Bejaïa

L’Algérie de 2017 entre les grèves et les émeutes

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Emeutes à Bejaïa. DR.

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L’Algérie a commencé l’année 2017 avec une grève des commerçants et des émeutes dans plusieurs villes dont l’épicentre était la ville de Bejaïa, avec le risque que le feu prenne ailleurs. Même si, pour le moment, le feu n’a touché que quelques villes à travers le pays, ce soulèvement contre la cherté de la vie, la loi de Finances 2017 et les différentes augmentations, est l’indicateur d’un éventuel danger, celui d’un soulèvement généralisé. La gendarmerie nationale avait prévenu d’un tel risque depuis longtemps. Moi-même j’ai alerté sur la probabilité de ce scénario à plusieurs reprises, soit via mes articles, soit via mes interviews de certaines personnalités qui m’ont affirmé que le statu quo actuel nous ramènerait vers des risques majeurs. Lire la suite »

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Fin de règne de Bouteflika 4 en Algérie : y aura-t-il un virage historique dans une autoroute déglinguée ?

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Ali Haddad et son maître Saïd Bouteflika. DR.

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Des bruits, chuchotements, susurres, rumeurs, ballons sondes, diversions multiples, ragots de concierge, évoquent le divorce entre Ali Haddad et Saïd Bouteflika, frère cadet et éminence grise du président, ou que le courant ne passe plus entre Bouteflika et son frère. On va finir par nous dire qu’il y a rupture entre le président et lui-même. Jamais l’Algérie n’a traversé une telle période de fragilité, surtout au niveau de l’institution présidentielle, où la brise la plus légère peut faire crouler un château de cartes qui oscille sur ses bases mouvantes. Jamais non plus l’Algérie ne s’est autant approchée de la phrase d’Antonio Gramsci : « la crise, c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître ». Quand donc ce pouvoir pourri peuplé de goinfres irresponsables qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel et à leur vulgaire petit gagne-pain et non à l’Etat et à sa survie, vont-ils adopter l’adage qui dit que « la seule ruse est dans l’abandon de toutes les ruses » ? Un an à peine après la réélection de Bouteflika à son quatrième mandat, on parle déjà de « l’après-Bouteflika », prouvant que cette réélection aventureuse n’a aucunement servi l’Algérie. Bien au contraire, ce quatrième mandat de malheur nous a montré une présidence en décomposition, pour ne pas dire une vacance de la fonction de président qui influe sur tout le pays. Lire la suite »