La démarche des 19-X a atteint son objectif

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Les 19-1

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L’initiative des 19 personnalités, moins quelques unes qui se sont désistées, demandant une audience au président pour vérifier qu’il était toujours bien aux commandes de l’État, a suscité frayeur, incompréhension et analyses à l’emporte-pièce venant de part et d’autre. Au lieu d’étudier et d’établir une analyse solide de cette démarche citoyenne, nous avons eu droit à toutes les spéculations et états d’âme délivrés ici et là en vrac, offrant un spectacle pitoyable propre à l’Algérie du 4ème mandat illégitime de Saïd Bouteflika. Cela n’a pas empêché l’initiative de porter ses fruits dans la mesure où elle a démontré qu’il y a effectivement une vacance de pouvoir bien réelle. Les différentes interventions des intermittents du spectacle et des khobzistes de service, en l’occurrence Saïdani, Ouyahia, Ghoul, Sellal et même el mgammel Ali Haddad, ont prouvé qu’effectivement, le président ne peut parler ni au peuple ni à ces personnalités algériennes dont l’appel est plus que légitime, puisque personne, que ce soient les organisateurs de cette démarche, et dont certaines sont des proches d’Abdelaziz Bouteflika, ou le peuple algérien, n’ont plus entendu un discours du président depuis des années. Le déchaînement aveugle déployé aussitôt par les danseuses du ventre du harem de Saïd Bouteflika, président par procuration, a dénudé tout le clan présidentiel désormais aux abois. L’initiative, citoyenne comme peut l’être toute action similaire visant à identifier le véritable détenteur actuel du pouvoir, au lieu d’être suivie par d’autres actions émanant de diverses personnalités pour susciter une concurrence positive et participer à relever un niveau des plus bas, nous montre la désertification politique affreuse dans laquelle s’est enlisée l’Algérie. Le harem de Saïd anime la scène « politique » à travers les causeries politiciennes hebdomadaires d’Ouyahia, les incontinences verbales du percussionniste Saïdani dans les chaînes-poubelles off shore, derbouka en bandoulière, les divagations de Ghoul autoroute-automout ou encore les déclarations d’un Sellal complètement dépassé qui affirme que le président en soins en France gère les affaires du pays jour et nuit. L’Algérie vit en suspens, adaptée au rythme biologique d’un président qui bourlingue dans les hôpitaux français et européens. Ce 4ème mandat a initié une nouvelle forme de gouvernance par procuration en créant des porte-paroles qui parlent à la place du président absent.

C’est l’essence même de l’initiative des 19 qui ont connu quelques désistements suite aux manœuvres de Saïd qui a enclenché un mouvement de redressement au sein du groupe au moment où tout le monde a lâché la proie pour l’ombre. On préfère parler des personnes qui ont lancé cette action et critiquer leur parcours proche de Bouteflika alors que le sujet n’est pas d’évaluer tel ou tel mais d’examiner ce que cette initiative peut apporter de concret pour mettre fin à l’érosion catastrophique que vit le pays acculé à une régression sans pareille qui va nous mener au désastre si tous les autres acteurs politiques ne se mobilisent pas. Le citoyen algérien est aussi appelé à jouer son rôle, non pour brûler le pays mais pour passer à une autre étape et initier un nouveau cycle, car le règne de Bouteflika est en fin de vie et un changement contrôlé et bien géré par les forces patriotiques au sein de l’armée et de la société doit être amorcé. Les 19 personnalités qui se sont impliquées ont le grand mérite d’avoir surpris le clan des prédateurs qui s’est mis à crier au loup. Nous avons eu droit à la sortie du lâche et servile Ouyahia, qui s’exprime surtout le samedi et qui s’est fait gifler magistralement via un droit de réponse du général Benhadid toujours emprisonné injustement, et qui lui a dit « Taisez-vous, Monsieur Ouyahia », ou celle du bouledogue Saïdani qui a vu dans cette initiative la main du chef du DRS, le général Toufik, et non la main de l’étranger. Je rejoins tout à fait le général Benhadid qui, du fond de sa cellule, intime l’ordre à Ouyahia de la fermer. Quant à Saïdani le drabki qui a du mal à gérer sa phobie anti-DRS, il s’est lancé dans une diatribe enflammée en reprochant à certains des 19 d’être déséquilibrés et a eu le culot de renvoyer les signataires aux anciens colonisateurs, soit Hollande ou Erdogan, pour obtenir des nouvelles du président Bouteflika. Rien ne nous étonne de la part d’un supplétif de la DGSE qui se ridiculise tous les jours et qui souille le sigle du FLN, le parti de Ben M’Hidi et Benboulaïd dont il devrait être chassé à coups de pied au cul, car ce sigle appartient à tous les Algériens et non pas à une caste de compradores qui ont ruiné le pays. Cet énergumène s’est en outre permis d’afficher sa position sur le Sahara occidental, en net recul par rapport à celle de l’Algérie, et s’est même fait féliciter par le roi du Maroc. Ce fanfaron inculte se révèle de facto un suppôt du Makhzen marocain, lequel se réjouit des coups portés au DRS par Bernard Bajolet et ses bougnoules attitrés, à savoir Saïd Bouteflika et ZemmarSaïdani. À la fois agent de la DGSE et du Makhzen, Saïdani s’attaque avec violence aux initiateurs de l’appel des 19. Il ignore, cet imbécile, ce traître, que parmi ces personnes figurent d’anciens moudjahids et des membres du vrai FLN qui ont combattu le colonialisme que lui et ses comparses essaient de réhabiliter ardemment. L’indicateur majeur de la médiocrité et de l’absurde qu’a atteint l’Algérie des Bouteflika est incarnée par ce zemmar Saïdani devenu incontournable parce que le pays a perdu ses repères. Les autres ne valent pas mieux : Ouyahia associé dans la chkara avec Tahkout, Amar Ghoul aghioul, Sellal Mickey Mouse, et Ali Haddad el mgammel qui a osé manquer de respect à des personnalités qui ont ramené l’indépendance de l’Algérie. Ce crétin de Haddad nous révèle qu’il se lève tôt mais pour quoi faire, grands dieux ? Décrocher les projets de chantiers en gré à gré et ne jamais les terminer ? Paie tes impôts et ferme-la, mgammel, ce sera déjà une avancée immense. Si tu peux dormir et te lever tôt, c’est grâce aux gens que tu insultes, âne bâté. Les traîtres de la nation jouent leur rôle pour démembrer le pays en tentant de réhabiliter le néocolonialisme à travers notamment Chekib Khalil, fer de lance des compradores, des coopérants techniques et valet invétéré de l’impérialisme en Algérie, que le néo-harki Saïdani couvre d’éloges pour un destin national. Je persiste à demander la liste des noms impliqués dans la surfacturation dont le ministre du Commerce a révélé le scandale. On sait qu’Ali Haddad figure dans cette liste mais nous voulons connaître tous ceux qui pratiquent la fuite des capitaux à l’étranger.

La demande d’audience des 19 a été attaquée de toutes parts, y compris par des gens qui ne sont pas proches d’Abdelaziz Bouteflika, parce que la vraie vie politique a disparu de l’Algérie pour faire place à un vide sidéral. Dans cette zone embrumée, les monstres apparaissent un par un et leur véhémence à défendre l’indéfendable confirme qu’il y a effectivement une vacance de pouvoir, laquelle a été évoquée depuis longtemps par différents acteurs politiques, dont notamment Ali Benflis. Cette situation nébuleuse est arrivée à son terme et ne peut continuer plus longtemps. Tout en sachant que le processus du multipartisme en Algérie est biaisé depuis sa naissance, il est plus que nécessaire d’initier un nouveau départ avec une vraie pratique de la politique dans un moment où ceux qui jactent et animent un spectacle payé par le palais royal n’ont ni parcours ni formation politique qui leur permettrait d’évaluer non seulement la situation du pays mais la portée de leurs propres déclarations hasardeuses. Ces dernières sont néanmoins bénéfiques en ce qu’elles confirment ce que tout le monde a compris : Abdelaziz Bouteflika ne maîtrise plus rien, pas même ses sphincters. Quant aux autres, au lieu de participer à l’élargissement de l’initiative voire même d’en proposer d’autres, ils s’attaquent à ceux qui offrent enfin l’opportunité de pointer du doigt une dérive dangereuse. Les 19-X n’ont pas les solutions à tous les problèmes de l’Algérie, loin de là, ils ne possèdent ni l’anneau de Salomon ni le bâton de Moïse pour changer la situation – ce qui n’est pas leur but – mais néanmoins ils ont lancé un appel qui a réussi dans la mesure où la réaction des supplétifs et du harem de Saïd leur a donné raison. Ces personnalités ont marqué un point, et leur initiative a pleinement réussi puisque les réponses à leur demande ne sont pas venues de l’institution présidentielle mais bien de personnes non concernées par l’appel qui constituent l’entourage de Saïd Bouteflika et qui se révèlent aujourd’hui un poison mortel pour l’Algérie. Qui a mandaté ces Saïdani, Ouyahia, Sellal, Haddad, Ghoul ou même le ministre de l’Intérieur ? Aucun d’entre eux n’a été élu, tous ces personnages ont été cooptés par le clan mafieux de Saïd Bouteflika. Le peuple algérien doit en prendre acte pour qu’on puisse passer au règlement du problème de légitimité du président et sortir du traquenard du 4ème mandat qui s’est refermé sur ceux qui l’ont conduit, c’est-à-dire Saïd Bouteflika et ses gangsters.

Nous avons vu une véritable levée de boucliers de la part de différents commentateurs et spéculateurs, certains rémunérés et d’autres pas, pris de panique devant cette initiative, et qui se sont précipités pour tenter de saper la démarche des 19 qui ne proviennent pourtant pas de « l’opposition » et ne visent qu’à obtenir un entretien de quelques instants avec le président. Qu’est-ce qui fait paniquer autant le clan présidentiel alors que Bouteflika reçoit une multitude de chefs d’États, ministres et autres officiels étrangers et que son « alacrité » vantée par François Hollande a fait le tour du monde ? Toute cette agitation pour une demande d’audience émanant d’une poignée de personnes bien connues et appréciées du président ? Voyons, Messieurs les cerbères, une demande d’audience au président des Algériens n’est pas un projet politique ni un coup d’État ! À ceux qui versent dans les nombres, 19, 16, 15, et peut-être encore moins demain tout en nous renvoyant à la symbolique des 22, je dis que ces personnalités ne vont pas nous refaire la Révolution de Novembre et pour les mauvaises langues qui ont oublié, continuons à jongler avec les chiffres en rappelant qu’ils étaient 6 pour déclencher la Révolution. Revenons au vieil adage de chez nous qui dit qu’une poignée d’abeilles vaut mieux qu’un essaim de mouches. Ce n’est pas le nombre qui importe, mais la qualité. Que ceux que cela amuse continuent à faire des calculs d’apothicaire quand l’heure est d’une gravité extrême pour notre patrie.

Les objections véhémentes des larbins de service, totalement disproportionnées par rapport à la démarche des 19, attestent de la frousse qui s’est emparée du clan présidentiel. Celui-ci est arrivé à berner la CLTD en promettant d’inscrire dans l’hypothétique Constitution une commission indépendante de préparation d’élections, torpillant ainsi la première revendication de l’alliance des partis d’opposition, car une promesse d’institutionnaliser une commission indépendante ne coûte rien, sachant la valeur que le clan de Saïd Bouteflika accorde à la Constitution et aux institutions. Dans le cas de la démarche des 19, Saïd et ses sbires n’ont pas eu affaire à une revendication ni a une demande politique, même si la consonance politique est devenue incontournable. Les signataires resteront toujours des amis de Bouteflika qui veulent vérifier l’état de santé de leur président et qui sont inquiets par rapport à certaines mesures et décrets, et savoir si c’est bien le chef d’État qui les a promulgués, notamment ceux concernant l’armée, le DRS, le droit de préemption, la règle des 51-49, etc. Le clan de Saïd Bouteflika est pris dans un piège insurmontable et ce ne sont pas les aboiements de ses molosses qui vont l’en sortir.

On peut penser ce qu’on veut sur l’initiative des 19 mais elle reste légitime, et personne n’a dit que les 19 personnalités détiennent la vérité absolue, contrairement aux différentes sectes des salonnards algérois auxquelles appartiennent entre autres ces politiciens de pacotille et faux prophètes de la chkara, la presse poubelle qui n’investigue dans rien et dans les différents segments de la société qui ne servent à rien sauf à jacter. Proposez si vous êtes des patriotes ! Qu’attendez-vous au lieu de caqueter comme des poules mouillées ? Qui vous empêche de faire des propositions sérieuses et d’aller vers le peuple ? Jouez votre rôle et suivez l’exemple de cette initiative au lieu de la dénigrer ! Le pays est en danger et ces patriotes ont conscience du danger. La tâche des politiciens est de proposer et n’est pas dévolue à ces personnes qui ont fait une démarche citoyenne pour examiner si le président décide vraiment et tout le monde sait en Algérie que ce n’est pas le cas ! Ils ont eu le mérite d’alerter l’opinion publique sur le fait maintenant avéré, suite à la charge de l’entourage de Saïd et non pas du concerné, c’est-à-dire le président qui d’après les signataires n’a même pas reçu leur lettre, et que le président est pris en otage par son entourage. Les mots du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, ancien commandant de la Wilaya IV historique, sont alarmants : « Pour ne pas dire qu’il est séquestré, je dirais que le Président est assigné à résidence surveillée »! CQFD.

Les signataires, malgré les pressions inhumaines que certains subissent, selon les propos de la porte-parole du groupe des 19, Louisa Hanoune, affirment qu’ils ne reculeront pas.

Mohsen Abdelmoumen

Published in Oximity, November 18, 2015:https://www.oximity.com/article/La-d%C3%A9marche-des-19-X-a-atteint-so-1

In Whatsupic:http://fr.whatsupic.com/sp%C3%A9ciale-monde/des-19-x-atteint-objectif-3011.html

In Palestine Solidarité:http://www.palestine-solidarite.org/analyses.mohsen_abdelmoumen.181115.htm

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