Hirak

L’Algérie entre l’alternance familiale des Bouteflika et des Gaïd Salah et la loi scélérate des hydrocarbures

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Bouteflika, Gaïd Salah et Sellal dans une réunion sans doute « Novembria Badissia » à l’hôpital militaire français des Invalides. DR.

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Alors que le peuple algérien attendait du grand mouvement populaire du 22 février une promesse et l’espoir d’un futur souriant pour l’Algérie, il a eu droit à une alternance entre deux familles qui composent le même système : exit la famille Bouteflika, bonjour la famille Gaïd Salah. Le grand malade invalide est parti, et d’autres malades l’ont remplacé : Bensalah cancéreux, Gaïd Salah aujourd’hui alité. Évidemment, ils ont tous dépassé depuis longtemps l’âge de la retraite, ce qui les place dans une catégorie de personnes susceptibles de passer l‘arme à gauche à plus ou moins brève échéance. Néanmoins, on peut se demander si l’Algérie est condamnée à être dirigée par des vieillards souffreteux. Pourtant, chaque mardi et vendredi, et cela devant toute la planète, dans un sursaut d’une maturité impressionnante, bravant les interdits, subissant les détentions arbitraires, le peuple continue à manifester en masse son désir d’un changement radical et le départ de tous les symboles de la forfaiture et de la trahison du régime Bouteflika et de ceux qui le composent, dans un mouvement pacifique qui restera dans les annales de l’histoire. Lire la suite »

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L’héritage des Novembristes vs. le legs désastreux des Bouteflika

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Un seul héros

Aujourd’hui, l’Algérie commémore le 5 juillet, date de l’Indépendance du pays. Dans la longue nuit coloniale, des braves se sont levés et ont combattu vaillamment les occupants pour libérer la patrie. Ils ont réussi leur mission historique au prix d’immenses sacrifices. Mais qu’a-t-on fait de l’Algérie ? Après que ces valeureux combattants se soient sacrifiés pour nous donner un pays grand et beau et qui possède tous les atouts pour réussir, des misérables sont venus, suffisants et fiers de leur insignifiance, et ont ruiné le pays, léguant aux jeunes générations un pays exsangue, à l’image d’un président impotent et de sa cour qui est toujours aux affaires. Lire la suite »

Dr. Nacer Djabi: “This generational moment will mark the difference between Algeria before and after February 22, 2019”

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Nacer Djabi

Dr. Nacer  Djabi. DR.

Mohsen Abdelmoumen: How do you, as a sociologist, view recent events in Algeria? In your opinion, haven’t the demonstrations that have taken place every Friday since February 22nd changed Algeria’s history?

Dr. Nacer Djabi: What is happening in Algeria since February 22nd is unique and never happened before, not even in other Arab countries, for example during the Arab Spring in 2011-2012, taking into account the high level of mobilization and its national character, which includes in the case of Algeria, popular demonstrations by millions in more than thirty cities for the same political demands. Lire la suite »

Dr. Nacer Djabi : « Ce moment générationnel marquera la différence entre l’Algérie d’avant et d’après le 22 février 2019 »

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Nacer Djabi

Dr. Nacer Djabi. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quel est le regard du Sociologue que vous êtes sur les évènements récents qu’a connus l’Algérie ?  D’après vous, les manifestations qui se déroulent tous les vendredis depuis le 22 février n’ont-elles pas changé l’histoire de l’Algérie ?

Dr. Nacer Djabi : Ce qui se passe en Algérie depuis le 22 février est unique et n’a jamais eu lieu auparavant, pas même dans d’autres pays arabes, par exemple au cours du printemps arabe en 2011-2012, en prenant en compte le haut niveau de  mobilisation et son caractère national, ce qui inclut dans le cas de l’Algérie, des manifestations populaires par millions dans plus de trente villes pour les mêmes revendications politiques. Lire la suite »

Algérie : Le peuple manifeste, le système Bouteflika subsiste

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L’Algérie continue à traverser l’une des crises les plus profondes de son histoire. Tout un peuple, soit des millions d’Algériens, est dans la rue alors qu’il n’y a aucune réponse politique offerte par le pouvoir en place incarné aujourd’hui par un président coopté, Abdelkader Bensalah, l’un des hommes les plus haïs d’Algérie, qui est une figure centrale dans le système Bouteflika qui continue à diriger l’Algérie. Ce dirigeant du RND  a toujours été au service de Bouteflika et a soutenu le 5e mandat. Tous les outils du règne de Bouteflika sont là, et le RND et le FLN dirigent encore l’Assemblée. Le peuple algérien veut faire table rase du passé et chasser ce système pourri qui a ruiné le pays et face à cette situation critique, Lire la suite »

Dr. Ali Ghediri: « Today, Algeria needs a rupture »

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Dr. Ali Ghediri. DR.

Mohsen Abdelmoumen: You mentioned the concept of « rupture without denial ». Can you explain us what you mean by that? How can we make a rupture in Algeria today?

Dr. Ali Ghediri: I chose shock terms. The word rupture is in itself polysemic according to whether it applies to physics, sociology or politics. It is a term that has a part of apprehension and, to be much more concrete, I would say that it is a term that contains fear. In everyday life, in general, the rupture is resorted to when there is a blockage that no longer allows any dynamics. This is true in the social field in general and in politics in particular. Lire la suite »

Dr. Ali Ghediri : «Aujourd’hui, c’est d’une rupture dont l’Algérie a besoin»

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Dr. Ali Ghediri. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez évoqué le concept de « la rupture sans reniement ». Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ? Comment peut-on traduire une rupture dans l’Algérie d’aujourd’hui ?

Dr. Ali Ghediri : J’ai choisi des termes choc. Le mot rupture est en soi polysémique selon qu’il s’applique à la physique, à la sociologie ou à la politique. C’est un terme qui recèle une part d’appréhension et, pour être beaucoup plus concret, je dirais que c’est un terme qui recèle de la peur. Dans la vie courante, de manière générale, on recourt à la rupture lorsqu’il y a un blocage qui n’autorise plus aucune dynamique. Ceci est vrai dans le domaine social en général et en politique en particulier. Parce que s’il y a bien un domaine où la posture statique est potentiellement dangereuse, c’est celui de la politique. Lire la suite »