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Dr. Sylvie Thénault: “I still have a lot of difficulty in admitting the idea that many French people did not know what was happening in Algeria during the war”

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Dr. Sylvie Thénault. DR.

Mohsen Abdelmoumen: Your academic career, whether it is your master’s degree, your doctoral thesis or your accreditation as a researcher, is focused on Algeria’s war of independence. Where does your interest in the history of Algeria come from?

Dr. Sylvie Thénault: I have no personal relationship with Algeria. My interest came from the anti-racist movement in France in the late 1980s. I was a secondary school student at the time and the fight against the National Front, which was then beginning to take root in French political life, found arguments in the history of the Algerian war of independence. Thus, it was reminded that Jean-Marie Le Pen had been a lieutenant in Algeria and that he had used torture there. October 17, 1961, was also mentioned as evidence of the murderous nature of racism. The overall idea was that, in order for the immigrants’ children to find their full place in French society, it was necessary to heal the wounds of the past. So we had to talk about it and especially about its darkest aspects. Lire la suite »

Dr. Sylvie Thénault : « J’ai toujours beaucoup de mal à admettre l’idée que beaucoup de Français ignoraient ce qu’il se passait en Algérie pendant la guerre »

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Dr. Sylvie Thénault. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Votre parcours universitaire, que ce soit votre master, votre thèse de doctorat et votre habilitation en tant que chercheuse, est centré sur la guerre d’indépendance de l’Algérie. D’où vient votre intérêt pour l’histoire de l’Algérie ?

Dr. Sylvie Thénault : Je n’ai aucun rapport personnel avec l’Algérie. Mon intérêt est venu du mouvement antiraciste de la fin des années 1980 en France. J’étais alors lycéenne et le combat contre le Front National, qui commençait alors à s’implanter dans la vie politique française, trouvait des arguments dans l’histoire de la guerre d’indépendance algérienne. Ainsi, on rappelait que Jean-Marie Le Pen avait été lieutenant en Algérie et qu’il y avait torturé. On parlait aussi du 17 octobre 1961, comme preuve du caractère meurtrier du racisme. L’idée globale était que, pour que les enfants d’immigrés trouvent pleinement leur place dans la société française, il fallait panser les plaies du passé. Donc il fallait en parler et surtout parler de ses aspects les plus sombres. Lire la suite »

Algérie – Israël : la normalisation !

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De nombreux évènements récents nous amènent sur la piste d’une normalisation entre l’Algérie et Israël. En effet, ces deux derniers mois ont vu la visite, révélée par la presse algérienne, d’un journaliste israélien proche du CRIF, suivie par le déplacement du président de la Côte d’Ivoire Ouattara accompagné de sa femme Dominique Nouvian, une sioniste militante pour Israël, ensuite l’organisation du sommet anglo-algérien chapeauté par des sionistes. Tous ces éléments mis bout à bout révèlent une position manifeste de rapprochement avec Israël qui n’est pas le fruit du hasard et qui constitue un véritable précédent dans l’histoire de l’Algérie depuis l’indépendance. Lire la suite »

Il était une fois le 8 mai 1945 en Algérie

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Les massacres du 8 mai 1945 en Algérie. DR.

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Le matin du 8 mai 1945, à l’appel des AML (Amis du Manifeste et de la Liberté, de Ferhat Abbas) et du PPA (Parti du Peuple Algérien), plusieurs villes du Nord Constantinois s’apprêtent à célébrer la victoire des alliés et à montrer pour la première fois le drapeau algérien. A Sétif, ce 8 mai est un jour de marché hebdomadaire, et une dizaine de milliers d’Algériens se sont rassemblés dans les rues afin de déposer une gerbe au pied du monument aux morts de la ville. Les Algériens qui ont payé un lourd tribut dans la guerre contre les nazis, veulent honorer leurs morts et revendiquer leur droit à l’indépendance. Les cannes, bâtons, couteaux, et toute forme d’arme sont bannis du cortège mené par les scouts musulmans algériens et des écoliers pour bien marquer l’aspect pacifique de cette marche. Les scouts précèdent les porteurs des drapeaux alliés. Parmi ceux-ci, le scout Aïssa Cheraga porte fièrement le drapeau algérien. Des banderoles clament « Algérie libre« , « A bas le colonialisme« , « Nous sommes vos égaux« . Les Algériens marchent en chantant Min Djibalina (De nos montagnes), réclamant eux aussi la libération de leur pays. Le préfet du département de Constantine, Lestrade-Carbonnel, avait donné la veille aux autorités locales l’ordre de tirer sur ceux qui arboreraient le drapeau algérien. Lire la suite »

France – Algérie : une histoire sanglante et une relation perverse

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bouteflika_reapparait-en-public_00Le président Abdelaziz Bouteflika à l’Hôpital militaire du Val-de-Grâce en France. DR

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A la facture très salée du bilan catastrophique du 4 mandat avec ses accords commerciaux perdants pour l’Algérie, s’ajoute un livre qui évoque les malversations et le blanchiment d’argent de ministres et autres responsables algériens en poste ou retraités : « Paris-Alger : une histoire passionnelle », des journalistes Christophe Dubois de TF1 et Marie-Christine Tabet du Journal du Dimanche. En dehors de toute supputation sur le temps choisi pour sa parution ou de qui est derrière cette opération, pourquoi la France, à travers TF1 du groupe Bouygues du CAC40, sort-elle un livre compromettant sur les responsables irresponsables algériens qui ne lui ont pourtant jamais rien refusé, lui accordant des contrats juteux et plaçant même dans les banques françaises l’argent volé au peuple algérien ? 50 milliards d’euros détournés ont été investis en France ! Le livre est un scandale à tous points de vue dans la mesure où il livre les noms de responsables politiques algériens en fonction, nommés par le président lui-même. C’est donc le pouvoir politique entier qui est impliqué. Lire la suite »