Donald Trump

Ana Gomes : «Il y a clairement un lobbying pro-Maroc ici au Parlement européen.»

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Mme Ana Gomes. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous siégez dans la Sous-commission Sécurité et Défense et dans la Commission spéciale sur le terrorisme au Parlement européen. Que pensez-vous de la coordination européenne en matière de lutte antiterroriste ?

Madame Ana Gomes : Elle s’est beaucoup améliorée depuis 2015, notamment depuis les attentats terroristes en France qui ont touché le Bataclan. Elle existait déjà avant mais c’est surtout à partir du Bataclan que l’échange d’informations entre services de la police et de renseignement s’est développé. Cependant, il reste beaucoup à faire. On n’a pas encore suffisamment attaqué les causes du terrorisme, notamment les raisons de la radicalisation chez les Européens – et je ne parle pas seulement des Européens qui sont partis rejoindre Daech en Syrie et en Irak, mais des Européens qui nous ont attaqués ici, chez nous. La plupart sont nos concitoyens qui sont nés et se sont radicalisés ici, et je pense que cela a beaucoup à voir avec les politiques néolibérales qui se sont complètement désinvesties dans le social, dans l’inclusion sociale, notamment pour les jeunes gens issus des communautés de l’immigration, et donc c’était plus facile pour les groupes terroristes de recruter des gens instables pour n’importe quelle raison. Lire la suite »

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His Excellency Dr. Nikolaos van Dam: “It would have been preferable not to militarily intervene in Libya, because like in Syria, Iraq and Yemen, it has turned out to be a disaster”

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His Excellency Dr. Nikolaos van Dam. DR.

Mohsen Abdelmoumen: You are a diplomat and you know very well the Middle East region where you have been Ambassador of the Netherlands in several countries. You have also been Special Envoy of the Netherlands for Syria. In your opinion, does the diplomatic and political solution still have a chance of succeeding in Syria after this bloody war?

His Excellency Dr. Nikolaos van Dam: Whether or not a political solution is still possible depends on the main parties to the conflict, both Syrian and foreign, involved directly or by proxy. The aims of the warring parties are so wide apart, however, that reaching a compromise seems to be extremely difficult, if not impossible, particularly because the opposing parties actually keep preferring to eliminate one another. This provides more fertile ground for a military “solution”, which in the end, however, will not turn out to be a durable “solution” but rather a reflection of the military balance of power. Lire la suite »

Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : « Il aurait été préférable de ne pas intervenir militairement en Libye, car comme en Syrie, en Irak et au Yémen, cela s’est avéré être un désastre »

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Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un diplomate et vous connaissez très bien la région du Moyen-Orient où vous avez été ambassadeur des Pays-Bas dans plusieurs pays. Vous avez aussi été Envoyé Spécial des Pays-Bas en Syrie. D’après vous, la solution diplomatique et politique a-t-elle encore une chance d’aboutir en Syrie après cette guerre sanglante ?

Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : La question de savoir si une solution politique est encore possible dépend des principales parties, syriennes et étrangères, impliquées directement ou indirectement, ou par proxy, dans le conflit. Les objectifs des parties belligérantes sont si éloignés que la conclusion d’un compromis semble extrêmement difficile, sinon impossible, notamment parce que les parties rivales continuent en réalité à préférer s’éliminer mutuellement. Cela fournit un terrain plus fertile pour une «solution» militaire, qui finalement ne se révélera pas être une «solution» durable mais plutôt un reflet de l’équilibre des forces militaires. Lire la suite »

Dr. Paul R. Pillar: “The extraordinary and well-known role of Israel in American politics explains this inconsistency”

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Dr. Paul R. Pillar. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your book Intelligence and U.S. Foreign Policy, you have criticized the reform of US intelligence services. Can you tell us why?

Dr. Paul R. Pillar: Following the 9/11 terrorist attack, there was a huge public appetite for « doing something » that would assure Americans that a horrible event like that would not happen again.  Such assurance seems to require the notion of an identifiable, fixable problem that, once fixed, will mean Americans will now be safe.  And when we don’t have better ideas for a fix, the usual Washington response is to reorganize. Lire la suite »

Dr. Paul R. Pillar : «Le rôle extraordinaire et bien connu d’Israël dans la politique américaine explique cette incohérence»

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Dr. Paul R. Pillar. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre Intelligence and U.S. Foreign Policy, vous avez émis des critiques contre la réforme des services de renseignement américains. Pourquoi ?

Dr. Paul R. Pillar : À la suite de l’attentat terroriste du 11 septembre, l’opinion publique a manifesté un grand désir de «faire quelque chose» qui assurerait aux Américains qu’un événement horrible comme celui-ci ne se reproduirait plus. Une telle assurance semble exiger la notion d’un problème identifiable et réparable qui, une fois corrigé, signifiera que les Américains seront désormais en sécurité. Et quand nous n’avons pas de meilleures idées pour une solution, la réponse habituelle de Washington est de réorganiser. Lire la suite »

Reese Erlich: “Trump will likely escalate various wars”

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Reese Erlich. DR.

Mohsen Abdelmoumen: What is your analysis of the American withdrawal of the Iranian nuclear agreement?

Reese Erlich: The US has been violating the agreement for some time by pressuring other countries not to do business with Iran. It started under Obama and intensified under Trump. Trump’s decision to reimpose harsh sanctions sends a message around the world that you can’t trust the US, in case you had any trust previously. It is also a step towards military confrontation with Iran as seen by recent Israeli actions. I think the decision will ultimately isolate the US in the Middle East, Europe and Asia. It will make a Korean accord even more difficult. Lire la suite »

Reese Erlich : «Trump va probablement provoquer une escalade dans diverses guerres»

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Reese Erlich. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse à propos du retrait américain de l’accord du nucléaire iranien ?

Reese Erlich : Les États-Unis violent l’accord depuis un certain temps en faisant pression sur les autres pays pour qu’ils ne fassent pas des affaires avec l’Iran. Cela a commencé sous Obama et s’est intensifié sous Trump. La décision de Trump de réimposer des sanctions sévères envoie un message autour du monde que vous ne pouvez pas faire confiance aux États-Unis, au cas où vous leur auriez déjà fait confiance. C’est aussi un pas vers la confrontation militaire avec l’Iran, comme le montrent les récentes actions israéliennes. Je pense que la décision isolera finalement les États-Unis au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Cela rendra un accord coréen encore plus difficile. Lire la suite »