capitalisme

Michael Parenti : « Toute victoire démocratique ou éveil qui survient, même infime, est un pas en avant ».

Publié le Mis à jour le

Michael Parenti (Witness) - USA 1

Michael Parenti.DR.

por traducir, haga clic derecho sobre el texto

per tradurre, cliccate a destra sul testo

щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести

Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο

Mohsen Abdelmoumen : Après la lecture de votre ouvrage percutant et très fort traitant de l’impérialisme, « The Face of Imperialism », on ressent la nécessité de relire « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine, parce que votre livre y apporte une valeur ajoutée. Qu’en pensez-vous ?

Michael Parenti : C’est généreux de votre part de prétendre que mon travail ajoute de la valeur à celui de Lénine. J’ai lu son livre il ya quarante ans, je ne peux donc pas prétendre en être influencé directement. Mais nous pouvons certainement dire que mon livre établit quelques parallèles avec le sien, par exemple: en essayant de montrer le lien entre le capitalisme et l’impérialisme colonial, le rôle clé joué par les cartels, et comment les contradictions imposantes du capitalisme entraînent des impératifs brutaux. Lire la suite »

Publicités

L’Algérie n’est pas votre propriété privée, Ali Haddad !

Publié le Mis à jour le

Haddad-300x300Ali Haddad, le boutiquier qui rêvait d’être roi. D.R.

for translate, right click on the text

por traducir, haga clic derecho sobre el texto

per tradurre, cliccate a destra sul testo

щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести

Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο

Il n’y a rien de plus assommant que d’écrire des articles à propos de scélérats dont les ambitions se mesurent au contenu de leurs comptes en banque. A chaque fois, je ressens de l’amertume, car j’appartiens à une école malheureusement effondrée aujourd’hui, celle du patriotisme. Néanmoins, mon devoir de journaliste patriote  m’impose de pourchasser les coléoptères coprophages qui pullulent dans mon  pays et prospèrent en bouffant de la merde. Un nom pollue actuellement l’Algérie de mes ancêtres et s’étale partout : Ali Haddad. On pourrait dire de lui qu’il a repris à son compte la fable de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, sans avoir rien retenu de la morale de l’histoire qui finit, comme chacun sait, par un « Pffuuuit ». Ce virus sorti de nulle part s’improvise tout à la fois chef de l’Etat, de la diplomatie, d’entreprises qui n’ont rien produit, et j’en passe. Lire la suite »

Est-ce une fatalité d’être dominé par l’Occident ?

Publié le Mis à jour le

population-en-afrique-colonisation-occident

Le monde sous la botte des puissances occidentales. DR.

for translate in English, right click on the text

por traducir en español, haga clic derecho sobre el texto

Une lecture plus qu’évidente s’impose à la lumière de l’actualité, dont les événements quasi quotidiens nous confirment que, nous, populations d’Afrique et du monde arabo-musulman, sommes des éternels colonisés. En effet, nous ne pouvons que constater que l’Occident nous dirige toujours après des siècles de sang et de larmes, et que les traîtres de chez nous favorisent la prospérité et le travail des Lawrence d’Arabie modernes. L’Occident nous invente des printemps et des hivers « démocratiques » à sa guise, nous engluant dans la colonisation des quatre saisons en créant des concepts de révolutions arc-en-ciel. Qu’en est-il de nous dans ce processus ? Si les Occidentaux se sont faufilés dans la faille de nos guéguerres confessionnelles, ethniques, raciales, tribales, pour mieux nous dominer, que faisons-nous pour nous affranchir de leurs nouvelles chaînes ? Sentons-nous au moins à quel point nous sommes asservis ? Rosa Luxembourg ne disait-elle pas déjà à l’époque : « celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes »? Nous ne faisons que gesticuler, inconscients d’être un élément docile dans le dispositif des Occidentaux, c’est-à-dire un tas de pions sur un échiquier, nous bornant à nous lamenter sur notre sort en pataugeant dans un sous-développement et une décadence inavoués.

Lire la suite »

Benjamin Selwyn : «L’Occident utilise la démocratie pour légitimer l’ingérence»

Publié le Mis à jour le

B. Selwyn

Dr Benjamin Selwyn. D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Sachant que le capitalisme traverse une crise majeure, comment expliquez-vous l’absence d’encadrement de la classe ouvrière et l’abandon de tout esprit de lutte de la part des syndicats ou des mouvements ouvriers ?

Benjamin Selwyn : Je ne suis pas d’avis que la classe ouvrière mondiale ait renoncé face à la crise capitaliste actuelle. Nous avons vu l’installation de l’austérité en Europe et aux Etats-Unis, qui a été basée sur la répression du travail – politiquement et économiquement. Cependant, nous avons assisté à une recrudescence de ces cas, surtout en Grèce. Lire la suite »

Domenico Losurdo : «Il faut organiser une résistance contre le mensonge»

Publié le Mis à jour le

Domenico Losurdo. D. R.

Le Professeur Domenico Losurdo D.R.

English version here, on Oximity: https://www.oximity.com/article/Domenico-Losurdo-Il-faut-organiser-une-1/translate/en

Mohsen Abdelmoumen : Comment analysez-vous la situation en Ukraine en ce moment ?

Domenico Losurdo : A Kiev, un président démocratiquement élu a été renversé avec violencelors d’un coup d’Etat organisé, financé et encouragé par l’Occident. Le 3 décembre 2013 déjà, Il Giornale, un quotidien italien d’obédience occidentale et atlantiste éprouvée, reconnaissait qu’un coup d’Etat était en cours en Ukraine, exécuté par des groupes nationalistes encadrés de manière paramilitaire et avec des parrains forts comme les voisins Polonais et la puissante Allemagne. Aucun autre pays dit démocratique n’aurait toléré la violence des manifestants qui cherchaient de manière explicite et déclarée à rendre impossible le fonctionnement des institutions, à bloquer les points névralgiques du pouvoir et à imposer le changement de régime. Lire la suite »

Francis Dupuis-Déri : «Il est difficile de dire que nous vivons en démocratie»

Publié le Mis à jour le

Francis Dupuis-Déri. D. R.

Francis Dupuis-Déri. D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Peut-on vivre en démocratie dans une société capitaliste dominée par les multinationales ?

Francis Dupuis-Déri : Le capitalisme en général et le capitalisme mondialisé sont, en effet, des systèmes ou des régimes économiques qui minent la possibilité de vivre de manière démocratique. Le plus souvent, c’est un patron ou un cadre supérieur qui impose l’horaire de travail, ce qu’on peut faire ou ne pas faire au travail, ce qu’on peut dire ou non, comment doit-on s’habiller, etc. Bref, nous sommes souvent infantilisés au travail et nous y avons bien peu d’autonomie individuelle et collective. Lire la suite »

L’Historien Jacques Pauwels : «Il fallait conquérir ou sauvegarder des marchés et des sources de matières premières»

Publié le Mis à jour le

Image

L’Historien Jacques Pauwels D.R.

English version here: https://www.oximity.com/article/L-Historien-Jacques-Pauwels-Il-fallait-1/tenslation/en

Mohsen Abdelmoumen : Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un travail de mémoire sérieux a-t-il été effectué en Europe occidentale ?

Jacques Pauwels : En Europe occidentale et dans le monde « occidental » en général, c’est-à-dire non seulement dans des pays comme la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne, mais aussi aux États-Unis et au Canada, d’innombrables historiens et journalistes se penchent depuis des décennies sur le thème, toujours actuel, de la Deuxième Guerre mondiale. Le résultat : un gigantesque et interminable tsunami d’articles, livres, et documentaires – et il ne faut pas oublier les productions hollywoodiennes, telles que ‘La liste de Schindler’ et ‘Valkyrie’, qui sont inspirées par des faits historiques et dont le public croit par conséquent qu’on peut y apprendre d’importantes leçons historiques. Or, tandis que l’on ne peut certainement pas se plaindre de la quantité de ces « travaux de mémoire » du courant dominant ou mainstream, comme on dit en anglais, la qualité est généralement loin d’être satisfaisante. Tout d’abord, le message est presque toujours le même : la Deuxième Guerre mondiale fut « la guerre d’Hitler ». En autres mots, c’était une guerre voulue et déclenchée par un monstre, Hitler, assisté par une poignée d’autres « gangsters » nazis tels que Goering et Goebbels, qui avaient su séduire le peuple allemand. Mais qui était cet Hitler, qui a aidé à le placer au pouvoir, quels intérêts représentait-il? Qui a soutenu le fascisme, dans ses variétés allemande et autres, et qui furent les bénéficiaires du régime nazi en Allemagne et dans les autres pays où des régimes fascistes purent accéder au pouvoir ? Ce genre de questions n’est jamais posé dans l’historiographie « occidentale » du courant dominant sur la Deuxième Guerre mondiale ; on n’y trouve presque jamais une analyse sérieuse du phénomène du fascisme en général, et du fascisme allemand, c’est-à-dire du soi-disant « national-socialisme » ou nazisme, en particulier. La raison : une telle analyse révélerait les liens entre le fascisme et le capitalisme, et cela non seulement en Allemagne. Une telle analyse révélerait également comment les capitalistes allemands ont en fait voulu une guerre et ont aidé à installer Hitler au pouvoir parce qu’ils pouvaient compter sur lui, d’abord pour réarmer le pays, ce qui fut pour eux un business extrêmement lucratif, et ensuite pour déclencher la guerre de conquête et de rapine dont ils rêvaient. Et il est évident qu’ils rêvaient surtout d’une guerre contre l’Union Soviétique, non seulement un pays de possibilités illimitées en termes de matières premières dont l’industrie allemande avait besoin, mais également la grande source d’inspiration et d’encouragement pour les adversaires naturels des capitalistes allemands, à savoir les nombreux communistes et autres anticapitalistes du pays.  Lire la suite »