Sahel

Dr. Tewfik Hamel : « Le terrorisme risque de devenir ingérable dans un proche avenir » (Partie 1)

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre lecture du bras de fer qui oppose en ce moment l’Arabie saoudite et ses alliés, avec le Qatar ? Certaines sources évoquent même le risque d’une guerre dans la région. Qu’en pensez-vous ?

Dr. Tewfik Hamel : De nombreux points se chevauchent et méritent d’être soulignés notamment la période de changement dans le monde arabe qui ne sera pas courte, mais une lutte constante entre les forces qui tentent de définir l’avenir de la région. Les conflits internes sont en partie associés à ces changements. Il y a ensuite la confusion intellectuelle autour de la nature de cette conflictualité. À cela s’ajoute la montée de l’Iran et un sentiment d’insécurité des Saoudiens impossible à apaiser. Enfin, le rôle des États-Unis :     Lire la suite »

Ali Benouari : « J’ai mis en garde contre le risque d’effondrement de l’Algérie »

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Ali Benouari. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un économiste et un ancien ministre au Trésor algérien, quelles sont d’après vous les perspectives économiques de l’Algérie ?

Ali Benouari : Elles sont extrêmement mauvaises. Ne vous fiez pas aux prévisions de taux de croissance officielles, ni même celles, un peu moins optimistes, du FMI ou de la Banque mondiale. Le modèle algérien est en effet extrêmement extraverti. Il est basé sur le pétrole et le gaz, qui pèsent pour plus de 50% dans le PIB et 97% des exportations qui financent directement ou indirectement les trois quarts du budget de l’État. Or, la rente pétrolière et gazière ne cesse de s’amenuiser, par suite de la baisse des gisements de Hassi R’mel et Hassissi Messaoud, des pressions à la baisse des prix et à la hausse de la consommation intérieure, qui est dopée par les subventions directes et indirectes. Lire la suite »

Alain Rodier : « La seule certitude est que le chaos va perdurer »

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Alain Rodier. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes l’auteur, entre autres, de « Grand angle sur le terrorisme » et de « Grand angle sur les mafias ».  Dans ces deux livres très pertinents, vous analysez le terrorisme et les mafias, ce qui nous renvoie aux liens entre ces deux phénomènes. On parle de plus en plus d’un terrorisme hybride lié à la grande criminalité, quel est votre avis à ce sujet ?

Alain Rodier : L’expression « terrorisme hybride » est apparue pour souligner les liens qui existent entre des mouvements terroristes et le crime en général et organisé en particulier. Un premier phénomène est bien connu : celui des petits délinquants qui versent dans le terrorisme. L’intérêt est alors réciproque. Différents « paumés » y voient une manière de se « réaliser » en sortant de leur anonymat criminel en épousant une cause que, dans leur immense majorité, ils ne connaissent pas. Ce qui est époustouflant c’est que non seulement ils sont capables de donner leur vie pour cette cause (comme à peu près tout les militaires d’active), mais que leur but essentiel est le martyre. En dehors des kamikazes japonais, l’Histoire moderne ne connaît pas de cas semblables. La grande question qui est posée et qui n’a, à ce jour, pas trouvé de réponse satisfaisante est : pourquoi ? Lire la suite »

Michel Rogalski: « Today, it can be argued that the forms taken by globalization have become criminogenic »

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Michel Rogalski. DR.

Mohsen Abdelmoumen: In your opinion, what are the real issues of rapprochement between Turkey and Russia?

Michel Rogalski: It is a temporary alliance that perhaps will not stand the test of time, even if a dimension of the alliance focuses on sustainable aspects, as the energy chapter that assumes a long industrial cooperation to succeed. The two countries need to get out of their relative isolation, so all pushes them for now to get closer. Determined from longtime, the Erdogan’s visit to Moscow was « boosted » by the coup attempt in Turkey and not much solidarity reaction of Western countries or of European Union and NATO. Lire la suite »

Michel Rogalski: « Aujourd’hui, on peut avancer que les formes empruntées par la mondialisation sont devenues criminogènes ».

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Michel Rogalski. DR.

English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/09/13/michel-rogalski-today-it-can-be-argued-that-the-forms-taken-by-globalizationhave-become-criminogenic/

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Mohsen Abdelmoumen : À votre avis, quels sont les véritables enjeux du rapprochement entre la Turquie et la Russie ?

Michel Rogalski : Il s’agit d’une alliance conjoncturelle qui ne tiendra peut-être pas l’épreuve du temps, même si une dimension de l’alliance porte sur des aspects durables, comme le volet énergétique qui suppose pour aboutir une longue coopération industrielle. Les deux pays ont besoin de sortir de leur relatif isolement, donc tout les pousse dans l’immédiat à se rapprocher. Décidée de longue date la visite d’Erdogan à Moscou a été « dopée » par la tentative de coup d’Etat en Turquie et la réaction peu solidaire des pays occidentaux ou de l’Union européenne et de l’Otan. Lire la suite »

Tewfik Hamel: We don’t fight against mosquitoes with a Kalashnikov, but in « cleaning the swamp » that support them

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P160216-11

Tewfik Hamel. DR.

Mohsen Abdelmoumen: According to you, Daesh is it not operating a tactical retreat in particular in Syria and in Iraq, especially when we see cities as Falloujah falling so easily, what the western media present as a defeat of Daesh?

Tewfik Hamel: It’s still early to speak about the defeat of Daesh. In Syria, in Iraq as in Libya, neither the worst nor the best is inevitable. The situation is very complex. These countries are experiencing what is called in military jargon « war amongst the populations » where traditional concepts of the decisive victory may have less meaning. In this type of conflict, non-state armed groups of all kinds, draw their strength and freedom of action mainly of their capacity to manipulate, intimidate and mobilize populations, and they do this by using a variety of methods ranging from constraint to persuasion. Lire la suite »

Tewfik Hamel : On ne lutte pas contre les moustiques avec une kalachnikov, mais en « expurgeant le marais » qui les soutient.

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P160216-11

Tewfik Hamel. DR.

English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/07/22/tewfik-hamel-we-dont-fight-against-mosquitoes-with-a-kalashnikov-but-in-cleaning-the-swamp-that-support-them/

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Mohsen Abdelmoumen : D’après vous, Daech n’est-il pas en train d’opérer un retrait tactique notamment en Syrie et en Irak, surtout quand on voit des villes comme Falloujah tomber aussi facilement, ce que les médias occidentaux présentent comme une défaite de Daech ?

Tewfik Hamel : Il est encore tôt de parler de la défaite de Daech. En Syrie, en Irak comme en Libye, ni le pire ni le meilleur n’est inévitable. La situation est très complexe. Ces pays subissent ce que l’on appelle dans le jargon militaire la « guerre parmi les populations » où les concepts traditionnels de la victoire décisive peuvent avoir moins de sens. Dans ce type de conflit, les groupes armés non étatiques de toutes sortes puisent leur force et liberté d’action principalement de leur capacité à manipuler, intimider et mobiliser les populations, et ils le font en utilisant un éventail de méthodes allant de la contrainte à la persuasion. Lire la suite »