Lénine

Pr. Peter Phillips : « Nous sommes confrontés à un siècle de fascisme »

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Professor Peter Phillips. DR.

English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/06/30/pr-peter-phillips-we-face-a-century-of-fascism/

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Mohsen Abdelmoumen : Dans un de vos écrits, vous qualifiez le XXIe siècle de siècle du fascisme. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Pr. Peter Phillips : Le 11/9 a ouvert la voie à une guerre mondiale contre le terrorisme et à l’augmentation d’un État policier aux États-Unis et à l’étranger. Nous sommes confrontés à un siècle de fascisme à moins que d’importants mouvements de démocratie sociale n’interviennent. Le mécanisme de la démocratie d’État et des élections aux États-Unis et la plupart des autres fonctions ne sont rien de plus que du théâtre à grande échelle. Lire la suite »

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Michael Parenti : « Toute victoire démocratique ou éveil qui survient, même infime, est un pas en avant ».

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Michael Parenti (Witness) - USA 1

Michael Parenti.DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Après la lecture de votre ouvrage percutant et très fort traitant de l’impérialisme, « The Face of Imperialism », on ressent la nécessité de relire « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine, parce que votre livre y apporte une valeur ajoutée. Qu’en pensez-vous ?

Michael Parenti : C’est généreux de votre part de prétendre que mon travail ajoute de la valeur à celui de Lénine. J’ai lu son livre il ya quarante ans, je ne peux donc pas prétendre en être influencé directement. Mais nous pouvons certainement dire que mon livre établit quelques parallèles avec le sien, par exemple: en essayant de montrer le lien entre le capitalisme et l’impérialisme colonial, le rôle clé joué par les cartels, et comment les contradictions imposantes du capitalisme entraînent des impératifs brutaux. Lire la suite »

Annie Lacroix-Riz : «Nous sommes entrés dans une phase de guerres impérialistes continues»

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Annie Lacroix-Riz D.R.

M. Abdelmoumen et J. De Ruytter : La crise économique actuelle nous renvoie à une page sombre de l’Histoire de l’humanité, en l’occurrence les années ’30, sauf que l’on remarque aujourd’hui l’absence flagrante de forces d’encadrement de la classe ouvrière. Pouvez-vous nous expliquer cet état de fait ?

Annie Lacroix-Riz : Pour expliquer cet état de fait, il faut revenir au moins autant à la première crise systémique du capitalisme qu’à la deuxième, c’est-à-dire autant, sinon plus, à la très longue crise de 1873 qui a débouché sur la première guerre mondiale et qui a duré plus de quarante ans. Elle a certes des caractéristiques communes avec celle des années 1930, encore plus grave, mais, à la différence de cette dernière, elle a été très longue, à cette date aussi longue que la nôtre. Que signifie une crise très longue ? C’est une crise qui, réglée de manière drastique, c’est à dire se traduisant par des baisses considérables de salaire, se déroule sans que le patronat soit confronté à une situation sociopolitique intenable. Le fait que ça n’explose pas démontre que le patronat a, par une stratégie habile, réussi à la fois à casser les salaires et à le faire globalement accepter par ses victimes. Cela nous ramène évidemment à la manière dont les crises se règlent à la phase impérialiste.

À la veille de la Première Guerre mondiale, où l’on distinguait déjà de fait entre le « centre » (impérialiste) et la « périphérie » (colonisée), Lénine a montré que le patronat avait pu corrompre ce qu’il appelait « l’aristocratie ouvrière » : sur la base d’une exploitation coloniale extrêmement violente, plus violente encore que celle qui résultait de la baisse drastique des salaires ouvriers du « centre », il était possible de dégager des miettes pour l’aristocratie ouvrière, c’est à dire les cadres du mouvement ouvrier. Ceux-ci s’étaient recrutés dans la catégorie des ouvriers qualifiés, syndiqués les premiers, et par conséquent au cours de cette crise pendant laquelle la baisse drastique avait été, malgré des révoltes ici ou là, globalement supportée, le patronat le plus concentré s’était trouvé en mesure de régler momentanément la crise en maintenant voire en augmentant son profit sans provoquer d’explosion sociale. Par exemple, dans l’Italie qui connaissait une situation sociale explosive, la crise sociale majeure fut esquivée par une émigration massive (jusqu’au million de départs annuels) , comme l’ont montré un certain nombre d’historiens, dont Vera Zamagni, c’était la fuite, l’émigration ou la révolution (Vera Zamagni, Dalla periferia al centro: la seconda rinascita economica dell’Italia 1861-1981, Bologna, Il Mulino, 1990). Cela n’a donc pas été la révolution mais l’émigration : des millions d’Italiens privés de terres ont fui, ce qui a constitué par conséquent un moyen de maintenir les miettes pour l’aristocratie ouvrière. Lire la suite »