François Hollande

Lamamra, Macron, et l’Algérie

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Lamamra et Macron s’étreignent sous le regard attentif de Nicole Guedj, présidente de la Fondation France-Israël. DR.

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Oyez oyez, braves gens, d’après Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, Emmanuel Macron est un ami de l’Algérie, tout cela parce que celui-ci a prononcé une phrase sur le colonialisme, lors de sa visite en Algérie, disant que c’était un crime contre l’humanité, phrase qu’il a transformée à son retour en France devant la levée de boucliers des anciens Pieds-Noirs, et qu’il oubliera complètement lorsqu’il sera président. Lorsque Lamamra a déclaré que Macron était un ami de l’Algérie, il n’a pas précisé de quelle Algérie il parlait : celle de Club des Pins et de la jet-set qui a pillé et ruiné le pays ou celle de tout le peuple algérien, et dans ce cas peut-on savoir qui l’a mandaté à s’exprimer au nom du peuple algérien, lui qui n’a jamais été élu et qui n’est qu’un coopté parmi d’autres ?

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Taubira, les moines de Tibhirine, le logement social… et l’Algérie !

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Christiane Taubira et Abdelaziz Bouteflika : Rencontre entre colonisés. DR.

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Fin décembre, la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, a visité l’Algérie où elle s’est permis d’ouvrir à nouveau la plaie de la décennie rouge et noire en évoquant l’affaire des moines de Tibhirine que l’on continue à utiliser comme du foin pour nourrir les ânes en Algérie et ailleurs. Le but de cette énième exhumation du dossier des moines était de faire pression sur une Algérie exsangue du fait des agissements d’une caste de bougnoules colonisés qui s’assument comme tels en étant aux ordres de la France. Lire la suite »

Naoufel Brahimi El Mili: « Pour sa lutte contre les djihadistes, l’Algérie dispose d’atouts liés à son expérience »

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Naoufel Brahimi El Mili. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes l’un des rares intellectuels algériens à avoir analysé le printemps arabe qui a abouti au chaos actuel. Qu’est-ce qui vous a amené à tirer vos conclusions ?

Naoufel Brahimi El Mili : Tout a commencé à Sidi Bouzid par une immolation, celle de Mohamed Bouazizi, le régime autoritaire tunisien a réagi par une répression violente. Le premier indice qui prouve l’accompagnement – terme que je préfère à manipulation – de cette révolte légitime est l’intervention du prédicateur égypto-qatari Al-Qaradawi. Lire la suite »

Que reste-t-il de l’Algérie de Novembre ?

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Saïd Bouteflika joue au Big Brother en plaçant le peuple algérien sur écoute et va même jusqu’à couper internet

L‘information récente selon laquelle le pouvoir politique mené par Saïd Bouteflika et son gang de mafieux compte installer une sorte de Gestapo en Algérie pour écouter les appels téléphoniques et surveiller les échanges de courriels et commentaires sur les réseaux sociaux, etc. a frappé les esprits. Comment le pouvoir pourri des frères Bouteflika qui a transfiguré toute l’Algérie ose-t-il imaginer contrôler les Algériens de cette manière en usant d’une censure abjecte ? Ce pouvoir persévère dans sa dérive meurtrière pour l’Algérie afin de se maintenir jusqu’en 2019. Lire la suite »

L’Algérie dans la tourmente

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La vallée du M’zab brûle. DR.

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Ghardaïa, symbole de la faillite du pouvoir politique.

Ce que je n’ai pas cessé d’annoncer dans divers articles est arrivé. La situation dans la ville prospère de Ghardaïa où la cohabitation séculaire entre les différentes ethnies était un modèle de quiétude, s’est dégradée à tel point qu’elle a entrainé la mort de vingt-quatre personnes et fait de nombreux blessés y compris dans les rangs des policiers. La vallée du M’zab a toujours été un exemple de ce peut être l’Algérie avec ses variantes linguistiques, ethniques, et même religieuses. Cette oasis de paix s’est transformée graduellement en un enfer sur terre avec des morts en plein mois sacré du ramadan. Le lent pourrissement qui dure depuis deux ans a balayé tout ce qui avait été bâti pendant des siècles. Aujourd’hui, la caractéristique de cette région est que le seul nom de Ghardaïa est désormais synonyme d’affrontements et de mort. Lire la suite »

Liberté d’expression à géométrie variable

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Le journaliste algérien Abdessami Abdelhaï est incarcéré en détention préventive depuis le 18 août 2013 à Tébessa et attend toujours un jugement. Qu’a fait ce père de trois enfants pour mériter un tel sort ? Quel crime a-t-il commis ? Dites-le nous ! Son cas nous remémore celui d’un autre journaliste que beaucoup ont certainement oublié aujourd’hui et qui vivait dans la même ville de Tébessa : Abdelhaï Beliardouh. Sous la pression de l’affairiste pourri et potentat local Saâd Garboussi, Beliardouh a voulu mettre fin à ses jours le 19 octobre 2002 en ingurgitant de l’acide pur, incapable d’endurer plus longtemps les humiliations et les tourments que ce brave père de famille avait subies devant toute la population de Tébessa. Abdelhai Beliardouh s’est éteint après un mois d’agonie, le 21 novembre 2002. Pour avoir dénoncé par ses écrits les malversations et pratiques mafieuses de ce potentat et de certains cercles corrompus de Tébessa, bien connus de toute l’Algérie, le journaliste a été enlevé, séquestré et torturé par Garboussi et ses sbires, et a ensuite été traîné comme un trophée à travers les rues de Tébessa. Les trafiquants et autres affairistes mafieux qui ont construit leur fortune dans divers trafics ont voulu faire de ce journaliste un exemple. Lire la suite »

L’Algérie dépérit dans sa bulle

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François Hollande « l’alacrité » et le sémillant Abdelaziz Bouteflika. DR.

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La sphère d’absurdité et de médiocrité

L’Algérie a sa propre loi de la pesanteur qui lui est spécifique et que l’on ne rencontre dans aucun autre pays. En Algérie, nous sommes dans un contexte anormal, avec des institutions anormales, un président anormal, un entourage présidentiel anormal, et qui a quand même reçu la visite d’un président « normal », ce 15 juin, pour vanter « l’alacrité » (bonne humeur pleine d’entrain) du président grabataire. La grille de lecture de certains opposants et journalistes prouve qu’ils n’ont pas bien saisi que l’Algérie est dans une bulle inédite où les différents acteurs n’obéissent pas à la loi universelle de la gravitation, le pays dans sa globalité vivant dans une sphère d’absurdité et de médiocrité à laquelle personne n’échappe. On normalise des phénomènes qui semblent hallucinants ailleurs comme, par exemple, avoir un président gâteux trimbalé avec ses couches dans une chaise roulante, un ministère de la Communication au lieu d’un porte-parole du gouvernement, des institutions qui ne fonctionnent pas, des milliards qui volent par les fenêtres, tout en étant sujet à des crises de légalité soudaines qui poussent certains à crier à la démission envers tel qui, en fin de compte, agit selon les lois de l’irrationalité en vigueur en Algérie. Chez nous, la norme n’est pas dans la bonne gouvernance, elle est dans la manipulation, le mensonge, la corruption, le clientélisme, l’informel, l’illégalité, le régionalisme, la gabegie, l’aventurisme, et… les séances d’hypnose collective. Lire la suite »