Interviews

Ana Gomes : «Il y a clairement un lobbying pro-Maroc ici au Parlement européen.»

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Mme Ana Gomes. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous siégez dans la Sous-commission Sécurité et Défense et dans la Commission spéciale sur le terrorisme au Parlement européen. Que pensez-vous de la coordination européenne en matière de lutte antiterroriste ?

Madame Ana Gomes : Elle s’est beaucoup améliorée depuis 2015, notamment depuis les attentats terroristes en France qui ont touché le Bataclan. Elle existait déjà avant mais c’est surtout à partir du Bataclan que l’échange d’informations entre services de la police et de renseignement s’est développé. Cependant, il reste beaucoup à faire. On n’a pas encore suffisamment attaqué les causes du terrorisme, notamment les raisons de la radicalisation chez les Européens – et je ne parle pas seulement des Européens qui sont partis rejoindre Daech en Syrie et en Irak, mais des Européens qui nous ont attaqués ici, chez nous. La plupart sont nos concitoyens qui sont nés et se sont radicalisés ici, et je pense que cela a beaucoup à voir avec les politiques néolibérales qui se sont complètement désinvesties dans le social, dans l’inclusion sociale, notamment pour les jeunes gens issus des communautés de l’immigration, et donc c’était plus facile pour les groupes terroristes de recruter des gens instables pour n’importe quelle raison. Lire la suite »

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Dr. Mohammad Marandi : « Mohammad bin Salman a dit en public qu’il voulait faire la guerre en Iran »

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Dr. Mohammad Marandi. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quel est l’impact immédiat sur la population iranienne de la sortie de l’administration Trump de l’accord sur le nucléaire iranien ?

Dr. Mohammad Marandi : Évidemment, cela va avoir un impact négatif à court terme. Les gens sont préoccupés par l’effet que cela aura sur l’économie et la monnaie iranienne a chuté de façon significative. Cependant, je crois que l’économie se stabilisera à moyen terme, et comme l’Iran réoriente son économie, ses partenaires commerciaux et les partenariats stratégiques, les choses se stabiliseront. À long terme, je pense que l’Iran en profitera probablement car les États-Unis n’auront plus aucun moyen de pression contre le pays et sa population. Lire la suite »

Dr. François-Bernard Huyghe : « Je ne serais pas étonné que Daech, après la perte de la Syrie et de l’Irak, continue à essaimer dans d’autres pays »

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Dr. François-Bernard Huyghe. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Les gouvernements occidentaux sont-ils impuissants face au terrorisme ?

Dr. François-Bernard Huyghe : Nous avons des attentats terroristes en Occident depuis la fin du XIXe siècle. Il y en a eu pour diverses raisons, tantôt par des anarchistes, tantôt par des indépendantistes, tantôt l’extrême-gauche, l’extrême-droite, etc. et personne n’a trouvé la solution miracle. En ce moment par exemple, en France, nous vivons une situation où en dépit de l’écrasement militaire de Daech, il y a tous les deux mois un attentat ou une tentative d’attentat se réclamant du califat mené avec plus ou moins de moyens, donc il y a une sorte de routine terroriste qui s’installe. Lire la suite »

Rev. Dr. Mitri Raheb : «Israël fait partie intégrante de l’histoire coloniale moderne»

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Rev. Dr. Mitri Raheb. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre « Faith in the Face of Empire », vous décrivez la souffrance spécifique des chrétiens palestiniens. Pouvez-vous nous expliquer ce que signifie être chrétien palestinien sous l’occupation israélienne ?

Rev. Dr. Mitri Raheb: Pour un chrétien palestinien, vivre sous l’occupation israélienne peut signifier des choses différentes. Pour les chrétiens vivant à Gaza, cela signifie vivre dans une grande prison à ciel ouvert sans beaucoup de chances d’entrer et de sortir, et avec des conditions de vie qui se détériorent : seulement 4 heures d’électricité par jour, une eau potable salée et l’air et la mer pollués. Pour les chrétiens palestiniens vivant en Cisjordanie, cela signifie être entouré de colonies juives israéliennes sans espace pour l’expansion, la restriction des mouvements, être entouré de murs et vivre une sorte de système d’apartheid. Pour les chrétiens palestiniens vivant à Jérusalem-est, il s’agit de vivre dans votre propre ville en tant que résident étranger victime de discrimination en termes de fournitures de services municipaux, de permis de construire, etc. Lire la suite »

Raoul Hedebouw : « Nous sommes en train de voir une guerre entre bloc impérialiste et pays indépendants qui peut malheureusement déboucher sur un conflit mondial. »

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Raoul Hedebouw. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans le livre que vous avez coécrit avec Peter Mertens « Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise », vous parlez de la dérive néolibérale et vous proposez une alternative. Pensez-vous que la crise systémique du capitalisme offre des perspectives vers la constitution d’une vraie gauche combattante qui encadre la lutte ouvrière ?

Raoul Hedebouw : Oui, cela me paraît clair. On ferait bien d’analyser la séquence dans laquelle on se trouve, c’est-à-dire début des années 1990 avec la chute du mur de Berlin et des pays socialistes, les néolibéraux ont créé une séquence qui était celle ou il n’y avait plus d’alternative, le fameux TINA (NDLR : There is no alternative), et il faut constater que la crise bancaire 2008 a rouvert beaucoup de perspectives de discussion. Et depuis 2008 et la crise bancaire, il y a beaucoup plus de perspectives de débats et d’ouvertures pour aller au-delà du capitalisme. Et l’on voit clairement qu’il y a une dynamique que ce soit au niveau de la jeunesse, au niveau syndical, où il y a beaucoup plus d’entrain pour débattre de ce sujet. Ce n’est pas pour rien que le livre « Le Capital » de Marx est redevenu un best seller aux États-Unis, au Japon et en France. Lire la suite »

Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : « Il aurait été préférable de ne pas intervenir militairement en Libye, car comme en Syrie, en Irak et au Yémen, cela s’est avéré être un désastre »

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Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un diplomate et vous connaissez très bien la région du Moyen-Orient où vous avez été ambassadeur des Pays-Bas dans plusieurs pays. Vous avez aussi été Envoyé Spécial des Pays-Bas en Syrie. D’après vous, la solution diplomatique et politique a-t-elle encore une chance d’aboutir en Syrie après cette guerre sanglante ?

Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : La question de savoir si une solution politique est encore possible dépend des principales parties, syriennes et étrangères, impliquées directement ou indirectement, ou par proxy, dans le conflit. Les objectifs des parties belligérantes sont si éloignés que la conclusion d’un compromis semble extrêmement difficile, sinon impossible, notamment parce que les parties rivales continuent en réalité à préférer s’éliminer mutuellement. Cela fournit un terrain plus fertile pour une «solution» militaire, qui finalement ne se révélera pas être une «solution» durable mais plutôt un reflet de l’équilibre des forces militaires. Lire la suite »

Dr. Paul R. Pillar : «Le rôle extraordinaire et bien connu d’Israël dans la politique américaine explique cette incohérence»

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Dr. Paul R. Pillar. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre Intelligence and U.S. Foreign Policy, vous avez émis des critiques contre la réforme des services de renseignement américains. Pourquoi ?

Dr. Paul R. Pillar : À la suite de l’attentat terroriste du 11 septembre, l’opinion publique a manifesté un grand désir de «faire quelque chose» qui assurerait aux Américains qu’un événement horrible comme celui-ci ne se reproduirait plus. Une telle assurance semble exiger la notion d’un problème identifiable et réparable qui, une fois corrigé, signifiera que les Américains seront désormais en sécurité. Et quand nous n’avons pas de meilleures idées pour une solution, la réponse habituelle de Washington est de réorganiser. Lire la suite »