Libye

Dr. Ali Ghediri : «Aujourd’hui, c’est d’une rupture dont l’Algérie a besoin»

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Dr. Ali Ghediri. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous avez évoqué le concept de « la rupture sans reniement ». Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ? Comment peut-on traduire une rupture dans l’Algérie d’aujourd’hui ?

Dr. Ali Ghediri : J’ai choisi des termes choc. Le mot rupture est en soi polysémique selon qu’il s’applique à la physique, à la sociologie ou à la politique. C’est un terme qui recèle une part d’appréhension et, pour être beaucoup plus concret, je dirais que c’est un terme qui recèle de la peur. Dans la vie courante, de manière générale, on recourt à la rupture lorsqu’il y a un blocage qui n’autorise plus aucune dynamique. Ceci est vrai dans le domaine social en général et en politique en particulier. Parce que s’il y a bien un domaine où la posture statique est potentiellement dangereuse, c’est celui de la politique. Lire la suite »

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Colonel Régis Chamagne : « L’attaque de la Libye a été une faute stratégique majeure et un crime contre l’humanité. »

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régis chamagne7Colonel Régis Chamagne. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Que pensez-vous des critiques du colonel Legrier concernant la tactique utilisée par l’Occident contre Daech en Syrie et que l’agence Reuters a évoquées dans un article ?

Colonel Régis Chamagne : L’analyse du colonel Legrier est bonne à mon sens. Le devoir de réserve des militaires concerne entre autres les critiques de la stratégie de la France. Cela étant, dans la mesure où il présente un article dans une revue officielle de la défense et où celui-ci est accepté initialement, il est dans son droit. Ce qui est éclairant en revanche, c’est la réaction politique après coup. Elle relève d’un esprit de censure et de mépris à l’égard des militaires. Lire la suite »

Le Dr. T. J. Coles : « Contrairement à la guerre, la paix n’est pas une activité rentable »

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Dr. T. J. Coles. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre magistral « Britain’s Secret wars« , vous démontrez la face cachée de la politique britannique et son implication directe dans des conflits majeurs via ses services de renseignement. Ne pensez-vous pas que la Grande Bretagne est responsable, comme son allié les USA, du chaos qui règne dans des zones comme le Moyen Orient et le Sahel ?

Le Dr. T. J. Coles : Oui. La Grande-Bretagne a des responsabilités à la fois historiques et contemporaines dans une grande partie du carnage au Moyen-Orient, en Asie centrale et ailleurs. Il y a différents degrés de responsabilité. Lorsqu’un gang commet un crime, par exemple un meurtre et un vol à main armée, chaque membre du gang est condamné par un tribunal en fonction de son degré de participation au crime. La personne qui a appuyé sur la gâchette est le meurtrier, son associé est le complice, etc. Le même principe s’applique ou, si nous nous soucions de moralité, devrait s’appliquer aux affaires internationales. À l’heure actuelle, les États-Unis sont la superpuissance mondiale. Ils assument donc l’essentiel de la responsabilité pour envahir l’Afghanistan, lancer des drones sur des Pakistanais, des Somaliens et des Yéménites, envahir l’Irak et utiliser des terroristes par procuration en Syrie et en Libye. Lire la suite »

Alain Chouet : « Il ne s’agit pas de «déradicaliser» les djihadistes de la religion mais de leur instinct de mort qui s’habille des oripeaux du salafisme »

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Alain Chouet. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre magistral que chacun doit lire « Au cœur des services spéciaux – La menace islamiste : fausses pistes et vrais dangers  », vous offrez des clés de compréhension du phénomène terroriste. D’après votre longue expérience dans le renseignement, n’y a-t-il pas aujourd’hui une nécessité d’adapter, voire de réorganiser, certains services de renseignement en fonction de la menace terroriste actuelle ? Quels sont pour vous les besoins prioritaires d’un service de renseignement pour qu’il soit efficace dans le cadre de la lutte antiterroriste ?

Alain Chouet : Notons tout d’abord que les services de renseignement ne sont pas inefficaces, bien au contraire. Le nombre d’attentats prévenus et déjoués, en particulier en Europe occidentale,  est de beaucoup supérieur à celui des attentats réussis. Dans ce domaine, il existe pourtant un réel problème au niveau de l’information et de l’opinion publique qui n’accorde que peu d’intérêt aux tentatives déjouées et ne retient évidemment que les attentats qui l’ont émue avec le cortège de doutes sur le travail des organismes de sécurité publique que cela entraîne. Lire la suite »

Dr. Christian Parenti : « L’effondrement de l’Irak réalisé par les États-Unis a été un désastre »

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Dr. Christian Parenti. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre remarquable The Freedom: Shadows And Hallucinations in Occupied Iraq, vous racontez les enquêtes que vous avez effectuées sur le terrain en Irak. Ne pensez-vous pas que l’intervention des États-Unis marque un tournant historique non seulement au Moyen Orient mais aussi aux USA avec les crimes impunis de l’administration Bush ?

Dr. Christian Parenti : Merci pour les mots gentils à propos de The Freedom. Alors que le rôle des États-Unis en Irak a été une catastrophe humanitaire pour l’Irak et toute la région, et a gravement endommagé la position des États-Unis dans l’opinion publique mondiale, il y a néanmoins une logique impériale malade par laquelle certains des résultats de l’invasion font avancer un programme impérial américain. Appelez cela dominer par le chaos, effondrement de l’État comme stratégie impériale. La Russie, la Chine et l’Iran se sentent tous menacés par le chaos. Lire la suite »

Dr. Mohammad Marandi : « Mohammad bin Salman a dit en public qu’il voulait faire la guerre en Iran »

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Dr. Mohammad Marandi. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quel est l’impact immédiat sur la population iranienne de la sortie de l’administration Trump de l’accord sur le nucléaire iranien ?

Dr. Mohammad Marandi : Évidemment, cela va avoir un impact négatif à court terme. Les gens sont préoccupés par l’effet que cela aura sur l’économie et la monnaie iranienne a chuté de façon significative. Cependant, je crois que l’économie se stabilisera à moyen terme, et comme l’Iran réoriente son économie, ses partenaires commerciaux et les partenariats stratégiques, les choses se stabiliseront. À long terme, je pense que l’Iran en profitera probablement car les États-Unis n’auront plus aucun moyen de pression contre le pays et sa population. Lire la suite »

Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : « Il aurait été préférable de ne pas intervenir militairement en Libye, car comme en Syrie, en Irak et au Yémen, cela s’est avéré être un désastre »

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Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un diplomate et vous connaissez très bien la région du Moyen-Orient où vous avez été ambassadeur des Pays-Bas dans plusieurs pays. Vous avez aussi été Envoyé Spécial des Pays-Bas en Syrie. D’après vous, la solution diplomatique et politique a-t-elle encore une chance d’aboutir en Syrie après cette guerre sanglante ?

Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : La question de savoir si une solution politique est encore possible dépend des principales parties, syriennes et étrangères, impliquées directement ou indirectement, ou par proxy, dans le conflit. Les objectifs des parties belligérantes sont si éloignés que la conclusion d’un compromis semble extrêmement difficile, sinon impossible, notamment parce que les parties rivales continuent en réalité à préférer s’éliminer mutuellement. Cela fournit un terrain plus fertile pour une «solution» militaire, qui finalement ne se révélera pas être une «solution» durable mais plutôt un reflet de l’équilibre des forces militaires. Lire la suite »