Etats-Unis

John Feffer : «Les États-Unis ont construit des ennemis extérieurs pendant une grande partie de leur histoire»

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John Feffer. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit le livre magistral Crusade 2.0. Comment expliquez-vous le besoin des États-Unis d’avoir un ennemi ? Les conséquences de la théorie des néocons, à savoir le choc des civilisations, n’ont-elles pas été désastreuses pour la région MENA, avec la destruction de l’Irak et la déstabilisation de la Libye, etc. ?

John Feffer : Hélas, les États-Unis ont construit des ennemis extérieurs pendant une grande partie de leur histoire. John Quincy Adams, en 1821, a averti l’Amérique de ne pas partir à la « recherche de monstres » outre-mer. Il avait vu comment Jefferson s’était servi des pirates de Barbarie pour justifier la création d’une armée américaine importante et il craignait que les jeunes États-Unis ne gaspillent leur énergie en se livrant à des embrouilles à l’étranger. Mais la politique étrangère américaine s’est largement structurée autour de ces missions, en particulier depuis le début du projet impérial américain à la fin du XIXe siècle. Lire la suite »

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Dr. Raouf Halaby : «Tous les Arabes du Golfe dorment dans le même lit avec Israël»

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Dr. Raouf Halaby. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Comment analysez-vous le soutien inconditionnel des États-Unis à l’entité sioniste criminelle d’Israël ?

Dr. Raouf Halaby : Malheureusement, la politique américaine a été truffée de corruption sous la forme de contributions aux campagnes politiques. L’argent achète le pouvoir, l’accès aux médias et la possession des centres médiatiques. Qu’il s’agisse des journaux ou de la télévision, l’accès à ces formes de communication et leur appartenance à des groupes d’intérêts particuliers leur donne le pouvoir de contrôler la façon dont les gens pensent. Hollywood est un autre moyen de faire un « lavage de cerveau » aux gens et d’aider les masses à se forger une opinion dont le seul but est la propagande. Lire la suite »

Dr. Charles McKelvey : «Le Venezuela est une menace pour le système néocolonial mondial».

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Dr. Charles McKelvey. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit un livre très pertinent et important pour comprendre la révolution cubaine : The Evolution and Significance of the Cuban Revolution. À la lumière de votre livre, peut-on dire que la révolution cubaine a été très importante pour l’émancipation non seulement du peuple cubain mais de tous les peuples d’Amérique latine ?

Dr. Charles McKelvey : Je considère la révolution cubaine comme une révolution paradigmatique du tiers monde. Elle a le caractère double qui a essentiellement défini les mouvements et les révolutions du tiers monde : (1) une révolution anti-coloniale/néocoloniale qui cherche à libérer la nation de la domination impérialiste étrangère, et (2) une révolution de libération sociale, cherchant la transformation des institutions économiques, politiques et culturelles capitalistes. Lire la suite »

Le Dr. Daniel Warner: « La relation américano-saoudienne est basée sur l’argent et les bases militaires »

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Le Dr. Daniel Warner nous parle de l’Algérie et de la politique étrangère américaine

Daniel Warner

Le Dr. Daniel Warner. DR.

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Le Dr. Daniel Warner est un politologue américain qui vit depuis 1972 à Genève en Suisse. Il est titulaire d’un baccalauréat en philosophie et religion de l’Amherst College, aux États-Unis, et d’un doctorat en sciences politiques de l’Institut universitaire des Hautes Études internationales de Genève (HEID). À 21 ans, il a travaillé pour Bobby Kennedy qu’il admirait et a notamment participé au discours que le sénateur Kennedy a prononcé à Los Angeles en 1968, juste avant d’être assassiné. Lire la suite »

Abdel Bari Atwan : « Les peuples rejettent la normalisation avec Israël »

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Abdel Bari Atwan. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse à propos de la situation qui prévaut dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza ?

Abdel Bari Atwan : La scène politique palestinienne est dans un état de paralysie, conséquence directe du processus désastreux d’Oslo. Mahmoud Abbas (Abou Mazen) n’est pas en bonne santé et la scène est prête pour l’après-Abou Mazen. Mais personne n’a de feuille de route pour savoir où aller. Abou Mazen est le dernier des pères fondateurs, et son départ entraînera une fragmentation et une perte d’influence du mouvement Fatah, comme ce fut le cas pour le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) après la mort de George Habash. Donc, le chaos et la confusion prévalent. Je ne serais pas surpris que des habitants de la Cisjordanie et de la bande de Gaza s’inspirent des manifestations au Soudan et en Algérie. Lire la suite »

Robert Bibeau : « le capitalisme, c’est la guerre »

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Robert Bibeau. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : À la lecture de votre livre très instructif et passionnant, « La démocratie aux Etats-Unis, les mascarades électorales », on se pose la question suivante : y a-t-il réellement une démocratie aux Etats-Unis et à quoi servent les élections aux USA ?

Robert Bibeau : Oui, il existe une réelle démocratie pour la bourgeoisie aux États-Unis comme dans tous les pays capitalistes de ce monde. Il n’existe évidemment aucune « démocratie » populaire – prolétarienne, ni aux États-Unis ni dans aucun autre pays. Croyez-vous que l’adhésion à un parti bourgeois d’un multimilliardaire et de ses relations, compte tenu de son pouvoir de pression, de sa chaîne de télévision et de ses centres d’administration, soit du même poids « démocratique » que l’adhésion de mon voisin de palier – prolo de son métier – à un parti politique pseudo socialiste ? Il n’y a que la gauche bourgeoise pour le laisser croire. Les ouvriers américains le savent, eux qui ne se déplacent plus pour voter et « user de la puissance du crayon de votation bidon » ni bénéficier d’un pouvoir électoral chimérique exclusif aux riches. Lire la suite »

Prof. Atilio Borón : « Pour contrer le chaos créé par l’impérialisme, un leadership honnête et des institutions fortes doivent s’accompagner d’une mobilisation populaire intense et bien organisée »

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Prof. Atilio Borón. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Comment expliquez-vous le recul de la gauche et la montée de l’extrême-droite en Amérique Latine, comme on l’a vu au Brésil avec l’élection du fasciste et tortionnaire Jaïr Bolsonaro et celle de Mauricio Macri en Argentine ?

Prof. Atilio Borón : Il existe de nombreuses raisons, que je ne peux que résumer ici. Premièrement, l’intensité de la contre-offensive américaine visant à vaincre les gouvernements progressistes a été impressionnante. Macri était un cadeau inattendu, plus dû aux erreurs du kirchnerisme qu’à autre chose. Mais la victoire était très importante pour les États-Unis. Bolsonaro est le produit de la démobilisation du PT établie par Lula depuis les débuts, de la corruption complète du système judiciaire qui a mis en prison Lula et a permis à Bolsonaro de ne pas être présent dans les débats présidentiels, le soutien constant des médias hégémoniques et, bien sûr, les graves erreurs des gouvernements Lula/Dilma qui croyaient que la politique sociale et l’extraction de millions de personnes de l’extrême pauvreté seraient suffisantes pour changer la conscience populaire et faire de ces personnes les partisans de politiques progressistes. Lire la suite »