Dalia Ghanem-Yazbeck

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck: “Algerians took up to the street on February 22 because they were fed up with the system”

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Dr. Dalia Ghanem picture by Juan Luis Rod

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck (photo Juan Luis Rod)

Mohsen Abdelmoumen: You have worked on issues related to terrorism, including in the field. In your opinion, can we fight terrorism without fighting the ideology that generates it?

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck: It is tough to do so because bombs and weapons do not fight ideas. As long as the idea is there and is not fought and countered, then it will be hard to get rid of terrorism. Governments need to better develop both offline and online alternative narratives to extremist ideologies. We need to give young men and women better tools to be able to tackle extremist propaganda. These narratives should comprise social, media campaigns, educational campaigns for young people in schools, and civil associations…etc. Besides, as long as there is social injustice, marginalization, repression, etc., the specter of jihadism will continue to haunt many countries in the world. Lire la suite »

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck : « Les Algériens sont descendus dans la rue le 22 février parce qu’ils en avaient assez du système »

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Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck (photo: Juan Luis Rod)

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez travaillé les questions liées au terrorisme, y compris dans le terrain. D’après vous, peut-on combattre le terrorisme sans combattre l’idéologie qui le génère ?

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck : C’est compliqué de le faire parce que les bombes et les armes ne combattent pas les idées. Tant que l’idée est là et qu’elle n’est pas combattue et contrée, il sera difficile de se débarrasser du terrorisme. Les gouvernements doivent mieux élaborer des récits alternatifs aux idéologies extrémistes, à la fois hors ligne et en ligne. Nous devons donner aux jeunes hommes et aux jeunes femmes de meilleurs outils pour pouvoir lutter contre la propagande extrémiste. Ces récits devraient comprendre des campagnes sociales, des campagnes médiatiques, des campagnes d’éducation pour les jeunes dans les écoles, dans les associations civiles… etc. Par ailleurs, tant qu’il y aura l’injustice sociale, la marginalisation, la répression, etc., le spectre du djihad continuera de hanter de nombreux pays dans le monde. Lire la suite »