Amérique Latine

Dr. Saïd Bouamama : «Bouteflika symbolise le gel de plusieurs tendances et ça ne permet pas de construire quoi que ce soit.»

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Fanon disait : « attention à l’émergence de gérants d’affaires de l’Occident dans les nouveaux pays indépendants »

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Dr. Saïd Bouamama. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre lecture de la situation géopolitique qui prévaut en Syrie en ce moment ?

Dr. Saïd Bouamama : La situation en Syrie est d’abord une situation d’échec de l’impérialisme. En réalité, ce qui se passe en Syrie a été une tentative de déstabiliser l’État syrien en appuyant des groupes djihadistes. On pense ce qu’on veut du régime de Bachar el Assad, mais il a rendu un grand service à l’humanité en arrêtant cette déstabilisation et cette tentative de balkaniser la Syrie. Parce qu’en réalité, il s’agit de balkanisation. Si l’on regarde toutes les dernières guerres, ce que j’appelle les nouvelles guerres coloniales, que reste-t-il ? L’Irak est coupé en morceaux, l’Afghanistan est un chaos complet, en Somalie c’est l’hécatombe, et le Soudan est coupé en deux. Lire la suite »

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Dr. Frederick B. Mills : « Les États-Unis cherchent à réhabiliter la doctrine de Monroe et à imposer ainsi le régime néolibéral dans toute la région, et à contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie. »

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Dr. Frederick B. Mills. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs ce qu’est le concept : philosophie de la libération ?

Dr. Frederick B. Mills : Le mouvement philosophie de la libération, qui remonte à la fin des années 1960 en Amérique latine et dans les Caraïbes, est né d’un examen critique de l’influence de la philosophie occidentale sur la philosophie et la science latino-américaines. Cela a été ressenti par ses précurseurs, qui se demandaient s’il existait une philosophie particulièrement latino-américaine, comme une étape nécessaire pour faire avancer un projet philosophique libérateur. Une telle critique consiste à mettre à nu le mythe de la modernité. Ce mythe est une vision du monde eurocentrique déployée pendant la conquête et la colonisation de l’Amérindia pour justifier l’assujettissement des Africains et des peuples d’origine des Amériques. Lire la suite »

Dr. Peter Hudis : « La conscience de la non-viabilité du capitalisme augmente chaque jour qui passe »

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Dr. Peter Hudis DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit le livre pertinent «Frantz Fanon, le philosophe des barricades». Pourquoi un tel intérêt à l’œuvre de Fanon ?

Dr. Peter Hudis : Il y a en effet un renouveau d’intérêt pour le travail de Fanon au cours des dernières années (mon livre n’est qu’un parmi ceux qui sont parus). Je pense qu’il y a deux raisons à cela. La première est que l’objectif change dans le capitalisme mondial, qui génère une discrimination raciale et un racisme à grande échelle. Le racisme, et surtout le racisme anti-noir, n’est pas nouveau dans le capitalisme, comme le montre l’histoire des États-Unis, les relations de classe ont été façonnées par des facteurs raciaux depuis la naissance du projet colonial. C’est pourquoi toute analyse «purement de classe» échoue toujours lorsqu’elle est appliquée à la société américaine. Lire la suite »

Prof. Harry Targ : « Les néolibéraux et les néoconservateurs travaillent ensemble pour miner la nouvelle administration Trump »

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Prof. Harry Targ. D.R.

English version here: https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2017/03/24/prof-harry-targ-the-neoliberals-and-the-neocons-are-working-together-to-undermine-the-new-trump-administration/

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Mohsen Abdelmoumen : Votre livre publié « International Relations in a World of Imperialism and Class Struggle » est pour moi pertinent et surtout visionnaire. Quelles sont d’après vous les outils les plus efficaces pour combattre l’ultralibéralisme et l’impérialisme ?

Prof. Harry Targ : Ce livre a été écrit pour contester le discours dominant parmi ceux d’entre nous qui étudient les relations internationales. Les paradigmes régnants – le réalisme, le libéralisme et la science comportementale – ne traitent pas de l’impérialisme, de la domination et de la dépendance. Le livre a été écrit au début des années 1980 et reflète mon engagement croissant avec les théories de l’impérialisme, en particulier de Lénine, et de la dépendance, principalement des chercheurs-activistes de l’hémisphère sud comme Walter Rodney, Samir Amin, André Gunter Frank, Fernando Cardoso et d’autres. Je voulais que les chercheurs et les professeurs de relations internationales en Amérique du Nord incorporent ces théories dans la manière dont nous regardions le monde. Plus important encore, je voulais que nos étudiants soient confrontés à des idées sur l’impérialisme et la dépendance, en particulier le pouvoir impérial prédominant des États-Unis. Lire la suite »

Dr. Michael Brenner : « L’Amérique n’est pas venue à bout de ce qu’elle a fait et des démons qu’elle a déchaînés »

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Dr. Michael Brenner. DR.

Version English here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/07/15/dr-michael-brenner-america-has-not-come-to-terms-to-what-it-did-and-the-devils-that-it-unleashed/

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse concernant le dernier redéploiement des troupes de l’OTAN en Géorgie pendant le sommet de l’OTAN à Varsovie ? Sommes-nous vraiment sortis de la guerre froide ?

Dr. Michael Brenner : La caractéristique cardinale de la situation stratégique est l’attachement de l’OTAN, inspiré et guidé par les États-Unis, à étendre l’hégémonie occidentale vers l’Est. Cela a été le but des administrations américaines successives. Au cours des années Eltsine, il semblait que cela pourrait se réaliser sans conflit et avec un minimum de friction, comme en témoigne l’expansion de l’OTAN. L’intention affichée de l’administration Bush était d’ajouter la Géorgie et l’Ukraine. Lire la suite »

Thomas S. Harrington : « Un nouvel avenir ne sort jamais d’un air raréfié »

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Dr. Thomas S. Harrington. DR.

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English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2015/05/02/thomas-s-harrington-no-new-future-ever-comes-out-of-thin-air/

Dans des sociétés sous la domination totale de l’ultralibéralisme et des banques comme Goldman Sachs et autres, peut-on encore parler de démocratie et de justice sociale ?

Bien que je ne puisse pas dire que c’est impossible, c’est certainement très, très difficile de le faire dans le contexte présent.

La défaite américaine au Vietnam, suivie peu après par le Watergate, a vraiment effrayé les élites américaines. Elles ont réalisé que si l’attente d’une véritable démocratie – enracinée dans l’idée simple que le gouvernement devrait être responsable devant les citoyens – devait continuer à croître dans la majorité de la population du pays, comme elle l’a fait dans les années 60 et au début des années 70, leur capacité à poursuivre le projet de dominer l’économie et les ressources de la planète dans le monde serait fortement diminuée. Lire la suite »

L’Amérique Latine à nouveau ciblée par l’Empire US

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De gauche à droite, les présidents Dilma Roussef (Brésil), Nicolas Maduro (Venezuela), Cristina Kirchner (Argentine)

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Le continent sud-américain est dans la ligne de mire de l’impérialisme US qui fomente, selon son accoutumée, des opérations secrètes visant le Venezuela, le Brésil, l’Argentine, et toute autre nation refusant de suivre la feuille de route étasunienne. Tous les coups sont permis et les USA, renouant avec leur passé trouble dans la région, concoctent des coups d’Etat et autres tentatives de déstabilisation. Dans cette conjoncture très dangereuse où s’entremêlent le soft power et les coups tordus de la CIA allant de la guerre économique à l’assassinat politique, nous voyons à quel point les Etats-Unis veulent changer la carte politique de l’Amérique Latine qui est entrée dans un processus durable d’installer des mouvements progressistes au pouvoir en faussant tous les calculs étasuniens, déchaînant ainsi les foudres de l’Empire. La politique d’agression permanente des Etats-Unis vise plusieurs objectifs. Il s’agit de limiter la grande influence des pays du BRICS à ses portes et surtout de la Chine, en reproduisant la vieille méthode des opérations noires de la CIA qui ont saigné l’Amérique Latine pendant des décennies. Il faut aussi briser l’alliance entre les pays du continent sud-américain qui, désireux de peser sur l’échiquier des négociations, se sont groupés dans des organisations comme le MERCOSUR ou l’UNASUR. Alors qu’ils sont en guerre un peu partout dans le monde, les Etats-Unis se retrouvent isolés sur leur propre continent, mis à part quelques pays larbins comme le Canada, le Mexique et la Colombie, cette dernière étant devenue une base arrière pour les opérations de déstabilisation des gouvernements progressistes démocratiquement élus. Lire la suite »