Occident

Un grand homme nous a quittés

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Feu le Professeur Edward S. Herman. DR.

En hommage au Professeur Edward S. Herman qui vient de décéder, je republie l’interview qu’il nous avait accordée : 

Edward S. Herman: «Les crimes des Etats-Unis ne sont jamais appelés génocides en Occident»

Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre position par rapport à la crise syrienne ?

Edward S. Herman : Il s’agit d’une guerre par procuration déguisée en guerre civile qui implique l’intervention de nombreux pouvoirs étrangers, et menée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Russie. L’intervention russe est la plus défendable puisqu’elle apporte son aide à un allié de longue date, la Russie étant la seule amie réelle de la Syrie dans la zone méditerranéenne. Les autres intervenants ont essayé de renverser le pouvoir syrien pour le remplacer par une marionnette à leur solde, et de détruire un Etat souverain qui ne serait plus un rival sérieux pour Israël. C’est une situation terrible pour les Syriens et pour le monde, avec un droit international en lambeaux – spécialement le droit contre les agressions, cœur de la charte des Nations unies – et un peuple en train d’être détruit. Lire la suite »

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Dr. Tewfik Hamel : « Le terrorisme risque de devenir ingérable dans un proche avenir » (Partie 2)

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Dr. Tewfik Hamel

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Mohsen Abdelmoumen : Pensez-vous que l’Algérie demeure un acteur régional majeur et avec quels moyens de pression l’Algérie pourra-t-elle peser dans la région du Sahel ? La crise interne de gouvernance n’impacte-t-elle pas le rôle régional auquel peut prétendre l’Algérie ?

Dr. Tewfik Hamel : Dans les années 1990, l’objectif prioritaire de la diplomatie algérienne est d’éviter l’isolement du pays ; faire accepter par les grandes capitales l’arrêt du processus électoral du 26 décembre 1991. Après une décennie de bouleversements extraordinaires, et en dépit de la poursuite de la violence, l’Algérie montre des signes de reprise et d’affirmation de soi sur la scène internationale. La redécouverte de l’activisme classique du pays en matière de politique étrangère est susceptible d’avoir des implications importantes pour l’Afrique du Nord et la région méditerranéenne. Lire la suite »

Est-ce une fatalité d’être dominé par l’Occident ?

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Le monde sous la botte des puissances occidentales. DR.

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Une lecture plus qu’évidente s’impose à la lumière de l’actualité, dont les événements quasi quotidiens nous confirment que, nous, populations d’Afrique et du monde arabo-musulman, sommes des éternels colonisés. En effet, nous ne pouvons que constater que l’Occident nous dirige toujours après des siècles de sang et de larmes, et que les traîtres de chez nous favorisent la prospérité et le travail des Lawrence d’Arabie modernes. L’Occident nous invente des printemps et des hivers « démocratiques » à sa guise, nous engluant dans la colonisation des quatre saisons en créant des concepts de révolutions arc-en-ciel. Qu’en est-il de nous dans ce processus ? Si les Occidentaux se sont faufilés dans la faille de nos guéguerres confessionnelles, ethniques, raciales, tribales, pour mieux nous dominer, que faisons-nous pour nous affranchir de leurs nouvelles chaînes ? Sentons-nous au moins à quel point nous sommes asservis ? Rosa Luxembourg ne disait-elle pas déjà à l’époque : « celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes »? Nous ne faisons que gesticuler, inconscients d’être un élément docile dans le dispositif des Occidentaux, c’est-à-dire un tas de pions sur un échiquier, nous bornant à nous lamenter sur notre sort en pataugeant dans un sous-développement et une décadence inavoués.

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Entretien avec l’écrivain Jacob Cohen : « Les Israéliens doivent constamment vivre en état de guerre »

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Jacob Cohen D.R.

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Mohsen Abdelmoumen :Que pensez-vous des événements actuels à Gaza ?

Jacob Cohen : Les évènements actuels à Gaza sont la continuation de la politique constante d’Israël de maintenir le territoire dans un état d’instabilité, d’insécurité, en l’empêchant de construire la moindre infrastructure, économique, agricole, hospitalière, culturelle. Tout est fait pour étrangler le territoire, mais pas au point de le laisser s’effondrer car ce serait un désastre humanitaire que la Communautaire internationale ne pourrait pas hypocritement supporter. Donc à chaque fois qu’il y a une accalmie, les Israéliens s’arrangent pour provoquer un ou deux tirs de roquette généralement inoffensifs pour relancer la répression. Rappelons que les Gazaouis n’ont même pas le droit d’aller pêcher au-delà de 4 ou 5 kilomètres des côtes, les Israéliens poussant le cynisme jusqu’à les empêcher de profiter des ressources naturelles de la mer. De même pour l’électricité, disponible de façon épisodique. Et la destruction du stade. Etc. Lire la suite »

Benjamin Selwyn : «L’Occident utilise la démocratie pour légitimer l’ingérence»

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B. Selwyn

Dr Benjamin Selwyn. D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Sachant que le capitalisme traverse une crise majeure, comment expliquez-vous l’absence d’encadrement de la classe ouvrière et l’abandon de tout esprit de lutte de la part des syndicats ou des mouvements ouvriers ?

Benjamin Selwyn : Je ne suis pas d’avis que la classe ouvrière mondiale ait renoncé face à la crise capitaliste actuelle. Nous avons vu l’installation de l’austérité en Europe et aux Etats-Unis, qui a été basée sur la répression du travail – politiquement et économiquement. Cependant, nous avons assisté à une recrudescence de ces cas, surtout en Grèce. Lire la suite »

Francis Dupuis-Déri : «Il est difficile de dire que nous vivons en démocratie»

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Francis Dupuis-Déri. D. R.

Francis Dupuis-Déri. D.R.

Mohsen Abdelmoumen : Peut-on vivre en démocratie dans une société capitaliste dominée par les multinationales ?

Francis Dupuis-Déri : Le capitalisme en général et le capitalisme mondialisé sont, en effet, des systèmes ou des régimes économiques qui minent la possibilité de vivre de manière démocratique. Le plus souvent, c’est un patron ou un cadre supérieur qui impose l’horaire de travail, ce qu’on peut faire ou ne pas faire au travail, ce qu’on peut dire ou non, comment doit-on s’habiller, etc. Bref, nous sommes souvent infantilisés au travail et nous y avons bien peu d’autonomie individuelle et collective. Lire la suite »