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Dr. Pieter Van Ostaeyen : «Nous aurions pu éviter la montée de Daech»

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Dr. Pieter Van Ostaeyen. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre « Staat van terreur, De jihadistische revolutie » vous évoquez entre autres le printemps arabe et la genèse du conflit en Syrie avec l’émergence de différents groupes terroristes. Pourquoi, d’après vous, ceux qui ont profité du chaos qui a prévalu après le printemps arabe sont-ils les groupes terroristes ?

Dr. Pieter Van Ostaeyen : Dans les pays qui sont sortis des révolutions arabes dans le chaos absolu (Libye, Syrie), les groupes djihadistes ont profité de l’absence totale de contrôle par un gouvernement central et ont utilisé l’anarchie et le chaos pour constituer un réseau de soutien. En Syrie, on ne peut nier le fait que des djihadistes de longue date et bien connus ont été libérés des prisons d’al-Assad. Rappelez-vous qu’Assad a toujours dit qu’il combattait les terroristes, pas les rebelles. Ces djihadistes ont rapidement pris la tête de la rébellion avec pour conséquence la situation actuelle. Lire la suite »

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Alain Rodier : « La seule certitude est que le chaos va perdurer »

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Alain Rodier. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes l’auteur, entre autres, de « Grand angle sur le terrorisme » et de « Grand angle sur les mafias ».  Dans ces deux livres très pertinents, vous analysez le terrorisme et les mafias, ce qui nous renvoie aux liens entre ces deux phénomènes. On parle de plus en plus d’un terrorisme hybride lié à la grande criminalité, quel est votre avis à ce sujet ?

Alain Rodier : L’expression « terrorisme hybride » est apparue pour souligner les liens qui existent entre des mouvements terroristes et le crime en général et organisé en particulier. Un premier phénomène est bien connu : celui des petits délinquants qui versent dans le terrorisme. L’intérêt est alors réciproque. Différents « paumés » y voient une manière de se « réaliser » en sortant de leur anonymat criminel en épousant une cause que, dans leur immense majorité, ils ne connaissent pas. Ce qui est époustouflant c’est que non seulement ils sont capables de donner leur vie pour cette cause (comme à peu près tout les militaires d’active), mais que leur but essentiel est le martyre. En dehors des kamikazes japonais, l’Histoire moderne ne connaît pas de cas semblables. La grande question qui est posée et qui n’a, à ce jour, pas trouvé de réponse satisfaisante est : pourquoi ? Lire la suite »