Karl Marx

Raoul Hedebouw : « Nous sommes en train de voir une guerre entre bloc impérialiste et pays indépendants qui peut malheureusement déboucher sur un conflit mondial. »

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POLITICS LIEGE FIRST MAY PTB

Raoul Hedebouw. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans le livre que vous avez coécrit avec Peter Mertens « Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise », vous parlez de la dérive néolibérale et vous proposez une alternative. Pensez-vous que la crise systémique du capitalisme offre des perspectives vers la constitution d’une vraie gauche combattante qui encadre la lutte ouvrière ?

Raoul Hedebouw : Oui, cela me paraît clair. On ferait bien d’analyser la séquence dans laquelle on se trouve, c’est-à-dire début des années 1990 avec la chute du mur de Berlin et des pays socialistes, les néolibéraux ont créé une séquence qui était celle ou il n’y avait plus d’alternative, le fameux TINA (NDLR : There is no alternative), et il faut constater que la crise bancaire 2008 a rouvert beaucoup de perspectives de discussion. Et depuis 2008 et la crise bancaire, il y a beaucoup plus de perspectives de débats et d’ouvertures pour aller au-delà du capitalisme. Et l’on voit clairement qu’il y a une dynamique que ce soit au niveau de la jeunesse, au niveau syndical, où il y a beaucoup plus d’entrain pour débattre de ce sujet. Ce n’est pas pour rien que le livre « Le Capital » de Marx est redevenu un best seller aux États-Unis, au Japon et en France. Lire la suite »

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Dr. Saliha Boussedra: “The struggle of women of the dominated classes can not be dissociated from the class struggle”

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Saliha Nevers1

Dr. Saliha Boussedra. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your opinion, should the feminist struggle be considered as a societal issue or as a fundamental issue in the context of a revolutionary strategy?

Dr. Saliha Boussedra: It depends on how the problem is considered. First let us clarify what we mean by the terms « societal » and « social ». « Societal » envisage all that is a matter of morals, ethical values and finally relates to questions of law. By « Social » we can hear what commits the material conditions of life, in this sense, social issues are not only moral problems but very practical problems, and it is the material conditions of life that must be changed and not just the « values ». Lire la suite »

Dr. Saliha Boussedra : «la lutte des femmes des classes dominées ne peut-être dissociée de la lutte des classes»

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Saliha Nevers2

Dr. Saliha Boussedra DR.

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Mohsen Abdelmoumen : D’après vous, doit-on considérer la lutte féministe comme ne question sociétale ou bien comme une question fondamentale dans le cadre d’une stratégie révolutionnaire ?

Dr. Saliha Boussedra : Tout dépend comment le problème est envisagé. Tout d’abord précisons ce que nous entendons par les termes de « sociétal » et de « social ». Par « sociétal » est envisagé tout ce qui relève des mœurs, des valeurs morales et il a finalement rapport avec les questions de droit. Par « social » nous pouvons entendre ce qui engage les conditions matérielles de vie, en ce sens les questions sociales ne relèvent pas uniquement de problèmes moraux mais de problèmes tout à fait pratiques, ce sont les conditions matérielles de vie qu’il s’agit de changer et non pas seulement les « valeurs ». Lire la suite »

Prof. Mike Davis: “There was once a generation of lions”

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Mike_Davis_(scholar)

Prof. Mike Davis. DR.

Mohsen Abdelmoumen: You call yourself an « old school socialist ». Can you tell us why?

Prof. Mike Davis: Hm, ‘old school Socialist.’  I suppose I’m making three claims.  First, socialism – the belief that the earth belongs to labor – is my moral being.  In fact it is my religion, the values that anchor the commitments that define my life.  Second, ‘old school’ implies putting in work year after year for the good cause.  In academia one runs across people who call themselves Marxists and go to lots of conferences but hardly ever march on a picketline, go to a union meeting, throw a brick or simply help wash the dishes after a benefit.  What’s even worse they deign to teach us the ‘real Marx’but lack the old Moor’s fundamental respect for individual working people and his readiness to become a poor outlaw on their behalf.  Lire la suite »

Prof. Mike Davis : « il y avait autrefois une génération de lions »

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Prof. Mike Davis. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous vous qualifiez vous-même de « socialiste de la vieille école ». Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

Prof. Mike Davis : Hmm. «Socialiste de la vieille école».  Je fais trois revendications. Premièrement, le socialisme – la croyance que la terre appartient aux travailleurs – est mon être moral. En fait, c’est ma religion, les valeurs qui ancrent les engagements qui définissent ma vie. Deuxièmement, «vieille école» implique de travailler année après année pour la bonne cause. Dans le milieu universitaire, on croise des gens qui se disent marxistes et qui assistent à de nombreuses conférences, mais qui ne participent presque jamais à un piquet de grève, ne vont pas à une réunion syndicale, ou jeter une brique ou simplement aider à laver la vaisselle après un dîner. Lire la suite »

Dr. Edward Martin: The 1 % of the world’s wealthiest elites want a “new underclass”

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Image credit: editrrix/ flickr

Mohsen Abdelmoumen: Your book Savage State: Welfare Capitalism & Inequality” is an original vision of the impact of the welfare state in contemporary capitalist society. In your opinion, can the structural crisis of the capitalist system be overcome?

Dr. Edward Martin: The structural crisis of capitalism will never be overcome precisely because capitalism is built upon the absurd promise of satisfying unlimited amidst scarcity and the maximization of profits at the expense of labor. This begs the question:  who then will buy capitalist products if there is little or no purchasing power? This is what Marx meant when he argued that capitalists “become their own grave diggers.” The system implodes on itself if consumers don’t spend all of which presupposes living wage jobs. The tragedy of this system is the perpetual class struggle. The good news, on the other hand, is that public policies prioritizing justice and human rights can avoid class struggle and “inevitable revolutions.”    Lire la suite »

Dr. Edward Martin: Ce que le 1% des élites les plus riches du monde veulent, c’est une « nouvelle sous-classe »

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Dr. Edward Martin. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Votre livre « Savage State: Welfare Capitalism & Inequality » est une vision originale de l’impact de l’État providence dans la société capitaliste contemporaine. D’après vous, la crise structurelle que traverse le système capitaliste peut-elle être dépassée ?

Dr. Edward Martin : La crise structurelle du capitalisme ne sera jamais surmontée précisément parce que le capitalisme est construit sur la promesse absurde de satisfaire sans limites au milieu de la pénurie et de la maximisation des profits au détriment du travail. Cela soulève la question suivante : qui achètera alors des produits capitalistes s’il y a peu ou pas de pouvoir d’achat ? C’est ce que Marx voulait dire quand il affirmait que les capitalistes «devenaient leurs propres fossoyeurs». Le système implose sur lui-même si les consommateurs ne dépensent pas tout de ce que présupposent des emplois rémunérés. La tragédie de ce système est la lutte des classes perpétuelle. La bonne nouvelle, d’autre part, est que les politiques publiques accordant la priorité à la justice et aux droits de l’homme peuvent éviter la lutte des classes et les «révolutions inévitables». Lire la suite »