mettre fin à ses jours le 19 octobre 2002 en ingurgitant de l’acide pur, incapable d’endurer plus longtemps les humiliations et les tourments que ce brave père de famille avait subies devant toute la population de Tébessa. Abdelhai Beliardouh s’est éteint après un mois d’agonie, le 21 novembre 2002. Pour avoir dénoncé par ses écrits les malversations et pratiques mafieuses de ce potentat et de certains cercles corrompus de Tébessa, bien connus de toute l’Algérie, le journaliste a été enlevé, séquestré et torturé par Garboussi et ses sbires, et a ensuite été traîné comme un trophée à travers les rues de Tébessa. Les trafiquants et autres affairistes mafieux qui ont construit leur fortune dans divers trafics ont voulu faire de ce journaliste un exemple. Lire la suite »