John Bolton

John Feffer: “The United States has constructed external enemies for much of its history”

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John Feffer. DR.

Mohsen Abdelmoumen: You wrote the masterful book Crusade 2.0. How do you explain the need for the United States to have an enemy? Have not the consequences of the neocons theory, namely the clash of civilizations, been disastrous for the MENA region, with the destruction of Iraq and the destabilization of Libya, etc.?

John Feffer: Alas, the United States has constructed external enemies for much of its history. John Quincy Adams, in 1821, warned America not to go in « search of monsters » overseas. He had seen how Jefferson had used the Barbary pirates as a justification for the creation of a sizable American military and he was fearful that the young United States would waste its energies on foreign entanglements. But U.S. foreign policy has been largely structured around just such missions, particularly with the inception of America’s imperial project at the end of the 19th century. This established the United States as a hegemonic power. But it wasn’t until after World War II that America became a superpower. Lire la suite »

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John Feffer : «Les États-Unis ont construit des ennemis extérieurs pendant une grande partie de leur histoire»

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John Feffer. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit le livre magistral Crusade 2.0. Comment expliquez-vous le besoin des États-Unis d’avoir un ennemi ? Les conséquences de la théorie des néocons, à savoir le choc des civilisations, n’ont-elles pas été désastreuses pour la région MENA, avec la destruction de l’Irak et la déstabilisation de la Libye, etc. ?

John Feffer : Hélas, les États-Unis ont construit des ennemis extérieurs pendant une grande partie de leur histoire. John Quincy Adams, en 1821, a averti l’Amérique de ne pas partir à la « recherche de monstres » outre-mer. Il avait vu comment Jefferson s’était servi des pirates de Barbarie pour justifier la création d’une armée américaine importante et il craignait que les jeunes États-Unis ne gaspillent leur énergie en se livrant à des embrouilles à l’étranger. Mais la politique étrangère américaine s’est largement structurée autour de ces missions, en particulier depuis le début du projet impérial américain à la fin du XIXe siècle. Lire la suite »

Dr. Paul R. Pillar: “The extraordinary and well-known role of Israel in American politics explains this inconsistency”

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Dr. Paul R. Pillar. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your book Intelligence and U.S. Foreign Policy, you have criticized the reform of US intelligence services. Can you tell us why?

Dr. Paul R. Pillar: Following the 9/11 terrorist attack, there was a huge public appetite for « doing something » that would assure Americans that a horrible event like that would not happen again.  Such assurance seems to require the notion of an identifiable, fixable problem that, once fixed, will mean Americans will now be safe.  And when we don’t have better ideas for a fix, the usual Washington response is to reorganize. Lire la suite »

Dr. Paul R. Pillar : «Le rôle extraordinaire et bien connu d’Israël dans la politique américaine explique cette incohérence»

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Dr. Paul R. Pillar. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre Intelligence and U.S. Foreign Policy, vous avez émis des critiques contre la réforme des services de renseignement américains. Pourquoi ?

Dr. Paul R. Pillar : À la suite de l’attentat terroriste du 11 septembre, l’opinion publique a manifesté un grand désir de «faire quelque chose» qui assurerait aux Américains qu’un événement horrible comme celui-ci ne se reproduirait plus. Une telle assurance semble exiger la notion d’un problème identifiable et réparable qui, une fois corrigé, signifiera que les Américains seront désormais en sécurité. Et quand nous n’avons pas de meilleures idées pour une solution, la réponse habituelle de Washington est de réorganiser. Lire la suite »