L’Algérie dans la tourmente

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La vallée du M’zab brûle. DR.

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Ghardaïa, symbole de la faillite du pouvoir politique.

Ce que je n’ai pas cessé d’annoncer dans divers articles est arrivé. La situation dans la ville prospère de Ghardaïa où la cohabitation séculaire entre les différentes ethnies était un modèle de quiétude, s’est dégradée à tel point qu’elle a entrainé la mort de vingt-quatre personnes et fait de nombreux blessés y compris dans les rangs des policiers. La vallée du M’zab a toujours été un exemple de ce peut être l’Algérie avec ses variantes linguistiques, ethniques, et même religieuses. Cette oasis de paix s’est transformée graduellement en un enfer sur terre avec des morts en plein mois sacré du ramadan. Le lent pourrissement qui dure depuis deux ans a balayé tout ce qui avait été bâti pendant des siècles. Aujourd’hui, la caractéristique de cette région est que le seul nom de Ghardaïa est désormais synonyme d’affrontements et de mort. Ghardaïa et Guerrara enterrent leurs morts sans que le pouvoir ne décrète un deuil national et mette au moins les drapeaux en berne. Les enfants de l’Algérie, civils et militaires, meurent dans l’indifférence d’un pouvoir aveugle, corrompu et pourri, qui vit dans le déni. Pourquoi en est-on arrivé là ? Plusieurs éléments se conjuguent dans l’anamnèse de ce chaos qui a donné lieu à des manifestations des Mozabites dans tout le territoire national. Ce qu’il faut retenir, c’est l’échec dû à une série d’erreurs et de défaillances, avec à leur tête le bricolage et l’amateurisme politiques, et le replâtrage vite fait des pouvoirs publics menant vers des situations surréalistes telles que la non intervention des policiers complètement débordés par les événements dans des endroits où il y a eu des morts, et dont le rôle n’est pas dans la résolution des problèmes qui incombe aux seuls politiques. La faillite ou l’impuissance des politiciens s’affiche implacablement, tant du côté des partis avec leurs élus que de l’administration avec, entre autres, un wali déphasé, l’absence totale des institutions et l’inefficience des canaux traditionnels qui ont jusqu’ici prouvé leur utilité dans les négociations en cas de conflits, à savoir les notables et la société civile qui montrent à leur tour leur disqualification. La société algérienne a changé avec une population de plus en plus jeune qui échappe à des structures anciennes qui n’ont plus d’emprise sur cette jeunesse connectée à l’ère moderne. La visite du ministre de l’intérieur et du chef de la DGSN n’a servi à rien. La situation a échappé à tout contrôle avec des forces occultes qui y ont trouvé un terrain propice pour embraser la région.

Plus personne ne maîtrise la situation à Ghardaïa et la complexité de ce conflit s’amplifie. Il existe certainement des forces qui veulent semer la zizanie et qui profitent de ce qui se passe là-bas pour percevoir des dividendes politiciens au détriment des populations livrées à elles-mêmes et qui vivent une détresse profonde. Face à l’impuissance des policiers et des gendarmes devant une telle violence, l’armée a été appelée en renfort et c’est le commandant de la 4ème région militaire qui est chargé de superviser l‘action des services de sécurité et des autorités locales dans la wilaya de Ghardaïa. Les soldats de la 4ème région militaire doivent donc maintenir l’ordre à Ghardaïa tout en surveillant les frontières avec la Libye, pendant que les irresponsables sont planqués dans leurs villas au Club des Pins. Au cours d’une interview publiée dans un journal algérien en ligne, Abderrahmane Hadj Nacer, ex-gouverneur de la Banque d’Algérie et natif de la région, tient des propos très alarmants en évoquant un complot fomenté par des pays étrangers comme Israël, la France, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, avec la présence d’agents pour activer le feu et déstabiliser l’Algérie. J’ai moi-même mentionné dans un de mes articles la présence d’agents du Mossad à Ghardaïa, information confirmée dans ce constat accablant. Dans un contexte géopolitique périlleux par la géographie même de la région, point de passage de différents trafiquants et terroristes, on a vu l’apparition d’armes à feu, allant de l’arme de poing à la kalachnikov. La circulation des armes n’est pas due au hasard. D’où viennent-elles ? Qui les a fournies ? De nombreux témoignages parlent de tireurs professionnels qui ont circulé en moto en tuant de part et d’autre, tactique bien connue pour enflammer une région. Toujours selon les propos d’Abderrahmane Hadj Nacer, l’Algérie est ciblée dans un plan de longue haleine, avec un travail de sape des bases sur lesquelles elle s’appuie. En 1990 déjà, le FLN, lien entre le pouvoir et la population, a été visé. Ensuite, dans les années 2000, ce fut le tour de la Sonatrach et de tout le tissu industriel algérien, et maintenant c’est l’ANP qui est dans la ligne de mire. En effet, notre armée impliquée dans des conflits tribaux, comme à Ghardaïa, serait forcée de prendre parti et s’en trouverait fragilisée, elle qui est considérée comme appartenant à tous. En outre, au mépris de toute logique, des « repentis » ont été installés à Ghardaïa avec des moyens dont les locaux étaient dépourvus et tiennent deux mosquées takfiristes qui appellent au meurtre sans en être aucunement inquiétées. Voilà où nous mène le règne Bouteflika, et ne nous dites pas que l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie est à la solde de la main de l’étranger ! Ainsi, les intervenants étrangers que j’ai interviewés et qui me disaient que l’Algérie était visée ne se sont pas trompés. Et dire que le président d’opérette François Hollande a osé faire un faux témoignage en vantant l’alacrité du président impotent capable, selon lui, de résoudre les grands problèmes mondiaux. Qu’Abdelaziz Bouteflika résolve les problèmes à Ghardaïa avant de solutionner ceux du monde ! Avant de nous servir son « J’y suis, j’y reste », que le président aille à Ghardaïa et qu’il y finisse son mandat ! Qu’il aille régler la crise de Ghardaïa, qu’il parle au peuple algérien ! Est-ce que notre pays aujourd’hui menacé par des intérêts occultes doit rester figé au garde-à-vous devant l’agenda biologique de Bouteflika ?

Le constat est édifiant, surtout quand des journaux et des médias étrangers en font leurs manchettes. Les réponses des pouvoirs publics sont-elles adéquates ? La crise est-elle en passe d’être réglée ou est-on en train d’essayer de traiter les conséquences d’une crise qui perdure depuis deux ans ? Il ne s’agit pas de verser dans la polémique stérile et inutile, surtout quand le sang coule, et ce n’est pas l’encre de mes articles qui va panser les blessures de cette région, ni les aspirines que vont distribuer tel ministre ou tel responsable. Si l’on ne règle pas cette crise d’une manière globale, définitive, c’est-à-dire politique, en considérant tous les paramètres et toutes les manifestations qui la caractérisent, nous resterons dans la navigation à vue en nageant en surface, alors qu’il faut un traitement de choc qui nécessite des responsables politiques crédibles et des institutions fiables et solides, ce qui est loin d’être le cas. En faisant appel à l’armée, le clan présidentiel a essayé de manœuvrer pour parer au plus pressé, prouvant son handicap à l’image d’un président zombie véhiculé en chaise roulante. Le pouvoir politique actuel n’a pas de marge de manœuvre, pour ne pas dire qu’il a failli totalement puisqu’une crise qui n’est pas réglée dans les temps, comme celle de Ghardaïa aujourd’hui, reste comme un cancer à ciel ouvert qui ne peut que se métastaser. On envoie l’armée au lieu de la laisser s’occuper de ses tâches constitutionnelles, à savoir sauvegarder l’intégrité territoriale de l’Algérie, défi majeur pour l’ANP qui se bat sur plusieurs fronts en même temps, surtout avec des frontières où pullulent des trafiquants et des terroristes qui menacent la sécurité de notre pays dans ses fondations mêmes. Plutôt que de soulager notre armée et de l’aider dans le combat contre le terrorisme international avec Daesh qui s’infiltre et frappe tous azimuts, les politiciens en faillite dépourvus d’une solution appropriée et pataugeant dans l’amateurisme, le replâtrage et le bricolage, surchargent notre armée en l’impliquant dans le processus de maintien de l’ordre à Ghardaïa, ce qui n’est pas le travail d’une armée. Le ministre de l’Intérieur, issu du Sud, s’est rendu sur place et n’a rien pu régler. Un ministre seul ne peut rien faire, car un État sérieux doit avoir une stratégie appliquée par un Exécutif. Au lieu de chercher à comprendre pourquoi les policiers et les gendarmes n’arrivent pas à régler un problème vieux de deux ans, parce que, et je le répète pour la énième fois, ce n’est pas aux différents services sécuritaires de régler des problèmes politiques, on macère dans la sphère de l’absurde et de la médiocrité qui caractérise l’Algérie. Comme d’habitude, à défaut de trouver des solutions, on complique la situation et on reproduit les mêmes fautes ad vitam aeternam. Le bons sens aurait voulu que face à leur échec, les politiciens démissionnent, et cela englobe le président fantôme, son frère cadet Saïd, conseiller de tout et de rien, jusqu’au plus obscur des subalternes. Or, on n’a vu aucune démission, comme si le sang de nos compatriotes tombés dans la vallée du M’zab était insignifiant. À ceux qui n’arrêtent pas de défendre cette calamité de quatrième mandat, la crise de Ghardaïa a dévoilé et mis a nu encore une fois les irresponsables politiques qui ont porté, cautionné et soutenu le fauteuil roulant. La sous-estimation de ce problème non solutionné depuis plusieurs années est une erreur grossière qui coûtera très cher à l’Algérie, mais pour des irresponsables, quelle importance que Ghardaïa brûle et que tout le pays s’embrase et s’écroule sur nos têtes ! Ils ramasseront leurs sacs d’argent et de bijoux et iront s’établir, peinards, dans leurs palaces à l’étranger, pendant que nous, les patriotes, serons réduits à l’état d’apatrides errants. Trêve de bavardages et de bricolage, Messieurs, l’une des solutions à cette crise est la démission de tous les responsables politiques ! Remettez votre démission et écartez-vous de notre soleil, c’est le plus grand service que vous pourriez rendre à Ghardaïa et à toute l’Algérie. Dans un État sérieux, vous seriez tous traduits en justice et fusillés pour haute trahison !

Toutes les organisations et les mercenaires à la solde des services de renseignement étrangers se nourrissent de la faiblesse de l’État avec ses différents fléaux que je n’arrête pas de dénoncer. État fort = institutions fortes où chacun est actif, et ce n’est certainement pas avec un président fantôme et son frère cadet qui gère le pays par procuration que l’on va affronter une situation géopolitique périlleuse, une situation interne instable et une crise économique structurelle. Pour défendre l’Algérie, il faut contrer tous les complots et les visées des cercles occultes qui veulent abattre notre pays, avec à leur tête la France qui a déjà commencé le boulot en étant derrière toutes les attaques contre le DRS, via le frère cadet du président, et dénicher les traîtres planqués dans le corps de l’État. La seule recette valable pour neutraliser les ennemis internes et externes, est de créer un front interne avec des institutions solides où chacun jouera son rôle, et au centre duquel l’implication du citoyen est indispensable. Mais avec qui créer ce front solide? Ouyahia, Saïdani, Haddad ? On ne peut pas blâmer l’ingérence des autres pays, car qu’avons-nous fait pour préserver les intérêts de l’Algérie ? Dans le monde d’aujourd’hui, seuls les Etats forts survivront. Comme l’a déclaré l’ancien chef de la CIA Michael Hayden dansLe Figaro, l’Irak et la Syrie n’existeront plus en tant qu’États. En évoquant la disparition de ces deux pays, ce responsable qui a aussi dirigé la NSA nous renseigne sur la fragilité des nations qui n’ont pas d’institutions fortes. Les États faibles sont destinés à être balayés. Pour ceux qui croient qu’il suffit d’avoir une armée forte pour résister aux coups mortels de l’impérialisme, rappelons que l’Irak avait la plus grande armée du monde arabe. L’heure est grave et il est urgent de se réveiller en se détachant d’un totem qui n’existe pas. Il faut sortir de la léthargie et refonder l’État algérien. Nous avons pris un retard immense sous le régime de Bouteflika et nous sommes en train de le payer. Quand j’ai dit que dans chaque État il fallait une opposition forte, tout le monde a poussé des cris d’orfraie et aujourd’hui, la dernière lettre attribuée au président grabataire demande que l’opposition joue son rôle. Ces aveux tardifs arrivent quand le mal est fait. À ceux qui n’arrêtaient pas de lécher le cul du pouvoir en disant que tout va bien, qu’il n’y a pas de problème, nous traitant, nous, les patriotes, d’agitateurs, voilà où nous en sommes aujourd’hui : l’Algérie est en danger ! Mais avant d’accuser les puissances étrangères et les forces antinationales qui ont toujours existé et qui ont trouvé une proie facile, c’est le pouvoir algérien, à savoir la famille Bouteflika et son clan, qu’il faut condamner, parce qu’ils sont responsables de cette situation. Pourquoi Nicolas Maduro n’est-il pas tombé, alors qu’on lui a préparé un coup d’État en avril, et avant lui Hugo Chavez, pourquoi Vladimir Poutine est-il toujours debout, et Dilma Roussef, Kristina Kirchner, Rafael Correa, Xi Jinping ? N’ont-ils pas des ONG et des antinationaux qui les visent ou des ambassades étrangères qui complotent contre eux ? Ils sont toujours debout parce qu’ils sont forts, bien loin de l’image d’un vieux président sénile dans une charrette. Nous savons de quoi nous parlons parce que nous avons des liens indéfectibles avec ces chefs d’État qui tirent leur force de leurs peuples et de leurs institutions, et qui n’ont pas instauré de pouvoir personnel. La charge présidentielle demande un président sain et fort, mais l’entêtement de Saïd et de son clan nous a ramenés là où nous sommes aujourd’hui, à pousser une charrette dans la voie du chaos. L’Algérie est un cas d’école et viendra le jour où l’on étudiera son mode de gouvernance comme étant le plus catastrophique dans l’histoire des nations, en créant un module pour analyser comment détruire un pays.

L’Algérie entre le « j’y suis j’y reste » de la SARL Bouteflika, et Ghoul le partenaire de football du général Toufik.

Que signifie le revirement à 180° apparu dans la dernière missive Bouteflika et frères ? Comment expliquer la différence de ton entre la lettre du 19 mars et celle du 5 juillet ? Et pourquoi Bouteflika se sent-il obligé de déclarer dans « sa » lettre qu’il ira jusqu’au bout de son mandat ? A-t-il passé un deal avec le bon dieu pour présumer de sa longévité ? Si ce quatrième mandat était légitime, il n’aurait pas besoin d’affirmer sa volonté de terminer son mandat. Après avoir malmené l’opposition en l’accusant de pratiquer la politique de la terre brûlée, le clan présidentiel lui propose maintenant de devenir un partenaire essentiel dans sa gouvernance ou, plus précisément, la gouvernance de Saïd. Il est évident que plusieurs mains écrivent les lettres attribuées au président grabataire. Le changement d’humeur montre que la vacance du pouvoir n’a jamais été autant effective que maintenant, car celui qui écrit les lettres semble être interchangeable. Je demande à l’équipe qui est chargée de rédiger les lettres du président par correspondance de bien synchroniser les discours, car tout part en vrille et fausse les lectures de ceux qui essayent de donner un sens à ces missives qui pleuvent à l’occasion de diverses fêtes, comme celle de l’abeille, de l’arbre ou encore de la mer, etc. L’absurde institutionnalisé à la présidence a dépassé toutes les limites, si tant est qu’il existe une limite à l’absurdité. Pourrait-on nous expliquer quelle est l’utilité d’Hamid Grine, qui passe son temps à nous parler d’éthique, de déontologie et même de vertu, lui qui se pose en proxénète de la presse et qui n’a pas été touché par le remaniement ministériel sous prétexte que sa femme a été électrocutée dans son jardin ? La méritocratie à l’algérienne se calcule-t-elle à l’aune des coups du sort soit, si une épouse de ministre décède, son époux garde son poste avec tous les privilèges y afférant ? Pour éviter la discordance des propos épistolaires, je propose qu’Hamid Grine et son ministère dépourvu de sens et qui n’a pas son équivalent dans le monde, puisse s’occuper de la rédaction des lettres de la présidence. Il pourrait ainsi rentabiliser sa salive en l’utilisant dans la fermeture des enveloppes destinées aux messages présidentiels.

Quant à Ghoul qui a voulu nous épater en nous affirmant qu’il jouit de la protection de son « Ammi Salah » et du général Toufik, il faut cesser une fois pour toutes cette mentalité rétrograde de bavardage ridicule en évoquant familièrement des personnalités qui sont à la tête d’institutions républicaines. Cela reflète à quel point ces responsables et ces soi-disant ministres ne respectent aucune institution. Quant il s’agit de l’armée et du service de renseignement, il serait temps de revenir aux normes internationales, même si c’est difficile pour des crétins de faire cette évolution. Quand on parle des institutions ou des responsables de ces institutions, il y a lieu de faire une distinction entre la sphère publique et la sphère privée. Personne ne vous demande, ya Ghoul, avec qui vous avez barboté dans la piscine ou avec qui vous avez fait les courses, on vous demande juste de faire votre travail de ministre qui a été catastrophique jusqu’à présent. Le scandale de l’autoroute Est-Ouest est là pour témoigner de votre mauvaise gestion et, au lieu de vous virer, on vous a mis au Tourisme pour que vous acheviez ce qu’il reste des singes de la Chiffa. Avec des énergumènes tels que vous, il ne faudra pas s’étonner si la Méditerranée s’assèche, et on prie le bon dieu pour ne pas subir un tsunami sur nos côtes qui mettrait à terre le peu d’hôtels passables qui nous restent. Un conseil, fermez-la et sachez que lorsque l’heure de votre chute sonnera, il n’y aura ni « Ammi Salah », ni « Khalti Fatima » pour sauver votre peau. Vous croupirez dans une prison en compagnie de vos acolytes. Arrêtez ce langage de « frère machin » et de « frère truc » caractéristique du Parti Unique qui, par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui, comportait certains aspects positifs, contrairement aux ténèbres dans lesquelles vous avez tous plongé le pays avec votre mauvaise gestion et vos propos stupides, au point où vous êtes la risée du monde. Juste pour votre information, quand vous parlez de n’importe quel responsable civil ou militaire, citez la fonction, point à la ligne. On se demande où vous avez été élevés et dans quelle misérable école vous avez été instruits. Vous êtes l’échec personnifié, Monsieur le footballeur occasionnel, et sachez que vous n’êtes essentiel dans aucune équipe, pas même dans celle de votre maître et « frère » Saïd.

Saïdani et Ouyahia, le syndrome de la locomotive et du wagon d’un train virtuel.

Tel un clerc dévoué à la famille Bouteflika qu’il défend bec et ongle – mais contre qui ? – Ahmed Ouyahia renoue avec le blabla, à la façon dont nos grand-mères nous racontaient des histoires pour nous endormir. Sauf que dans ce cas, notre sommeil sera peuplé de cauchemars. Son interview nous démontre que le lèche-bottisme et le larbinisme, el rokhs et el kwada, ont encore de beaux jours devant eux en Algérie et qu’ils sont devenus un critère de nomination à un poste. Ouyahia qui a oublié ses anciens maîtres et ceux qui l’ont fait est devenu un ronin, un mercenaire toujours au service de quelqu’un. Il n’a même pas prononcé un mot sur nos compatriotes de Ghardaïa comme s’ils n’étaient pas des Algériens. Où sont vos députés de Ghardaïa, ya Ouyahia ? Où sont ceux de votre « frère » Saïdani ? Demandez donc à votre roi Bouteflika de faire un discours d’un quart d’heure devant le peuple algérien pour rendre hommage aux morts de la vallée du M’zab. Chiche ! Allez régler les problèmes à Ghardaïa, si vous êtes des hommes ! Abdelaziz la charrette, Saïd le président par procuration, Saïdani le drabki et l’indic du SDEC, Hmimed Ouyahia, Ghoul le ballon rond, Haddad les deux brouettes, et toute la clique de losers, allez à Ghardaïa raconter vos salades !

Pour ses contes à dormir debout, Ouyahia n’a rien trouvé de mieux que le journal El Chourouk des Frères musulmans, où l’on viole les femmes de ménage dans ses locaux, un média qui a donné la parole à Hamadache dont le vœu est d’ouvrir une ambassade de Daesh en Algérie et dont le patron, spécialiste des chèques en bois, a vilipendé « les communistes et les francophones ». Les frères musulmans à travers El Chourouk font un appel et récoltent des signatures pour soutenir leur frère égyptien Morsi. Pourquoi ne font-ils pas un appel pour soutenir le journaliste Abdessami Abdelhaï ou pour la population traumatisée de la vallée du M’zab ? Faut-il rappeler que Morsi est un élément des Américains, qu’il provient des Etats-Unis et qu’il a appelé Shimon Perez « mon cher ami » ? Avez-vous oublié tout cela ? Depuis quand les Frères musulmans créés par l’empire britannique ont-ils l’étoffe de héros ? Tout le monde vous connaît. Revenons à nos moutons : Ouyahia qui a reçu le rat Madani Mezrag pour le consulter au sujet de la Constitution – comme si celle-ci avait une quelconque importance pour ce criminel qui se vante d’avoir tué des Algériens et de ne pas s’en repentir ! – défend la famille Bouteflika qu’il sert avec dévouement plutôt que de servir son pays, et nous constatons son allégeance à une tribu, à un village, à une houma (le quartier), au lieu de la nation Algérie. Est-ce que s’occuper des cabinets de la Présidence lui rapporte beaucoup ? En tous cas, sa carrière politique finira avec la dynastie de la famille Adams, à savoir les Bouteflika. Comme quoi, il n’y a pas que Saïd Bouteflika qui est porté sur le sado-maso. Ouyahia défend ce Saïd qui n’arrête pas de faire parler de lui sans prononcer un seul mot tout comme son frère. Il semble que nous soyons face à une famille muette. Si le frère aîné a besoin d’un micro pour baragouiner quelques mots suite à son AVC, on ne comprend pas pourquoi le frère cadet ne s’exprime pas, préférant confier la tâche à ses porte-paroles multiples. Toute une panoplie de losers politiques et de mchamchia et larbins en tous genres, tantôt Ghoul, tantôt Ouyahia, tantôt Hanoune, tantôt Zemar Saïdani, se relaient l’un après l’autre pour nous dire ce que pense ou ce que fait Saïd qui ne montre aucun courage en se planquant derrière la chaise roulante de son frère pour diriger le pays alors qu’il n’a pas été élu par le peuple. Pourquoi a-t-il besoin d’autant de porte-paroles ? La seule explication est que l’ère Bouteflika a été prolifique dans le larbinisme et le lèche-bottisme, générant des bénévoles qui ne demandent qu’à être des valets. Une des conséquences du règne de Bouteflika, à défaut d’avoir été un visionnaire, d’avoir créé une économie solide ou d’avoir propulsé le pays au stade de pays émergent, est d’avoir été créatif dans les différents aspects archaïques de la gouvernance, à savoir la danse du ventre qui deviendra un cas d’école dans le monde.

Dans la même optique, Saïdani avoue enfin posséder un appartement à Paris, contredisant Ouyahia quant au pillage systématique de l’Algérie. Si Ouyahia, dans son désir de créer une diversion de plus, demande des preuves, qu’il s’adresse à son frère le SG du FLN qui a tout déballé, le zemar Saïdani himself en ayant fourni une de taille. Ce qui est hallucinant, c’est que ce même Saïdani qui a mené l’année dernière une charge inégalée contre le général Toufik, accusant celui-ci de tous les maux sur l’ordre de Saïd et de son maître Bernard Bajolet, chef de la DGSE, nous informe qu’il a présenté le dossier de son appartement à Paris au chef du DRS. Qu’est-ce que le général Toufik vient faire dans les biens immobiliers du drabki ? Depuis quand le général Toufik, chef des renseignements algériens, aurait-il quelque chose à voir avec les agences immobilières ? Est-ce une feinte ou une fausse note de la part du percussionniste Saïdani ? Cela reflète en tout cas que des individus comme lui et Ouyahia sont des larbins sans principes ni morale et, comme des girouettes, changent de version au gré du vent. Qu’attend le Parquet pour ouvrir une enquête sur cet appartement déclaré et les autres biens cachés ?

Sur un le chapitre Saïdani – Ouyahia, celui-ci a été éconduit comme une prostituée dont on ne veut pas en recevant un non catégorique de Saïdani concernant une nouvelle alliance présidentielle. Ouyahia a montré un visage dégradant et une posture impudique en courant derrière le SG du FLN, espérant que « el akh » (le frère) Saïdani, voudra bien lui donner une place dans le train, même s’il n’y a ni rail ni gare. « Une place à côté de toi dans le train » pourrait être le titre d’une chanson pour Saïdani dont la carrière artistique a été très prolifique. Après quoi court Ouyahia en voulant coûte que coûte reproduire l’échec de l’alliance présidentielle qui, de l’aveu du drabki Saïdani, n’a rien apporté au FLN, et qui n’a d’ailleurs rien apporté non plus à l’Algérie à part des salles remplies de pets ? Ouyahia éconduit par Saïdani symbolise tout le drame algérien. Un énarque qui se fait malmener et remballer comme une vieille chaussette usagée par un pompiste drabki impose une mesure immédiate : celle de fermer l’ENA qui produit des énergumènes comme Ouyahia et la transformer en cabaret.

Ouyahia, je suis preneur pour une confrontation avec vous.

En voyant que personne n’a répondu à Ahmed Ouyahia, le chroniqueur royal assermenté de la famille Bouteflika, je relève de défi pour une confrontation en tant que citoyen algérien, en direct devant le peuple dans n’importe quelle chaîne de télévision, y compris vos télévisions à quatre balles, ENTV, etc. Le débat s’inscrira sur la confrontation entre l’Algérie profonde, celle de ceux qui n’ont rien pillé, celle des honnêtes gens, contre celle des gens du Club des Pins, des pilleurs et des traîtres de la nation. Je vous informe d’ores et déjà que je ne me préparerai et ne m’entraînerai pas pour vous affronter sur tous les sujets que vous choisirez, vous et vos maîtres. Je suggère néanmoins d’aborder le sujet du rond à béton radioactif acheté à la mafia russe en Ukraine et avec lequel on a construit des appartements, et dont on a vu les dégâts dans le séisme de 2001 à Boumerdès. Nous pourrons évoquer également les cadres que vous avez incarcérés injustement, commenter votre parti coquille vide gangrené par des opportunistes arrivistes qui ont acheté leur place pour se faire élire dans diverses élections – j’ai les noms et j’ai recueilli les témoignages de certains dont j’ai conservé l’enregistrement. Nous évoquerons aussi le cas de votre frère Ali Haddad, ce criminel économique qui frappe toute l’économie du pays en bloquant notamment le port de Djen Djen. Nous pourrons aussi parler de la famille royale que vous servez en ce moment. Nous analyserons par quel tour de passe-passe Saïd a réussi à faire de vous son clerc, alors que vous avez été au service du président Zeroual. Je vous reposerai la question concernant vos relations avec l’affairiste corrompu et pourri Mahieddine Tahkout. On parlera aussi de votre ingratitude envers ceux qui vous ont fait. N’oubliez pas de demander à el Hadj de vous donner des leçons, comme d’habitude, pour vous mettre à jour. Une bonne petite dose de dialectique comme au bon vieux temps ne vous fera pas de mal. Prenez vos notes et votre calculatrice pour les chiffres, moi, je viendrai les mains vides et on verra lequel de nous deux sera le plus crédible. Ce ne sera pas la première fois que je vous poserai des questions en direct à l’ENTV (télévision algérienne) devant le peuple algérien, ya Ouyahia, rappelez-vous, et certaines de mes questions n’ont jamais reçu de réponse.

Je vous attends avec impatience. Au cas où vous refuseriez le débat, je considérerai cela comme une dérobade de la part du clerc de la famille royale des Bouteflika face à un fils authentique de l’Algérie, propre et intègre. C’est un défi que je vous lance. Si vous ne répondez pas, le peuple actera que vous avez pris la fuite. Ce sera la débâcle du Club des Pins et de ses privilèges face à nous qui n’avons pas fait de notre amour de la patrie un fond de commerce. Je jure par le sang de mes ancêtres versé pour l’Algérie que je vous affronterai où et quand vous voulez. Chiche ! Prenez le pari de débattre avec un citoyen algérien, vous, coopérant technique du Club des Pins qui vivez dans votre tour d’ivoire. Mais sachez que j’aurai toujours une longueur d’avance sur vous car je n’ai pas été renié par les miens, et vous savez de quoi je parle. Je vous connais très bien vous et vos semblables, et vous me connaissez aussi. Vous êtes devenus les nouveaux colons de l’Algérie et il nous faut un nouveau 1er Novembre pour vous chasser tous.

À l’ère du numérique et de la carte bancaire dans le monde, c’est la baston générale autour du chèque et de la chkara en Algérie.

Nous assistons à un spectacle pitoyable, celui d’une guerre sans merci entre les adeptes de la chkara, les begarra, et ceux qui soutiennent la nouvelle mesure gouvernementale concernant l’utilisation du chèque « hachak ». Bataille épique qui tourne, au moment où le monde vit à l’ère des nouvelles technologies, autour de l’adoption du chèque en Algérie, pensant qu’il s’agit d’une révolution. L’application de cette mesure gouvernementale relève d’un défi extraordinaire qui demandera un véritable miracle, tant le pays vit dans une sphère inédite et hors du temps. Quand un Parlement croupion peuplé de begar trouve que le chèque risque de mettre en péril la mangeoire dans laquelle les rentiers et les champions de l’informel bâfrent, alors que l’utilisation du chèque a disparu de la surface de la planète, on se rend compte dans quelle déliquescence s’est embourbé notre pays. Alors que le monde entier utilise la carte bancaire électronique, en Algérie, les virtuoses de l’informel et de l’import import trouvent que le chèque est une mesure révolutionnaire susceptible de menacer leur existence de cancres. Si l’absurde et la médiocrité n’avaient pas encore trouvé une plateforme, elle est là, étalée devant nous dans toute sa « splendeur » avec un débat biaisé qui a fait couler un océan d’encre et qui ressemble à un cours de paléontologie. Au moment où l’Algérie importe tout et ne produit rien, où le système bancaire est le plus médiocre au monde, où la mauvaise gestion fait loi, à défaut d’avoir une prospective, nous avons des piètres gestionnaires de l’aveu même du Premier ministre en poste, Abdelmalek Sellal, qui a accusé publiquement ses ministres de mauvaise gestion. Bien entendu, personne n’a présenté sa démission. C’est pourtant un aveu qui vaut son pesant d’or dirigé vers tous ces larbins qui osent nous donner des leçons de patriotisme alors qu’ils ont foutu en l’air tout le potentiel qui aurait pu faire de l’Algérie une grande nation. Donc, fermez-la, tous. Il n’y a pas quelqu’un qui soit plus algérien qu’un autre et vos leçons de patriotisme, je m’assoie dessus. Parce que si votre unique motivation réside dans vos intérêts divers, nous, les vrais patriotes, nous voulons un État fort, une Algérie prospère digne du sacrifice de nos martyrs. Ce n’est pas votre cas. On ne construit pas les nations avec du blabla, on les construit dans la sueur, le sang et la douleur.

Ali Haddad le mgammel (pouilleux) et le scandale de la pénétrante reliant le port de Djen Djen à Eulma.

Je n’ai pas cessé d’attirer l’attention des pouvoirs publics et des autorités au sujet de l’arrêt des travaux de la pénétrante reliant le port de Djen Djen à Eulma dans l’autoroute Est-Ouest, assumant mon rôle de journaliste défendant les intérêts de sa patrie. L’affaire du port de Djen Djen continue à livrer ses scandales. Le ministre des travaux publics a encore une fois envoyé le directeur de l’agence des autoroutes pour constater l’arrêt des travaux suite au départ de l’entreprise italienne Rizzani de Eccher chargée du projet avec l’ETRHB Haddad. Comme son entreprise ne pouvait pas réaliser sa partie des travaux, soit la construction d’un tunnel, Haddad le kharay (le chieur) a sous-traité à l’entreprise turque MAPA Insaat ve ticaret, déjà impliquée dans le projet du stade de Tizi Ouzou en remplacement de la société espagnole FCC Construccion qui a elle aussi plié bagage en réclamant trois millions d’euros. Dans les travaux de la pénétrante de Djen Djen à Eulma, le contrat de sous-traitance accordé à l’entreprise turque par Haddad pour réaliser ses propres travaux que son entreprise est incapable de mener à bien, a provoqué l’hydre de l’entreprise italienne qui craint que l’on ne ponctionne les devises étrangères allouées à ce projet dans sa part. Nous sommes donc devant un autre scandale qui s’ajoute à la longue liste que collectionne cet escroc kharay de Haddad. Voilà, ya Ouyahia, à quoi ressemble le secteur privé dont on nous rabat les oreilles. Admirez les dégâts provoqués par votre « frère » Ali Haddad : il rafle des chantiers en gré à gré, obtenant un cahier des charges évalué à 5 milliards de dollars bien au-dessus de ses capacités, refile les marchés à des entreprises étrangères en prenant sa part de bénéfices, retarde les travaux et pousse les entreprises à résilier leur contrat à cause de son incompétence et son irresponsabilité. Le contrat de réalisation de la pénétrante de Djen Djen à Eulma évalué à 1.65 milliards de dollars a été résilié, par la faute de Haddad, par l’entreprise Rizzani de Eccher, chef de file des entreprises impliquées dans ce projet et détenant 49% des parts du chantier, soit la plus grande part. La société Rizzani de Eccher demande à être remboursée de ses frais. Qui va payer, Ali Haddad, votre mère ? Les deniers publics sont-ils « rezk babak » (la propriété de ton père) ? J’ai révélé par les preuves une série de scandales liés à Haddad, allant du trafic de sable à l’évasion fiscale en passant par le blanchiment d’argent, pour lesquels je demande au Parquet d’ouvrir une enquête. Il est temps que l’on applique la loi sur ce criminel, voire terroriste économique. Point barre ! Avant de penser à récupérer l’argent de l’informel et de parler d’appliquer des mesures telles que le chèque, commencez par récupérer l’argent des impôts impayés d’Ali Haddad et consorts. Par temps de disette, cet argent serait le bienvenu. Je ne cesserai jamais de le pourchasser jusqu’à ce qu’il soit au trou comme Khalifat pour terrorisme économique, qu’il se mette bien ça dans le crâne une bonne fois pour toutes. En vrai kharay, il n’a jamais osé m’affronter comme un homme, choisissant de susurrer comme une commère dans les salons feutrés d’Alger à chaque fois que j‘écris un article visant ses activités frauduleuses, mais malheureusement pour lui et ses semblables pourris, mon nom est propre et n’est impliqué dans aucune affaire. Dommage pour vous, bande de larbins !

L’Algérie toujours dans sa sphère de l’absurdité et de la médiocrité, ou l’art de tourner en rond.

Vacance du pouvoir, crise sanglante à Ghardaïa, cacophonie et propos contradictoires au niveau ministériel, avec une crise économique due à la chute du baril de pétrole, montée du salafisme instrumentalisé par le clan présidentiel pour faire pression sur la société dans l’optique du « ou c’est nous ou c’est le chaos », Bouteflika exige de terminer son mandat qu’il n’est pas question de remettre en cause au même titre que sa capacité à gouverner et de gérer le pays. Chacun sait pourtant que c’est son frère qui est aux commandes par procuration sans avoir été élu par le peuple. Cette politique par la ruse du « j’y suis j’y reste » ou taghenanet (entêtement) de Bouteflika et frères écarte tout débat au sujet du mandat illégitime de Saïd Bouteflika qui a pris le pays en otage et qui nous a menés à la catastrophe au point où plus on est corrompu plus on a de l’avenir dans l’Algérie de Saïd. Quelle sont les perspectives dans un pays où la montée du salafisme est en train de toucher les opposants dont les appartements sont brûlés ? On attend toujours les résultats de l’enquête sur ces incendies qui ont ciblé des femmes opposantes, ce qui est en soi une hogra(injustice). Faudra-t-il munir chaque opposant d’un extincteur ou d’une citerne ? Nous attendons aussi la libération de notre confrère Abdessami Abdelhaï incarcéré injustement et dont je défendrai toujours la cause par principe, comme je défends toutes les causes justes.

Cette année, l’Algérie n’a pas fêté son indépendance. Plutôt que de voir nos soldats défiler avec les harkis à Paris comme l’année dernière lors de la fête nationale française du 14 juillet, nous voulons récupérer les têtes de nos chefs résistants entreposées dans le Museum d’Histoire naturelle à Paris : celles de Chérif Boubaghla mort en 1854 et de Cheikh Bouziane des Zaâtchas, mort en 1849, celle d’Aïssa Al-Hamadi et de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’émir Abdelkader, et celle de Moussa Al-Darkaoui. Rendez-nous notre histoire ! Faites une demande à la direction du musée pour récupérer les restes de nos martyrs qui sont entreposés dans des boîtes de chaussures ! C’est grâce à ces gens que vous portez aujourd’hui des costumes de marque et des cravates, que vous possédez des comptes off-shore et des villas sur la Côte d’Azur et à Las Vegas, bande de trous de cul ! Si le colonialisme les a massacrés en premier lieu, vous les avez tués une seconde fois, bande de bougnoules colonisés ! Vous n’avez décidément aucune morale. Il n’y a rien de plus fatigant que d’écrire sur l’Algérie, car ce qui paraît évident dans beaucoup de pays ne l’est pas en Algérie, pire encore, ces évidences y deviennent atypiques. Comment sortir de cet imbroglio ? On a perdu tellement de temps et de potentialités que cela devient pratiquement impossible de sortir de l’ornière mortelle à moins de mettre tout à plat et de poser les fondements d’un État moderne où chacun doit être à sa place sans louvoyer ou ruser. Sur fond d’un terrorisme qui redouble de férocité, il ne s’agit pas seulement du travail de l’armée et des forces de sécurité, chaque citoyen doit participer. Le défi central aujourd’hui est de rendre la confiance du peuple envers les responsables politiques comme on le voit à Ghardaïa où les citoyens font appel à l’armée, ce qui prouve leur rejet des pouvoirs politiques. Dans n’importe quel État digne de ce nom, cela mènerait tout droit à la démission du gouvernement et du président. Tous les efforts du monde arriveront à peine à nous sortir la tête hors de l’eau. Pour son malheur, l’Algérie est en panne d’homme d’État sérieux, surtout au niveau du sérail dans une conjoncture caractérisée par une crise multiforme. Comment l’Algérie pourrait-elle survivre avec à la fois une crise économique structurelle, la corruption généralisée, des institutions faibles, la mauvaise gestion, le régionalisme, l’incompétence, la navigation à vue, l‘amateurisme, etc. ? Malheureusement, notre pays subit à la fois des facteurs de déstabilisation exogènes et endogènes. Toutes les bonnes volontés du pays et tous les patriotes réunis ne pourront pas réparer de sitôt les dégâts dus à la mauvaise gouvernance. Le sang algérien coule, soit dans la vallée du M’zab, soit par les terroristes. Au point où nous en sommes, l’Algérie risque de ne pas survivre à Bouteflika, dont le règne est désormais symbolisé par la crise de Ghardaïa. Le pouvoir est dans l’incapacité d’apporter des solutions tout en créant de nouveaux problèmes. Un État fort appuyé sur ses institutions aurait pu gérer cette crise avec ses canaux de négociation, mais nous sommes dans un État avec des institutions faibles, nous ne le dirons jamais assez. Où sont les parlementaires, où est le gouvernement ? Où est le président de la République ? Nous recherchons désespérément une bonne gouvernance. Comment être encore optimiste dans l’Algérie d’aujourd’hui ? Nous aimerions tant voir notre pays rayonner à nouveau… Est-ce une utopie ?

Mohsen Abdelmoumen

Published in Oximity, July 11, 2015:https://www.oximity.com/article/L-Algérie-dans-la-tourmente-1

In Whatsupic:http://fr.whatsupic.com/sp%C3%A9ciale-monde/l%E2%80%99alg%C3%A9rie-dans-la-tourmente1684874.html

In Palestine Solidarité:http://www.palestine-solidarite.org/analyses.mohsen_abdelmoumen.110715.htm

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2 réflexions au sujet de « L’Algérie dans la tourmente »

    […] Voir également: https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2015/07/11/lalgerie-dans-la-tourmente/ […]

    […] L’Algérie dans la tourmente « Algérie Résistance. […]

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