Renault

L’Algérie, du démantèlement du DRS au démantèlement de l’Etat national par les frères Bouteflika.

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Saïd et consorts

Saïd Bouteflika et un de ses copains de débauche. DR.

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Après le démantèlement du GIS* et du SIE**, le Scorat*** et la DCRE**** sont rattachés à l’état-major.

Après « l’Opération Zéralda », comme prévu, l’entourage du président mourant, en l’occurrence son frère cadet et conseiller, Saïd Bouteflika,chikour dzyer, poursuit son œuvre de destruction du DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité), en le démantelant service après service, direction après direction. Le frère du président et son acolyte Gaïd Salah, chef de l’état-major, que Saïd tient par des dossiers multiples de corruption, ont réussi à démanteler le SIE, service qui a enquêté sur l’implication de cette canaille de Saïd dans des scandales liés à la corruption comme ceux de Khalifa, de la Sonatrach, de l’autoroute Est-Ouest, la plus chère du monde qui s’écroule de toutes parts et qui cause d’innombrables accidents mortels, etc. La revanche de Saïd Bouteflika sur le DRS est implacable, ne pardonnant pas les preuves accumulées par les services de renseignement contre lui. Lire la suite »

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L’Algérie dans tous ses états : Ouyahia chef du RND et Sellal au FLN.

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M. Ahmed Ouyahia et M. Abdelmalek Sellal. DR.

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Mesdames et Messieurs, faites vos jeux, rien ne va plus : le futur président sera Ouyahia ou Sellal !

Après un remaniement gouvernemental remanié en dernière minute et un ballet rustique de chaises musicales avec limogeages, permutations et autres aberrations, et surtout la nomination – Alléluia ! –  d’un PDG qui ne soit pas intérimaire à la tête de Sonatrach – l’ère des intérimaires serait-elle révolue ? – voici qu’un pseudo congrès du FLN se pointe à la vitesse de l’éclair et consacre Abdelaziz Bouteflika président du parti. Quel revirement de situation par rapport au manque d’entrain du président de la République qui, lors du 9 Congrès du FLN, quand il jouissait encore de toutes ses facultés mentales et physiques, n’avait accepté que du bout des lèvres la présidence d’honneur. Lire la suite »

Le pouvoir algérien malade de son président

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Le président Bouteflika et Laurent Fabius. D.R.

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Pour la énième fois, les Algériens se sont retrouvés face à des rumeurs concernant la récente évacuation en urgence du président Bouteflika dans un hôpital français à Grenoble. Habitué à la déficience du gouvernement en matière de communication, le peuple algérien est obligé de se diriger vers les chaînes étrangères pour recevoir des informations plus ou moins fiables et pour connaître l’état de santé de son président, dont la maladie, qui ne date pas d’hier, engendre régulièrement une véritable cacophonie. Il est hallucinant de constater que c’est sans doute « top secret » de connaître ce que toute la planète sait, à savoir que le président Bouteflika est très malade. Celui-ci a été évacué à Paris mercredi, accompagné par son frère cadet Saïd et le général major Tartag sans qu’aucun responsable, y compris le chef d’antenne du DRS à Paris, n’en ait été informé. Aucun communiqué officiel – silence total de l’APS ! – ne nous a tenus informés sur l’énième épisode de ce feuilleton interminable, et d’hospitalisation en hospitalisation, en passant par les montages télévisuels bidon, les disparitions incognito aux intrigues multiples, le quatrième mandat continue à faire ses dégâts. Lire la suite »

Interview d’Annie Lacroix-Riz : «On veut nous empêcher de révéler le passé pro-nazi de Renault»

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Annie Lacroix-Riz : «Renault s’en va en Algérie pour trouver des conditions d’exploitation bien meilleures.» D. R.

Annie Lacroix-Riz : «Renault s’en va en Algérie pour trouver des conditions d’exploitation bien meilleures.» D.R.

Algeriepatriotique : Dans votre dernier ouvrage, vous avez fait un travail colossal sur la collaboration de la famille Renault avec le nazisme. Pouvez-vous nous en parler ?
Annie Lacroix-Riz : J’ai fait un travail sur la collaboration du noyau le plus concentré du capitalisme français et à l’intérieur de ce noyau dominé par ce que j’appelle une espèce de trio formé par le capital bancaire incarné par la Banque de France, le Comité des Forges, c’est-à-dire la sidérurgie et la métallurgie, et par le Comité des Houillères qui contrôlait les mines de charbon françaises, on avait une espèce de tête de file de l’ensemble des forces que j’ai analysées. Evidemment, dans ce cas, Renault a été tout à fait symbolique des pratiques générales. Ce qui a donné un relief à la chose, c’est que les héritiers de Renault ont décidé, récemment, au motif que personne n’avait été puni ou presque, sauf leur grand-père, qu’il fallait leur accorder de plantureux dommages et intérêts, leur rendre la propriété ou l’équivalent de la propriété des usines confisquées le 16 janvier 1945. Lire la suite »

Annie Lacroix-Riz : «Nous sommes entrés dans une phase de guerres impérialistes continues»

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Annie Lacroix-Riz D.R.

M. Abdelmoumen et J. De Ruytter : La crise économique actuelle nous renvoie à une page sombre de l’Histoire de l’humanité, en l’occurrence les années ’30, sauf que l’on remarque aujourd’hui l’absence flagrante de forces d’encadrement de la classe ouvrière. Pouvez-vous nous expliquer cet état de fait ?

Annie Lacroix-Riz : Pour expliquer cet état de fait, il faut revenir au moins autant à la première crise systémique du capitalisme qu’à la deuxième, c’est-à-dire autant, sinon plus, à la très longue crise de 1873 qui a débouché sur la première guerre mondiale et qui a duré plus de quarante ans. Elle a certes des caractéristiques communes avec celle des années 1930, encore plus grave, mais, à la différence de cette dernière, elle a été très longue, à cette date aussi longue que la nôtre. Que signifie une crise très longue ? C’est une crise qui, réglée de manière drastique, c’est à dire se traduisant par des baisses considérables de salaire, se déroule sans que le patronat soit confronté à une situation sociopolitique intenable. Le fait que ça n’explose pas démontre que le patronat a, par une stratégie habile, réussi à la fois à casser les salaires et à le faire globalement accepter par ses victimes. Cela nous ramène évidemment à la manière dont les crises se règlent à la phase impérialiste.

À la veille de la Première Guerre mondiale, où l’on distinguait déjà de fait entre le « centre » (impérialiste) et la « périphérie » (colonisée), Lénine a montré que le patronat avait pu corrompre ce qu’il appelait « l’aristocratie ouvrière » : sur la base d’une exploitation coloniale extrêmement violente, plus violente encore que celle qui résultait de la baisse drastique des salaires ouvriers du « centre », il était possible de dégager des miettes pour l’aristocratie ouvrière, c’est à dire les cadres du mouvement ouvrier. Ceux-ci s’étaient recrutés dans la catégorie des ouvriers qualifiés, syndiqués les premiers, et par conséquent au cours de cette crise pendant laquelle la baisse drastique avait été, malgré des révoltes ici ou là, globalement supportée, le patronat le plus concentré s’était trouvé en mesure de régler momentanément la crise en maintenant voire en augmentant son profit sans provoquer d’explosion sociale. Par exemple, dans l’Italie qui connaissait une situation sociale explosive, la crise sociale majeure fut esquivée par une émigration massive (jusqu’au million de départs annuels) , comme l’ont montré un certain nombre d’historiens, dont Vera Zamagni, c’était la fuite, l’émigration ou la révolution (Vera Zamagni, Dalla periferia al centro: la seconda rinascita economica dell’Italia 1861-1981, Bologna, Il Mulino, 1990). Cela n’a donc pas été la révolution mais l’émigration : des millions d’Italiens privés de terres ont fui, ce qui a constitué par conséquent un moyen de maintenir les miettes pour l’aristocratie ouvrière. Lire la suite »