Karl Marx

Dr. Christian Parenti: “The US engineered collapse of Iraq has been a disaster”

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Dr. Christian Parenti. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your remarkable book The Freedom: Shadows And hallucinations in Occupied Iraq, you are talking about the investigations you have done on the ground in Iraq. Do not you think that the intervention of the United States marks a historic turning point not only in the Middle East but also in the USA with the unpunished crimes of the Bush administration?

Dr. Christian Parenti: Thank you for the kind words about The Freedom. While the US role in Iraq has been a humanitarian catastrophe for Iraq and the entire region, and has badly damaged US standing in global public opinion, there is nonetheless a sick imperial logic by which some of the invasion’s outcomes advance a US imperial agenda.  Call it rule by chaos, state failure as imperial strategy. Russia, China and Iran all feel threatened by the chaos. Lire la suite »

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Dr. Christian Parenti : « L’effondrement de l’Irak réalisé par les États-Unis a été un désastre »

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Dr. Christian Parenti. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre remarquable The Freedom: Shadows And Hallucinations in Occupied Iraq, vous racontez les enquêtes que vous avez effectuées sur le terrain en Irak. Ne pensez-vous pas que l’intervention des États-Unis marque un tournant historique non seulement au Moyen Orient mais aussi aux USA avec les crimes impunis de l’administration Bush ?

Dr. Christian Parenti : Merci pour les mots gentils à propos de The Freedom. Alors que le rôle des États-Unis en Irak a été une catastrophe humanitaire pour l’Irak et toute la région, et a gravement endommagé la position des États-Unis dans l’opinion publique mondiale, il y a néanmoins une logique impériale malade par laquelle certains des résultats de l’invasion font avancer un programme impérial américain. Appelez cela dominer par le chaos, effondrement de l’État comme stratégie impériale. La Russie, la Chine et l’Iran se sentent tous menacés par le chaos. Lire la suite »

Raoul Hedebouw : « Nous sommes en train de voir une guerre entre bloc impérialiste et pays indépendants qui peut malheureusement déboucher sur un conflit mondial. »

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POLITICS LIEGE FIRST MAY PTB

Raoul Hedebouw. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans le livre que vous avez coécrit avec Peter Mertens « Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise », vous parlez de la dérive néolibérale et vous proposez une alternative. Pensez-vous que la crise systémique du capitalisme offre des perspectives vers la constitution d’une vraie gauche combattante qui encadre la lutte ouvrière ?

Raoul Hedebouw : Oui, cela me paraît clair. On ferait bien d’analyser la séquence dans laquelle on se trouve, c’est-à-dire début des années 1990 avec la chute du mur de Berlin et des pays socialistes, les néolibéraux ont créé une séquence qui était celle ou il n’y avait plus d’alternative, le fameux TINA (NDLR : There is no alternative), et il faut constater que la crise bancaire 2008 a rouvert beaucoup de perspectives de discussion. Et depuis 2008 et la crise bancaire, il y a beaucoup plus de perspectives de débats et d’ouvertures pour aller au-delà du capitalisme. Et l’on voit clairement qu’il y a une dynamique que ce soit au niveau de la jeunesse, au niveau syndical, où il y a beaucoup plus d’entrain pour débattre de ce sujet. Ce n’est pas pour rien que le livre « Le Capital » de Marx est redevenu un best seller aux États-Unis, au Japon et en France. Lire la suite »

Dr. Saliha Boussedra: “The struggle of women of the dominated classes can not be dissociated from the class struggle”

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Saliha Nevers1

Dr. Saliha Boussedra. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your opinion, should the feminist struggle be considered as a societal issue or as a fundamental issue in the context of a revolutionary strategy?

Dr. Saliha Boussedra: It depends on how the problem is considered. First let us clarify what we mean by the terms « societal » and « social ». « Societal » envisage all that is a matter of morals, ethical values and finally relates to questions of law. By « Social » we can hear what commits the material conditions of life, in this sense, social issues are not only moral problems but very practical problems, and it is the material conditions of life that must be changed and not just the « values ». Lire la suite »

Dr. Saliha Boussedra : «la lutte des femmes des classes dominées ne peut-être dissociée de la lutte des classes»

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Saliha Nevers2

Dr. Saliha Boussedra DR.

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Mohsen Abdelmoumen : D’après vous, doit-on considérer la lutte féministe comme ne question sociétale ou bien comme une question fondamentale dans le cadre d’une stratégie révolutionnaire ?

Dr. Saliha Boussedra : Tout dépend comment le problème est envisagé. Tout d’abord précisons ce que nous entendons par les termes de « sociétal » et de « social ». Par « sociétal » est envisagé tout ce qui relève des mœurs, des valeurs morales et il a finalement rapport avec les questions de droit. Par « social » nous pouvons entendre ce qui engage les conditions matérielles de vie, en ce sens les questions sociales ne relèvent pas uniquement de problèmes moraux mais de problèmes tout à fait pratiques, ce sont les conditions matérielles de vie qu’il s’agit de changer et non pas seulement les « valeurs ». Lire la suite »

Prof. Mike Davis: “There was once a generation of lions”

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Prof. Mike Davis. DR.

Mohsen Abdelmoumen: You call yourself an « old school socialist ». Can you tell us why?

Prof. Mike Davis: Hm, ‘old school Socialist.’  I suppose I’m making three claims.  First, socialism – the belief that the earth belongs to labor – is my moral being.  In fact it is my religion, the values that anchor the commitments that define my life.  Second, ‘old school’ implies putting in work year after year for the good cause.  In academia one runs across people who call themselves Marxists and go to lots of conferences but hardly ever march on a picketline, go to a union meeting, throw a brick or simply help wash the dishes after a benefit.  What’s even worse they deign to teach us the ‘real Marx’but lack the old Moor’s fundamental respect for individual working people and his readiness to become a poor outlaw on their behalf.  Lire la suite »

Prof. Mike Davis : « il y avait autrefois une génération de lions »

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Prof. Mike Davis. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous vous qualifiez vous-même de « socialiste de la vieille école ». Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

Prof. Mike Davis : Hmm. «Socialiste de la vieille école».  Je fais trois revendications. Premièrement, le socialisme – la croyance que la terre appartient aux travailleurs – est mon être moral. En fait, c’est ma religion, les valeurs qui ancrent les engagements qui définissent ma vie. Deuxièmement, «vieille école» implique de travailler année après année pour la bonne cause. Dans le milieu universitaire, on croise des gens qui se disent marxistes et qui assistent à de nombreuses conférences, mais qui ne participent presque jamais à un piquet de grève, ne vont pas à une réunion syndicale, ou jeter une brique ou simplement aider à laver la vaisselle après un dîner. Lire la suite »