Laurent Fabius

Taubira, les moines de Tibhirine, le logement social… et l’Algérie !

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Christiane Taubira et Abdelaziz Bouteflika : Rencontre entre colonisés. DR.

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Fin décembre, la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, a visité l’Algérie où elle s’est permis d’ouvrir à nouveau la plaie de la décennie rouge et noire en évoquant l’affaire des moines de Tibhirine que l’on continue à utiliser comme du foin pour nourrir les ânes en Algérie et ailleurs. Le but de cette énième exhumation du dossier des moines était de faire pression sur une Algérie exsangue du fait des agissements d’une caste de bougnoules colonisés qui s’assument comme tels en étant aux ordres de la France. Lire la suite »

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Liberté d’expression à géométrie variable

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Le journaliste algérien Abdessami Abdelhaï est incarcéré en détention préventive depuis le 18 août 2013 à Tébessa et attend toujours un jugement. Qu’a fait ce père de trois enfants pour mériter un tel sort ? Quel crime a-t-il commis ? Dites-le nous ! Son cas nous remémore celui d’un autre journaliste que beaucoup ont certainement oublié aujourd’hui et qui vivait dans la même ville de Tébessa : Abdelhaï Beliardouh. Sous la pression de l’affairiste pourri et potentat local Saâd Garboussi, Beliardouh a voulu mettre fin à ses jours le 19 octobre 2002 en ingurgitant de l’acide pur, incapable d’endurer plus longtemps les humiliations et les tourments que ce brave père de famille avait subies devant toute la population de Tébessa. Abdelhai Beliardouh s’est éteint après un mois d’agonie, le 21 novembre 2002. Pour avoir dénoncé par ses écrits les malversations et pratiques mafieuses de ce potentat et de certains cercles corrompus de Tébessa, bien connus de toute l’Algérie, le journaliste a été enlevé, séquestré et torturé par Garboussi et ses sbires, et a ensuite été traîné comme un trophée à travers les rues de Tébessa. Les trafiquants et autres affairistes mafieux qui ont construit leur fortune dans divers trafics ont voulu faire de ce journaliste un exemple. Lire la suite »

Bricolage, navigation à vue, corruption : consommez algérien !

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Le président Abdelaziz Bouteflika lors de la visite de Laurent Fabius. DR.

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Pas un jour ne se passe en Algérie sans qu’éclate un scandale lié à la mauvaise gestion des affaires de l’Etat, dénonçant la gabegie et l’anarchie érigées en mode de gouvernance. Les simulacres de procès de corruption de l’autoroute Est-Ouest et El Khalifa ont démontré à quel point la Justice est loin d’être indépendante et n’est plus que l’otage d’un pouvoir politique dépourvu d’agenda, uniquement tournée vers la fumée blanche ou noire d’El Mouradia ou, plus précisément, de la résidence présidentielle médicalisée de Zéralda. Ces procès n’ont eu lieu que pour amuser la galerie sans intention de combattre réellement le fléau de la corruption qui menace l’Etat national. Diversion et ruses en permanence caractérisent le règne de Bouteflika IV. Tel est le sens du quatrième mandat : on gagne du temps et on occupe la scène avec des dérivatifs multiples. Lire la suite »