Oussama Ben Laden

Tewfik Hamel : On ne lutte pas contre les moustiques avec une kalachnikov, mais en « expurgeant le marais » qui les soutient.

Publié le Mis à jour le

P160216-11

Tewfik Hamel. DR.

English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/07/22/tewfik-hamel-we-dont-fight-against-mosquitoes-with-a-kalashnikov-but-in-cleaning-the-swamp-that-support-them/

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Mohsen Abdelmoumen : D’après vous, Daech n’est-il pas en train d’opérer un retrait tactique notamment en Syrie et en Irak, surtout quand on voit des villes comme Falloujah tomber aussi facilement, ce que les médias occidentaux présentent comme une défaite de Daech ?

Tewfik Hamel : Il est encore tôt de parler de la défaite de Daech. En Syrie, en Irak comme en Libye, ni le pire ni le meilleur n’est inévitable. La situation est très complexe. Ces pays subissent ce que l’on appelle dans le jargon militaire la « guerre parmi les populations » où les concepts traditionnels de la victoire décisive peuvent avoir moins de sens. Dans ce type de conflit, les groupes armés non étatiques de toutes sortes puisent leur force et liberté d’action principalement de leur capacité à manipuler, intimider et mobiliser les populations, et ils le font en utilisant un éventail de méthodes allant de la contrainte à la persuasion. Lire la suite »

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Jack Balkwill: « Le monde devrait craindre un autre président Clinton ».

Publié le Mis à jour le

Jack Balkwill

Jack Balkwill. DR

English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2015/08/12/jack-balkwill-the-world-should-fear-another-president-clinton/

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Mohsen Abdelmoumen : Dans un de vos articles, vous confirmez l’implication de la CIA dans le trafic d’héroïne en Afghanistan. Quelles sont les informations dont vous disposez à ce sujet ?

Jack Balkwill : Je ne l’ai pas confirmé mais simplement insinué. Avant l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001, les Talibans y avaient presque entièrement arrêté la production de pavot. Après 14 années d’occupation américaine, l’Afghanistan produit de nos jours 90% de l’héroïne dans le monde. Michael Levine, un ancien agent de la Drug Enforcement Administration (Service de Lutte contre la Drogue), disait qu’il avait essayé d’arrêter les plus grands trafiquants de drogue autour de la planète et, à chaque fois, il était stoppé en s’entendant dire que les criminels travaillaient avec la CIA et qu’il fallait les laisser tranquilles. Il a finalement démissionné de son poste. Lire la suite »

Un rapport sur la CIA et des interrogations

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BUSH TENET

George W. Bush et George Tenet au siège de la CIA. D.R.

 

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Au bout de quatre ans d’investigation sur les agissements de la CIA au cours desquels les ordinateurs des sénateurs chargés de l’enquête ont été piratés, et après une lutte acharnée entre les différents clans au sein de l’administration américaine, la commission du Sénat américain vient de publier un document de quelques 500 feuillets issu d’un rapport de 6300 pages dévoilant les tortures pratiquées par la CIA sous l’administration George W. Bush, suite aux attaques du 11 septembre 2001. Le rapport décrivant les multiples techniques d’interrogatoire rivalisant de cruauté et de sadisme, telles que « l’alimentation » rectale, la simulation de noyade, les menaces d’agression sexuelle, la privation de sommeil, l’utilisation de la peur des insectes, les positions de stress, la nudité forcée, les simulacres d’exécution, les menaces de viol ou de mort envers la famille, l’utilisation des perceuses électriques, et autres pratiques barbares que la CIA a utilisées dans différents centres de détention à travers le monde appelés « sites noirs », a donc été amputé de plus de 5000 pages. Nous sommes une fois de plus face à l’arbre qui cache la forêt, et la seule certitude que nous ayons concernant ces révélations est la suivante : les nombreuses pages manquantes sont plus importantes que les pages publiées. En effet, pourquoi le rapport n’a-t-il pas été révélé dans son intégralité ? Est-il jugé trop compromettant ? Et si oui, pour qui ? Quoi qu’il en soit, le Département américain de la Justice a déclaré qu’il ne porterait aucune accusation contre les personnes impliquées dans les interrogatoires ni contre les fonctionnaires qui les ont ordonnées, sous prétexte que « le rapport n’a pas donné suffisamment de preuves pour mener à une condamnation ». Lire la suite »