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Lamamra, Macron, et l’Algérie

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Lamamra et Macron s’étreignent sous le regard attentif de Nicole Guedj, présidente de la Fondation France-Israël. DR.

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Oyez oyez, braves gens, d’après Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, Emmanuel Macron est un ami de l’Algérie, tout cela parce que celui-ci a prononcé une phrase sur le colonialisme, lors de sa visite en Algérie, disant que c’était un crime contre l’humanité, phrase qu’il a transformée à son retour en France devant la levée de boucliers des anciens Pieds-Noirs, et qu’il oubliera complètement lorsqu’il sera président. Lorsque Lamamra a déclaré que Macron était un ami de l’Algérie, il n’a pas précisé de quelle Algérie il parlait : celle de Club des Pins et de la jet-set qui a pillé et ruiné le pays ou celle de tout le peuple algérien, et dans ce cas peut-on savoir qui l’a mandaté à s’exprimer au nom du peuple algérien, lui qui n’a jamais été élu et qui n’est qu’un coopté parmi d’autres ?

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L’Amérique Latine à nouveau ciblée par l’Empire US

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De gauche à droite, les présidents Dilma Roussef (Brésil), Nicolas Maduro (Venezuela), Cristina Kirchner (Argentine)

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Le continent sud-américain est dans la ligne de mire de l’impérialisme US qui fomente, selon son accoutumée, des opérations secrètes visant le Venezuela, le Brésil, l’Argentine, et toute autre nation refusant de suivre la feuille de route étasunienne. Tous les coups sont permis et les USA, renouant avec leur passé trouble dans la région, concoctent des coups d’Etat et autres tentatives de déstabilisation. Dans cette conjoncture très dangereuse où s’entremêlent le soft power et les coups tordus de la CIA allant de la guerre économique à l’assassinat politique, nous voyons à quel point les Etats-Unis veulent changer la carte politique de l’Amérique Latine qui est entrée dans un processus durable d’installer des mouvements progressistes au pouvoir en faussant tous les calculs étasuniens, déchaînant ainsi les foudres de l’Empire. La politique d’agression permanente des Etats-Unis vise plusieurs objectifs. Il s’agit de limiter la grande influence des pays du BRICS à ses portes et surtout de la Chine, en reproduisant la vieille méthode des opérations noires de la CIA qui ont saigné l’Amérique Latine pendant des décennies. Il faut aussi briser l’alliance entre les pays du continent sud-américain qui, désireux de peser sur l’échiquier des négociations, se sont groupés dans des organisations comme le MERCOSUR ou l’UNASUR. Alors qu’ils sont en guerre un peu partout dans le monde, les Etats-Unis se retrouvent isolés sur leur propre continent, mis à part quelques pays larbins comme le Canada, le Mexique et la Colombie, cette dernière étant devenue une base arrière pour les opérations de déstabilisation des gouvernements progressistes démocratiquement élus. Lire la suite »