Mois: mai 2021

Ce petit pays de l’Europe à partir duquel le Makhzen marocain attaque l’Algérie

Publié le Mis à jour le

M6 Makhzen marocain
Le roi du Maroc Mohammed VI. D. R.

Le Makhzen marocain continue sa sale guerre contre l’Algérie et, cette fois, l’assaut est venu d’un petit pays d’Europe réputé pour être un paradis fiscal. En effet, le Luxembourg – puisque c’est de lui qu’il s’agit – n’a jamais éprouvé le moindre scrupule à recevoir en secret, pour les faire fructifier, les milliards des multinationales et des capitalistes qui veulent échapper à l’impôt, quand ce n’est pas l’argent sale de la criminalité et du terrorisme. Dans ce pays, l’adage disant que « l’argent n’a pas d’odeur » est d’application. Ainsi y accueille-t-on sans sourciller l’argent amassé par les trafiquants de drogue comme par exemple la narco-monarchie moyenâgeuse et rétrograde du Maroc qui inonde la planète de sa drogue et qui pratique le tourisme sexuel pour appâter tous les pervers friands de chair fraîche, ce Maroc qui abrite des félons comme Saïdani, Aboud et autres crapules, et qui finance Rachad, le Mak et tous les groupes anti-algériens. Il faut savoir que le Makhzen marocain mène la danse en étant présent dans toutes les manifestations organisées en Algérie par les traîtres de la nation. De Genève à Paris en passant par Bruxelles, le Makhzen est toujours là. Il offre même la logistique et l’argent aux organisations subversives anti-algériennes. La guerre de 4ème génération a été évoquée par le général de corps d’armée Saïd Changriha et les différents éditoriaux de la revue el djeich n’ont pas cessé de nous alerter sur les attaques qui visent l’Algérie. On remarque les différentes arrestations de réseaux entiers liés aux organisations terroristes Rachad et du Mak, des réseaux qui versent dans la subversion et qui sont très actifs sur la toile et sur le terrain avec des recrutements, des caches d’armes et de l’argent qui circule en milliards. Les différentes opérations des services de sécurité ont permis de démanteler de nombreux réseaux liés à ces nébuleuses financées et soutenues par le Makhzen marocain.

Mais voilà donc que le petit Luxembourg, chiure de mouche sur la mappemonde, rejoint la cabale anti-Algérie pour chanter à l’unisson avec la chorale habituelle les mêmes airs « démocratiques » et « droits-de-l’hommistes », airs concoctés dans les laboratoires de l’impérialisme et du sionisme et propagés par des cercles occultes qui veulent coûte-que-coûte démanteler notre patrie et notre armée, colonne vertébrale de notre pays. C’est ainsi qu’un torchon luxembourgeois, qui travaille sur commande pour des officines très discrètes et qui sert les intérêts impérialistes qui ciblent l’Algérie, a publié une série d’articles contre notre pays et son armée ainsi que ses services de renseignement, armée et services de renseignement algériens qui – rappelons-le – ont donné des leçons à toute la planète en matière de lutte antiterroriste au moment où de nombreux pays occidentaux font preuve d’un laxisme inqualifiable à l’encontre de ces terroristes installés confortablement en Occident et qui continuent leur prosélytisme au su et au vu de tout le monde.

Pour mieux comprendre quelle mouche a piqué les Luxembourgeois, il est intéressant de connaître le fait suivant : le 25 janvier dernier, le Luxembourg a signé un accord avec le Maroc dans le cadre d’un partenariat dans le domaine numérique afin de mettre leurs compétences en commun pour développer la digitalisation des services publics des deux pays. Le GovTech Lab du ministère de la Digitalisation/CTIE luxembourgeois et la Digital Factory de l’Agence marocaine du développement du digital se sont engagés à collaborer étroitement. La confiance numérique, l’inclusion numérique et les infrastructures numériques sont les objets de cette collaboration. Ce n’est donc pas un hasard si cet accord entre le Maroc et le Luxembourg a entraîné une certaine presse à vociférer contre l’Algérie. Au lieu de s’occuper des affaires luxembourgeoises, une feuille de chou prétentieusement appelée l’Essentiel s’est mis en tête de critiquer l’Algérie en entonnant le sempiternel refrain de la « démocratie », de la « liberté d’expression » et des « droits de l’homme », évoquant le cas de Nekkiche et s’attaquant à nos services de renseignement. Il faut noter cependant que, contrairement à ce qu’indique son nom, ce journal est loin d’être essentiel pour diffuser de l’information, car les peuples occidentaux vivent sous la domination capitaliste d’une minorité oligarchique et n’ont pas accès à une information objective, ils subissent sans même le savoir une propagande insolente qui leur lave le cerveau. Et les Luxembourgeois n’échappent pas à la règle. On ne s’étonnera donc pas de voir que ce canard luxembourgeois encouragé par les amours numériques de son pays avec le Maroc a rejoint la troupe folklorique anti-algérienne. Bien sûr, pas un mot sur les milliards déposés sur des comptes off shore, ni sur les scandales de pédophilie auxquels se livre la jet set occidentale dépourvue de toute moralité.

Pourtant ce ne sont pas les scandales financiers qui manquent dans ce petit pays de Cocagne pour les capitalistes. On a connu les LuxLeaks en 2014 qui, suite à une longue enquête menée par plusieurs journaux, avaient révélé des centaines d’accords fiscaux avantageux qui avaient été conclus par des cabinets d’audit avec l’administration fiscale luxembourgeoise – eh oui, le service des impôts luxembourgeois lui-même ! – au profit de nombreux clients qui voulaient échapper à l’impôt, la plupart étant des multinationales comme Amazon, Apple, Pepsi, Ikea, Heinz, Deutsche Bank, Disney, Skype, etc. En février dernier, suite à une nouvelle enquête, un consortium de journaux a mis à jour un autre scandale appelé cette fois l’OpenLux impliquant non seulement des multinationales mais aussi des particuliers, grands milliardaires et personnalités médiatiques, qui veulent optimiser leurs revenus, et, cerise sur le gâteau, la mafia italienne et la pègre russe, ainsi que la Ligue, parti d’extrême droite italien. Cette longue enquête fait état d’un total de 55 000 sociétés offshore, dont les actifs représentent la somme astronomique de 6 500 milliards d’euros. Ce n’est pas pour rien que le Luxembourg est classé dans le top 5 des paradis fiscaux.

Admettons que la presse luxembourgeoise éprouve quelque gêne à évoquer les scandales financiers récurrents de son pays. Il y aurait pourtant bien des articles à traiter au lieu de se mêler des affaires algériennes. Puisque le Luxembourg s’engage dans un partenariat avec le Maroc, pourquoi ne pas parler du trafic de drogue auquel se livre le roitelet d’opérette Mohammed VI, le roi des dealers ? Pourquoi ne pas aborder le thème de l’emprisonnement et de la torture en prison des opposants marocains ? Pourquoi ne pas se pencher sur cette monarchie désuète qui occupe un territoire qui n’est pas le sien, et qui bafoue les droits du peuple sahraoui en maltraitant des femmes et des hommes qui veulent leur indépendance et qui ont tout simplement le droit de vivre libres comme tous les peuples ? Nous avons tous vu les images terribles de ces milliers d’enfants marocains qui ont fui le Maroc pour rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta, dans l’espoir d’échapper à la misère noire dans laquelle ils sont plongés, sans que leur monarque grassouillet lève le petit doigt pour les en sortir.  Ce roitelet joufflu et bien nourri occupe le territoire du Sahara occidental qui ne lui a jamais appartenu et n’est même pas fichu de libérer son propre territoire de l’emprise espagnole. Plutôt que de déverser votre bile sur l’Algérie, n’y a-t-il pas des sujets brûlants à traiter dans votre presse ? J’insiste et je persiste à vous dire de vous occuper de vos affaires et de cesser votre ingérence hystérique et maladive contre notre patrie bien aimée. L’Algérie et son armée ainsi que ses services de renseignement sont composés d’enfants du peuple et de patriotes qui ont défendu et qui continuent à défendre notre souveraineté territoriale. Notre pays n’a jamais orchestré des attaques contre qui que ce soit, alors arrêtez votre cirque grotesque. Au lieu de gaspiller l’argent de vos contribuables contre nous, occupez-vous de fournir du travail et des logements à vos citoyens plutôt que de les laisser dans la précarité, arrêtez votre suffisance et vos leçons de morale à sens unique. Cet Occident arrogant qui a répandu la guerre et le chaos partout dans le monde n’a pas à nous donner des leçons mais plutôt à nous demander pardon pour les crimes colonialistes et les ingérences impérialistes et autres coups d’État. Agenouillez-vous devant les génocides que vous avez provoqués dans les pays que vous avez rasés de la carte.

L’Algérie est bien au-dessus de vos pauvres combines et magouilles, et bien loin de la diplomatie de la pédophilie de la Mamounia. L’Algérie est plus grande que vous tous par son histoire et par le rêve merveilleux des martyrs de novembre. Sachez que ni vous ni vos roquets qui aboient contre notre pays ne pourrez jamais entamer notre volonté de résistance, ni mettre à genoux ce magnifique pays et son invincible armée, digne héritière de la glorieuse ALN. Vous n’avez rien appris de l’histoire. L’Algérie, son armée et ses services de renseignement issus de notre peuple, résisteront à tous les assauts néocolonialistes, sionistes et impérialistes. Le rêve magnifique des enfants de novembre qui a vu naître la jeune nation algérienne s’accomplira, c’est notre destin d’être des hommes libres et c’est le destin de l’Algérie d’avoir été et de rester la Mecque des révolutionnaires.

Le souffle de nos glorieux martyrs vivra en nous éternellement.

Mohsen Abdelmoumen

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2021/05/31/ce-petit-pays-de-leurope-a-partir-duquel-le-makhzen-marocain-attaque-lalgerie/

Manipulation et chantage du Maroc : révélations de Michèle Decaster

Publié le

Decaster Maroc
Le Makhzen envoie les Marocains à la mort pour ses propres intérêts. D. R.

«Dès qu’un pays ou qu’une communauté de pays se permet de ne pas être en phase avec lui, le roi du Maroc passe aux représailles, un peu comme avec ses sujets», constate la secrétaire générale de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA). Interview.

Mohsen Abdelmoumen : Vous avez récemment lancé un appel au président Macron concernant la situation au Sahara Occidental. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs en quoi consiste cet appel ?

Michèle Decaster : Le président de l’AFASPA a lancé un appel au président de la République (française, ndlr) concernant le prisonnier politique Mohamed Lamin Hadi, membre du groupe de Gdeim Izik, alors en grève de la faim depuis 42 jours, sans qu’un dialogue sérieux ait été entrepris par les autorités marocaines pour répondre à ses demandes légitimes. Cet homme de 40 ans a passé le quart de sa vie en prison depuis 2010, dont trois ans à l’isolement à la prison de Tiflet, située à 1 165 kilomètres de Laâyoune, où réside sa famille au Sahara Occidental. J’ai assisté au procès du groupe devant le Tribunal militaire de Rabat en 2013 et au procès en appel devant un tribunal civil de Salé en 2017 où le même scénario de parodie de justice a pratiquement confirmé les condamnations allant de la prison à vie pour 9 militants sahraouis, et des peines de 30 ans à 20 ans pour ceux encore détenus. Ce jeune a reçu, contre son gré, une injection de vitamine à son 69e jour de jeûne ce qui a mis fin à sa grève de la faim, sans que ses demandes soient satisfaites.

Comment expliquez-vous le silence de la communauté internationale sur la situation au Sahara Occidental où les droits de l’Homme sont sans cesse bafoués par le Makhzen marocain ?

La communauté internationale est sensible aux manipulations et au chantage du Maroc. Le triste épisode de marchandage auquel on a assisté en décembre 2020 quand le président des Etats-Unis sortant a reconnu une souveraineté au colonisateur sur le Sahara Occidental contre la reprise de relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, répond à votre question. Plus récent, l’épisode du refroidissement des relations entre l’Allemagne et le Maroc qui reproche à cette dernière «des actes hostiles» et une «attitude négative» sur la question du Sahara Occidental et autre «complicité» à l’égard d’un ancien détenu politique, réfugié politique, accusé de terrorisme, ce qui a conduit le roi à rappeler son ambassadrice en Allemagne pour consultation au début du mois de mai. Dès qu’un pays ou qu’une communauté de pays se permet de ne pas être en phase avec lui, le roi du Maroc passe aux représailles, un peu comme avec ses «sujets» ! Ainsi, l’Espagne a «fait les frais» des décisions de la Cour européenne de justice qui a indiqué dans trois verdicts successifs relatifs aux accords commerciaux entre le Maroc et l’Europe que le Sahara occidental est un pays distinct du Maroc.

Le site Orient XXI indique qu’en 2020 «l’Espagne a vu affluer par la mer dans l’archipel des Canaries 23 023 immigrés clandestins. Un chiffre en hausse de 757% par rapport à 2019. Les Marocains y représentent une courte majorité. Ils sont partis, tout comme bon nombre de Subsahariens, des côtes du Sahara, un phénomène sans précédent». Frontex, l’agence européenne pour le contrôle des frontières, estime que 68% des migrants ont embarqué à Dakhla au Sahara Occidental occupé, une zone très contrôlée par les forces de police et l’armée marocaine, comme j’ai pu le constater en 2002 et 2013. Les choses risquent de ne pas s’arranger avec l’absence remarquée de l’Espagne à la conférence sur le plan d’autonomie au Sahara Occidental, sponsorisée par le ministère marocain des Affaires étrangères et le département d’Etat américain en janvier 2021 à laquelle aucun autre pays européen que la France n’a assisté.

Mais la communauté internationale, c’est aussi l’Union africaine que le Maroc a rejoint en demandant son adhésion en 2017, quand le roi espérait qu’avec ses largesses dans nombre de pays où il fait des affaires il recueillerait les moyens de faire exclure la République arabe sahraouie démocratique de cette assemblée.

Malgré les gesticulations du Maroc pour que la réunion du Conseil de paix et de sécurité n’ait pas lieu, celle-ci s’est tenue le 19 mars 2021 sous la présidence d’Uhuru Kenyatta, président du Kenya, séance boudée par le représentant du Maroc. Les décisions prises marquent le souci du Conseil de «permettre à l’UA de réactiver son rôle dans la recherche d’une solution politique à ce conflit de longue date». Le communiqué du CPS ne va pas dans le sens espéré par Mohamed VI quand il a sollicité le retour de son pays au sein de l’Union africaine.

Le CPS a demandé à ce que la troïka, composée des présidents d’Afrique du Sud, du Kenya et le Sénégal reprenne d’urgence son travail avec le Maroc et la RASD. Il a interpellé le Conseil de sécurité de l’ONU afin qu’il s’acquitte de son mandat, demandé au secrétaire général «d’accélérer la nomination d’un envoyé spécial pour le Sahara Occidental» qui sera invité «à travailler en étroite collaboration avec l’UA», d’obtenir du Conseil juridique de l’ONU un avis sur «l’ouverture de consulats dans le territoire non autonome du Sahara Occidental». Il a demandé aux parties au conflit de cesser immédiatement les hostilités afin de créer un climat propice aux négociations. La Commission de l’UA est priée «de prendre d’urgence les mesures pour la réouverture du Bureau de l’UA à Laâyoune, au Sahara Occidental, afin de permettre à l’UA de réactiver son rôle dans la recherche d’une solution politique». L’envoyé spécial de l’UA au Sahara Occidental est «encouragé à reprendre d’urgence son engagement auprès des parties au conflit, afin de soutenir les efforts menés par les Nations unies». On se souvient que le Maroc avait interdit à Joaquim Alberto Chissano, ancien président du Mozambique, de se rendre au Sahara Occidental.

Pourquoi, d’après vous, les médias ne parlent-ils pas de la souffrance du peuple sahraoui qui subit sans répit l’oppression du Makhzen marocain ?

Ils n’en parlent pas plus sur ce sujet important que sur les informations politiques comme celles que je viens d’évoquer à l’Union africaine. Le Sahara Occidental est, à ma connaissance, le seul pays au monde où un journaliste indépendant ne peut enquêter sans se faire immédiatement expulser. Les correspondants accrédités au Maroc viennent au Sahara Occidental encadrés par les services de communication à Laâyoune et Dakhla où le Maroc a installé des consulats fantoches qui n’ont d’activité que le nom. Depuis janvier 2014 nous sommes 283 personnes de 20 nationalités, venues de 4 continents, à avoir été expulsées ou empêchées d’entrer au Sahara Occidental par la puissance qui occupe ce territoire non autonome. Les agences de presse sont très prudentes et communiquent peu par peur de représailles. Et par choix, les médias qui font état d’informations sur des atteintes aux droits de l’Homme dans certains pays ignorent celles diffusées par des journalistes sahraouis en territoire occupé. Ces derniers qui ont fait leurs preuves sur le terrain subissent des représailles judiciaires et des saisies de leurs matériels professionnels à répétition.

Pourquoi la France continue-t-elle à soutenir le Maroc ?

La France a toujours été partie prenante de l’occupation coloniale dans cette région de l’Afrique, en intervenant militairement comme en février 1958 pour soutenir l’Espagne, puis en 1975 pour soutenir le Maroc et la Mauritanie. Nombre de dirigeants français ont des intérêts au Maroc, d’autres sont accueillis, comme Michel Rocard, qui a raconté avoir constitué son gouvernement au bord de la piscine de la Mamounia. La classe politique française est encore emprunte de l’idéologie colonialiste qui a également marqué les institutions. L’armée de métier n’a pas digéré ses défaites successives devant le peuple vietnamien puis le peuple algérien. Tous les présidents de la Ve République ont soutenu les revendications territoriales marocaines, ses exactions coloniales ou celles perpétrées sur son propre peuple.

Ne pensez-vous pas que le continent africain doit se libérer de la Françafrique ?

C’est une idée qui fait son chemin parmi les populations d’Afrique qui se rendent compte du manque de souveraineté de leur pays plusieurs décennies après l’indépendance et du rôle néfaste de la France à leur égard quant au choix des dirigeants de leurs pays, adoubés par l’ancienne puissance coloniale.

Les multinationales continuent à piller le continent africain alors que les peuples s’appauvrissent de plus en plus. A votre avis, les peuples ne devraient-ils pas se mobiliser pour sortir de cette domination impérialiste ?

Il est clair qu’aux entreprises des anciens colonisateurs sont venues s’ajouter celles des nouvelles puissances impérialistes : Canada, Chine, Etats-Unis, Turquie, Brésil, Arabie Saoudite, particulièrement agressives dans le domaine de l’extraction des métaux précieux des terres rares et de l’accaparement de terres pour la production d’huile de palme et autres produits de l’agrobusiness. Les échanges sont rarement d’intérêts réciproques, les matières premières n’étant pas payées au juste prix.

D’après vous, la France est-elle vraiment guérie de son passé colonial ?

Les faits prouvent que non. Et les derniers épisodes tant au Burkina Faso avec le sauvetage du dictateur Blaise Compaoré et la bénédiction donnée à la succession familiale d’Idriss Deby en sont l’illustration, à laquelle il faut ajouter le dramatique exemple de ce qui se révèle de plus en plus sur le rôle de la France dans son soutien aux génocidaires du Rwanda.

Ne pensez-vous pas qu’un front mondial anticolonialiste et anti-impérialiste est plus que nécessaire ?

Tous les peuples en ont besoin, y compris ceux des puissances impérialistes. Les logiques qui président à l’économie libérale aboutissent à une accumulation de richesses inouïes pour les privilégiés, d’un côté, et à l’appauvrissement de la grande masse de la population, de l’autre. La planète souffre également de cette économie à courte vue qui pille le bien commun de ses ressources et tourne le dos à un codéveloppement raisonnable au profit de tous.

Quelle est votre opinion à propos de la situation catastrophique qui prévaut en Libye ? Ne croyez-vous pas que Sarkozy doit rendre des comptes à la justice sur son intervention criminelle en Libye ?

Ce qui se passe en Libye et dans les pays du Sahel était tout à fait prévisible après l’agression qui ne visait qu’à éliminer un chef d’Etat gênant pour les visées impérialistes sur l’Afrique. Le mauvais scénario qui a prévalu à l’intervention militaire de 2011 était illustré de mensonges. Ses auteurs, le duo Sarkozy/Cameron et leur scribe BHL, ont reçu l’approbation d’Obama, la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de lancer les armées était assurée, d’autant que La Ligue arabe était partie prenante de l’affaire. Les opinions publiques internationales ont été bien préparées pour accepter une coalition d’opérations militaires aux noms de codes séducteurs : Harmattan pour la France, Ellamy pour le Royaune-Uni, Odyssey Dawn pour les Etats-Unis, Mobile pour le Canada, Unified Protector pour l’OTAN. Qui peut croire que la sécurité des habitants de Benghazi était l’objet d’une telle armada ? Si Sarkozy a joué un rôle moteur dans cette tragédie pour la Libye et le Sahel, les complices devront aussi rendre des comptes aux Africains.

A votre avis, comment peut-on combattre efficacement le néocolonialisme ? N’est-il pas dans l’intérêt des peuples de la planète de se débarrasser des calamités telles que le capitalisme, l’impérialisme et le néocolonialisme qui détruisent tout sur leur passage ?

Il me semble que la prise de conscience des peuples sur les dangers du néocolonialisme ne peut être dissociée de la même prise de conscience devant les dégâts de l’économie libérale sur le vivant. La course aux profits effrénée nous conduit dans le mur. On ne peut dissocier la lutte pour la préservation de l’environnement, la lutte pour les droits des femmes, la lutte contre les inégalités scandaleuses face à l’accès aux soins du contexte global que vous avez justement nommé : capitalisme, impérialisme et néocolonialisme.

Pouvez-vous nous parler de votre association et de ses actions ?

L’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) est une organisation anticolonialiste et anti-impérialiste qui informe en France sur les réalités historiques et contemporaines de l’Afrique, politiques, sociales et culturelles. Nous participons à divers collectifs de solidarité en France et à l’international, nous menons et participons à des campagnes pour dénoncer des atteintes aux droits de l’Homme et des peuples, le pillage des ressources naturelles du sous-sol et des océans, les accaparements de terres et l’agrobusiness qui met en cause l’agriculture vivrière. Nous soutenons les luttes d’émancipation des peuples d’Afrique pour leur souveraineté, des accords économiques d’intérêts réciproques, la fin de l’ingérence des puissances économiques qui interfèrent dans la libre détermination des peuples à choisir leurs dirigeants, contre les interventions militaires et la présence de troupes étrangères en Afrique et pour l’amitié entre les peuples et préserver la paix.

M. A.

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2021/05/25/interview-manipulation-et-chantage-du-maroc-revelations-de-michele-decaster/

Que vive la résistance palestinienne !

Publié le Mis à jour le

Peut être une image de 7 personnes et plein air
Peut être une image de 1 personne

Alors que nous célébrions l’Aïd, nous avons de nouveau assisté aux crimes ignominieux commis par l’entité sioniste d’Israël sur le peuple palestinien. En cette période de fête pour les musulmans, les bouchers de Tel Aviv ont décidé d’offrir les enfants de Gaza au minotaure, leur dieu. Pendant que le monde regarde ailleurs, les sionistes assassinent des enfants, des femmes, des vieillards, en prétendant qu’ils sont des terroristes, leur justification habituelle à leurs bombardements meurtriers. Cette fois, cependant, l’entité sioniste édifiée sur le mensonge, la spoliation des terres palestiniennes, et le génocide du peuple de Palestine, s’est heurtée à une résistance qui a fait fuir ses soudards vers leur tanière. Nous avons vu une résistance qualitative qui fabrique ses armes à Gaza, pourtant sous un embargo criminel depuis des années. La résistance à l’occupation et à l’oppression de l’entité sioniste est un devoir sacré et nous la voyons à l’œuvre aujourd’hui.

Gaza la martyre a montré au monde que la résistance n’est pas un vain mot ni un rêve passager en réussissant à frapper le cœur même de l’ogre sioniste qui a, une fois de plus, montré sa face hideuse au monde entier, celle des assassins et des génocidaires qui se repaissent du sang des innocents. La vie des sionistes est jonchée de cadavres. Ils se prétendent agressés mais ils ne sont que des criminels, des menteurs, des voleurs, des pilleurs de terres, des usurpateurs… Ils n’existent que par les nombreux massacres qu’ils ont perpétrés contre un peuple qui a le droit, comme tous les peuples, de vivre libre sur la terre de ses ancêtres. Le sionisme est un stade supérieur du racisme, car il considère le palestinien comme un sous-homme. Massacrer les Palestiniens est une mission divine pour ces criminels qui ont la même conception de la vie que les waffen SS. Ces bouchers des temps modernes se prennent pour des demi-dieux qui ont le droit de vie et de mort sur ceux qu’ils ont colonisés.

Un ami palestinien, écrivain et poète, m’envoie le bilan quotidien des massacres et me décrit en direct la vie à Gaza. Je vois des visages qui ne sont désormais plus parmi nous, des regards insoutenables, des mères effondrées devant les corps de leurs enfants, des pères en larmes portant leur bébé mort, des maisons en ruines. J’entends les hurlements des enfants terrorisés par les bombes. C’est affreux !

Pendant ce temps, les médias et les organisations « humanitaires » fantoches n’osent pas bouger le petit doigt devant le fascisme sioniste. Qu’est-il advenu de la conscience du monde ? Où sont donc les fervents partisans des « droits de l’Homme » ? Où est passée leur indignation à géométrie variable ? Ohé !!! Où êtes-vous donc ? Où sont vos droits de l’Homme ? votre démocratie ? votre liberté d’expression ? Vous avez vendu vos consciences pour quelques dollars, Messieurs les politicards et journaleux. Vous êtes des lâches vils et traîtres. Vous n’êtes que les pions du sionisme et de l’impérialisme, des chiens qui remuent la queue en léchant la main de celui qui paie le mieux. Quelle honte ! Vous avez perdu toute dignité, bande de larbins, et n’oubliez pas, vous qui confondez les termes bourreau et victime, que vous êtes autant coupables que cette armée sioniste du déshonneur si forte dans l’assassinat des bébés, mais tellement veule face à la résistance palestinienne. Mais sachez que les avions et les bombes n’y changeront rien, malgré les morts et les ruines de Gaza, la Palestine dans son ensemble résiste.

Devant les crimes commis contre un peuple, contre des enfants et des bébés, on a vu que dans toute la planète, des frères de combat, des justes, des compagnons de la résistance, sont sortis fouler aux pieds le drapeau de la honte et du déshonneur, celui de l’entité sioniste d’Israel, symbole du génocide du peuple palestinien. Ces frères de combat sont dans tous les pays et ils brandissent avec fierté le drapeau de la Palestine. Ils nous montrent que la résistance face au sionisme et à l’impérialisme est un devoir pour chacun d’entre nous.

Ce nouveau carnage commis en toute impunité par l’entité sioniste contre nos frères palestiniens a dépassé toutes les limites. Les meurtres sont devenus un rituel, celui de la barbarie sioniste assoiffée de sang. Car depuis 1948, nous assistons à un véritable génocide sans que la « communauté internationale » ne s’en émeuve. Israël massacre, se gave du sang des innocents, et tout le monde regarde ailleurs. Les Occidentaux soutiennent ouvertement ces tueries, prétendant qu’Israël a « le droit de se défendre » et ce vieux débris sénile de Biden, chef de la flopée de valets serviles de l’entité sioniste, vient d’accorder une aide de $135 millions pour octroyer des armes sophistiquées à Israël. Quant aux traîtres arabes, ils ont prouvé qu’ils sont et seront toujours des lâches. On a vu ces roitelets et présidents prosternés devant leurs maîtres sionistes. Ces dirigeants arabes sont morts depuis longtemps, plus morts que les enfants palestiniens aux yeux qui brillent, ces victimes innocentes dont les yeux nous marquent à jamais.

L’immortalité des innocents et des résistants face à la férocité des oppresseurs est le résultat d’une épopée, celle de la résistance, et ce, depuis l’aube des temps. On se souvient encore aujourd’hui de Spartacus qui a défié Rome. On oublie les traîtres et on célèbre les résistants. L’immortalité, c’est le chant de la résistance et elle ne figure pas dans vos palais luxueux où le sang dégouline des rideaux de vos chambres fastueuses remplies d’intrigues et de crimes, où l’on ne parle que de fric et de business. Le déshonneur, c’est vous qui l’incarnez, Messieurs les adeptes de la « normalisation » avec le sionisme, Messieurs les dirigeants corrompus par le profit et le pouvoir, acceptant l’indignité pour persister dans vos vies de vassaux d’Israël. Je vomis votre trahison et vos lâchetés. Les gosses de Gaza ont plus d’honneur que vous tous réunis et ils peuvent donner des leçons sur la vie et sur la mort à l’humanité entière. Ils peuvent nous apprendre comment mourir debout face à l’ignominie sioniste, face à la tyrannie impérialiste, face à l’oppression d’une entité qui n’existe que par la trahison historique des bédouins du Golfe et de la monarchie décadente du Maroc, ainsi que par la volonté d’un Occident colonisateur et impérialiste.

Je suis fier d’appartenir à un pays qui s’appelle l’Algérie et qui n’a pas voulu de cette « normalisation » avec l’entité criminelle et génocidaire d’Israël, n’en déplaise aux serviteurs du sionisme qui veulent la fin du rêve des enfants de Novembre. Je crache sur ces traîtres à la solde de l’empire qui s’en prennent à notre patrie en obéissant comme des caniches à l’agenda sioniste. Et je suis fier que les Palestiniens sous les bombes brandissent le drapeau de nos martyrs, dont le sang montre le chemin à la résistance palestinienne. Nos frères palestiniens ont compris que l’Algérie restera toujours fidèle à ses principes, qu’elle et son peuple soutiendront éternellement la Palestine parce que nous avons nous aussi connu la nuit coloniale et que nous avons réussi à nous en libérer au prix du sang et des larmes. C’est la raison pour laquelle, nous, les Algériens, nous aimons tant la liberté, parce que nous en avons été privés pendant 132 ans. Pour les Algériens, la cause palestinienne est la mère de toutes les causes.

Par fraternité et pour l’humanité, nous combattons cette entité sioniste, et parce que nous sommes tout simplement humains, nous brandissons le drapeau palestinien. Et nous raconterons à nos enfants : « il était une fois la résistance… ».

Mohsen Abdelmoumen

American historian John W. Kiser talks about Emir Abdelkader

Publié le Mis à jour le

AEK Emir Abdelkader
Painting by Jean-Baptiste Huysmans representing Emir Abdelkader protecting the Christians. D. R.

In your opinion, isn’t Emir Abdelkader al -Jazairy a model for all humanity?

Yes, so long as his practice of polygamy is not a problem for humanity.  Nevertheless, he exemplifies a unity of mind, body and spirit that is rare.  He embodied the four virtues, set forth by Thomas Aquinas, necessary to lead a moral life: intellect, just behavior, ethical courage and self mastery.  With a proper introduction, chapter 21 (The Emir’s Letter) might be reproduced as a pump priming pamphlet for worldwide distribution and explaining the deep importance of Jesus, as witnessed by the popularity of Issa as a name for boys.  I am certain such information would surprise most non-Muslims and cause them to reflect on what else they don’t know.

Algeria, which suffered a genocidal, criminal and infamous French colonialism. What is your view of the colonial night that Algeria and the Algerian people experienced?

France’s encounter with the Arab Berber world was one of many similar confrontations of Europeans with “primitive” native cultures at the time.  The big land grab for  raw materials and markets was enjoyed by Britain, Spain, Portugal, Holland, Italy and of course, the USA.  How does one rank France ?  France was a creature of its times.  First as a colonizer, later as an anti-communist warrior, along with the U.S. and its policy of incineration of Vietnamese.  There may have been others, possibly much worse – Belgian Congo, for example.  But they all shared a common contempt of so-called “primitive” people, who themselves were not immune to similar discrimination among their tribal cultures.  It seems that looking down on others is a universal vice.

Can you tell us about the history of the city of Elkader? How did the idea come about to create a city with the name of Emir Abdelkader al-Jazairy?

Founded in 1846 in what is today, Iowa by three home grown American lawyers who had gone west to make their fortunes.  Prospecting for a site to lay out a new town that would have a water driven flour mill, Timothy Davis was asked by his colleagues to name the future village.  He mentioned his admiration for the ‘plucky Arab chieftan, Emir Abdelkader’ but suggested shortening the name to make it more pronounceable for American tongues.   At the time Americans reading Littel’s Living Age were rooting for the emir who became known for his resilience and cleverness in this David vs Goliath struggle with France.  The lawyers likely remembered America’s recent struggle with a supercilious England and its superior attitudes toward its own colonists.

Can you tell us about Abdelkader Project?

The Abdelkader Education Project was an outgrowth of the launch of Commander of the Faithful in 2008.  Given the anti-Muslim prejudices at the time, I believed the book would be quickly forgotten, despite good reviews.  I was particularly heartened by the praise from Muslims around the world – especially Algerians.  In order to draw attention to the book, Kathy and I decided to organize an annual essay contest for local students, who were challenged to write a 1500 word essay addressing the question “Why is Abdelkader relevant to the world today?”  As interest grew, we decided to create a  501(c)3 non-profit organization to solicit funds for essay prize awards.  We also learned that the year 1917 was the last time that local students had been reminded of their heritage, proudly naming their athletic teams names like “The Arabs” and “The Chieftans.”

In these moments of great turbulence, doesn’t the world need the thought of Emir Abdelkader al -Jazairy ?

Yes, it does. Just as it needs the thought and good examples of others, such as Tolstoy, Gandhi, Mandela, and Yitzak Rabin.  Statesmen who can move beyond tit for tat and take the high road.

Some chaos theorists talk about the clash of civilizations, didn’t Emir Abdelkader demonstrate the limits of these theses? . In your opinion, don’t civilizations feed off each other?

The problems are not with religion but with people.  Mostly, ignorant people who have not studied the tenets of their own faith, or use its teachings as an a la carte menu.  Sura 5:28 should be embraced by all thinking people.

“If God wanted, he could have made us all the same, instead, God created different tribes and nations so that they might learn to know one another and compete in good works.”                            Sura 5:28

Isn’t Emir Abdelkader al -Jazairy, in your opinion, a bridge between the West and the East?

Yes, I do think Abdelkader could become a bridge.  Today, his example should be used in the near term as a bridge between France and Algeria.  France and Algeria need to look toward the future, not the past.  Their leaders need to lead like Mandela and practice forgiveness.

Commander of the Faithful, a magnificent book that retraces the life of Emir Abdelkader al -Jazairy. Don’t you think this beautiful story should be read in all schools and universities around the world?

Yes, of course! (This has been proposed by Sayyid Syeed, longtime president of the Islamic Society of North America.)

Don’t you think that the universal heritage of Emir Abdelkader al -jazairy is immortal?

Yes, there is a universal heritage that slipped through the cracks of history.  He should be viewed as deserving of status similar to Rumi, but with more diverse attributes.  This is why I wanted him NOT to become “alms to oblivion” as Charles Henry Churchill feared when he wrote the first English language biography of the emir.  This was made possible in 1860, when the emir granted him an hour a day for six months to ask questions.  Shortly after concluding his interviews, the emir’s reputation was validated by his interventions in Damascus to protect the lives of thousands of Christians and Jews against the Druze.  Churchill dedicated the book in 1869 to Louis Napoleon, III, the emir’s liberator.  This is my contribution to assist Churchill.

Has humanity understood the enlightenment thought of Emir Abdelkader al-Jazairy?

I cannot speak for humanity, but clearly the emir’s story is resonating with and capturing the attention of people everywhere, raising overall awareness.  This is why film, art, theatre, fashion, cuisine, the equestrian world, video gaming are all future paths of  influence.

Have you thought of creating a partnership with Algeria as part of your work in Abdelkader project?

Yes, I have and am aiming at doing just that, with the help of good planning and organization.  We have a model for doing such in Pakistan, where an Urdu version of Commander was provided by Mohammad Khan Nasr, a highly respected, conservative Pakistani editor of journal al Sharia.  There is now a demand for a A Dari/Pashto version.  (See linked video re: Nasr Khan’s validation of COTF at the )Rumi Forum.

It is not clear whether the current instability in Algeria will hinder or help promote a serious re-engagement with the emir and his importance as a model for Algerians and the rest of the world.

Interview realized by Mohsen Abdelmoumen

Who is John W. Kiser?

John Kiser is one of AEP’s founders. He is an author, philanthropist, and entrepreneur. He serves on the board of the William and Mary Greve Foundation from which position he has been spearheading, for the past twenty-five years, projects to address America’s dangerous ignorance of the Muslim faith. It is an ignorance, he has learned, that also infects Muslim communities.

His engagement with the Muslim world began in 1994, after winding down Kiser Research, Inc. in Washington D.C., a business that challenged the conventional wisdom about Russian secretiveness and won national attention by documenting and implementing opportunities for acquiring advanced technologies and intellectual property rights from Russia. His innovative thinking was recognized by both congressional intelligence committees and the Russian Academy of Science in 1993.

In the early 90’s John took his family to France for a sabbatical. His goal was to improve his French, read the Bible, and expose his children to other cultures. Ten years later, two books emerged: “The Monks of Tibhirine: Faith, Love and Terror in Algeria”, and “Commander of the Faithful: A Story of True Jihad”. In 2012, John’s book about French Benedictine monks was the basis for the Cannes Festival’s award-winning film “Of Gods and Men”.

In 2008, the launch of the book “Commander of the Faithful” in Elkader, Iowa, led to the creation of the Abdelkader Education Project. AEP is now developing strategies for the globalization of Abdelkader as a teacher for the world. Today, audiences for the Emir’s demonstrated values and universalist thinking include educators, civic leaders, diplomats, religious communities and the military.

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2021/05/12/interview-lhistorien-americain-john-w-kiser-se-confie-sur-lemir-abdelkader/

L’historien américain John W. Kiser se confie sur l’Emir Abdelkader

Publié le Mis à jour le

AEK Emir Abdelkader
Tableau de Jean-Baptiste Huysmans représentant l’Emir Abdelkader protégeant les chrétiens. D. R.

Mohsen Abdelmoumen : Selon vous, l’Emir Abdelkader Al-Jazairy n’est-il pas un modèle pour toute l’humanité ?

John W. Kiser : Oui, tant que sa pratique de la polygamie n’est pas un problème pour l’humanité. Néanmoins, il est l’exemple d’une unité d’esprit, de corps et d’âme qui est rare. Il incarne les quatre vertus énoncées par Thomas d’Aquin, nécessaires pour mener une vie morale : l’intelligence, le comportement juste, le courage éthique et la maîtrise de soi. Avec une introduction appropriée, le chapitre 21 (La lettre de l’Emir) pourrait être reproduit comme un pamphlet d’amorçage de pompe pour une distribution mondiale et expliquant la profonde importance de Jésus, comme en témoigne la popularité d’Issa comme nom de garçon. Je suis certain qu’une telle information surprendrait la plupart des non-musulmans et les amènerait à réfléchir sur ce qu’ils ignorent encore.

L’Algérie, qui a subi un colonialisme français génocidaire, criminel et infâme. Quel regard portez-vous sur la nuit coloniale qu’ont connue l’Algérie et le peuple algérien ?

La rencontre de la France avec le monde arabo-berbère est l’une des nombreuses confrontations similaires des Européens avec les cultures indigènes «primitives» de l’époque. La Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, la Hollande, l’Italie et, bien sûr, les Etats-Unis ont profité de la grande ruée vers les matières premières et les marchés. Comment classer la France ? La France était une créature de son temps. D’abord, en tant que colonisateur, puis en tant que guerrier anticommuniste, tout comme les Etats-Unis et leur politique d’incinération des Vietnamiens. Il y en a peut-être eu d’autres, peut-être bien pires – le Congo belge, par exemple. Mais ils avaient tous en commun le mépris des peuples dits «primitifs», qui, eux-mêmes, n’étaient pas à l’abri d’une discrimination similaire au sein de leurs cultures tribales. Il semble que le mépris des autres soit un vice universel.

Pouvez-vous nous parler de l’histoire de la ville d’El-Kader ? Comment est née l’idée de créer une ville portant le nom de l’Emir Abdelkader Al-Jazairy ?

Fondée en 1846 dans ce qui est aujourd’hui l’Iowa par trois avocats américains partis faire fortune dans l’Ouest, alors qu’ils cherchaient un site pour implanter une nouvelle ville dotée d’un moulin à farine actionné par l’eau, ses collègues demandèrent à Timothy Davis de nommer le futur village. Il mentionne son admiration pour le «chef arabe courageux l’Emir Abdelkader» mais suggère de raccourcir le nom pour le rendre plus prononçable pour les langues américaines. A l’époque, les Américains qui lisaient Living Age de Littel encourageaient l’Emir, qui s’est fait connaître pour sa résilience et son intelligence dans cette lutte de David contre Goliath avec la France. Les avocats se souvenaient probablement de la lutte récente de l’Amérique contre une Angleterre hautaine et de ses attitudes supérieures envers ses propres colons.

Pouvez-vous nous parler du projet Abdelkader ?

Le projet éducatif Abdelkader est né du lancement du livre Le Commandeur des croyants en 2008. Compte tenu des préjugés antimusulmans de l’époque, je pensais que le livre serait rapidement oublié, malgré les bonnes critiques. J’ai été particulièrement encouragé par les éloges des musulmans du monde entier, notamment des Algériens. Afin d’attirer l’attention sur le livre, Kathy et moi avons décidé d’organiser un concours annuel de rédaction pour les étudiants de la région, qui devaient rédiger un essai de 1 500 mots répondant à la question suivante : «En quoi Abdelkader est-il pertinent pour le monde d’aujourd’hui ?» L’intérêt grandissant, nous avons décidé de créer une organisation à but non lucratif de type 501(c)3 afin de solliciter des fonds pour l’attribution des prix de rédaction. Nous avons également appris que c’est en 1917 que les élèves de la région ont été rappelés à leur héritage, en donnant fièrement à leurs équipes sportives des noms tels que «The Arabs» et «The Chieftans».

En ces moments de grandes turbulences, le monde n’a-t-il pas besoin de la pensée de l’Emir Abdelkader Al-Jazairy ?

Oui, il en a besoin. Tout comme il a besoin de la pensée et des bons exemples d’autres personnes, telles que Tolstoï, Gandhi, Mandela et Yitzhak Rabin. Des hommes d’Etat capables d’aller au-delà du chacun-pour-soi et de prendre la voie la plus noble.

Certains théoriciens du chaos parlent du choc des civilisations, l’Emir Abdelkader n’a-t-il pas démontré les limites de ces thèses ? Les civilisations ne se nourrissent-elles pas les unes des autres ?

Le problème ne vient pas de la religion mais des gens. La plupart du temps, il s’agit de personnes ignorantes qui n’ont pas étudié les principes de leur propre foi ou qui utilisent ses enseignements comme un menu à la carte. La sourate 5:28 devrait être adoptée par toutes les personnes qui réfléchissent. «Si Dieu le voulait, il aurait pu nous faire tous pareils ; au lieu de cela, Dieu a créé des tribus et des nations différentes afin qu’elles apprennent à se connaître et à rivaliser dans les bonnes œuvres.» (Sourate 5:28).

L’Emir Abdelkader Al-Jazairy n’est-il pas, selon vous, un pont entre l’Occident et l’Orient ?

Oui, je pense qu’Abdelkader peut devenir un pont. Aujourd’hui, son exemple doit être utilisé à court terme comme un pont entre la France et l’Algérie. La France et l’Algérie doivent se tourner vers l’avenir, et non vers le passé. Leurs dirigeants doivent diriger comme Mandela et pratiquer le pardon.

Commandeur des fidèles, un livre magnifique qui retrace la vie de l’Emir Abdelkader Al-Jazairy. Ne pensez-vous pas que cette belle histoire devrait être lue dans toutes les écoles et universités du monde ?

Oui, bien sûr ! (Cette proposition a été faite par Sayyid Syeed, président de longue date de la Société islamique d’Amérique du Nord).

Ne pensez-vous pas que l’héritage universel de l’Emir Abdelkader Al-Jazairy est immortel ?

Oui, il existe un patrimoine universel qui a glissé entre les mailles de l’histoire. Il devrait être considéré comme méritant un statut similaire à celui de Rumi, mais avec des attributs plus divers. C’est pourquoi je voulais qu’il ne devienne pas «l’aumône de l’oubli», comme le craignait Charles Henry Churchill lorsqu’il a écrit la première biographie en langue anglaise de l’Emir. Cela a été rendu possible en 1860 lorsque l’Emir lui a accordé une heure par jour pendant six mois pour lui poser des questions. Peu après la fin de ses entretiens, la réputation de l’Emir a été validée par ses interventions à Damas pour protéger la vie de milliers de chrétiens et de juifs contre les Druzes. Churchill a dédié le livre en 1869 à Louis Napoléon III, le libérateur de l’Emir. Ceci est ma contribution pour aider Churchill.

L’humanité a-t-elle compris la pensée éclairée de l’Emir Abdelkader Al-Jazairy ?

Je ne peux parler au nom de l’humanité, mais il est clair que l’histoire de l’Emir trouve un écho et capte l’attention des gens partout dans le monde, suscitant une prise de conscience générale. C’est pourquoi le cinéma, l’art, le théâtre, la mode, la cuisine, le monde équestre, les jeux vidéo sont autant de voies d’influence futures.

Avez-vous pensé à créer un partenariat avec l’Algérie dans le cadre de votre travail sur le projet Abdelkader ?

Oui, c’est ce que j’ai fait et c’est ce que je compte faire, avec l’aide d’une bonne planification et organisation. Nous avons un modèle pour ce faire au Pakistan, où une version Urdu de Commander a été fournie par Mohammad Khan Nasr, un éditeur pakistanais conservateur et très respecté du journal Al-Sharia. Il y a maintenant une demande pour une version en dari/pashto (voir la vidéo en lien concernant la validation de COTF par Nasr Khan au Rumi Forum).

Il n’est pas clair si l’instabilité actuelle en Algérie va entraver ou aider à promouvoir un réengagement sérieux avec l’Emir et son importance comme modèle pour les Algériens et le reste du monde.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Qui est John W. Kiser ?

John Kiser est l’un des fondateurs d’AEP (Abdelkader Education Project). C’est un auteur, un philanthrope et un entrepreneur. Il siège au conseil d’administration de la Fondation William et Mary Greve, d’où il dirige, depuis vingt-cinq ans, des projets visant à remédier à la dangereuse ignorance de la foi musulmane en Amérique. Cette ignorance, a-t-il appris, touche également les communautés musulmanes.

Son engagement auprès du monde musulman a commencé en 1994, après avoir mis fin aux activités de Kiser Research, Inc. à Washington D.C., une entreprise qui a remis en question les idées reçues sur le secret russe et a attiré l’attention du pays en documentant et en mettant en œuvre des possibilités d’acquisition de technologies avancées et de droits de propriété intellectuelle auprès de la Russie. Son esprit d’innovation a été reconnu par les deux commissions de renseignement du Congrès et par l’Académie des sciences de Russie en 1993.

Au début des années 90, John a emmené sa famille en France pour une année sabbatique. Son objectif était d’améliorer son français, de lire la Bible et d’exposer ses enfants à d’autres cultures. Dix ans plus tard, deux livres ont vu le jour : Les Moines de Tibhirine : Faith, Love and Terror in Algeria, et Commander of the Faithful : A Story of True Jihad. En 2012, le livre de Kiser sur les moines bénédictins français a servi de base au film Of Gods and Men, primé au Festival de Cannes.

En 2008, le lancement du livre Commander of the Faithful à Elkader, dans l’Iowa, a conduit à la création du projet éducatif Abdelkader. AEP développe maintenant des stratégies pour la mondialisation d’Abdelkader en tant qu’enseignant pour le monde. Aujourd’hui, les valeurs et la pensée universaliste de l’Emir sont connues des éducateurs, des dirigeants civiques, des diplomates, des communautés religieuses et des militaires.

M. A.

Lien vers le site de l’initiative Abdelkader Education Project : https://abdelkaderproject.org/

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2021/05/12/interview-lhistorien-americain-john-w-kiser-se-confie-sur-lemir-abdelkader/

L’Algérie face à un plan de déstabilisation à la vénézuélienne

Publié le Mis à jour le

JG L’Algérie
L’homme de Washington Juan Guaido ou le Karim Tabbou vénézuélien. D. R.

L’Algérie traverse une période très dangereuse à tous points de vue, principalement au niveau sécuritaire avec des opérations douteuses fomentées par des entités bien organisées manœuvrant pour un agenda impérialiste et sioniste. Ce scénario nous rappelle le Venezuela où les forces réactionnaires à la solde de l’impérialisme US ont voulu introniser un président non élu. Ce complot a échoué grâce à la mobilisation du peuple vénézuélien qui est resté fidèle au chavisme.

En Algérie, les différents groupes subversifs qui servent l’agenda impérialiste poursuivent leur œuvre destructrice visant à démanteler l’État algérien et son armée. Les oligarques et les makistes, alliés aux résidus du FIS déguisés en Rachad, ces derniers soutenus par la gauche et l’extrême-gauche – le surréalisme à l’algérienne ! – en panne d’analyse lucide et qui décidément se trompent d’époque, accentuent leur travail de sape méthodique pendant que les regards se perdent ailleurs. Seule l’armée se rend compte du danger et a alerté le peuple algérien via la revue El Djeich dans son édition du mois de mai en parlant de « complots » de la part « des traîtres incités et soutenus par des parties étrangères » et déclarant que le peuple algérien et son Armée constitueront un mur « infranchissable » contre toutes les tentatives visant l’unité du pays, sa sécurité et sa stabilité. Cet éditorial très important intervient dans un moment crucial en évoquant l’existence de forces occultes qui veulent déstabiliser l’Algérie par tous les moyens. Nous n’avons pas cessé d’attirer l’attention sur les actions subversives des groupes comme Rachad, le Mak, les oligarques, ainsi que certains partis politiques alliés de ces groupes réactionnaires, tous unis pour détruire l’Algérie.

L’Algérie des martyrs de Novembre est plus que jamais menacée de disparition si un sursaut patriotique ne se produit pas dans les plus brefs délais. Il est urgent d’effectuer une reprise en main de la situation en frappant à la Poutine si nécessaire et surtout de neutraliser définitivement ces forces obscures qui veulent faire tomber l’Algérie sous un prétexte fallacieux, celui d’installer une « démocratie » importée et fabriquée dans les laboratoires de la DGSE et de la CIA. Le danger est imminent, les acteurs sont en place et le scénario est bien ficelé.

La récente action des soi-disant pompiers voulant marcher sur la Présidence est très dangereuse et nous renseigne sur le degré de gravité de la situation, car après les pompiers et les faux pompiers (qui est derrière cette opération ? suivez mon regard…), nous risquons d’assister à d’autres plans plus périlleux encore, le but des traîtres visant toujours le démantèlement de notre armée qui est le seul rempart face à l’offensive impérialiste contre notre pays. Le jeu est très clair et l’on remarque un bond qualitatif dans la subversion. Comment se fait-il que depuis le début du mois du ramadan et à la veille des élections législatives, les prix des légumes et des fruits flambent, des pénuries sont organisées, des grèves sont enclenchées ? L’heure est très grave et l’Algérie est à la croisée des chemins. Tous ces mouvements ne sont pas spontanés, tout est bien rodé et réglé comme une horloge, le timing est parfait pour frapper l’Algérie et sa colonne vertébrale, l’armée nationale populaire. Le programme est préparé d’avance et a fait ses preuves au Venezuela où l’impérialisme a voulu destituer Nicolas Maduro, le président démocratiquement élu par son peuple, et installer à sa place Juan Guaido, la marionnette de l’impérialisme US.

Le rôle de certaines ambassades dans cette action de déstabilisation est flagrant. On voit par exemple les pantins de l’impérialisme et du sionisme posant pour des selfies avec l’ambassadeur de France. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est un pur hasard et que nous sommes complotistes.  Le rôle de l’ambassade de France ainsi que celles d’autres pays est incontestable et les forces antinationales qui servent l’agenda de l’empire sont démasquées au grand jour. La France ne guérira jamais de la perte de l’Algérie, et on le constate régulièrement par ses manœuvres perfides. Pour convaincre les sceptiques, ce 21 avril dernier, un groupe de généraux français ont provoqué un séisme politique avec une lettre à Macron, le choix de la date nous rappelant le fameux coup d’État contre de Gaulle en 1961. Pourquoi les relais médiatiques de la France en Algérie n’en ont-ils pas parlé ? Nom d’une pipe, pourquoi restez-vous silencieux quand il s’agit de Fafa ? La trahison est malheureusement partout dans notre cher pays.

La France qui agonise quotidiennement veut impérativement déstabiliser l’Algérie pour des raisons plus qu’évidentes, à savoir l’accaparement de nos richesses tout en se vengeant d’une défaite humiliante suite à une révolution qui les a fait sortir de l’Histoire et qui a entraîné la décolonisation de toute l’Afrique. La France restera toujours un ennemi avec, bien sûr, le Makhzen marocain larbin qui accueille tous les félons et toutes les forces réactionnaires qui opèrent à partir du Maroc comme à l’époque où celui-ci servait de base arrière aux terroristes qui ont massacré des centaines de milliers d’Algériens. Aujourd’hui, le Maroc joue le rôle de la Colombie face au Venezuela, abritant tous les ennemis de l’Algérie et soutenant tous les groupes hostiles à l’Algérie et à l’armée algérienne.

Dans les mouvements houleux qui se produisent chaque jour, rien n’est spontané ou le fruit du hasard, ni les grèves, ni les pénuries, ni ce pseudo mouvement populaire qui s’appelle le Hirak et qui est devenu un réel danger pour le pays, car il regroupe toutes les crapules et autres traîtres de la nation qui ont bouffé à tous les râteliers et qui se prennent pour des révolutionnaires, les révolutionnaires du vendredi saint. Ce Hirak qui nous a tant enthousiasmés au début est devenu une vraie calamité et symbolise la misère politique, car il est incapable d’offrir une alternative. Il n’a pas pu participer à la construction d’une nouvelle configuration politique. Au contraire, il se limite à des manifestations rituelles vides de sens et qui n’ont qu’un seul but : installer le chaos. Dans l’Algérie de 2021, des mercenaires à la solde de l’impérialisme scandent des slogans surréalistes comme « moukhabarate irhabia » (services de renseignement terroristes). Montrez-nous dans quels pays on peut scander des slogans contre les services de renseignement ! « Madania machi askaria » (État civil et pas militaire). Dans quels pays au monde peut-on s’en prendre impunément à l’armée ? Essayez donc en France, au Royaume Uni, aux USA, et même au Maroc ! C’est hallucinant. Mais tout le monde s’en accommode. Et, bien sûr, les pétitions contre l’Algérie continuent à pleuvoir, des pseudos opposants qui se sont empiffrés grâce à l’argent du peuple algérien font leur cinéma et d’autres « militants », tels Sisyphe, poursuivent leurs égarements, évoluant dans une sphère régressive qui les a menés droit dans les bras de tous les traîtres, oligarques, séparatistes du Mak, rachadistes du néo FIS.

Le danger est imminent et à la veille d’une élection législative que ces forces occultes veulent faire capoter, l’échec du mouvement populaire est symbolisé par cette majorité silencieuse qui assiste à tous ces périls comme on regarde un match de foot, cette majorité silencieuse qui ne veut pas se mobiliser pour sauvegarder un pays pour lequel des millions de martyrs se sont sacrifiés. Elle ne se sent pas concernée par son propre destin. Quelle tristesse. C’est une tragédie algérienne. L’abstentionnisme de cette majorité silencieuse qui renoue avec le « chacun pour sa poire » coûtera cher à notre pays. Pourtant, on a vu que ces groupes subversifs disposent de logistique et même d’armes. Ils n’attendent que le moment pour passer à l’action armée. Chacun sait que les terroristes de Rachad ou du Mak ne se transformeront jamais en mouvement pacifique. On connaît leur stratégie ainsi que tous leurs plans.

Comment faire pour mobiliser le peuple face à ces groupes de mercenaires et de traîtres ? C’est une question très importante. Malheureusement, l’enjeu de la sauvegarde de l’Algérie ne semble pas intéresser grand monde. Or, toutes les forces réactionnaires à la solde de l’impérialisme recrutent. La stabilité de l’Algérie est vitale, et ces groupes de renégats poussent vers une confrontation entre l’armée et le peuple. Ils commencent à attaquer la police et le DG de la police nationale qui sont des cibles de choix pour ces scélérats. C’est dans ce contexte qu’ils ont créé ce scénario catastrophique des pompiers, un de plus dans leur programme quotidien pour arriver à leurs fins, tous les moyens étant bons pour brûler l’Algérie.

L’équation est compliquée et les enjeux sont tellement énormes que l’Algérie face à toute cette hostilité risque le pire. Il faut impérativement contrer le projet de démantèlement de notre patrie et de notre armée, et je rends un hommage vibrant à nos soldats, les dignes fils du peuple, qui sécurisent les milliers de kilomètres de nos frontières par tous les temps. Je rends hommage aussi à ces braves soldats qui combattent le terrorisme dans les maquis où certains trouvent la mort. Ils nous protègent, montrons-leur notre reconnaissance en les protégeant à notre tour.

Il faut sonner la mobilisation générale, tout le monde doit s’impliquer car les impérialistes et les sionistes redoublent de férocité. Prenons exemple sur le Venezuela où les patriotes ont mis en place des comités de vigilance. Là-bas, c’est le peuple et l’armée, ensemble, qui ont contré le plan impérialiste. Nous devons impérativement sauvegarder la souveraineté de notre pays et épauler notre armée contre cette offensive terrible des néo-colonialistes et impérialistes de tous bords, car aujourd’hui les alliances contre nature de forces occultes risquent d’être fatales. Le reste c’est du blabla de salonnards. L’Algérie a besoin d’actions et non pas de parlotte vide de sens. Il faut une stratégie de résistance qui impliquera le peuple dans un projet national, consensuel et qui sera la continuité de l’œuvre des Novembristes face à l’agenda des courants révisionnistes et autres charlatans de la politique. L’Algérie doit résister à tous les assauts impérialistes et elle ne peut compter que sur ses fils authentiques.

La génération qui a chassé le colonialisme nous a légué un pays en se sacrifiant. C’est le sang de nos martyrs qui a fondé l’Algérie. Notre génération à nous doit absolument réussir sa mission de sauvegarder ces acquis majeurs. Notre devoir est de défendre la souveraineté de notre pays contre toute tentative de démantèlement. Il s’agit d’une mission patriotique.

Mohsen Abdelmoumen

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2021/05/06/contribution-lalgerie-fait-face-a-un-plan-de-destabilisation-a-la-venezuelienne/

David Cumin: « The enemy is jihadism backed by Salafism »

Publié le

David Cumin (@KiwiDaveC) | Twitter

While reading your book Manual of the Law of War, I thought of the Iraqi children bombed with depleted uranium and the Libyan people, the Palestinian people… Etc. I remember Colin Powell who lied to us live in the UN. Are the imperialist wars against the peoples legitimate?

Imperialist wars » are neither legitimate nor legal. Only defensive wars, against aggression (art. 51 of the UN Charter), and wars of national liberation, against colonialism (a concept precisely defined by the relevant UNGA resolutions), as well as the use of armed force authorized by the UNSC under Chapter VII of the Charter, are legal. Some States also claim the right to intervene against « terrorism » and the « proliferation » of « weapons of mass destruction » or to overthrow governments that seriously violate human rights. But only the self-authorization of the UNSC makes the state’s use of armed force outside of self-defense lawful. There is also a principle of non-interference in any civil war, which is rarely respected. Obviously, each State tries to invoke a just cause and to put international law on its side, and no one claims to be « imperialist » or « aggressive ». The States being equally sovereign, their allegations are also equally sovereign… I do not believe that Iraqi children were targeted by depleted uranium bombs. As for the Libyan people, they suffered a civil war with Franco-American intervention alongside the insurgents against the Gaddafi government. The tragedy of the Palestinian people is intimately linked to the implementation of the Zionist project for over a century. As for lying, it is the most common vice of the human species, the species endowed with intelligence and speech: who has never lied?

The Law of War (volume 1, 2, 3): a treatise on the use of armed force in international law. Isn’t international law a farce, or just the right of the strong to crush the weak?

International law does not have the same structure as domestic law, because it does not derive from sovereignty, and therefore from a verticality endowed with a power of sanction (State/individuals); it derives from a plurality of equally sovereign States, and therefore from a horizontality, with the only supranational power of sanction falling to the UNSC. But the UNSC itself is composed of States: fifteen, including five permanent ones with a « right of veto » (art. 27-3 of the Charter); the UNSC adopts its resolutions by nine votes out of fifteen without the express veto of one of the Five, neither the absence nor the abstention being considered as a veto; if there is no consensus in the UNSC, the latter is struck by paralysis. The UNSC then falls silent, the States speak, and each one makes its own allegation. On the other hand, there is no compulsory judge in international relations: the jurisdiction of the ICJ depends on the prior and revocable acceptance of the States. But inter-national law does exist: there is the dialectic of the permitted and the prohibited, as well as transgression, which presupposes a rule. This is the essence of law. International law has as its sources conventions, thus the concordance of will of the States, and customs, that is to say a general State practice carrying general legal conviction. Law is susceptible to instrumentalization, by the Great as well as by the Small or Medium. International law does not authorize any crushing, but intends to repress it. International law protects. It is the antithesis of the « right of the strongest ». It moderates power relations, without suppressing them. If international relations were nothing but a jungle, how and why would there remain dozens of small states? The UNGA has created a right to decolonization by force. Is this the « right of the strongest »? Ditto the derogatory treatment in international trade law that developing countries enjoy.

Why does the world turn a blind eye to wars like the one in Yemen led by Saudi Arabia and the Emiratis? Don’t these wars only serve the interests of the military-industrial complex?

The « world » does not close its eyes. The conflict in Yemen, part of the Saudi-Iranian antagonism, is known and deplored. However, it is true that in the Western world, Saudi Arabia is spared virulent criticism, for oil and financial reasons of course. Saudi Arabia, more precisely, Saudi-Wahhabi Arabia, is a Janus: on the religious level, it feeds a Salafism hostile to the West; on the economic level, it stabilizes the oil-gas markets, liberalises its sales in dollars, and entrusts its defence to the United States. In short, it is close to the West – despite its anti-modern ideological-religious commitment.

I interviewed many military officials and intelligence officers, among them Colonel Andrew J. Bacevich. I asked him a question, can he disobey an unethical order, and he answered in the affirmative. Don’t you think that a military man should disobey his leaders in a war that serves the interests of the powerful, a war that serves an oligarchic minority?

Military personnel, and civil servants in general, have a legal obligation to disobey an order, issued by a superior, that is manifestly illegal or of a nature to harm the public service. If they obey, their responsibility may be engaged, all along the chain of command (superior/subordinates, subordinates/superior). But the rules to which the military are subject are those of jus in bello, not jus ad bellum, in other words, they are judges of the modalities of armed conflict, not of the causes or goals of armed conflict. This is also implied by the subordination of the military command to the civilian government. The use of armed force is decided by the latter; if the government orders the use of prohibited weapons or orders prohibited armed actions, the military must disobey. What is a war « in the service of an oligarchic minority »? Every state has a government. In this respect, every state is « oligarchic ». Every government will claim a just cause. It is up to the UNSC to confirm, or to deny, if there is a consensus in the UNSC. But a military man cannot be the judge of whether to keep the peace or to go to war! That is not his responsibility. What is within his competence are the means of using armed force.

Another of your very interesting books History of War. What is war? What is it for? Who does it serve?

I define war, or armed conflict, as the collective implementation of hostility by the use, regulated, of armed force resulting in more or less durable and more or less intense fighting, thus causing victims. The functions of war in human history, or even prehistory, are multiple. Let us remember the political function, which is threefold: to win, to dominate, to change. One resorts to armed force in order to win over a rival, or to consolidate one’s power or to weaken the opposing power, or to modify the status quo – especially in the absence of a competent judge or in the event of the impossibility of obtaining a change in a peaceful manner. You are Algerian: France refuses to grant independence, nationalists resort to arms to force France to give up Algeria. This recourse serves well to change and to win.

Geopolitics of Eurasia: before and since 1991. In your opinion, is the cold war really over?

The Cold War ended in 1990 with the collapse of the Soviet bloc, German reunification without neutralization (the FRG remains a member of NATO and the EC, now the EU), the conversion of the USSR into a capitalist democracy and its dissolution in 1991. Liberalism and America won out in every respect. For ten years, post-Soviet Russia followed the West. Then, from 1998 onwards, tensions will rise and crises will multiply, giving birth to the arm wrestling between Moscow and the West, essentially on the subject of the former USSR, the issue being the maintenance in the pan-Russian fold or the tipping over into the Western attraction. This arm wrestling, this conflict, in the shadow of nuclear deterrence, takes the form of a « cold war », i.e. the implementation of hostility by all means short of the use of armed force (boycott, embargo, arms race, espionage, cyber-operations, informational struggles, support for allies against allies of the adversary…) But there is no Cold War, because Russia, which is not communist, does not oppose the West with another economic and social system, and Russia is not at the head of a camp facing the West.

You are a great researcher on defense issues. Don’t you think that the destabilization of Libya was not a serious political decision?

The overthrow of Gaddafi without the recovery of his arsenal and a controlled political transition was a catastrophic mistake. President Sarkozy made it (along with Brown and Obama); Presidents Hollande and Macron, from January 2013 to the present, are paying for it, and so are the Africans of the Sahel.

I am Algerian. Algeria and the Algerian army are the target of jihadist groups deployed in Libya. Don’t you think that Libya has become a sanctuary for jihadists that threatens not only Algeria, but the entire Mediterranean basin? Is it not in everyone’s interest to neutralize these jihadist groups?

Yes, unfortunately, Libya has become a sanctuary for jihadism, and the latter is threatening the entire region, including Algeria. It is indeed in the interest of the states of the region, of France and of all those who refuse jihadism, to eradicate it and to cooperate to this end.

Contemporary Military Strategies is a very rich book that offers us a Clausewitzian analysis of military strategy. Today, we are witnessing asymmetric warfare and concepts such as 4th generation warfare. What do you think of this evolution in the art of war?

Irregular wars », opposing partisans and soldiers, also called « asymmetrical wars », have appeared for a long time. We can go back to the Spanish guerrilla war against the Napoleonic army in 1808. In the twentieth century, everything that is resistance to occupation or anti-colonial struggles, or civil wars and various insurrections, including jihadists. A great strategic mutation followed: the « war in the population » (General Smith), rather than between states, and the objective of « pacification », rather than « victory ». Partisans deploy and conceal themselves in the population, or use the natural environment to camouflage themselves and launch attacks. It is therefore necessary to adapt the regular army to the irregular counter-war, in terms of weapons, methods and procedures, or to help the local armies in this adaptation effort if one intervenes alongside them. This transformation is well known; as far as the French army is concerned, its experience in this area is considerable, since since 1945 it has never stopped fighting irregular (non-state) forces, from Vietminh to Daesh. Experience does not, however, prevent difficulty: it is particularly difficult for a regular army, especially a Western one, to confront irregular elements, because the fight is long, it affects civilians, and it lends itself to media emotions.

I have worked a lot on issues related to terrorism. Why do you think the West is not able to fight terrorism effectively? Some countries like the United States supported terrorists in Afghanistan against the Soviet Union, some Western governments supported terrorist groups in Syria, Libya and elsewhere. Didn’t some Western governments play with fire, especially since these terrorist groups turned against the West?

The fight against terrorism is long and difficult. It requires the exercise of special police powers. The exercise of war powers only when dealing with militarized organizations. Some states, for example Western states, have supported insurgents, including jihadists, against other states, notably the USSR in Afghanistan from 1980 to 1989, or Syria after 2012. No doubt, no doubt even, from my point of view, this was a mistake, if not against the USSR during the Cold War, at least against Syria (Baathist-Alawite). Indeed, playing with jihadism is playing with fire. From my point of view, the enemy is jihadism, backed by Salafism, and from my point of view again, it is necessary to respect the equal sovereignty of States and non-interference in their internal affairs. It is also necessary to cooperate between willing and interested governments in order to fight and break the aforementioned enemy.

Interview realized by Mohsen Abdelmoumen

Who is David Cumin?

a graduate of the IEP in Lyon, has a doctorate in public law and is qualified to direct research in political science. He is a lecturer at the Université Jean Moulin Lyon 3, responsible for teaching the Law-Political Science degree and the Master’s degree in international relations at the Faculty of Law, and director of the Lyon Center for International Security and Defense Studies (CLESID). He is also a member of the Board of the Faculty of Law and of the Board of the Virtual Law School, vice-president of the College of Experts in Political Science, president of the Political Science section, as well as a member of the Institute of Comparative Strategy (ISC) and of the Board of Directors of the French Association of Security and Defense Law (AFDSD). He is the author of Unity and Division of South Africa (Paris, L’Harmattan, 2003), Carl Schmitt, political and intellectual biography (Paris, Cerf, 2005), The Thought of Carl Schmitt, 1888-1985 (Paris, L’Harmattan, 2021), French Nuclear Weapons in the Face of International and Constitutional Law (Quebec, Les Classiques des Sciences sociales, online, 2011, 1998), Le Japon, Puissance nucléaire? (Paris, L’Harmattan, 2003), L’Allemagne et le nucléaire (Paris, L’Harmattan, 2013), Histoire de la guerre (Paris, Ellipses, 2014, 2nd ed. aug., 2020), Manuel de droit de la guerre (Bruxelles, Bruylant, 2014, 2nd ed. aug., 2020), Le droit de la guerre. Traité sur l’emploi de la force armée en droit international, 3 vols. (Paris, L’Harmattan, 2015), Le terrorisme. Histoire, Science politique, Droit, 20 points clés (Paris, Ellipses, 2018), Stratégies militaires contemporaines (Paris, Ellipses, 2020), Géopolitique de l’Eurasie, avant et depuis 1991 (Paris, L’Harmattan, 2020). He directed the collective works: Centenary of the (2nd) Russian Revolution. Perceptions and contemporary representations (Paris, L’Harmattan, 2019), Hommage à Pierre Hassner. Les passions dans les relations internationales (Paris, L’Harmattan, 2020). He coordinated the 8th Annual Colloquium of the AFDSD at the University of Lyon 3, September 24-25, 2020, and the Acts of the Colloquium (Paris, Mare & Martin, 2021).