Brésil

Dr. Jean Bricmont : «Les Gilets jaunes posent des questions tellement fondamentales qu’aucun gouvernement européen ne pourrait y répondre»

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Dr. Jean Bricmont. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Comment expliquez-vous la soumission des gouvernements occidentaux ainsi que de leurs médias à Israël ?

Dr. Jean Bricmont : La pression des lobbys, toute l’insistance qui a été faite sur l’holocauste, etc. font que d’une certaine façon, les intellectuels sionistes ne peuvent jamais être critiqués sous peine que l’on soit traité de fasciste ou de nazi. Ils sont très efficaces et les gens se taisent parce qu’ils sont lâches. Lire la suite »

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Prof. Atilio Borón : « Pour contrer le chaos créé par l’impérialisme, un leadership honnête et des institutions fortes doivent s’accompagner d’une mobilisation populaire intense et bien organisée »

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Prof. Atilio Borón. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Comment expliquez-vous le recul de la gauche et la montée de l’extrême-droite en Amérique Latine, comme on l’a vu au Brésil avec l’élection du fasciste et tortionnaire Jaïr Bolsonaro et celle de Mauricio Macri en Argentine ?

Prof. Atilio Borón : Il existe de nombreuses raisons, que je ne peux que résumer ici. Premièrement, l’intensité de la contre-offensive américaine visant à vaincre les gouvernements progressistes a été impressionnante. Macri était un cadeau inattendu, plus dû aux erreurs du kirchnerisme qu’à autre chose. Mais la victoire était très importante pour les États-Unis. Bolsonaro est le produit de la démobilisation du PT établie par Lula depuis les débuts, de la corruption complète du système judiciaire qui a mis en prison Lula et a permis à Bolsonaro de ne pas être présent dans les débats présidentiels, le soutien constant des médias hégémoniques et, bien sûr, les graves erreurs des gouvernements Lula/Dilma qui croyaient que la politique sociale et l’extraction de millions de personnes de l’extrême pauvreté seraient suffisantes pour changer la conscience populaire et faire de ces personnes les partisans de politiques progressistes. Lire la suite »

Dr. Michael Brenner : « L’Amérique n’est pas venue à bout de ce qu’elle a fait et des démons qu’elle a déchaînés »

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Dr. Michael Brenner. DR.

Version English here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/07/15/dr-michael-brenner-america-has-not-come-to-terms-to-what-it-did-and-the-devils-that-it-unleashed/

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse concernant le dernier redéploiement des troupes de l’OTAN en Géorgie pendant le sommet de l’OTAN à Varsovie ? Sommes-nous vraiment sortis de la guerre froide ?

Dr. Michael Brenner : La caractéristique cardinale de la situation stratégique est l’attachement de l’OTAN, inspiré et guidé par les États-Unis, à étendre l’hégémonie occidentale vers l’Est. Cela a été le but des administrations américaines successives. Au cours des années Eltsine, il semblait que cela pourrait se réaliser sans conflit et avec un minimum de friction, comme en témoigne l’expansion de l’OTAN. L’intention affichée de l’administration Bush était d’ajouter la Géorgie et l’Ukraine. Lire la suite »

Thomas S. Harrington : « Un nouvel avenir ne sort jamais d’un air raréfié »

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Dr. Thomas S. Harrington. DR.

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English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2015/05/02/thomas-s-harrington-no-new-future-ever-comes-out-of-thin-air/

Dans des sociétés sous la domination totale de l’ultralibéralisme et des banques comme Goldman Sachs et autres, peut-on encore parler de démocratie et de justice sociale ?

Bien que je ne puisse pas dire que c’est impossible, c’est certainement très, très difficile de le faire dans le contexte présent.

La défaite américaine au Vietnam, suivie peu après par le Watergate, a vraiment effrayé les élites américaines. Elles ont réalisé que si l’attente d’une véritable démocratie – enracinée dans l’idée simple que le gouvernement devrait être responsable devant les citoyens – devait continuer à croître dans la majorité de la population du pays, comme elle l’a fait dans les années 60 et au début des années 70, leur capacité à poursuivre le projet de dominer l’économie et les ressources de la planète dans le monde serait fortement diminuée. Lire la suite »

L’Amérique Latine à nouveau ciblée par l’Empire US

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De gauche à droite, les présidents Dilma Roussef (Brésil), Nicolas Maduro (Venezuela), Cristina Kirchner (Argentine)

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Le continent sud-américain est dans la ligne de mire de l’impérialisme US qui fomente, selon son accoutumée, des opérations secrètes visant le Venezuela, le Brésil, l’Argentine, et toute autre nation refusant de suivre la feuille de route étasunienne. Tous les coups sont permis et les USA, renouant avec leur passé trouble dans la région, concoctent des coups d’Etat et autres tentatives de déstabilisation. Dans cette conjoncture très dangereuse où s’entremêlent le soft power et les coups tordus de la CIA allant de la guerre économique à l’assassinat politique, nous voyons à quel point les Etats-Unis veulent changer la carte politique de l’Amérique Latine qui est entrée dans un processus durable d’installer des mouvements progressistes au pouvoir en faussant tous les calculs étasuniens, déchaînant ainsi les foudres de l’Empire. La politique d’agression permanente des Etats-Unis vise plusieurs objectifs. Il s’agit de limiter la grande influence des pays du BRICS à ses portes et surtout de la Chine, en reproduisant la vieille méthode des opérations noires de la CIA qui ont saigné l’Amérique Latine pendant des décennies. Il faut aussi briser l’alliance entre les pays du continent sud-américain qui, désireux de peser sur l’échiquier des négociations, se sont groupés dans des organisations comme le MERCOSUR ou l’UNASUR. Alors qu’ils sont en guerre un peu partout dans le monde, les Etats-Unis se retrouvent isolés sur leur propre continent, mis à part quelques pays larbins comme le Canada, le Mexique et la Colombie, cette dernière étant devenue une base arrière pour les opérations de déstabilisation des gouvernements progressistes démocratiquement élus. Lire la suite »

L’humanité peut-elle survivre au chaos « créatif » américano-sioniste ? (Partie II)

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obama_clinton_jewsCommunion sioniste. D.R.

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En ce qui concerne la décision surprenante de Barack Obama de rétablir des relations diplomatiques avec Cuba, il ne s’agit que d’un effet d’annonce sans résultat probant, puisque le peuple cubain vit toujours sous embargo. La décision finale viendra de toute manière du Congrès que l’on sait hostile à toute idée de rapprochement entre les USA et Cuba. L’administration américaine a réussi son coup de com. en utilisant la symbolique sans effet concret, donnant l’illusion d’un réchauffement de ses relations avec Cuba pour apporter un semblant de victoire à la mandature d’Obama. Aujourd’hui, la com. est devenue un mode de gouvernance. En même temps que cette annonce saugrenue, Obama souffle le chaud et le froid en édictant des sanctions à l’égard du Venezuela, partenaire privilégié de Cuba qui a toujours soutenu la Révolution Bolivarienne. En effet, mi-décembre, le Sénat et la Chambre des représentants US ont approuvé une loi pour imposer des sanctions au Venezuela, sous prétexte que le gouvernement vénézuélien aurait violé les droits de l’homme envers l’aile droite vénézuélienne au cours des manifestations début 2014. La mesure vise à refuser des visas et à geler les avoirs des fonctionnaires qui auraient été impliqués dans ce que les États-Unis considèrent comme une violation du droit de manifester, passant sous silence le fait que les émeutes transformées en véritables actes terroristes de l’aile droite au Venezuela ont duré plus de trois mois et ont entraîné la mort de 43 personnes, plus des centaines de blessés. On n’a pas entendu l’administration Obama prononcer un mot pour condamner les assassinats du député Robert Serra et de sa compagne María Herrera le 1 octobre dernier, mais bien pour les diaboliser. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé la décision américaine de « sanctions impérialistes insolentes ». « Ce sont les contradictions d’un empire qui cherche à imposer sa domination par tous les moyens, en sous-estimant la puissance et la conscience de notre patrie », a-t-il commenté sur son compte Twitter. Comme il l’a toujours fait à l’égard des pays progressistes, le gouvernement américain a soutenu les dirigeants de l’opposition pour tenter de déstabiliser le pays, rappelons-nous le coup d’Etat contre Chavez en 2002 qui s’apparente au coup d’Etat en Ukraine, avec des tireurs embusqués. Lire la suite »

Raf Custers : «Le Palais maintient l’occupation du Sahara Occidental pour y faire fortune»

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Raf Custer expliquant les véritables enjeux de l'intervention française au Mali. D. R.

Raf Custer expliquant les véritables enjeux de l’intervention française au Mali. D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Vous avez commencé votre livre Chasseurs de matières premières, avec un chapitre sur le Maroc, et notamment son exploitation du phosphate dont les bénéfices ne servent pas au peuple marocain. Le choix de commencer votre livre avec le Maroc comporte-t-il une symbolique particulière ou est-ce juste un hasard ?

Raf Custers : Le Maroc est un cas parmi d’autres. En 2008, j’ai voyagé en auto de Bruxelles à Bamako. Nous avons traversé le Maroc, le Sahara Occidental et la Mauritanie pour arriver au Mali. Dans mon livre je décris ce que j’ai appelé des «monuments de l’industrie de transportation» rencontrés en cours de route. Le premier était le tapis roulant de Boukraa à Laayoun, au Sahara Occidental. Il est long de 100 kilomètres et droit comme une épingle. Il ne sert qu’à transporter les phosphates du Sahara Occidental au port de Laayoun où ils sont chargés sur des navires pour les exporter. Ceci est le fait d’une entreprise marocaine, l’Office chérifien des phosphates, l’OCP. Ensuite, nous avons visité le delta intérieur sur le fleuve Niger au Mali, où jadis la France coloniale a construit un système d’irrigation pour produire du coton pour les industries de textile en France. Le livre suit le même trajet, tout au moins au début. Pour cette raison, il commence par des récits qui se déroulent au Maroc et au Mali. Lire la suite »