Henry Giroux : « Le fascisme est une étreinte de l’antipolitique profond »

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Henry Giroux. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : La notion de « jetabilité » revient souvent dans vos écrits, que ce soit en parlant de la jeunesse, de la politique, de l’avenir, etc.  Pourquoi insistez-vous sur ce thème ?

Henry Giroux : Le capitalisme mondial a adopté une série de caractéristiques qui exigent un nouveau langage afin de comprendre de tels changements ainsi que les effets dans les registres économiques, politiques et pédagogiques qui visent à des degrés divers ceux qui supportent le poids de ses forces oppressives. Non seulement nous avons vu une séparation entre le pouvoir, qui est mondial, et la politique, qui est locale, mais nous avons vu une attaque à part entière sur l’État social, l’avènement de l’État punitif et l’émergence de ce qui pourrait être appelé une culture autoritaire de la cruauté. Dans de telles circonstances, j’ai essayé de saisir la sauvagerie actuelle des différents régimes du capitalisme néolibéral en développant un paradigme axé sur l’intensification de ce que je l’ai appelé la politique de la jetabilité.

Sous le néolibéralisme, la politique devient une extension de la guerre et les populations qui ne contribuent pas ou qui adhèrent à l’idée que la seule valeur qui importe est la valeur d’échange sont considérées comme inutiles ou une menace pour les élites dirigeantes. Une des conséquences est que, dans cette nouvelle conjoncture historique, la pratique de la jetabilité s’élargit pour inclure de plus en plus d’individus et de groupes considérés comme superflus, expédiés dans des zones d’abandon, de surveillance, et d’incarcération de masse. La jetabilité n’est plus l’exception mais la norme. Comme la portée de la jetabilité a été élargie pour inclure un éventail de groupes s’étendant de la jeunesse de l’université et les minorités pauvres aux chômeurs et les membres de la classe moyenne qui ont perdu leurs maisons dans la crise financière de 2007, un changement dans la radicalité et la portée de l’appareil de la jetabilité constitue non seulement un nouveau mode de politique autoritaire, mais exige également un nouveau vocabulaire politique pour comprendre comment le contrat social a pratiquement disparu tandis que les mécanismes d’expulsion, de jetabilité et la violence d’État ont fusionné et sont devenus une menace.

Comme Brad Evans et moi l’avons souligné dans Disposable Futurs (Avenirs Jetables), la politique de la jetabilité exige un nouveau vocabulaire conceptuel et, plus important encore, une révision fondamentale du problème de la violence afin d’analyser les multiples façons dont les populations entières sont réduites quotidiennement au statut de jetables. Cela semblait crucial si nous devions prendre au sérieux à la fois le recours à la justice, ainsi que la signification des droits mondiaux et de la citoyenneté au 21e siècle. Ce que j’ai essayé de faire par le biais de la politique de la jetabilité est de rendre visibles les populations croissantes désormais reléguées à la fois à l’état de précariat et également subissant de nouvelles formes de violence. En outre, la politique de la jetabilité met en évidence une forme de capitalisme mondial dans lequel l’élite financière vit dans une culture exempte d’autorégulation et dans l’enrichissement personnel, que ce soient les gestionnaires corrompus des fonds spéculatifs et les banquiers qui ont causé la crise économique récente, les agents de la CIA qui ont torturé des gens et ne sont pas poursuivis, ou la police aux États-Unis qui a transformé en sport l’agression et le meurtre des hommes noirs et qui, pour la plupart, sont acquittés de leurs crimes.

Sous un néolibéralisme sauvage, les citoyens sont réduits à des données, des terroristes potentiels, des consommateurs et des marchandises, et en tant que tels revêtent des identités dans lesquelles ils deviennent de plus en plus, en reprenant les mots João Biehl, « inconnaissables, sans droits de l’homme et sans que personne ne soit responsable de leur condition ». Dans cet appareil de mort sociale, non seulement la cécité morale prévaut de la part de l’élite financière, mais les mondes intérieurs des opprimés sont constamment remaniés sous la force des pressions économiques et d’une culture de la crainte, tandis que leurs vies ressemblent à la marche de la mort – des individus rejetés qui restent invisibles et absents dans le discours politique dominant, des droits et de la morale civique. Le discours de la jetabilité désigne et rend visible des zones croissantes d’exclusion et d’invisibilité incorporant de plus en plus d’individus et de groupes qui étaient autrefois considérés comme essentiels au maintien de la vie publique.

Comme nous l’avons vu avec la brutalité des meurtres racistes des jeunes Noirs aux États-Unis, la jetabilité cible des personnes spécifiques et des espaces sociaux en tant que sites de danger, de violence, d’humiliation et de terreur. C’est plus évident dans l’ascension d’un État brutal de punition-incarcération qui impose sur les dépossédés son pouvoir racial et basé sur la classe, l’émergence d’un État de surveillance qui espionne et élimine les dissidents, l’émergence de vastes appareils culturels qui colonisent la subjectivité dans les intérêts du marché, et une classe politique qui est indifférente à des concessions politiques et semble à l’abri du contrôle des États-nations.

La politique de la jetabilité est au centre de mon travail car elle indique clairement les mécanismes d’une forme plus brutale de l’autoritarisme conduite par ce que le psychologue Robert Jay Lifton appelle à juste titre un « âge saturé de mort  » où les questions de la violence, de la survie et du traumatisme imprègnent la vie tous les jours. Rejetés par l’État des entreprises, dépossédés des dispositions sociales et privés des conditions économiques, politiques et sociales permettant des modes viables et essentiels d’organisation, des populations croissantes d’Américains se retrouvent aujourd’hui habitant des zones d’abandon. Ces zones de détresse et l’exclusion en phase terminale constituent une signature de marque de fabrique et une intensification d’une politique néolibérale de jetabilité qui est implacable dans la violence matérielle et symbolique qu’elle mène contre les 99 pour cent pour le bénéfice de la nouvelle élite financière. Ce qui est devenu clair est que l’expropriation, la dépossession, et le désinvestissement capitalistes ont atteint un point où la vie est devenue complètement insupportable pour plus de la moitié du public américain vivant dans ou au bord de la pauvreté. Comme je l’ai dit dans une grande partie de mes écrits récents, la preuve de telles zones d’abandon et de terreur peut être vue dans la guerre contre les immigrés, les minorités pauvres, les sans-abri, les jeunes vivant dans l’endettement, les chômeurs de longue durée, les travailleurs, la classe moyenne déclinante, qui ont tous été poussés dans d’invisibles communautés de contrôle, de harcèlement, de sécurité et d’administration à travers le complexe du punition.

En tant qu’intellectuel ayant beaucoup travaillé sur la pédagogie, comment expliquez-vous que la violence, que ce soit au niveau de l’individu, de la société et dans le monde du spectacle, ait atteint un tel niveau d’attractivité ?

La violence aux États-Unis n’est pas seulement un fonctionnement d’État et un terrorisme intérieur, ou bien une excroissance des vastes inégalités de richesse, de revenu et de pouvoir, elle a été élevée à un idéal national et sert maintenant comme le plus important registre de médiation pour presque tous les problèmes. En tant que mode de gouvernance, l’intensification de la violence peut être vue dans la propagation croissante de l’illégalité institutionnalisée plus évidente dans la militarisation des écoles, de la police, des rues, et de nombreuses autres sphères publiques. Les écoles sont désormais calquées sur les prisons et contiennent plus de policiers et d’agents de sécurité que d’enseignants. Les policiers ont reçu des armes de type militaire provenant des champs de bataille d’Afghanistan et d’Irak et maintenant ressemblent à des forces paramilitaires dont la seule mission est de mettre en œuvre la violence d’État. Au niveau de la vie quotidienne, de plus en plus de comportements sont criminalisés, de la clochardisation jusqu’au fait de s’appauvrir et d’être pauvre. Dans le même temps, la violence est devenue profondément ancrée dans le spectacle militaro-industriel qui vend la violence dans des jeux vidéo, des films hollywoodiens, et dans un large éventail de plates-formes qui composent la culture numérique et de l’écran. Ce spectacle permanent de la violence s’infiltre maintenant dans chaque aspect de la vie américaine, dont une partie est très visible comme dans les bavures policières récentes contre la jeunesse noire, et une partie invisible comme dans la violence et les abus croissants contre les femmes. Au centre de cette intensification de la violence, il y a une forme de capitalisme autoritaire dans lequel la culture civique est dédaignée, la compassion considérée comme une faiblesse, et la vue que toutes les formes de solidarité qui embrassent la justice, l’égalité et prendre soin de l’autre devraient être considérées comme une pathologie. Le néolibéralisme a créé un durcissement de la culture qui sape l’imagination éthique, la responsabilité sociale, et toute notion viable du social. À sa place, il consacre l’individualisme possessif, une guerre de tous contre toute célébration du darwinisme social, et une notion de privatisation qui isole, infantilise et dépolitise les individus. Au cœur de ces valeurs, modes de gouvernance et politiques, il y a la primauté de la punition d’État qui impose désormais les diktats d’un mode néolibéral de souveraineté d’entreprise.

Vous avez travaillé sur le concept de la violence, peut-on dire qu’avec Daesh-ISIS, l’homme a atteint le niveau maximal de la violence ?

Lorsque l’inhumain définit l’essence de la politique et crée un ensemble de valeurs dans lequel la vie humaine est tout à fait jetable et que la politique se retire elle-même de tout sens de considérations éthiques, je dirais qu’un mode profondément fasciste de l’intégrisme est affiché dans lequel les conditions pour les formes extrêmes de violence se normalisent. Lorsque la ligne entre le inhumain et l’humain, la violence et la vie, la justice et l’injustice, ne sont plus identifiables, la politique se dissout dans une pathologie. ISIS participe à ce que Hannah Arendt affirme être un mal radical, car il rend les êtres humains superflus et, ce faisant, imite la logique des camps de la mort nazis. Il détruit également la politique en entérinant l’inconscience au nom de la certitude. Le fondamentalisme élimine l’être humain rationnel à la fois en tuant l’esprit et, si nécessaire, par l’élimination du corps. La politique exige du jugement et l’élimination de la critique et de la pensée humaine est l’essence de ce qu’on pourrait appeler la condition du fascisme, qui est une étreinte de l’antipolitique profond. Une conséquence de l’appel vers des absolus est une culture de violence folle et c’est ce que nous voyons dans ISIS. Il n’y a là aucune vérité, seulement un dogmatisme fou et violent dans lequel la vie humaine devient sans objet. D’où le faux appel au radicalisme tandis que les femmes sont vendues sur le marché, violées et maltraitées, au moment où une infinité de prétendus infidèles sont décapités, torturés et assassinés. La première marque d’un totalitarisme meurtrier est une idéologie ancrée dans la certitude, les absolus moraux, et ne peut traiter avec le monde qu’à travers le binarisme du bien et du mal. Arendt croyait qu’une définition du totalitarisme était l’imposition de la terreur totale. C’est ainsi qu’ISIS représente sa vision du monde et sa politique de terreur totale.

Vous avez fait une lecture critique du film « American Sniper ». Les thèmes repris par Clint Eastwood dans ce film seraient-ils le reflet de la société américaine et de son besoin de héros ?

C’est certainement vrai à un certain niveau en ce qu’il y a une racine profonde dans l’histoire américaine dans laquelle le tireur isolé et justicier est célébré comme une sorte de héros. American Sniper cache le fait que derrière l’image célébrée du sniper justicier héroïque réside le tueur des escadrons d’élite et des équipes d’opérations spéciales qui fonctionnent comme une machine mondiale d’assassinat, exécutant des guerres secrètes et permettant à ses unités d’opérations spéciales de fonctionner comme des escadrons de la mort en toute impunité. Mais je pense qu’à un niveau plus profond, American Sniper répond moins à la nécessité d’un héros qu’à la glorification d’une sorte de métaphysique militaire pervertie, une légitimation de l’exceptionnalisme américain et la tentative de transformer la violence d’État en une vision romancée de la guerre et de l’hyper-masculinité. Bien sûr, s’il peut être rédempteur pour Hollywood de relier les assassinats ciblés avec l’héroïsme américain, ce qu’il efface est que la véritable campagne mondiale d’assassinats n’est pas le fait de la vaillance militaire d’un combat « d’homme à l’homme », mais est menée quotidiennement dans les guerres de drones qui sont devenues la caractéristique déterminante de l’administration Obama.

Face à l’offensive néolibérale, pensez-vous que relire Karl Marx est une nécessité historique ?

Je pense que Marx est une lecture essentielle si nous voulons comprendre comment le capitalisme fonctionne pour mener à la fois la lutte des classes et consolider le pouvoir de classe. C’est particulièrement vrai concernant la question de la lutte non seulement sur l’élargissement des droits des travailleurs, mais aussi sur la prise en charge du processus du travail. En même temps, Marx doit être mis à jour compte tenu de l’émergence de conjonctions historiques que Marx ne pouvait pas envisager. Il y a une nécessité de théoriser la lutte contre le capitalisme en des termes qui prennent au sérieux la nature éducative de la politique. Nous devons nous tourner vers Gramsci, Pierre Bourdieu, CW Mills, Franz Fanon, Stuart Hall, et d’autres qui reconnaissent que les formes de domination ne peuvent pas être comprises exclusivement en termes de structures économiques. La question de savoir comment le capitalisme crée des désirs, des identités et des relations sociales qui imitent son système de valeurs est crucial pour faire face. J’ai tenté de le faire en abordant le néolibéralisme comme une pédagogie publique. Aucune lutte ne survivra ou ne fonctionnera sans prendre au sérieux la nécessité d’une pédagogie transformative formatrice qui peut relier les problèmes que les gens rencontrent sur le plan personnel avec non seulement leurs besoins mais aussi avec des causes systémiques plus larges. Il y a aussi un besoin lié à cette question de la création d’intellectuels organiques qui peuvent travailler dans une variété de sites pédagogiques et avec les mouvements sociaux pour produire ce que l’on pourrait appeler une compréhension alternative du pouvoir de l’imagination, du futur, et de la puissance de la lutte collective. Enfin, nous avons besoin d’un large mouvement social qui intègre les questions de race, de sexe, d’oppression écologique et autres problèmes sociaux, et qui établit la connexion entre eux de manière à surmonter leurs différences dans une forme isolée et fragmentaire de la politique. Les questions de race, de jetabilité et de classe sont toutes interdépendantes et enracinées dans le même combat pour identifier les centres de pouvoir, les démanteler, et créer un nouveau monde radicalement démocratique.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Biographie

Henry Armand Giroux est un universitaire américano-canadien, critique culturel et auteur, né le 18 Septembre 1943 à Providence, Rhode Island. Il a obtenu son doctorat de Carnegie-Mellon en 1977. Il a multiplié les postes de professeur et de directeur de l’éducation et des études culturelles dans diverses universités : Boston University, ensuite à la Miami University en Ohio, où il était chercheur émérite, Penn State, Pennsylvania State University, où il a accepté la présidence Waterbury jusqu’en 2004. Il a également occupé la fonction de directeur du Forum Waterbury dans l’éducation et les études culturelles. Il a rejoint l’Université McMaster dans l’Ontario en mai 2004 où il occupe actuellement la présidence pour les bourses d’études d’intérêt public. En 2002, Henry Giroux a été nommé l’un des cinquante plus grands penseurs éducatifs de la période moderne « Cinquante penseurs modernes sur l’éducation : De Piaget à aujourd’hui » par Routledge (maison d’édition britannique de renom spécialisée dans la fourniture de livres et revues académiques, et des ressources en ligne dans le domaine des sciences humaines et des sciences sociales). Paulo Freire a dit de lui « La créativité de Giroux, son ouverture aux questions, sa curiosité, son doute, ses incertitudes, son courage à prendre des risques et sa rigoureuse approche méthodologique et théorique des thèmes importants le caractérise comme l’un des grands penseurs de ce temps». Ses recherches portent sur ​​une variété de domaines, dont les études culturelles, les jeunes, la pédagogie critique, la théorie démocratique, l’éducation du public, la théorie de la communication, la théorie sociale, et la politique de l’enseignement supérieur. Il vit à Hamilton en Ontario, avec son épouse, le Dr Susan Searls Giroux.

Henry Giroux a publié de nombreux livres et articles qui font référence, dont, entre autres : Youth in a Suspect Society: Democraty or Disposability? (Palgrave 2009) ; Elistirel Pedagojinin Soylesileri (co-écrit avec Michael Apple, Peter McLaren, Paulo Freire, David Harvey, et Kalkedon Yayinlari, Turkey 2009) ;Hearts of Darkness, Torturing Children in the War on Terror (Paradigm 2010) ;The Mouse that Roared: Disney and the End of Innocence, 2e édition, co-écrit avec Grace Pollock, (Rowman and Littlefield 2010) ; Politics After Hope (Paradigm 2010) ; Zombie Politics in the Age of Casino Capitalism (Peter Lang 2011) ; Education and the Public Sphere: Ideas of Radical Pedagogy, co-écrit avec Lech Witkowski (Impuls 2011) ; On Critical Pedagogy (Continuum Press 2011) ; Education and the Crisis of Public Values (Peter Lang 2012) ; Twilight of the Social: Resurgent Publics in the Age of Disposability (Paradigm 2012) ;Disposable Youth, Racialized Memories, and the Culture of Cruelty (Routledge 2012), Youth in Revolt: Reclaiming a Democratic Future (Paradigm 2013) ;America’s Education Deficit and the War on Youth (Monthly Review Press, 2013) ; Neoliberalism, Education, and Terrorism: Contemporary Dialogues, co-écrit avec Jeffrey R. Di Leo, Sophia A. McClennen, Kenneth J. Saltman (Paradigm 2013) ; The Violence of Organized Forgetting (City Lights Publishers 2014) ;Disposable Futures: The Seduction of Violence in the Age of Spectacle (City Lights Publishers 2015)…

Henry Giroux a obtenu d’innombrables prix, récompenses académiques et titres honorifiques, dont : le prix de professeur distingué invité en 1987-1988 accordé par le recteur et le conseil d’administration de l’Université de Missouri – Kansas City ; en 1995, il a obtenu la bourse de recherche de la Tokyo Metroplitan University ; il a occupé le poste de professeur émérite invité à l’Art Institute de Chicago en 1998 et 1999 ; il a été lauréat d’une bourse en tant qu’expert invité au Getty Research Institute en mai-Juin 2000 ; en 2001, il a remporté le Prix James L. Kinneavy pour l’article le plus remarquable publié dans JAC ; en 2003, il a reçu la bourse de la Fondation Barstow en tant que chercheur invité à la Saginaw Valley State University ; en 2005, il est nommé Président de Global Television Network en études de communication à l’Université McMaster ; il a été reçu Docteur honoris causa ès Lettres à l’Université Memorial à Saint-Jean, Terre Neuve, en mai 2005 ; son livre The University in Chains a été récompensé du Prix de la Critique AESA (American Educational Studies Association) en 2008 ; il a obtenu la troisième place pour le livre Éducation et de la sphère publique dans le scrutin pour le meilleur livre de l’Education (IMPULS Publishing House) en 2010-2011 ; en 2012, il a été nommé par le Toronto Star comme l’un des 12 meilleurs Canadiens qui ont changé la façon dont nous pensons (12 Canadians Changing the Way We Think) ; son ouvrage Education and the Crisis of Public Values a été nommé CHOICE, choix du Titre académique exceptionnel, et a reçu l’OL Davis annuel, le prix Jr. Award du livre exceptionnel de l’AATC (American Association for Teaching and Curriculum) et le Prix de la Critique de l’AESA (American Educational Studies Association) en 2012 ; en 2015, il a été récompensé du titre de Docteur Honoris Causa ès Lettres à l’Université Chapman (Californie). Il est également lauréat d’un Prix pour l’ensemble de sa carrière accordé par l’AERA. Cette année 2015, il a reçu deux autres prix majeurs de l’Université Chapman : « le Prix de Changer le Monde » et « Le Prix de la justice sociale du projet démocratique Paulo Freire. » Il lui a aussi été décerné le Prix des Remarquables Anciens par l’Appalachian State University.

Son site : http://www.henryagiroux.com/index.html

Published in Oximity, August 28, 2015:https://www.oximity.com/article/Henry-Giroux-Le-fascisme-est-une-1

In Whatsupic:http://fr.whatsupic.com/sp%C3%A9ciale-usa/henry-giroux-464609.html

In Palestine Solidarité:http://www.palestine-solidarite.org/interview.henry_giroux.290815.htm

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