OTAN

Psst, faites passer le mot en Algérie… et en français !

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Dr. Gilbert Doctorow D. R.

La semaine dernière, j’ai reçu quelques courriels de visiteurs réguliers de mon site web me demandant pourquoi certains de mes articles sont désormais publiés en allemand en plus des textes originaux en anglais. Permettez-moi d’expliquer ce que me dit ma lecture quotidienne des statistiques de fréquentation : quoi que l’on puisse dire du bilinguisme ou des talents linguistiques des personnes bien éduquées, les gens sont néanmoins plus attirés par la littérature dans leur langue maternelle et ont tendance à ignorer tout le reste.

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Dr Doctorow : «L’Occident est dirigé par des corrompus lâches !»

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Le Dr Gilbert Doctorow met à nu la déliquescence des puissances occidentales. D. R.

Gilbert Doctorow est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université américaine de Columbia. Dans cette interview, l’académicien, établi en Belgique, révèle le vrai visage des dirigeants politiques américains et européens qu’il qualifie de «lâches», de «corrompus» et d’«incompétents». Il décortique la guerre en Ukraine, explique l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires des pays tiers, dont l’Algérie, donne les causes de la servilité de l’Union européenne envers Washington et pointe l’autocensure «massive et omniprésente» qui rend la presse occidentale «docile».

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Prof. Jeffrey Sachs : « Washington méprise l’ONU »

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Pour le professeur Jeffrey D. Sachs, la guerre en Ukraine aurait pu être évitée. D. R.

Mohsen Abdelmoumen :  J’ai vu votre intervention courageuse dans la chaîne Bloomberg le 4 octobre et je pense que le monde a besoin de voix sages et justes comme la vôtre. Vous y avez déclaré que les Américains étaient responsables du sabotage de Nord Stream 1 et 2. Que pouvez-vous nous dire à ce propos ?

Prof. Jeffrey Sachs : Le rôle des États-Unis n’est pas prouvé, mais il va de soi.  Seuls les États-Unis avaient le motif, les moyens et l’opportunité de le faire.  Ce genre de sabotage industriel fait partie de la tradition des opérations secrètes américaines.  Je pense que les Européens diront bientôt : « On ne sait pas qui l’a fait. »  Les États-Unis, bien sûr, n’enquêteront jamais.  Il est vraiment remarquable que Biden ait averti en février 2022 que si la Russie envahissait l’Ukraine, l’oléoduc serait fermé, et lorsqu’on l’a interrogé, il a déclaré que les États-Unis avaient les moyens de le faire.

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La Troisième Guerre mondiale est annoncée

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Le Zircon, le nouveau missile hypersonique de la Russie. D. R.

Vladimir Poutine avait prévenu les Occidentaux que la Russie n’était pas encore passée aux choses sérieuses. Ce premier jour d’automne a vu un tournant majeur dans ce que plus personne n’appelle une « opération spéciale » en Ukraine, car il s’agit bien d’une guerre : celle de l’empire avec son bras armé l’OTAN, ses supplétifs ukrainiens et ses nombreux mercenaires ligués contre la Russie. Depuis le 24 février, début de l’offensive, les forces russes ont partiellement réussi la mission qui leur était assignée de libérer le Donbass et de dénazifier l’armée ukrainienne. Les Républiques de Lougansk et de Donetsk ont été presque totalement libérées et l’on se souvient de la reddition du tristement célèbre bataillon nazi Azov qui occupait le complexe industriel d’Azovstal à Marioupol. Bien que combattant à 1 contre 3, les Russes ont infligé une défaite cuisante à l’armée de Kiev, se rendant maîtres de l’espace aérien, prenant possession de la Mer d’Azov, et repoussant toujours plus loin les forces ukrainiennes, avançant lentement mais sûrement en noyant l’ennemi sous un déluge d’artillerie et en encerclant ce qu’il reste de vivant selon la tactique du « chaudron ». Des dizaines de milliers d’Ukrainiens sont morts et des milliers d’autres ont préféré se rendre plutôt que de servir de chair à canon. Sans les directives de Washington qui pousse l’Ukraine à combattre la Russie « jusqu’au dernier Ukrainien », la défaite de Kiev aurait dû être actée dès les premières semaines de l’opération spéciale. Des négociations avaient d’ailleurs eu lieu entre les deux parties pour mettre fin au conflit, mais les négociateurs ukrainiens qui étaient jugés trop favorables à envisager une solution pacifique l’ont payé de leur vie en étant purement et simplement « liquidés ».

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Dr. Leonid Savin : « Toute attaque contre un allié russe est une attaque indirecte contre la Russie »

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Dr. Leonid Savin. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre « Coaching & conflicts », vous évoquez le concept de guerre hybride. Pouvez-vous expliquer ce concept de guerre hybride à notre lectorat ?

Dr. Leonid Savin : La première utilisation connue du terme « guerre hybride » remonte à 1998 dans un article de Robert Walker intitulé « Spec Fi : the United States Marine Corps and Special Operations » (le corps des Marines des États-Unis et les opérations spéciales) où l’auteur qualifie la guerre hybride de cette manière : « La guerre hybride est celle qui se trouve dans les interstices entre la guerre spéciale et la guerre conventionnelle. Ce type de guerre présente des caractéristiques à la fois du domaine spécial et du domaine conventionnel, et nécessite une extrême souplesse pour assurer la transition opérationnelle et tactique entre le domaine spécial et le domaine conventionnel ».

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Dr. Éric Denécé : « Les Américains, les Britanniques et les Français, via leurs services spéciaux, ont soutenu des terroristes qui, par ailleurs, organisaient des attentats sur notre sol »

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Dr. Eric Denécé. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Pourquoi la France tolère-t-elle sur son sol la présence de différentes mouvances djihadistes et des terroristes ? 

Dr. Éric Denécé : Vous posez là une question essentielle pour laquelle je ne parviens pas à trouver de réponse valable… La France lutte en effet officiellement contre les extrémistes et les terroristes islamistes… mais les laisse développer leurs activités sur notre sol. Il y probablement plusieurs explications. En premier lieu, la faible connaissance de l’islam qu’ont la très grande majorité de nos dirigeants politiques, qui ne savent pas faire la différence entre ses différents courants, ceux qui sont respectables et ceux qui représentent un danger. Ensuite, il ne faut pas négliger la stratégie d’entrisme et de propagande habile que mènent les Frères musulmans et qui porte en partie ses fruits, notamment en raison de la naïveté de nos élites, lesquelles pensent qu’en s’alliant avec eux elles auront « la paix » dans nos banlieues… Enfin, la culpabilité post-coloniale est un autre élément qui tétanise de plus en plus une société qui doute de ses valeurs et qui ne sait plus comment réagir face à certaines évolutions qui menacent sa cohésion nationale et son devenir. Lire la suite »

Prof. Mario Caligiuri : « La dégénérescence de la démocratie est comme le sommeil de la raison : elle engendre des monstres »

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Prof. Mario Caligiuri. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un expert de niveau mondial en matière de renseignement. Comment expliquez-vous l’incapacité de certains pays occidentaux à combattre le terrorisme ?

Prof. Mario Caligiuri : Tout problème social doit être appréhendé dans sa vraie nature, qui est culturelle. L’Occident interprète le monde de ses propres yeux et ne le comprend donc pas complètement. L’invasion de l’Irak sur la base de faux renseignements faisant état de l’existence d’armes chimiques qui n’existaient pas, ou l’intervention contre Kadhafi en Libye pour stabiliser la situation et créer le chaos en fin de compte, étaient des erreurs évidentes. Lire la suite »