Steve Bannon

Prof. Atilio Borón: “In order to counter the imperialist created chaos honest leadership and strong institutions need to be accompanied by an intense and well organized popular mobilization”

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Prof. Atilio Borón. DR.

Mohsen Abdelmoumen: How do you explain the retreat of the left and the rise of the far right in Latin America, as we saw in Brazil with the election of the fascist and torturer Jair Bolsonaro and that of Mauricio Macri in Argentina?

Prof. Atilio Borón: There are many reasons, which I could only summarize here. First, the intensity of the American counter offensive to defeat progressive governments has been impressive. Macri was an unexpected gift, more due to the mistakes of Kirchnerism than to anything else. But the victory was very important for the US. Bolsonaro is the product of the PT demobilization  established by Lula since the beginnings, the complete corruption of the judicial system that put in jail Lula and allowed Bolsonaro not to be present in the presidential debates, the staunch support of the hegemonic media and, of course, serious mistakes of the Lula/Dilma governments which believed that social policy and the extraction of millions from extreme poverty would be enough to change popular consciousness and make those people supporters of progressive policies. Lire la suite »

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Prof. Atilio Borón : « Pour contrer le chaos créé par l’impérialisme, un leadership honnête et des institutions fortes doivent s’accompagner d’une mobilisation populaire intense et bien organisée »

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Prof. Atilio Borón. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Comment expliquez-vous le recul de la gauche et la montée de l’extrême-droite en Amérique Latine, comme on l’a vu au Brésil avec l’élection du fasciste et tortionnaire Jaïr Bolsonaro et celle de Mauricio Macri en Argentine ?

Prof. Atilio Borón : Il existe de nombreuses raisons, que je ne peux que résumer ici. Premièrement, l’intensité de la contre-offensive américaine visant à vaincre les gouvernements progressistes a été impressionnante. Macri était un cadeau inattendu, plus dû aux erreurs du kirchnerisme qu’à autre chose. Mais la victoire était très importante pour les États-Unis. Bolsonaro est le produit de la démobilisation du PT établie par Lula depuis les débuts, de la corruption complète du système judiciaire qui a mis en prison Lula et a permis à Bolsonaro de ne pas être présent dans les débats présidentiels, le soutien constant des médias hégémoniques et, bien sûr, les graves erreurs des gouvernements Lula/Dilma qui croyaient que la politique sociale et l’extraction de millions de personnes de l’extrême pauvreté seraient suffisantes pour changer la conscience populaire et faire de ces personnes les partisans de politiques progressistes. Lire la suite »

Peter Mertens: “There is a counter-power that exists on the world scale as long as the Palestinian people will resist”

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Peter Mertens. DR.

Mohsen Abdelmoumen: What do you think of the revival of populist and neo-Nazi movements in Europe in general and in Belgium in particular?

Peter Mertens: After the crisis of overproduction in 1973 and the financial bubble that erupted in 2008 by banks and speculators, we knew very well that the world could only take two directions, either the camp of the establishment itself and therefore of the elite who wanted to go even further and who wanted to install an unlimited capitalism, that is to say without counter-powers, without unions, without communist party, without alternatives, in eliminating the very idea of an alternative, unions and organized labor movements and install a kind of oligarchy, that is, an open dictatorship of capital. On the other hand, we can also see that the alternative movement, that is to say the workers’ movement and the communist forces, the Marxist forces, are seeking their way to remobilize themselves and remobilize the working class in the broad sense of the term. Lire la suite »

Peter Mertens : « Il y a un contre-pouvoir qui existe à l’échelle mondiale tant que le peuple palestinien résistera »

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Peter Mertens. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Que pensez-vous du retour en force des mouvements populistes et néo-nazis en Europe en général et en Belgique en particulier ?

Peter Mertens : Après la crise de surproduction de 1973 et la bulle financière qui a éclaté en 2008 par les banques et par les spéculateurs, on savait très bien que le monde ne pouvait prendre que deux directions, soit le camp de l’establishment même et donc de l’élite qui voulait aller encore plus loin et qui voulait installer un capitalisme sans limite, c’est-à-dire sans contre-pouvoirs, sans syndicats, sans parti communiste, sans alternatives, en éliminant l’idée même d’alternative, de syndicats et de mouvements ouvriers organisés, et installer une sorte d’oligarchie, c’est-à-dire une dictature du capital ouverte. D’un autre côté, on voit aussi que le mouvement alternatif, c’est-à-dire le mouvement ouvrier et les forces communistes, les forces marxistes, sont en train de chercher leur voie pour se remobiliser et remobiliser la classe ouvrière dans le sens large du terme. Lire la suite »