capitalisme

David Rosen : « Trump & Cie pourraient déclencher une guerre avec l’Iran pour renforcer ses chances de réélection »

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre, Sin, Sex & Subversion, vous évoquez les mutations de la société américaine. Comment expliquez-vous cette transformation ?

David Rosen : Sin, Sex & Subversion est une analyse non conventionnelle de l’après-guerre à New York – et, par extension, aux États-Unis – à travers les expériences d’une douzaine de personnes qui ont façonné les années 50. La liste des individus va de Christine Jorgensen à Paul Robeson, de Polly Adler à Wilhelm Reich et de Bill Gaines à Julius et Ethel Rosenberg. Leurs luttes individuelles éclairent l’insurrection radicale qui allait exploser dans ce qui allait devenir les « années 60 ». Lire la suite »

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Dr. Chris Wright : « La pensée critique et éclairée est dangereuse pour les puissants »

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Dr. Chris Wright. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit « Worker cooperatives and revolution » où vous évoquez les coopératives de travailleurs. Dans ce livre passionnant, on remarque votre optimisme quant à la venue d’une nouvelle ère où l’humain est au centre. Vous citez l’exemple de la coopérative New Era Windows, à Chicago, D’après vous, sommes-nous dans une nouvelle ère où l’union des travailleurs sous forme de coopérative dessinera l’avenir du monde ?

Dr. Chris Wright : Je pense avoir été un peu trop optimiste dans ce livre sur le potentiel des coopératives ouvrières. D’une part, Marx avait raison de dire que les coopératives « représentent dans l’ancienne forme les premiers germes de la nouvelle ». Il s’agit du socialisme microcosmique, puisque le socialisme n’est que le contrôle démocratique de l’activité économique par les travailleurs, ce qui est essentiellement le cas des coopératives.  Même dans les grandes entreprises de Mondragon qui ont vu des conflits entre les travailleurs et la direction élue, il y a bien plus de démocratie (et un salaire plus égal) que dans une grande entreprise capitaliste typique. Lire la suite »

Prof. El Mouhoub Mouhoud : « Les Algériens ont compris qu’il existait une solution politique à la crise que traverse leur pays »

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Prof. El Mouhoub Mouhoud. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Votre livre L’immigration en France contredit les thèses des partis politiques d’extrême-droite qui utilisent la thématique de l’immigration pour des visées électoralistes. D’après vous, l’immigration n’est-elle pas productrice de richesse ?

Prof. El Mouhoub Mouhoud : L’objectif de ce livre était de mettre à la disposition du grand public l’état de la connaissance scientifique sur la réalité des migrations internationales. Je m’étais alors confronté à un certain nombre de questions : comment se forgent les représentations que cristallise la thématique des migrations ? Pourquoi, en dépit des chiffres ainsi que des analyses et de leurs enseignements fondés sur des études concordantes réalisées dans différents pays sur les migrations ou le climat par exemple, les allégations les plus invraisemblables ne sont pas démystifiées, et les fantasmes et non la réalité continuent à polluer le « débat public » ? Sans parti pris pour ou contre l’immigration, c’est à ces questions, quelquefois dérangeantes mais toujours étayées, que mon livre tentait de répondre. Quand on observe le fossé béant et grandissant entre les résultats de la recherche scientifique et les représentations, on ne peut que tenter de contribuer sereinement au débat. Lire la suite »

Dr. Jack Rasmus : « Le capital est par nature cannibale »

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Dr. Jack Rasmus. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre très intéressant Epic Recession: Prelude to Global Depression, vous faites un constat judicieux et vous apportez des solutions. Pourquoi la crise est-elle inévitable ?

Dr. Jack Rasmus : Parce que les solutions appliquées à la dernière crise conduiront inévitablement à une crise plus généralisée, potentiellement plus profonde et plus grave la prochaine fois. Voici comment : l’excédent de liquidités injecté par les banques centrales pour stabiliser les marchés financiers après 2008-2009 a engendré encore plus de dette et d’investissements par emprunt. Cela a créé aujourd’hui des bulles d’actifs financiers dans les réserves mondiales, les obligations de pacotille, les prêts à effet de levier, les obligations notées triple BBB (de pacotille), des bulles dans les produits dérivés et autres marchés d’actifs, les biens immobiliers commerciaux, etc. Lire la suite »

Robert Bibeau : « le capitalisme, c’est la guerre »

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Robert Bibeau. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : À la lecture de votre livre très instructif et passionnant, « La démocratie aux Etats-Unis, les mascarades électorales », on se pose la question suivante : y a-t-il réellement une démocratie aux Etats-Unis et à quoi servent les élections aux USA ?

Robert Bibeau : Oui, il existe une réelle démocratie pour la bourgeoisie aux États-Unis comme dans tous les pays capitalistes de ce monde. Il n’existe évidemment aucune « démocratie » populaire – prolétarienne, ni aux États-Unis ni dans aucun autre pays. Croyez-vous que l’adhésion à un parti bourgeois d’un multimilliardaire et de ses relations, compte tenu de son pouvoir de pression, de sa chaîne de télévision et de ses centres d’administration, soit du même poids « démocratique » que l’adhésion de mon voisin de palier – prolo de son métier – à un parti politique pseudo socialiste ? Il n’y a que la gauche bourgeoise pour le laisser croire. Les ouvriers américains le savent, eux qui ne se déplacent plus pour voter et « user de la puissance du crayon de votation bidon » ni bénéficier d’un pouvoir électoral chimérique exclusif aux riches. Lire la suite »

Prof. Martin E. Jay: « Hélas, nous vivons tous maintenant dans une zone de guerre »

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Prof. Martin E. Jay. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit “Marxism and Totality: The Adventures of a Concept from Lukacs to Habermas”. Pourquoi,  d’après vous, la totalité a-t-elle été au centre de la pensée des premiers philosophes marxistes tels que Lukács, Korsch, Gramsci et Bloch?

Prof. Martin E. Jay : La catégorie de la totalité, dont l’importance pour la théorie marxiste a été soulignée par Lukács dans Histoire et Conscience de classe (1923), a été introduite pour surmonter le rôle exagéré donné à l’économie par le traditionnel, deuxième internationale marxiste. Bien que sous le capitalisme, l’économie en tant que sous-sphère distincte de la société dans son ensemble ait joué un rôle exorbitant, elle n’a jamais été simplement une « base » ou « sous-structure » dont une « superstructure » de culture, politique, religion, etc. était entièrement dépendante. Plus important encore, dans la transition à l’écart du capitalisme, dont les théoriciens que vous mentionnez espéraient qu’elle était réellement en train de se produire, l’autonomie relative de la culture et de la politique dans la totalité des relations sociales pourrait se développer. Lire la suite »

Dr. Tomasz Pierscionek : «Le capitalisme est un système défaillant incapable de résoudre les grands problèmes mondiaux»

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Dr. Tomasz Pierscionek. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez travaillé sur le thème de la gauche occidentale. D’après vous, peut-on dire que cette gauche est en crise ?

Dr. Tomasz Pierscionek : La dernière décennie d’austérité, qui a vu les riches s’enrichir aux dépens de tous les autres et a montré que le capitalisme est un système défaillant incapable de résoudre les grands problèmes mondiaux offre à la gauche l’occasion de présenter des programmes alternatifs bénéficiant à la majorité plutôt qu’à une minorité riche et puissante. En Europe occidentale et aux États-Unis, touchés par des années d’endoctrinement sur les «échecs» du socialisme, les politiciens de gauche et les partis ouvriers ont fait preuve de prudence pour ne pas paraître trop gauchistes et ont été confrontés à la colère des riches et de leurs auxiliaires des médias. Ce faisant, ils ont échoué à prendre conscience du potentiel de la gauche pour expliquer et défendre les idées socialistes et défier directement le capitalisme. Loin d’être marxistes, diabolisés par les médias, les dirigeants de la gauche occidentale ont adopté les idées mal dégrossies de la gauche du centre social-démocrate, par exemple : bricolons sur les bords du capitalisme et lissons ses parties les plus rugueuses tout en laissant ses principes fondamentaux inchangés. Lire la suite »