Mois: janvier 2022

La main du Mossad israélien dans l’élimination de l’équipe nationale de la CAN

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Israel to help Cameroon foster peace through sports - Journal du Cameroun

On nous dira que nous sommes des adeptes de la théorie du complot, des conspirationnistes qui voient des complots partout et pourtant les faits sont là et ils sont bien têtus. Je maintiens que notre équipe nationale a été éliminée au Cameroun grâce à une machination diabolique orchestrée par le Mossad israélien. Car en se rendant à Douala, c’est comme si l’équipe algérienne était allée jouer à Haïfa. En effet, depuis la tentative de coup d’Etat perpétré par la garde républicaine qui avait tenté de le renverser en 1984, Paul Biya, président fantoche du Cameroun, se méfie des Français qui ont toujours préféré son prédécesseur, Ahmadou Ahidjo, tout acquis au SDECE. C’est donc sur le conseil d’un diplomate américain que Biya s’adresse à Israël pour veiller sur sa sécurité et remballe les Français. Il rencontre Meir Meyuhas, ancien agent du Mossad, qui a déjà offert ses services à Mobutu au Zaïre et qui est lié à Shabtaï Shavit, patron du Mossad entre 1989 et 1996. C’est finalement le colonel Abraham Avi Sivan, officier de l’armée israélienne à la retraite et ancien attaché de défense à l’ambassade d’Israël à Yaoundé, qui est choisi pour devenir le conseiller sécurité du président camerounais. Sivan fait alors venir d’Israël des instructeurs chargés de former la garde présidentielle créée après la dissolution de la garde républicaine et s’associe avec Meir Meyuhas et son fils Sami qui disposent tous deux d’une licence exclusive du ministère israélien de la Défense pour fournir tout l’équipement nécessaire au fonctionnement de l’unité camerounaise : uniformes, armes (dont des Galil ACE 21 et des fusils d’assaut Tavor), véhicules blindés, etc. Tout provient de l’entité sioniste d’Israël avec l’aval du ministère de la Défense israélien.

Après la mise en place de la garde présidentielle, Sivan crée le BLI (bataillon léger d’infanterie), une unité d’élite dont la mission consiste à combattre le grand banditisme et qui se transforme un peu plus tard en BIR (bataillon d’intervention rapide) prenant ses ordres directement à la présidence, au grand dam de l’institution militaire qui voit ainsi s’établir une « armée dans l’armée » sur laquelle la hiérarchie n’a aucun pouvoir et qui bénéficie de financements spéciaux issus de la Société nationale des hydrocarbures, entreprise publique camerounaise. Ce financement occulte permet de dire que plusieurs compagnies pétrolières étrangères implantées au Cameroun, la plupart britanniques, et ayant conclu un accord gazier avec l’Etat camerounais, participent indirectement au fonctionnement de ce que l’on peut appeler « l’armée du président ». Le BIR est aujourd’hui commandé par un autre mercenaire israélien, le général Meyer Heres, depuis la mort de Sivan dans un crash d’hélicoptère en 2010. Meyer Heres a été conseiller militaire auprès de Mobutu au Zaïre et c’est lui qui a présenté Sivan à Biya. Depuis la disparition inopinée de Sivan, Heres est le conseiller personnel de Paul Biya chargé de la sécurité et a tout pouvoir au palais présidentiel où il est craint.

Quant aux troupes « d’élite » du BIR, elles sont réputées pour leur cruauté, ce qui a conduit diverses ONG des droits de l’homme à s’insurger contre des exactions commises par le bataillon : torture, exécutions collectives, incendies de village, viols, etc. Ces exactions ont été condamnées par l’ONU et par l’Union européenne et ont poussé les États-Unis à mettre un terme, en 2019, à une partie de l’aide militaire qu’ils offraient au Cameroun depuis plusieurs années.

La présence israélienne est tellement importante dans la capitale camerounaise que l’on a surnommé l’un de ses quartiers « the little Tel Aviv ». Les espions, les consultants, les coopérants, les instructeurs et autres mercenaires y fréquentent les bars et les hôtels de luxe. Car Biya paye bien avec l’argent public : ainsi, une ancienne recrue du BIR a révélé qu’une centaine d’instructeurs israéliens avaient passé plusieurs mois au Cameroun pour y entraîner les soldats camerounais. Chaque instructeur aurait touché 1 000 dollars par jour. Ce n’est donc pas par hasard si le Cameroun attire les aventuriers de tout poil.

Parmi eux, on trouve notamment le dénommé Eran Moas, autre Israélien, dans l’entourage de celui qui semble vouloir être président à vie et qui a mis son sort entre les mains de l’entité sioniste d’Israël. Ce Moas se présente comme un « consultant ». On le dit conseiller financier et attaché au BIR mais sa position auprès du pouvoir camerounais reste floue. Débarqué à 22 ans à Yaoundé (il en a aujourd’hui 45), Moas était alors employé par la société Tadiran, entreprise israélienne spécialisée dans les technologies de surveillance et de radars. Depuis son arrivée au Cameroun, Moas a fait fortune et ne manque pas d’en faire étalage. Il possède au moins une société dans un paradis fiscal, le Panama, et a également acquis des biens immobiliers de plusieurs millions de dollars à New York, à Los Angeles, à Haïfa et à Yaoundé. Il a aussi des intérêts dans le restaurant-cabaret select de Yaoundé, le Famous, où les clients fortunés viennent passer du bon temps. Lui-même y a ses habitudes, comme s’il était chez lui. Dans ce lieu fréquenté par la jet-set israélo-camerounaise, on a pu voir, par exemple, Samuel Eto’o passer la soirée en compagnie du patron de la Fifa, Gianni Infantino. Comment ce Moas s’est-il donc enrichi, lui qui est arrivé au Cameroun tout juste sorti de son service militaire ? Aurait-il quelque chose à voir avec le nombre d’antennes et de technologies d’interception des communications téléphoniques et électroniques qui fleurissent dans la capitale camerounaise ? En tous cas, il est très impliqué dans la gestion de la participation de la communauté israélienne au Cameroun au travers des sociétés de communication telles que MegaHertz et Ringo.

Il est utile de rappeler que le Cameroun est le pays qui a soutenu l’adhésion de

l’entité sioniste d’Israël à l’Union africaine, comme par hasard. Sachant tout cela, il est clair que les Israéliens qui sont en territoire conquis au Cameroun ont fait payer à l’Algérie ses positions en faveur de la cause juste du peuple palestinien. Ainsi, dès leur arrivée sur le sol camerounais, nos joueurs ont été victimes de harcèlement psychologique. Déjà à l’aéroport, on leur a pris leurs empreintes digitales comme s’ils étaient des délinquants. Il y a eu ensuite le choix du fameux « stade », un véritable champ de patates plutôt qu’un stade de foot et, encore un hasard sans doute, ils avaient annoncé que plus aucun match n’y serait programmé après l’élimination de l’Algérie, pour se rétracter quelques jours plus tard. Autre hasard, seule l’équipe du Cameroun n’a pas été touchée par le virus du covid. Impressionnant, non ? Autre fait « hasardeux », l’équipe du Maroc a bénéficié d’un traitement de faveur, la programmation et l’arbitrage ayant été favorables à ce pays vassal d’Israël, contrairement à notre équipe qui est pourtant considérée comme une très bonne équipe puisqu’elle est championne d’Afrique en titre, mais voilà, l’équipe marocaine est soutenue par les Israéliens qui sont les véritables maîtres du Cameroun.

Tout le peuple algérien se demande ce qu’il est arrivé à notre équipe là-bas au Cameroun et personne n’a compris qu’en réalité notre équipe n’a pas joué au Cameroun mais en Israël. Quand on voit les visages des jeunes joueurs de notre équipe nationale, on remarque qu’ils sont marqués et pourtant ce sont de grands joueurs qui se produisent dans des équipes européennes réputées. La guerre psychologique à laquelle ils ont été soumis n’avait rien à voir avec le football. C’était une vraie guerre. Pour éviter de lui faire subir cette maltraitance et cette guerre psychologique, il aurait fallu encadrer notre équipe nationale avec les forces spéciales pour calmer tout le monde. De tout temps, le football a été politisé mais ça l’est encore davantage aujourd’hui à l’ère des guerres de 4eme et de 5eme génération où

Israël et les maîtres du monde redoublent de férocité. Quant aux corrompus de la CAF, la confédération africaine du foot, ils sont aussi pourris que ceux de la FIFA. Et en ce qui concerne le président de la FAF, fédération algérienne de foot, il a prouvé son incompétence dans cette affaire très grave, qu’il démissionne au plus vite avec son bureau fédéral.

On doit rendre la monnaie de sa pièce au Cameroun qui va jouer chez nous le match barrage de la qualification pour le mondial. Il faut montrer à ces Camerounais qu’on ne se moque pas impunément de l’Algérie et, cette fois, Israël et le Mossad ne pourront rien pour vous, Paul Biya. L’équipe du Cameroun va apprendre ce qu’est

l’Algérie. Il faut se faire respecter dans ce monde de brutes. Le seul langage que connaissent ces Etats voyous comme l’entité sioniste d’Israël et ses larbins africains étant celui de la force, montrons-leur de quoi sont capables les descendants des Numides et des Novembristes.

Mohsen Abdelmoumen

Le colonel Régis Chamagne : «Il aurait fallu dissoudre l’OTAN !»

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Regis guerre aérienne

Le colonel Régis Champagne. D. R.

Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre *L’art de la guerre aérienne*, vous démontrez que la supériorité dans le domaine de la guerre électronique est le préalable à la supériorité aérienne. D’après vous, les Russes ont-ils affirmé leur supériorité militaire sur les États-Unis ?

Colonel Régis Chamagne : Oui. Je l’ai déjà dit dans des conférences et dans des articles, dont le dernier. Les Russes ont une supériorité écrasante dans le domaine de la guerre électronique. Ils sont donc capables de rendre un adversaire aveugle, sourd et muet. Dans ces conditions, même l’adversaire le plus nombreux et le plus musclé ne peut rien. J’ajoute que depuis qu’ils ont dévoilé leurs dernières armes offensives et défensives (missiles hypersoniques, S-550…) ils ont affiché une supériorité technologique de plusieurs décennies. De plus, leurs dernières interventions, depuis la Syrie jusqu’au Kazakhstan, a montré qu’ils ont atteint un excellent niveau dans le domaine du commandement des opérations (planification, programmation et conduite), ce qui va avec la supériorité dans le domaine de l’information.

Vous avez affirmé en 2019 à Russia Today que nous assistons à un changement global de paradigme géopolitique. Pouvez-vous nous expliquer ce changement de paradigme géopolitique ?

L’ancien paradigme était celui d’un « siècle américain ». Les USA pensaient pouvoir dominer le monde au XXIe siècle et le modeler à leur envie et selon leurs intérêts du moment comme on joue avec de la pâte à modeler. Or non seulement ils n’en ont pas les capacités malgré des moyens très importants (leurs dernières opérations ont été des enlisements ou des échecs honteux comme en Afghanistan) mais en plus la Russie et la Chine émergent en tant que grandes puissances. Cela constitue le changement de paradigme géopolitique que j’évoque : un monde multipolaire dont les centres de gravité économique et militaire (et bientôt financier et diplomatique) se situent désormais à l’est.

Que se passe-t-il en Asie du sud-est ?

Il se passe en Asie du sud-est ce qui se passe partout où des pays étaient plus ou moins sous domination ou sous « protection » américaine (Moyen Orient pas exemple). Devant la réalité du changement de paradigme, certains pays remettent en question leur politique extérieure et de sécurité à l’égard des États-Unis, et certains prennent peur, comme Taïwan par exemple. Les ventes d’armes sont un indicateur de ce changement. Des pays qui achetaient traditionnellement leurs armements aux États-Unis se tournent aujourd’hui vers la Russie ou le Chine.

Dans un texte récent très intéressant, vous affirmez que l’hégémonie rêvée par les USA et leurs toutous que sont l’OTAN et l’UE est bel et bien de l’histoire ancienne. Pensez-vous que l’hégémonie US sur le monde est terminée ?

Oui, cette question rejoint les précédentes. L’hégémonie américaine sur la monde est bel et bien terminée. Si les USA veulent tenter une opération de déstabilisation ou pire dans un pays et que la Russie et la Chine s’y opposent, ils n’auront aucune chance de réussir.

Comment expliquez-vous que l’OTAN continue sa guerre froide contre la Russie ? En refusant d’admettre qu’ils ont perdu leur leadership mondial, les États-Unis ne vont-ils pas opter pour une politique de la terre brûlée et nous précipiter dans une guerre nucléaire ?

Lorsqu’une puissance s’effondre, il se passe toujours un certain temps avant que les dirigeants de cette puissance l’admettent. C’est le cas en ce moment aux États-Unis et en Europe au sein de l’OTAN. Ces gens-là continuent à vivre dans un monde chimérique fait de toute puissance. Néanmoins, au Pentagone, certains sont lucides, en particulier ceux qui ont vécu sur le terrain, en Irak ou en Syrie, la supériorité russe. Cela fait contre-poids avec les fous-furieux du parti de la guerre. Mais je ne pense pas que les néocons nous entraînent dans une guerre nucléaire car ils sont eux-mêmes menacés, et en premier lieu si une guerre devait éclater. Cela change la donne.

Quelle est votre analyse à propos de la coopération Chine-Russie ? A votre avis, ne dessine-t-elle pas les contours du nouvel ordre mondial ?

Le rapprochement entre la Russie et la Chine est la conséquence de la politique imbécile des États-Unis à leur encontre. Dans la longue histoire, les relations entre ces deux pays ont été plutôt mouvementés. c’est la première fois qu’ils atteignent un tel niveau de coopération. Il s’agit à l’évidence d’un élément important du nouveau paradigme. Cela étant, ces deux pays sont confrontés à des problématiques très différentes sur le plan intérieur. Jusqu’à quand leur lien actuel va durer ? Pour l’instant, ils sont liés par un ennemi commun. Mais quand les USA-OTAN-UE auront enfin pris acte du nouveau paradigme, sauront-ils maintenir une coopération positive, gagnant-gagnant dans un contexte où ils seront leaders ? Rien n’est sûr.

Pourquoi, selon vous, les gouvernements occidentaux continuent-ils à donner des leçons de « droits de l’Homme » et de « démocratie » à toute la planète alors que le monde est dirigé par une minorité oligarchique ?

Les gouvernements occidentaux ont été mis en place par cette oligarchie. Ils obéissent docilement à leurs maîtres. Et comme il faut toujours des prétextes aux exactions que l’on s’apprête à commettre, les thèmes des droits de l’Homme et de la démocratie sont ceux qui sont disponibles aujourd’hui, d’autant que les opinions publiques occidentales y ont été bien préparées par quatre décennies de propagande.

La politique de déstabilisation et d’ingérence dans les pays continue. Après l’Irak et la Libye, voici le tour de la Biélorussie et du Kazakhstan. Quels sont, d’après vous, les mécanismes qui peuvent être mis en place pour protéger les peuples et les pays de l’ingérence des États-Unis, de l’OTAN et des toutous de l’Union européenne ?

Vladimir Poutine a la réponse à cette question. Il l’a démontré récemment au Kazakhstan. Les dernières tentatives de déstabilisation ont toutes été retournées à l’avantage de la Russie, et dans un temps très court ; il n’y a pas eu d’enlisement. Cela étant, il a s’agit à chaque fois de réactions russes face à des agressions occidentales. Il faudrait peut-être que les dirigeants des USA-OTAN-UE ressentent une menace pour eux-mêmes pour qu’ils cessent ce genre d’agissement. Mais sous quelle forme ?

D’après vous, les dirigeants occidentaux coupables des interventions militaires ne doivent-ils pas être traduits devant les tribunaux où l’on n’a assisté jusqu’ici qu’aux jugements de certains despotes africains ?

Il faudrait un procès de Nuremberg n°2 pour traduire en justice tous ces dirigeants, leurs mentors (Banques, GAFAM, Big Farma…), les médias aux ordres, et certains relais dans les forces de l’ordre et l’administration judiciaire (les collabos en somme). Mais pour le moment le TPI est un instrument aux mains des Occidentaux qui légitime leurs crimes (par exemple vis à vis de l’ex Yougoslavie, de la Libye…).

Il y aura bientôt les élections présidentielles en France, quelle analyse pouvez-vous nous donner à ce propos ?

Le président de la République n’a plus de pouvoir en France, en tous cas pas sur les questions importantes. D’ailleurs, les précédents ont agit contre les intérêts de la France et du peuple français qu’ils méprisent. Dons, a priori, ces élections n’ont pas beaucoup d’importance au plan géopolitique (relativement au changement de paradigme). Cela étant, c’est aussi un laboratoire, avec l’arrivée de Zemmour qui perturbe le jeu, la situation de la dictature qui se met en place pour prétexte fallacieux de virus. Tout cela va permettre de voir la tactique du « Système », entre course contre la montre et temporisation pour mieux repartir.

Ne pensez-vous pas que l’on assiste à l’émergence d’une russophobie en Occident ?

La russophobie en Occident est endémique chez nos voisins d’outre-Manche. Malheureusement, elle s’est propagée chez nous par la domination de la propagande anglo-saxonne. Alors que nous Français avons beaucoup plus de choses à partager avec les Russes qu’avec les Anglo-saxons. Tout cela ne durera qu’un temps. Il faut voir les choses dans le temps long. Alors, la France retrouvera ses affinités naturelles, vers les pays du sud de l’Europe, du sud de la Mer Méditerranée et vers la Russie.

En tant que colonel d’aviation, pouvez-vous nous dire à quoi sert l’OTAN? Le moment de dissoudre cette organisation n’est-il pas arrivé ?

L’OTAN aurait du être dissoute après la dislocation de l’URSS puisque sa fonction était de s’opposer à la menace soviétique. Elle a alors été saisie d’une crise existentielle, se cherchant de nouvelles missions pour justifier sa permanence, au prétexte : « C’est un outil qui fonctionne, il faut le conserver. » Comme s’il avait fallu conserver les outils de l’âge de pierre ou de l’âge de bronze sous prétexte qu’ils fonctionnaient. L’OTAN disparaîtra naturellement avec le reste quand le changement de paradigme aura été « digéré » par les Occidentaux.

Les Chinois et les Russes ont affirmé leur avance dans le domaine des radars quantiques. D’après vous, cette information n’est-elle pas capitale et ne signifie-t-elle pas la fin de la suprématie US ?

Non seulement cela, mais peut-être surtout cela marque-t-il l’avance de ces deux pays en matière de recherche dans les domaines stratégiques. C’est un indicateur de la qualité des nos systèmes scolaires et universitaires. Mais d’un mal on peut faire un bien. Quand la France sera libérée, un chantier prioritaire sera de redonner à notre système scolaire et supérieur le niveau d’excellence qu’il avait jadis.

Vladimir Poutine a déclaré récemment que l’Algérie est un allié stratégique de la Russie et qu’il peut lui fournir le nucléaire si elle est menacée. Comment analysez-vous cette déclaration du président Poutine ?

L’Algérie est un pays important, de par ses ressources naturelles, sa situation géographique à l’ouest de la Mer Méditerranée (ce qui est essentiel pour la Russie et sa marine), et son indépendance politique vis-à-vis des « grandes puissance ». Les faucons américains lorgnent sur l’Algérie depuis un bon moment, ne sachant pas comment la déstabiliser. Ils ont probablement tenté d’infiltrer le mouvement kabyle pour le pousser vers le séparatisme. J’imagine que la Russie surveille cela de près, notamment grâce à ses moyens de guerre électronique. À mon avis, les déclarations de Vladimir Poutine viennent affirmer qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir en Algérie.

Comment expliquez-vous un éventuel redéploiement des missiles nucléaires russes au Venezuela, au Nicaragua et à Cuba ? Quel est le sens réel de ce message destiné aux États-Unis ?

Le message est clair. Il s’agit de montrer aux États-Unis ce que cela fait d’avoir des missiles adverses près de chez soi. C’est une forme de réciprocité. Les Américains s’imaginent pouvoir faire ce qu’ils veulent en Europe car cela se passe loin de chez eux ; ils restent loin de la menace. Mais dès lors que la Russie rapproche ses missiles près des côtes américaines, ils pourraient ressentir peu ou prou ce que ressentent les Russes et cela pourrait les faire réfléchir, et appliquer le vieil adage « Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. »

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Qui est le Colonel Régis Chamagne ?

Régis Chamagne, né en 1958 à Constantine (Algérie), est un ancien colonel de l’armée de l’air française. Il a intégré l’École de l’air sur concours en 1977 pour devenir officier, ingénieur, puis pilote de chasse. Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, titulaire de la médaille de l’Aéronautique, il totalise plus de 3000 heures de vol.

D’abord pilote en escadrille de défense aérienne et commandant d’escadrille sur Mirage F1C à Cambrai puis commandant d’un escadron de reconnaissance sur Mirage F1CR à Strasbourg, il a effectué des détachements opérationnels au Tchad, en Arabie Saoudite et en Turquie. Après une année passée à l’Inspection générale de l’Armée de l’air en tant qu’officier rédacteur, il a été affecté sur la base aérienne de Nancy-Ochey où il a commandé la 3ème escadre de chasse sur Mirage IIIE et Mirage 2000D. Ce commandement a mis un terme à la partie opérationnelle de sa carrière à l’été 1995. De 1995 à 1996, il a suivi le cours de l’École supérieure de guerre interarmées. À la sortie de l’École de guerre, il est devenu chef du bureau «Analyse opérationnelle» au Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), puis chef du département «Renseignements». Après avoir été nommé Chargé de mission auprès du Major général de l’État-Major des armées, puis chef de la section ciblage de l’État-Major des Armées, il s’est vu confier le commandement de la base aérienne BA 106 de Bordeaux-Mérignac. Il a quitté l’armée en 2004 avec le grade de colonel.

Il est l’auteur de «L’art de la guerre aérienne» qui a reçu le prix Estrade-Delcros 2005 de l’Académie des sciences morales et politiques, et «Relève-toi», une invitation au peuple français à se réveiller, à se redresser et à ne plus subir le joug d’une classe apatride qui a planifié sa destruction.

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2022/01/21/interview-colonel-regis-chamagne-il-aurait-fallu-dissoudre-lotan/

Les intrigues du parti islamiste Ennahda en Tunisie et leur impact sur l’Algérie

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Ghannouchi Bhiri

Noureddine Bhiri et Rached Ghannouchi. D. R.

Noureddine Bhiri, vice-président d’Ennahda et ancien ministre de la Justice sous la présidence de Moncef Marzouki auquel j’ai consacré un récent article, a été arrêté en Tunisie le 31 décembre dernier et placé en résidence surveillée pour, entre autres, suspicion de terrorisme. Il s’agit de la chute de la boîte noire des Frères musulmans en Tunisie et du chef de l’organisation secrète du parti Ennahda de Ghannouchi impliquée dans les assassinats de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi. Lors de son passage au ministère de la Justice, Bhiri a accordé la nationalité tunisienne à plusieurs Frères musulmans dont Youssef Nada, l’un des fondateurs et pièce maîtresse de la confrérie des Frères musulmans. Son fils vendait le pétrole de Saïd Bouteflika rétrocédé par Ould Kaddour lorsqu’il était à la tête de la Sonatrach avec la complicité de Chakib Khelil, ce qui prouve que Saïd est lié à la nébuleuse des Frères musulmans, et c’est la raison pour laquelle il a pactisé avec Makri.

Intéressons-nous donc à Youssef Nada. Il est le financier des Frères musulmans avec sa banque Al-Taqwa Bank, dite « la banque des Frères musulmans », qu’il a fondée en 1988 avec son ami l’homme d’affaires Ali Ghaleb Himmat, frère musulman, et le banquier suisse nazi François Genoud. Ce n’est pas la première fois que l’on constate l’alliance entre les Frères musulmans et les nazis, le livre dont j’ai déjà parlé « Une mosquée à Munich » du journaliste Jan Johnson décrit la genèse de cette proximité. Al Qaradawi et des hauts dirigeants fréristes comme Al-Shater avaient des comptes bien garnis à la banque Taqwa qui a été par ailleurs accusée par les Etats-Unis de financer le GIA et Al-Qaïda. Youssef Nada est aussi très proche du boucher du FIDA, Mourad Dhina, le dirigeant de l’organisation terroriste Rachad installée en Suisse. Dhina est impliqué dans l’attentat qui a coûté la vie à de jeunes scouts algériens, assassinés par le Semtex qu’il a acheminé en Algérie depuis la Slovaquie via le Maroc. En bons terroristes, Dhina et Nada s’entendent comme larrons en foire et sont en contact permanent. Ennahda, Rachad, le MAK, toutes ces organisations terroristes sont liées et l’on assiste pour le moment en Algérie à des pénuries, notamment d’huile de table, provoquées par Rachad et le MAK pour brûler l’Algérie. Ces méthodes « à la vénézuélienne » visent à provoquer la colère au sein de la population et mener à des émeutes.

Il est intéressant de savoir que Rached Ghannouchi est milliardaire en euros et en dinars tunisiens : un va-nu-pieds devenu milliardaire. Il a des sociétés en Suisse et en France et ses sociétés en Suisse sont liées à la banque Al-Taqwa de Nada. Dans l’enquête gigantesque qui a cours en Tunisie et qui a conduit à l’arrestation de Bhiri, les enquêteurs ont trouvé que Ghannouchi a reçu de l’argent de plusieurs personnes décédées depuis longtemps. Cela s’appelle des virements d’outre-tombe et ce n’est rien d’autre que du blanchiment d’argent. L’utilisation de fausses identités et des personnes décédées est une technique bien connue des Frères musulmans. Les policiers ont aussi trouvé que des comptes bancaires appartenant à Ghannouchi servaient à financer le terrorisme en Tunisie et en Lybie. On attend la fin de l’enquête pour savoir s’il y a des ramifications en Algérie.

Pour en revenir à Noureddine Bhiri, alors qu’il était ministre de la Justice, il a installé des proches à tous les niveaux du ministère et limogé 82 juges qu’il trouvait gênants. Les juges qu’il a ensuite nommés étaient chargés de paralyser les affaires mettant en cause Ennahda et de réduire au silence les opposants. Nombreux sont ceux qui ont été les victimes de la chasse aux sorcières mise en place lors de l’accession au pouvoir de ces criminels d’Ennahda. Bhiri a également à son actif l’envoi de nombreux djihadistes tunisiens en Syrie ainsi que d’avoir favorisé le « djihad nikah » des femmes tunisiennes encouragées par son épouse qui s’occupait de la branche féminine des Frères musulmans.

Une autre arrestation a également eu lieu dans la foulée, celle de Fathi Baldi, membre lui aussi d’Ennahda, « cadre sécuritaire » et ancien conseiller de l’ex-ministre de l’Intérieur Ali Larayedh, autre ministre islamiste sous la présidence du susnommé pantin de Carthage Marzouki, puisqu’Ennahda avait fait main basse sur tous les ministères régaliens. Ce Baldi est loin d’être un enfant de chœur et on retrouve ses traces dans toutes les affaires d’atteinte à la sûreté nationale. Tous les rouages de l’Etat tunisien sont gangrenés par Ennahda et l’on sait que des membres de l’organisation secrète des Frères musulmans ont infiltré la garde du Palais présidentiel à Carthage. Ces deux arrestations interviennent au moment où le président Kaïs Saïed a été averti que des attentats terroristes se préparaient visant à l’assassiner. J’ai traité de ce sujet lors d’un précédent article où j’évoquais aussi une information selon laquelle la branche armée d’Ennahda récoltait des renseignements sur la société algérienne Sonelgaz. Dans quel but et pour qui ? Il faut absolument ouvrir le dossier de la corruption des Frères musulmans algériens et leurs connexions internationales. Quel est le rôle réel des frères musulmans algériens dans tout cela ? Pourquoi Makri reste-t-il silencieux alors qu’il est très proche de Ghannouchi ?

Depuis l’arrestation de ses membres, Ennahda multiplie les déclarations à la presse, réclamant la libération immédiate de Bhiri et Baldi et dénonçant la « dérive autoritaire » de Kaïs Saïed. Comme les Frères musulmans sont des champions en matière de victimisation, Bhiri s’est fait hospitaliser et a entamé une grève de la faim. Il est clair que Ghannouchi et son parti ont tout intérêt à ce que Bhiri meure car il risque de faire des révélations compromettantes. En effet, Ennahda a détourné de l’argent et Bhiri se chargeait d’effacer les traces en muselant la justice. Il a dissimulé les dossiers liés à la corruption de Ghannouchi et de Marzouki, lequel ne cesse d’attaquer l’Algérie sur ordre du Makhzen marocain. La disparition de Bhiri permettrait en outre d’utiliser sa mort pour en faire un « martyr » et victimiser les islamistes

Les dégâts qu’ont occasionné les islamistes d’Ennahda en Tunisie sont incommensurables : corruption, notamment avec le recours à l’ikramiyat qui est la couverture religieuse donnée par les islamistes à la corruption et qui a été utilisée dans le projet de l’autoroute Est-Ouest en Algérie. Ennahda n’a pas seulement pratiqué la corruption « halal », mais le blanchiment d’argent, le terrorisme, la trahison, la liquidation physique des opposants, et j’en passe, provoquant la pauvreté et le désespoir de la population. Partout où ils s’implantent, les Frères musulmans font les mêmes ravages. Antinationaux et corrompus, ils rêvent du grand califat et ne se préoccupent pas des peuples qu’ils soumettent à leurs diktats. La nébuleuse des Frères musulmans déploie ses tentacules dans le monde entier et sert de cheval de Troie à l’empire dont ils ont toujours été les idiots utiles. Ils sont un véritable poison qu’il serait temps d’éradiquer une bonne fois pour toutes. D’ailleurs, ils tombent tous les uns après les autres et c’est une bonne nouvelle.

Car la sécurité et la stabilité de la Tunisie sont très importantes pour l’Algérie dont les frontières sont toutes en feu. La Tunisie est notre profondeur géopolitique et son instabilité représente une menace pour notre pays.

Mohsen Abdelmoumen

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2022/01/13/les-manoeuvres-du-parti-islamiste-ennahda-en-tunisie-et-leur-impact-sur-lalgerie/

Les Frères musulmans à l’assaut de l’Europe via leur section féminine

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FM Frères musulmans
LA CHARIA POUR LES FEMMES EST PIRE QUE L'APARTHEID ET LES LOIS RACIALES  NAZIES RÉUNIES | Réveillons Nous Québécois

Ils sont là depuis longtemps, tapis dans l’ombre, mais tout le monde fait semblant de ne pas les voir. Je parle de l’implantation des Frères musulmans en Europe et plus particulièrement de leur section féminine très active à tous les niveaux politiques. Cette Europe qui n’arrête pas de donner des leçons de « démocratie », de « droits de l’homme » et de « liberté d’expression », ferme les yeux sur l’organisation des Frères musulmans qui est la matrice de tous les mouvements terroristes qui ont ravagé des pays entiers à travers le monde. Gare à tous ceux – Etats ou individus – qui se dressent contre les plans de l’empire dont les Frères musulmans sont le fer de lance, car ils en paieront le prix. Les peuples européens ignorent tout des alliances et des jeux d’ombre auxquels se livrent leurs gouvernements corrompus. Ceux-ci pratiquent le mensonge et l’oppression comme on le voit dans le cas de Julian Assange emprisonné pour avoir informé le public des crimes commis par l’empire.

Pendant que notre pays l’Algérie combat le terrorisme, les pays occidentaux offrent l’asile à des organisations terroristes, utilisant pour ce faire l’argent des contribuables. Les gouvernements de ces pays soutiennent les Frères musulmans qui veulent installer un califat mondial et asservir les populations, et au lieu de démanteler ces organisations tentaculaires qui menacent toute la planète, on s’en prend à des lanceurs d’alerte et à des militants dont le seul tort est de vouloir faire éclater la vérité. Verra-t-on un jour les gouvernements occidentaux avec à leur tête les Britanniques et les Américains dire la vérité à leurs peuples concernant le jeu dangereux auquel ils se livrent depuis des années et qui consiste à soutenir des terroristes islamistes ? La réponse est bien sûr non.

Le soutien de l’Occident aux Frères musulmans est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé il y a longtemps. Il est encore plus flagrant en ce qui concerne les Sœurs musulmanes, branche féminine de la Confrérie. Elles obtiennent un vif succès auprès des Européens qui s’imaginent qu’elles incarnent la modernité et l’ouverture. A aucun moment, les autorités européennes n’imaginent que ces femmes sont chargées d’infiltrer la société civile et de bénéficier des largesses des instances européennes en profitant des subventions qui leur sont accordées. Les Sœurs musulmanes sont l’instrument par lequel l’organisation terroriste frériste pratique l’entrisme en Europe. Quatre organisations issues de la Federation of Islamic Organisations in Europe (FIOE), instance suprême des Frère musulmans en Europe, mettent en œuvre la stratégie d’infiltration de la Confrérie dans les instances européennes : l’European Forum of Muslim Women (EFOMW), le Forum of European Muslim Young and Student Organisations (FEMYSO), et enfin le Collectif Contre l’Islamophobie France (CCIF, devenu Collectif Contre l’Islamophobie en Europe suite à sa dissolution en 2020) et son alter-ego le CCIB en Belgique, dont l’une des membres, Layla Azouzi, a participé à une récente session de « formation » sous l’égide de la Fédération Européenne des journalistes. Sa critique violente contre la propagation des dessins blasphématoires par la presse européenne a fait sensation. Toutes ces organisations prétendent n’avoir aucun lien avec les Frères musulmans et pratiquent allègrement la taqiyya (dissimulation) dans laquelle les islamistes sont passés maîtres. Pour preuve des ramifications entre toutes ces organisations, la présidente et fondatrice de l’EFOMW, Noura Jaballah, est l’épouse d’Ahmed Jaballah, ancien président de l’UOIF, branche française des Frères musulmans. Il faut savoir en tout cas que ces différentes associations sont établies dans de nombreux pays européens : 32 en ce qui concerne les jeunes et étudiants et une vingtaine pour les femmes. Ainsi, les tentacules s’agrippent un peu partout en Europe et s’implantent tranquillement.

Ayant bien compris l’impact sur les Européens de la présence des femmes dans le mouvement, celles-ci sont nombreuses à la tête des différentes associations, feignant de jouer la carte de la modernité. Ceci ne concerne que l’Europe car partout ailleurs dans le monde, les femmes associées à la confrérie n’ont aucune responsabilité, étant utilisées dans des fonctions subalternes caritatives et de soutien aux familles des prisonniers et des « martyrs ». Cette stratégie de mise en avant d’activistes féminines vise à infiltrer les institutions européennes sans éveiller les soupçons. Et cela paie. Plus de 64 millions d’euros de subventions ont été versés par l’Europe au lobby islamiste féminin depuis 2012. Quand on pense qu’il s’agit d’argent public… C’est d’autant plus scandaleux quand on sait que les Frères musulmans se servent du cheval de Troie constitué par les activistes féminines pour changer la société occidentale en retournant contre elle ses « valeurs démocratiques ». Décidément, les différentes institutions européennes se distinguent comme étant dirigées par une « nullocratie »… Parlons donc du battage médiatique qui a entouré la campagne présentant le voile islamique comme un « symbole de liberté », campagne soutenue par la Division anti-discriminations du Conseil de l’Europe et co-financée par le programme de « sensibilisation au respect de la diversité et de l’inclusion » de la Commission européenne. On trouve à la tête de cette campagne deux sœurs musulmanes zélées : Hiba Latrèche qui est vice-présidente du FEMYSO (Forum of European Muslim Young and Student Organisations, et Hajar al-Jahidi appartenant à la direction du EFOMW (European Forum of Muslim Women). Cette dernière organisation exclusivement féminine est dirigée par de nombreuses activistes islamistes qui se prétendent féministes mais dont la militance se limite à la défense du voile islamique et à la critique de la laïcité. Récemment, une pétition exigeant l’arrêt de l’obligation pour les agents publics de respecter la neutralité religieuse a été lancée par plusieurs activistes dont Ouafa Lakhal, Zaïnab Marrakechi et Sandra Iman Pertek et signée par Lila Charef et Chafika Attalai du CCIE, par Nawal Mustapha, Nadia Khedachi et Hassiba Kechiche. Que du beau monde, d’autant plus que certains noms sont liés au Makhzen marocain. Le Conseil de l’Europe a reçu en septembre 2021 Hajar al-Jahidi, très impliquée dans la campagne pro-hijab, pour tenir une conférence dans laquelle elle dénonçait la France comme un « pays où l’islamophobie était institutionnalisée ». Hiba Latrèche, quant à elle, a fait un discours passionné contre l’islamophobie en octobre 2021 au Parlement européen qui a été littéralement ovationné.

Pour comprendre d’où vient cette implantation des Frères musulmans en Europe, je conseillerai la lecture d’Une mosquée à Munich de Ian Johnson qui est un livre très sourcé démontrant les liens de la CIA avec les Frères musulmans et les nazis. L’auteur nous renseigne que les Frères musulmans ont toujours été au service des puissances étrangères qui veulent piller les pays et dont les gouvernements agissent au profit d’une oligarchie mondiale qui constitue un danger pour la planète et la vie elle-même. Je conseille aussi la lecture des mémoires du maître espion anglais Hempher qui nous démontre comment les Anglais ont créé le wahhabisme, la matrice des Frères musulmans, avec preuves à l’appui : « Memoirs of Mr. Hempher, The British Spy to the Middle East ». Cet ouvrage est très important pour la compréhension du processus par lequel les Occidentaux et à leur tête les Britanniques ont créé ce monstre que sont les Frères musulmans, monstre qui s’est retourné contre eux. A propos de Hempher, pourrait-on nous expliquer pourquoi Wikipédia et Amazon présentent deux versions différentes du même sujet ? D’un côté, Amazon décrit Hempher comme étant un missionnaire britannique chargé de mener des activités d’espionnage en Égypte, en Irak, en Iran, dans le Hidjaz et à Istanbul. Et de l’autre, Wikipédia, auquel il ne faut jamais se fier, qui met en doute l’existence même d’Hempher.

Quoi qu’il en soit, malgré divers scandales et polémiques, l’entrisme islamiste du lobby des Frères musulmans marque des points au niveau des institutions européennes mais pas seulement. Ainsi les Nations Unies ont admis l’EFOMW comme membre consultatif au sein de leur Conseil Economique et Social en 2019. Hinde Taner, ex-membre de la direction de l’EFOMW et directrice du FEMYSO a été nommée au Conseil Consultatif des Jeunes du Conseil de l’Europe en tant que coordinatrice de la section antiracisme. Et plus récemment, la ministre écologiste de l’égalité des chances belge, Sarah Schlitz, a nommé l’activiste pro-voile Ihsane Haouach, fondatrice de « Bruxelloise et voilée », à la fonction de commissaire à l’Institut pour « l’égalité des chances entre les hommes et les femmes ». Non, ce n’est pas du surréalisme à la belge, c’est encore une fois la preuve que l’on nage dans la nullocratie. La Sûreté de l’Etat belge a rendu un rapport sur Haouach qui a donné un coup d’arrêt à sa nomination en dévoilant ses liens avec les Frères musulmans, ce qui l’a forcée à démissionner. Néanmoins, une question cruciale se pose : si le lobby islamiste est tellement puissant qu’il infiltre toutes les institutions européennes et internationales qui lui déroulent le tapis rouge, quel est le lobby qui pourra le contrer au sein de ces mêmes institutions ?

Car toutes ces manipulations et ces infiltrations nous démontrent à quel point le combat contre l’idéologie terroriste des Frères musulmans est un long travail qui ne connaît aucun répit. Notre ANP et l’armée égyptienne sont les principales cibles des Frères musulmans et elles connaissent mieux que quiconque leur idéologie mortifère qu’il faut éradiquer impérativement car elle reste une menace permanente contre les Etats-nations.

Mohsen Abdelmoumen

Published in https://www.algeriepatriotique.com/2022/01/02/la-secte-des-freres-musulmans-a-lassaut-de-leurope-via-sa-section-feminine/